NAPLES.
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auroit épousée (//), s’il avoir pu venir à bout de répudier fa femme.
Je viens de trouver un fait qui me semble très-curieux, & qui nous aprend la cause de la menti-*telligencc du Roi Alfonse j & de son épouse ( /). II faudra dire quelque chose de ses descendant(K), èc des prétentions de la Maison de la Trimouille (/.).
( 46 ) Dans laìlemarq. (E) tCitât, (33).
(47) Anto-nius Panor*mit anusavoit cetteCharge auprèsd y -.Alfonse : orvoici commeil parle dansí'.Article
XLI duIV Uvre:
Ab ore Aï-
phonsi
jiuaquasa
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verbum
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membrorum
«jus quem-
piam vi-
dissc,
Í 4 «) On ylit à la 4page cesparoles :
Le force &contraint aleur hontecommune derévéler cevergogneuxsecret demariage zquod rectèfactum sic êappétit scirí,ut t amenerubeseatVider!.
Et à iapage10 celles-ci:«Sï la loydivine défendÀ, la femmede ne setterles yeux oules mainspétulantes4 ux partiesoù la honteda son maryse cache > amoindre rai mson doit-ilostre permis« Pinthiméede divulguerRidelle dit ceressentimentde celles deson efpoux,
. Non enim(difiitQuint Man)íoeietateconjugal!omnia adeomifeentur »ut animusnon habeataltquodsecrctum.
(49) Panor-mitanuí,Libr. IV>num. 8.
(50) Vitrian,Notes lurPhilippe dcComines,Chapitre /,lettre E ,pag. 2 .
(51) i.- ^
hiço nie aNapoles, ymorir linjamas verla.Le mime ,là-mìme ,{“S- 3.
(52) Juve-nalis, Sat.ÍI, Vers. 1.
„ luy demanda entr’autres choses des Mineurs & des Ca-„ nonniers, luy disant avec un esprit d’enjouëment, 8c„ une liberté de vieux amis, que les soldats Albanois n’es-„ toient propres qu'à battre des hommes, mais qu’il sa-„ voit de bonne part que les Italiens avoient la force de„ battre des murailles. Alfonse luy envoya un secours„ d’hommes, d'argent,& d’artilîerie, y ajoûtant pour ré-„ ponse aisés convenable, que les Italiens qui aboient le„ joindre n’eíloient pas seulement bons à battre des hom-mmes 8c des murailles, mais encore à triompher des Da-„ mes d’Albanie , 8c que les Albanois se donnassent de,, garde de loger chés eux des Conquérans domestiques,
„ en pensant loger des Amis estrangers. Scanderbeg mon-„ tra ces lettres à son armée, 8c en rit avec ses soldats.
„ Mais il se repentit d’avoir assiégé Belgrade, 8c jamais„í entreprise ne luy a esté plus funeste”. II est visiblequ’on a pris ici un Prince ou un tems pour un autre; caren 1465 il n’y avoit point de Roi de Naples qui eût nomAlfonse.
(jH) II tut une concubine qu'il auroit épousée .] Cela pa-roît par le passage deMarianaque j’airaportéci-dessus(4<5).Mais ne croiez pas en conséquence des amourettes de cePrince, que son Lecteur (47) ait dit une fausseté, lorsqu’il a fait savoir au monde que son maître ne disoit ja-mais aucune parole sale, 8c ne laissa jamais voir certainesparties de son corps. Tous les déréglemens ne font pasfans bornes; l’impudicité n’étend pas toujours son régnéjusques à la langue 8c aux yeux ; 8c il ne seroit pas im-possible qu’Alfonse 8c Lucrèce eussent exclus réciproque-ment leur vue de leurs amoureux mystères. II ne scrvi-roit de rien de dire que quand on accorde le plus, on' ac-corde le moins ; b y a de bonnes réponses à faire à cetteobjection. Voiez le Capitulasse de Sebastien Roublard (48).Notre Roi de Naples croioit qu’il n’y a point de folie plusoutrée, que de chercher fa femme quand elle a quitté lamaison , hos maxime infanire dicebat qui uxorem k se di-gressam sugitivamque ptrquirennt (49). C’est une marquequ’il n’auroit pas pris cette peine, û la Reine Marie sonépouse l’avoit quitté. II ne l’aimoit donc pas fort ten-drement.
(I) La cause de la mésintelligence du Roi Alfonse £? deson épouse .] Don Juan Vitrian, qui a joint beaucoup deNotes à fa Version Espagnole des Mémoires de Philippe deComines, soutient qu’une humeur fort soupçonneuse faittourner la tête aux Dames, 8c rend beaucoup de servicesaux Monarques. Pasion es esta de los celos y sospechas , quek las Damas suele quitar el juicio, y k los Principes darlo enlo concerniente k su imperto (50). Donna Juana de Castille,ajoûte-t-il, perdit son bon sens , pour s’être remplie desoupçons jaloux envers Don Philippe son mari l’un desplus beaux hommes du monde. La Reine Donna Maried’Aragon avoit un grand jugement, mais une semblablejalousie lui fit commettre mille fautes. Elle fit étranglerDonna Marguerite de Ixar, l’une de ses Dames, qui pas-soit pour être la mere de Don Fernand I Roi de Naples,8c Lopes de Conçut qu’elle soupçonnoit d’être le ministredes galanteries de son mari le Roi Alfonse V; 8c par làelle fut cause que ce Prince s’en alla à Naples, 8c qu’ilmourut fans l’avoir revue (51). Voilà une chose qui nousfait comprendre pourquoi il ne fait aucune mention de laReine dans son Testament. Concluons qu’il faloit que ledégoût réciproque fût bien étrange, puis qu’Alfonse aimamieux abandonner son Roiaume d’Aragon que de demeu-rer avec sa femme , 8c que celle-ci aima mieux n’avoirnube part à la Couronne de Naples, que de retournerchez son mari. Ce fut un grand bonheur pour Alfonse detrouver dans l’Italie dequoi se dédommager des Etats qu’ilabandonnoit au delà des Pyrénées; mais peut-être que s’iln’eût pas rencontré un bon établissement à Naples, il eûtpassé toute fa vie comme un Chevalier errant, plutôt quede se résoudre à régner dans l’Aragon avec fa femme. Lanécessité de vivre dans le mariage est quelquefois fi pe-sante, que pour s en délivrer on iroit au bout du mon-de. Ultra Sauromatas fugere bine libet & glacialem Ocea-num (51).
(X) Il faudra dire quelque chose de ses descendans.~\ Fer-dinand I son fils naturel lui succéda 8c fut marié deux fois,1, avec Isabelle de ’Clermont, z , àvec Jeanne sœur duRoi d’Espagne. Les enfans du premier lit furent AlfonseDuc de Calabre : Frédéric Prince d’Altamura : Jean quifut Cardinal : François Duc de Santangelo : Donna Béa-trice femme de Matthias Roi de Hongrie ; 8c Donna Leo-nora Duchesse de Ferrare. II n’eut qu’une fille du secondlit, savoir Donna Giovanna qui fut mariée au Roi Ferdi-nand 11 son neveu. II eut aussi quelques bâtards, 8c ré-gna trente-cinq ans, 8c mourut au commencement de l’an1494, âgé de soixante 8c onze années.
Alfonse II Duc de Calabre son fils aîné lui succéda, &eut pour femme Hippolite Marie fille de François SforzeDuc de Milan, 8c en eut deux fils 8c une fille, Don Fer-dinand, Don Pietro, & Donna Isabella Duchesse de Mi-
lan. Ses trois bâtards furent Don Alfonse Duc de Bisegli,
Don César, 8c Donna Sanda femme de Geofroi Borgia.
La peur qu’il eut de Charles VIII le contraignit à rési-gner ses Etats à Don Ferdinand son fils aîné. II ne régnaqu’un an.
Ferdinand II régna par l’abdication d’Alfonse II sonpere, 8c fut chassé du Roiaume par les François, 8c yfut rétabli ensuite par le secours du grand Capitaine; mais V"”'.il mourut de maladie bientôt après en r495. II ne laissa del Reg”?point d’enfans. II avoit épousé sa tante Donna Giovanna.
Frédéric fils de Ferdinand I régna après Ferdinand II,
8c fut dépouillé de ses Etats l’an r 501, fans que lui ni sesenfans y aient jamais été rétablis (53).
(í)... c? des prétentions de la Maison de la Trimouille (54)0 de nzePour en faire voir le fondement, je n’ai qu’à produire fi r"**l’Extrait d’un Mémoire, qui nous aprend quel fut le destindu Roi Frédéric 8c celui de fa Famille.
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(54) C est ainsi qtfon orthographie 9 pour s y accommoder k la prononciation j& P ancienne Orthographe est TremoÚle.
„ (55) Ce Prince, après avoir régné quelques années,
,, eut le malheur que Louis XII Roy de France 8c Fer-,, dinand Roy. d’Arragon, dit le Catholique , firent un,, Traitté pour le déposséder: leurs Armées entrerent dans„ ce Royaume; ils s’en rendirent les Maîtres, 8c le parta-„ gèrent.
„ Ce Roy fe voyant dépossédé aima mieux se fier à,, Louis XII, dont la probité estoit universellement con-„ nue, qu’à Ferdinand le Catholique ; il se retira en France„ où il mourut.
„ Frédéric s’étoit marié deux fois. La première, avec,, Anne de Savoye, Fille d’Amé IX Duc de Savoye 8c„ d’Yolande de France, Sœur de Louis XI. De ce pre-„ mier mariage il n’eut que Charlotte d’Arragon. Cette,, Princesse, du vivant du Roy Frédéric son Pere, 8c pen-„ dant qu’il estoit passible possesseur du Royaume de Na-„ pies, fut mariée en France avec Guy XVI Comte de„ Laval, un des plus grands Seigneurs de l’Europe, &,, d une des plus Illustres Maisons.
„ Le Roy Frédéric épousa en secondes nopees Isabelle„ de Baux, dont il eut trois Fils, Alphonse, César, 8c„ Ferdinand; 8c deux Filles, Isabelle, 8c Julie: de ces„ cinq Enfans, il n’y en eut que deux qui se marièrent;„ íçavoir, Ferdinand, 8c Juste; cette derniere avecGeor-„ ges Marquis de Montferrat; elle mourut le jour que le„ Mariage devait estre consommé.
„ 'Ferdinand, Duc de Calabre, deffendit la Vibe de„ Tarente, contre les Espagnols, qui la prirent, après un„ long Siégé; 8c nonobstant la Capitulation, qui portoit,,, que ce Prince pourroit se retirer où bon lui sembleroit,„ ils le conduisirent en Espagne, luy firent épouser deux„ vieilles Princesses; la premiere, Mencie de Mendosse„ veuve d’Henry de Nassau ; la seconde, Germaine de„ Foix veuve de Ferdinand le Catholique; il n’eut point„ d’Enfans de ces deux Femmes, 8c mourut en ^59.
„ Alphonse, appelle Plissant d’Arragon, vint de Na-» en France, où, après avoir reçû les honneurs deûs„ à fa Naissance, il mourut fans Enfans,ainsi que César 8c,, Isabelle.
„ De tous les Enfans de l’infortuné Frédéric dernier», Roy de Naples, il n’y a donc eu que Charlotte d’Ar-„ ragon fille de son premier Mariage, qui ait laissé pos-„ terité : elle eut de Guy XVI Comte de Laval un„ Fils, qui fut tué au combat de la Bicoque, fans avoir-, esté marié ; 8c deux Filles, Catherine 8c Anne de„ Laval.
„ Catherine fut mariée avec Claude de Rieux, qui prit„ le nom de Laval, 8c dont la Maison a esté entierement„ éteinte par le décéds de Guy XX Comte de Laval,„ mort sans avoir esté marié, en 1605.
», Anne de Laval, seconde Fille de Charlotte d’Arra-„ gon 8c de Guy XVI, fut mariée à François de la Tre-,, moille Fils de Charles de la Tremoille Prince de Tal*„ mond, tué à la Bataille de Marignan, 8c Petit-Fils de,, Louis II de la Tremoille, tué à celle de Pavie.
„ II est constant que les Filles 8c leurs Descendans sec-,, cedent au Royaume de Naples; c’est pourquoy Mon*„ fleur de la Tremoille a tout lé droit à ce Royaume,„ comme descendant en ligne directe de Frédéric d’Arra'„ gon dernier Roi de Naples; 8c ce, avec d’autantpl° s„ de raison. que par le Contrat de Mariage de Charlotte„ d’Arragon avec Guy XVI Comte de Laval, cettePrist*,, cesse s’est réservée expressément pour elle, 8c ses dej'„ cendans, tous les droits à la succession du Roy Frede»„ 8c de ses Enfans, au deffaut d’hoirs mâles : c’est aussi ce,, qui a obligé Messieurs de la Tremoille d’envoyer lee(®„ Plénipotentiaires aux Assemblées de Munster 8c de N*"„ megue pour remontrer leur droit, & demander aux M„ diateurs la justice qui leur estoit deue; mais leur ay a ”,, esté déniée, ils ont fait faire des Protestationsce que je tire d’un Mémoire imprimé en France aV ^ eU-
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