M U S S O.
4.4.8
{ 4 ) Il AVOÌt
un fils <fnìfut Cardinal,
Lamprî-
dto Maestroin ejiteì ternpìdélit iílïtjîrif-f.mi SiqnoriGc.?uaghì.GîuíèppoMníTo, nellaVit a diCornelioMusso, íibiinfrà Citation{b).
(c) CítoîtFrançoisSforz.e .
(d) kAccìoche -potcffeprédicare eft dis f areaile Cìttadi ,che a garaìfuna delCaìtra un *anno ô dueAvanti loricercavano ,fempre.
G. Musso,íibi infràCitât. (h).
ft) Par ptr-mutationavec celui deBertìno r-.
(1) Tiré defa Vie con 2-pofie tsar Don
Giofeppe
àíuíTo.
( 2 ) Ibidem .
( 3 ) Ibidem .
{4Ì Hittcfacîum utftmebribuscujufpiamencomiis ino~pìnato dicen -dis , vel fane -torum f ail afiatis diebuspfAproptropat rum f uo -rum moiiitucetebrandisprater Mttf-fum-fufficeret
ntmo. Impe-rialisj inMusso Hif-tor, page 6 S.
des Conventuels de Plaisance. La vivacité de son esprit, 1a force de fa mémoire, ses disposi-tions à devenir grand Prédicateur (B) obligèrent le Pere Jaques Rofa de Candazzo à le prendrepour Disciple. ctl le mena à Carpi, & en d’autres lieux, & le fit étudier sous de bons Maîtres.Le jeune homme aprit très-bien les Humanitez, & prêcha si éloquemment qu’il s’aquit bientôtbeaucoup de réputation, & l’amitié de Leonello Pio de Carpi ( a ) qui l’env.oia à Venise avec desLettres de recommandation pour lui donner lieu de prêcher devant le Sénat, & d’obtenir uneplace dans les études de Padoue. Cette afaire fut heureuse. Cornelio Musso tout petit, & dé-charné qu’il étoit (C), se fit admirer par ses Sermons ; & Pierre Zeno, Louis &Jaques Cornaro,le favorisèrent fi ardemment qu’ils lui procurèrent un poste honorable dans le Couvent des Fran-ciscains de Padoue, où fans négl'ger l’Art Oratoire il s’apliqua à l’étude de k Philosophie sousle célèbre Zimara, & à celle de k Théologie sous le Pere Simonetta. II prit le dégré de Bache-lier, & fit des Leçons, & des Disputes qui le firent passer pour un esprit rare. II prêcha unCarême dans Padoue avec de grans aplaudissemens : il soutint des Thèses pendant plusieurs jours,& enfin il fut promu au Doctorat en Théologie comme à une récompense de son mérite. PierreBembo, qui fut depuis Cardinal, l’honora de son amitié, & lui donna de bons conseils fur kRhétorique, & sor le style Latin, & Toscan. Lampridius (h) l’instruisit en k Langue Gre-que, d’autyes dans l’Hébreu, StleCaldéen, pour l’intclligence du Texte de l’Ecriture. II futnommé pour prêcher tout un Carême dans le Couvent de son Ordre à Venise. 11 fit 1a mêmefonction dans les Chaires les plus illustres d’Italie, & nommément à Milan, où il fut fort estimédu Duc (c). On lui donna 1a Charge de Professeur ordinaire en Métaphysique dans l’Académiede Pavie,Se il eut plusieurs fois ce Prince pour Auditeur. Cette Académie aiant été dissipée aprèsk mort de ce Duc, & à cause des confusions de 1a guerre, il fut apellé à Boulogne pour y pro-fesser k Métaphysique, & on lui donna plus de gages que l’on n’en avoit jamais donné à des Reli-gieux ; & parce que plusieurs villes à l’envi les unes des autres le demandoient pour Prédicateurdu Carême (d ), on le dispensa des Leçons Académiques pendant ce tems-là. Mais en récompenseon lui fit faire des Leçons sor l’Écriture les jours de fête dans les autres tems de l’année. LesEpitres de Saint Paul furent le sujet de ces Leçons. Un concurrent s’éleva qui expliquant d’unemaniéré hétérodoxe les mêmes Epitres fit naître beaucoup de tumultes ; car il s’attira quantité deSectateurs. II salut que le Cardinal Campeggio Evêque de Boulogne emploiât son autorité, pourarrêter ce désordre en chassant les Novateurs, & en imposant à ce concurrent 1a honte d’une ré-tractation publique. II conçut dès lors une amitié particulière pour Cornelio Musso ,& le présentaà Paul troisième, qui le retint à Rome pour le faire prêcher à Saint Laurens ìn iDamazo , St pourle mettre en qualité de Théologien auprès du Cardinal son petit-fils. II n’y avoit pas long-terrtsqu’Ochin qui avoit prêché dans cette Eglise s’étoit retiré de Rome, après avoir disputé avec notreCornelio qui le convainquit d’êtrc un faux frere. Le nouveau Prédicateur de Saint Laurens attiraà son Auditoire une grande foule, Sc aiant été élevé à l’Evêché de Bertinoro au bout de quatreans, il ne discontinua de prêcher que lors qu’on voulut qu’il fît des Leçons fur les Epitres de St.Paul dans k même Eglise. Elles furent fort goûtées j Sc comme le Pape voulut l’entendre quel-quefois, Sc qu’il ne pouvoit le faire commodément hors du Palais Apostolique, il le tira de cesexercices publics, Sc lui donna une autre fonction: ce fut de prêcher en Latin fur l’Evangise dujour dans 1a chambre ou à k table de fa Sainteté, Sc d’ouvrir une Dispute immédiatement aprèspour répondre aux Objections qui lui seroient proposées. II y eut 1a un grand concours d’Ecclé-fiastiques séculiers Sc réguliers : quelques Cardinaux Sc plusieurs Prélats s’y rendoient : le Papemême y proposoit quelquefois Sc des Réponses, Sc des Objections; Sc parce qu’il fut fort contentde l’habileté de Musso, il le pourvut de l’Eveche de Bitonte (e), Sc l’envoia au Concile pour yêtre l’un des Savans qui difputeroient fur les matières (D). Celle de 1a Justification passa par
, les
uno fia se steffo faceva giudìcto ch' egli non havejse ne scien~za , ne forze, fer negocio taie, ma udita c'hebbero la voce,e che furono sentití i suoi alti concetti , con quella fingularattione naturale datagli da Bio , tutti ail’ hora l’esaltaro-no (;). II y a des Prédicateurs qu’on peut comparer aurossignol: maigres & petits ils ont ia voix fi sonore, & ilsfont retentir fi fortement toutes les voûtes d’un Temple,qu’on jugeroit à les entendre fans les voir qu'ils ont unetaille gigantesque. Regardez-les, vous tombez dans la sur-prise de celui qui put comparer enfin la petitesse des roífi-gnols avec la force de leur chant. II y a, si je ue metrompe, une Fable fur cela , & je me souviens de la Re-marque de ce Lacedemonien, qui aiant plumé un rossignolle définit une chose qui n’étoit que voix (6). Que labonne mine est un favorable précurseur pour celui quiparle en public! elle dispose l’Afl'emblée à bien écouter,elle ébranle les susiqges avant qu’il ouvre la bouche. IIn’a pas besoin de la moitié de l’Eloquence qui est néces-saire à un Prédicateur de petite mine pour remporter l’a-plaudissement. Ceci est un grand éloge de Faction & despensées de notre Musso. II n’a donc pas été inutile defaire cette Remarque. II faut savoir qu’on le nomma hChrysoftome des Italiens, comme le remarque Mr. Drelist"court (7).
(B) Paul III l'envola au Concile, four y être l’un desSavans, qui difputeroient fur les matieresf] Rassemblons icice que fit Musso dans le Concile de Trente. II fut l’undes plus diligens à y aller : les Légats ne trouvèrent àTrente que le seul Evêque de Cava, mais ils furent bien-tôt suivis par Thomas Campeggio Evêque de Feltro, #par Cornelio Musso (8). Celui-ci prêcha en Latin à l’ou-verture du Concile (9). Son Sermon, dont vous trouve-rez le précis dans le Pere Paul (10), fut critiqué (11). P a "lavicin a bien de la peine à réfuter cette Critique, q flo jqu’il y emploie tout son savoir-faire (12). Les gens
encore
( 10 ) Fra-Paolo, Hist. du Concile de Trente, Livr. II . pog- m. i? 1 »'
( 11 ) Là-mime, t.>ag. izí, (iz) Palayicin, Istor. del Conciii -X VIII.
qu’elle eut formé ce vœu, elle se sentit soulagée, & elleaccoucha de notre Cornelio. II fut nommé Nicolas com-me son aieul paternel ; majs étant entré en Religion ilvoulut être apellé Frà Cornelio , parce qne fa mere senommoit Cornelia. II savoit le vœu qu’elle fit pendant letravail d’enfanjt : & il y fit beaucoup d’attention quand ellefut morte, & ce fut cette attention qui l’engagea à se faireMoine (i).
(B) La fo r ce de fa mémoire, ses dispos lions à devenir grandPrédicateur. ] Après avoir entendu un Sermon il le savoittout entier, Sc il le pouvoit réciter si couramment, qu’oneût dit qu’il l’avoit fait. On avoit raison d’admirer cela.Si feoprï dì fpirito cofi gentile , e dotato di memoria coji ec-cellente , ch' era dì gran maraviglia, e di Jìufore à tutti,intanto che stando egli ad udir le frediche che fifacevano tal’hora nella Chiefa, le apprendeva cofi bene, e le recitava foicon prontezza taie che pareano veramente cofe sue (2). Quandon lui faisoit réciter de tels Sermons, il imitoit parfaite-ment lès maniérés & les gestes du Prédicateur. On en fitl’expérience plus d’une fois devant le Prédicateur ordinaire,des Cordeliers Conventuels, qui fut bien surpris de fe voirsi bien copié. Quefto commofse di modo il figlivolo , che oltreil farle vedere piu volte ifpertenza dette sue frediche , ch' eglirecitava m refettorio , l’immttava talmente con i movimentie co’ gejli, che parea susse stato .nel predicar ajfiduamente am~maestrato e ejsercitato da lui ( 3 ). II étoit facile à un teljeune homme de devenir bon Orateur. Il n’avoit qu’à seproposer pour modelé Faction d’un grand Maître. Notezque Musso avoit le talent de discourir sans beaucoup depréparation. Une Oraison funèbre, le Panégyrique d’unSaint, lui coutoient fort peu de tems: cetoit à lui que sesSupérieurs s’adressoient pour des impromptu dans ce genrequand on en avoit besoin (4).
(C) Tout petit es? décharné qu’il étoit. ] La prémiere foisqu’on le vit en chaire à Venise, on n’attendit rien de sapetite figure ; njais on fe désabusa après qu’il eut fait en-tendre fa voix. &uivi invitati li primt senatori di Vinegìa,lo fece salir e in pulpito , ove veduto da loro cofi giovanetto ,cil picciola ftatura , languide e estenuato nell' aspetto , ogn'
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