498
NESTORIUS.
fe) Impriméeà Paris Pan
L6-S in 4r
(d) Jéfiùtt*
fí) s 4 Upage 551 &552.
(f) BattsU %e?narqne
t^.
f99) Notez,qx*un Princequi donne àla recom-snandatiendte Favori ceqtPil refuse-roit sans celaai un Gentil -1 homme , nedonne pointan Gentilhomme j maisau Favori .
Ií faut doncque la recon-naissance duGentilhommesoit pour leFavori, &qut le Princene prétendequ* à la gra-titude duFavori .
£100) Je mesers de cetexemple , parceque te JésuiteCraíïêttfi un de ceuxqui ont le plusfortementcondamnéFauteurdes Avissalutairesdc la Vier-
f è à. lesévots in-discrets.
Voie?. Mr,Juvieu au^Préservatif,f*g r 08 érjmv, (t Mr,Atnaulddans ses
Réflexionsfin ce P ré-fetvatif,
/*£' 19.
(joï ) Veiczjr%A*tUle
ACRkda.
il nc faut pas que j’oublie que depuis la prémiere Editiost de mon Ouvrage, il a paru une His-toire du Nestorianìíme (c) composée par le Pere Louis Doucin (d), Lc que l’on y trouve (e)dans une Note marginale ce que j’ai dit ci-dessus (/) touchant le mal entendu de Nestorius & deSaint Cyrille. Cela y est accompagné de cette Remarque, que je m'appuyé de l'authorìtê & dutémoignage de M. Dupin Docteur de la Faculté de Paris , qui a dit à la ‘vérité beaucoup de chosessemblables , entre autres que Nestorius dans fa Déclaration publiée avant le Concile d'Ephése donneun bon sens à ce qu’il avoit avancé dans ses Sermons. Mais que je ne dis pas que toutes ces chosesont été condamnées dans Monsr. Dupin , & que luy-même les a retraitées. Je ferai là-dessus uneObservation (O). II ne sera pas inutile de raporter ce qu’un Ministre de Paris allégua contre unEvêque qui scmbloit accuser les Protestans de renouveler l’Hérésie de Nestorius (P) à l’égard
dc
ripai & presque unique des prières, 8c des vœux, 8c despèlerinages, & même de l’amour, 8c d e la reconoiflance,
& de tous les actes intérieurs de la piété. Considérons en-core une fois la Cour des Princes, le grand modele de laplupart des Religions. 11 y a des Princes qui se laissent tel-lement posséder par un Favori, qu’ils ne donnent aucunecharge qu’à fa recommandation. Présentez leur un Placesvous-mêmes; étalez-y vos services; demandez-y humble-ment, mais comme une juste récompense, le Gouverne-ment d’une ville, ils vous le refuseront. Que le Favoriparle pour vous le lendemain, ils vous l’accordéront fur lechamp. Lors que les choses font réduites fur ce pied-làdans une Cour, l’on a beaucoup plus de foin de gagner lesbonnes grâces du Favori, que de gagner celles du Monar-que; & l’on a raison d’en user ainsi, la prudence le veut.
Je passe plus avant, & je dis que la justice, & que la raisonveulent que ceux qui ont obtenu un Gouvernement deville par la voie dont j’ai parlé; s’en estiment redevables,non pas au Prince leur Maître, mais au Favori du Prince,
& qu’ils réservent toute leur reconoissance, & toute leuramitié, pour le Favori, comme pour la vraie cause deleur dignité. Le Prince en est seulement la cause éloignée,la cause indirecte, la cause par accident, la cause vague &générale. 11 est la íource de l’autorité, mais c’est un autrequi la détermine, 8c qui l’aplique au profit & à l’avantagede tels 8c de tels. Vous volez par cette image que dansl’Hypothefe des Docteurs qui disent, qu’aucun bien n’estrépandu sur la terre qu’à la nomination, & qu’à la recom-mandation de la Sainte Vierge, c'est à elle, & non pas àDieu, que chaque particulier est redevable de fa fortune,
& c’est pour elle, & non pas pour Dieu, qu’il doit avoirde l’amour & de la reconoissance. II n'obtiendroit rien deDieu st la Vierge ne s’en mêloit. C’est donc pour ellequ’il doit avoir de la dévotion: cela est fondé dans le bonsens; les raisons en paroissent démonstratives (99}. Sefaut-il étonner aptes cela que les actes de Religion aientpris dans le Catholicisme la forme qu’ils y ont prise ? N’est-ce pas en bien déterrer les fondemens? Quoi qu’il en loir,le cuite de la Sainte Vierge est monté à des excès li énor-mes, 8c s’y maintient si hautement, que les Jansénistes,
qui ont voulu donner des avis fur ce sujet, n’y ont rien , , -„ „„ aieejcm-
gagné; 8c pour un homme qui se conforme a leurs modi- bloìt accuser les Protestans de renouveler /’ Hérésie de Nestoriusfications , il y enji deux mille au pied de la lettre qui fui- ^ p(. gard de Véfithete de Mere de d««.] Voici les paroles
de Mr. le Camus Evêque de Belley : il s’adresse à Monsr,
donner lieu à de malheureuses, 8c très-dangereufes distinc-tions du fait & du droit. En ce cas-là ses Rétractationsn’empêchent pas que son premier sentiment n’ait quelqueforce en faveur de Nestorius : car on en peut conclurequ’un habile Théologien, qui avoit examiné la matière, areconu par les preuves intérieures, je veux dire par lespreuves que les pieces du Procès fournissent, qu’il y eutdu mal entendu; mais j’avouc que cela ne forme pas unpréjugé aussi puissant, que ce que le Pere Doucin raportetouchant les plaintes des anciens Disciples de Nestorius. Ilssoutinrent „ que la Dispute entre ce Prélat & S. Cyrille„ n’étoit qu’une Dispute de mots, & que l’explication„ donnée par luy-même à ses prémiers Sermons étoit con-
,, forme à ce que nous croyons maintenant. Bien
„ davantage ils produisoient plusieurs de ses Ecrits où il se„ plaint que ses propositions (*) ont été tronquées er falfi-„ fiées, qu’on y a supprimé des mots essentiels, qu’on en„ a ajostré d’autres qui n’étoient point de luy, qu’on en a„ raproché d’une maniéré qui faisoit un sens tout opposé„ au sien, 8c que c’est par ces détestables artifices que Cé~„ lestin er les autres, c’est à dire les Peres d’Ephese, ont,, été surpris, qu’il ne fait nulle difficulté de donner à Ma-„ rie le nom de Mere de Dieu, pourvû seulement qu’on„ ne le prenne pas au sens d’Arrius, 8c d’Apollinaire.„ ( j ) Ce que Nestorius avoit dit, Helladius, Théodoret,„ Ibas, Irénée, 8c les autres n’avoient point cessé de le ré-„ péter, qu’on avoit attribué à Nestorius mille autres faus-„ ferez,que ny luy ny personne qu’ils connûssent,n’avoit„ jamais ny partagé le Christ, ny reconnu qu’un seul &„ unique Fils de Dieu; que le terme (j:) d 'union hypos-„ tatique, avoit été rejetté à la vérité comme inconnu„ aux anciens, 8c comme signifiant une union nécessaire„ 8c purement naturelle entre les deux natures; mais que,» Cyrille lui-même s’étoit rendu à la force de ses raisons,,, en supprimant ce terme lors qu’on traitta de la paix des„ Eglises (102)”. II est certain que pour dégager Cyrille dufardeau que cela lui met fur les épaules,il faut recourir à l’in-faillibiiité des Conciles quant aux Décisions fur le fait. Volezles Observations que le Pere Doucin a étalées pour la sou-tenir, & pour réfuter les Distinctions de Mrs. de Port-Roial.(•^) Ûh Ministre de Paris répondit a un Evêque qui sem-
vent le Pere Grasset (100). Considérez, je vous prie, lesobstacles que l’on a trouvez en Sorbonne, quand on y acensuré le Livre d’une Religieuse Espagnole (101). Levrai moien d’arrêter le mal léroit d’interdire les Panégyri-ques, & ordonner que les dévots, qui voudroient marquerleur reconoissance par des libéralisez, les envolassent, nonpas aux chapelles de la Sainte Vierge, mais aux Hôpitaux.Un Prédicateur n’ignore pas que ses Auditeurs ont assistéplusieurs fois aux Panégyriques de notre Dame, & qu’ilsont lu les plus beaux Sermons qui aient paru fur cette ma-tière. S’il veut donc se faire écouter, 8c admirer, il fautqu’il invente quelque trait nouveau , qui enchérisse surtout ce qui a été déjà dit ; 8c voilà une source d’illusions.Le principal seroit de défendre sous peine de simonie àceux qui desservent les Autels privilégiez, & qui présidentau culte, de recevoir ni fou ni maille d’aucun dévot. Onseroit tarir par là les sources des Légendaires, 8c des Ser-monaires, 8c des prétendus miracles. Mais ce chemin-làn’est-il pas impraticable ? Ho c opus hic labor est.
(O) 3 e ferai une Observation fur une Note du Pere Dou-cin.] Quand je composai l’Article de Nestoriusje sa-vois en général qu’on avoit fait des afaires à Mr. du Pin,entre autres sujets, fur certaines choses qu’il avoit ditestouchant cet Hérésiarque; mais je ne favois rien en détail,ni quant aux Propositions que l’on avoit condamnées, niquant aux Rétractations qu’il avoit été contraint de livrer.Je n’en fai guere davantage présentement ; toutes mesconoissancqs fe réduisent à la Note du Pere Doucin. Jedirai néanmoins,que pour détruire les conséquences du té-moignage de ce Docteur de Sorbonne, il ne sufit pas denous alléguer ses Rétractations; car il y a des gens qui serétractent dans la peur d être oprimez, 8c il y en a qui lefont parce que certains raisonnemens les ont éblouis, quifont cependant plus foibles que les preuvesdeleurprémiereopinion. Supoíe que Mr. du Pin ait changé de sentiment,il reste à savoir si c’est à cause qu’aiant examiné tout denouveau la Controverse du Nestorianisme, il a conu pardes preuves intérieures qu’il s’étoit trompé; ou fi c’est àcause qu’il a compris en général, que puis que Nestoriusfut condamné par un Concile Oecuménique, il est du de-joìï a un bon Catholique Romain d’aquiescer. à cela, Tans
Drelincourt: „ Vous me permettrez en passant, de vous„ dire que jamais je n’ay rencontré ce terme de Mere de„ Dieu dans vos Ecrivains, que vous-mesme, qui semblez„ plus favorable à cette Divine Mere, l’évitez soigneusc-,, ment, 8c comme un écueil, 8c que dans les Conféren-„ ces, 8c conversations que j’ay eues depuis trente ans,„ avec ceux de vostre Confession, j’y ay trouvé une telle„ aversion à ce titre, que jamais ils 11e s’en servent, jus-„ qu es là que quelques uns s’en trouvans pressez, me Pont„ nié en se cabrans, comme si Mere de Christ 8c Mere de„ Dieu estoient deux choses, 8c que Christ ne fust pas„ Dieu: ce qui choque 8c heurte rudement l’unionhypos-,, tatique, 8c la communication des Idiomes : vous y pen-„ ferez, s’il vous plaît (103) ”. Mr. Drelincourt répon-dit (104), x, Que la créance des Eglises Réformées estparfaitement conforme à celle de l’ancienne Eglise, à l’é-gard des deux natures de Jesus-Christ, en unité de person-ne. 2. Qu 'encore que ce mot de Mere de Dieu ne se trouvepoint dans l'Ecriture , la chose qu il fignifie y est bien claire-ment (105). 3. Qu’il y avoit plus de dix ans qu’il avoitfait imprimer un Opuscule de l'honneur qui doit eftre renduà la SainSle o 1 Bienheureuse Vierge , dans lequel Traité setrouvent ces propres paroles, nous ne faisons f oint de diffi-culté de dire avec les Anciens, que la Vierge Marie est Merede Dieu (106). 4. Que Mr. í’Evêque de Belley aiant lu ceLivre, 8t aiant dit néanmoins ce qu’il a dit, a publié unechose dont le contraire est d'une vérité évidente ( 107 ).
5. Qu’aucune des creances des Protestans ne peut être cour-batue par ce titre de Mere de Dieu , 8c qu 'aucun hommetien instruit en leur Religion ne fe fera jamais tirer l’oreillepour dire qUe la Vierge Marie est Mere de Dieu (108).
6. „ Que fl ce titre de Mere de Dieu ne se rencontre pas>, fi souvent en nos Autheurs que celuy de Mere de Jesus-» Christ, ce n’est pas ni qu’ils soient si ignorans que de s’i--, maginer que ce soient deux choses differentes, 8c non», pas deux expreffions qui reviennent à un : ni qu’ils-, soient si impies que de croire que Jesus-Christ n’est pas,, Dieu. Mais ils en usent de la sorte avec une saincte», prudence. Ils considèrent que grâces à Dieu,ce Royau-», me n’est point affligé de la peste des Nestoxiens. Et q» u
n el ?
(*) Sjnedlet
cap,
(f) Syntdie
c. ì.ir v
ft) Orltntd* !objets, ad .Cjrill. ‘U’*’ ‘thtm. Z» '
(roi) voarcin,
du NestO"nanisme»p*g. S Ja«
Cam«S’, g
E V gq«e
BelW’r,
pop *’■
(,04)
ÎÍ# P -
(*i- 19 '
(í - S ì
0Ítn< -1 *
l9i-
(b 0 */ K*
tneO>‘> f *i94-