nihusius.
5 ir
(i) Tnlde-MUS, Part.III Histor.pag. iSj , _etfstd Konig,Bibiiotbecaver. & nova.M-$ 7 7 -
(k) Idem,ibid. apttdetimdem,ibidem.
(16) Il étaitCuré de St.Hlíjldíhe.
(17) Thuan.Libr. C VII.
(iS) Veitz.
U pag. 54 «d» Tome XIde U Biblio-thèque Uni-verselle.
Dahs les pit-ges suivantesvotes trouve-rez. le Titre& T abrège'
da prétenditLivre deRené Be-noît.
(19) Calixt.» Digres-sione deArte nova,fag. 129.
(20 ) I»RationalïTheologico.
(zi) Calixt.in Digres-lione deArte nova,
tag. S 3 o.
( 2z) Ibid.pag. 156.
doctement. 'Nihusius fut fi bien fe faire valoir, qu’il parvint à l’Evêché titulaire dc Mysie, êíqu’il fut fait Suffragant de l’Archevêque de Maience (i). II en faisoit les fonctions lors qu’il mou-rut au commencement de Mars 16fj (/è). II s’etoit fait des amis a Rome, & il procura en Al-lemagne l’Edition de quelques Livres composez au delà des Monts (/). Je dois avertir que les (t) r»*,**Suédois l’aiant chassé de son Abbaïe,.il se réfugia en Hollande,où il passa plusieurs années (m) (G). (
II y fréquentoit Vossius, & il lui disoit entre autres choses que la principale raison, qui le rete- f w ) voffius.-noir dans la Communion Romaine, étoit de voir que les Sectes qui s’en étoient séparées ne prou-
pag. 240.
Nicolas
huyfius , vir doâlus, & sitbtilis, Zutheranus quondam, z?
Calixte Theologo perfamiliaris , poftea Pontificius , atque ad (27) Voí-Abbatis dignitatem eveâius; sed ea, bello hoc Suevito exutus, lìus,Epifr-z? nunc extorris (2,7 ). 11 y étoit encore l’an 1640, com- ^24°> -Î-Yme le même Voffius nous l'aprend; Votlins, dis-je, quipar un défaut de mémoire, dont il ne se faut pas étonner, terdam u _s’imaginoit que le séjour de cet homme à Amsterdam n’a- 28 de U»volt duré que trois ou quatre ans (z 8). II y étoit èncorel’an 1647 , & l’an 1649, comme nous l’aprend la date desLettres qu’il écrivit au Pere Morin (29).
(H) Ne prouvaient rien par démonstrations On a déjàvu que Voffius le trouvoit un homme docte & subtil:ajoutons qu’il lui trouvoit aussi beaucoup de civilité & inÌ! . md’agrémens, vir dodus c? perbumanus nec infacetus (30). itíNihufíus entêté de fa nouvelle Méthode, & s’imaginant nmcurtitaeque personne ne lui pourroit résister, souhaita de conférer quanmf,avec Voffius, & lui déclara que pourvu que les Luthé- ^riens ou les Calvinistes lui alléguassent quelque preuve qui Eplítoiâne lui laissât aucun doute,il redeviendrait Protestant. Qu’ils cccchoisissent, disoit-il, telle matière qu’il leur plaira, celle lxxX,par exemple où ils croient être les plus forts, je ne leur M-stj 9 ’ ndemande qu’un bon Argument; mais s’ils ne me peuventalléguer que des probabilités, ils trouveront bon que je i^.leuy soutienne qu’il faut retourner dans l'Eglise d’où nosancêtres font sortis. Poscit âxólSetfyv, inviâlumque aliquid , f29) Voletsquodque animum pojjit, aut debeat reddere, àpeeTétotTctrcv , uset l‘ s Lettres ^&Heraxítn\TQU. Negat opus de fingulis disputare. Eligere suos Y^xìrLutheranos, vel etiam Calvinianos, z? quostvis aiios, poste, 4 m , u %>',ubi maxime exifiiment sua Ecclefia caujam triumphare. si " ' " j!unum viderit argumentum , velle redire ad eos, un de malumpedem extulerìt . Sin difputanào intelligant , nihil stolidì cre-pare, quicquid haâlenus obtenditur , aquum videri, ut redea-mus ad Romand Ecclefiastnum (31). Sa plus forte instanceétoit celle-ci : Dites moi, Mr. Voffius, pourquoi vôtrepere quitta-t-il l’Eglise Romaine? donnez m’en une rai- ,son juste. Voffius lui àlléguoit la diférence qui fe trouve E P lsto1entre cette Eglise, & l’Eglise primitive; mais après plu- 'sieurs discours il se fixoit à ceci: les Docteurs de l’Eglise /■„)
■tent de telle sorte l’Ecriture. ou’ils lui Vniiì.
voient rien par démonstration {H).
être instruit par ce Docteur,qui s’étant rendu auprès duRoi pensa perdre sonBénéfice (16) comme fauteur des Sec-taires, & comme aiant prêché des choses contre la foi (17).Ces raisons ne me paraissent pas assez fortes,pour me fairecroire qu’il faut imputer à René Benoît le Livre impriméà Caen. S’il en eût été l’Auteur , il n’eût pas gardé faCure de St. Eustache jusques à l’abjuration du Roi : lesDocteurs de Sorbonne qui proposèrent de l’excommunier,lors qu’il fut sorti de Paris pour aller trouver le Roi deNavarre, auraient insiste principalement fnr ce Livre, &non pas fur certaines choses qu’on prétendoit qu’il avoirprêchées. Je croi donc que par une ruse familière auxEcrivains de ce tems-là, quelque Auteur, ou bon Hu-guenot, ou attaché par politique à Henri IV, publia ceLivre fous le nom de René Benoît. Je sai bien que cen'est pas l’opinion de celui qui a composé l’onzieme Vo-lume de la Bibliothèque Universelle, car il attribue cetOuvrage sans balancer au Curé de St. Eustache (18). Re-venons à l’Histoire des Méthodes.
Calixte remarque ( 19), 1, Qu’environ quarante ansaprès que René Benoît eut publié fa Méthode, le PereGonteri Jésuite se mit sur les rangs avec la sienne. II futsuivi du PereArnoux, & du Pere François Veron, aussiJésuites. 2. Que Vedelius (20) est persuadé que le Car-dinal du Perron traça le plan de la Méthode de ces Jésui-tes , qui consiste à obliger les Protestans à prouver fansl’aide des conséquences, mais par les paroles formelles dcl’Ecriture, ce qu’ils enseignent contre le Concile de Trente.3. Qu’il ue sautoir se persuader (21) que ce Cardinal aitgoûté cette Méthode, si éloignée de celle que nous volonsdans ses Disputes contré le Roi Jaques. 4. Qu’en l’an1603 Antoine Faure, publiant un Code, y mit à la têteune nouvelle Maniéré de terrasser les Hérétiques. CodexAntonii Pabri Sebufiani , Sénatoris ZS 1 Constliarii Sabaudici,quem à sua nomine Fabrianum inscripfit, bonum saíîum exis-timans, st in veftibulo voluminis hareticos , quos vocat, instgni& majore , quam sturifconfultorum captus este solet, audaciâconficeret. Cuì conatui primum librum impendit ; eliso tamen ,ut accepimut, alterius Jurifeonfulti , Jacobi videlicet Leâlii,
1034.
(2%) Abfe-îìa sfiàShcco j&tìttcejeftus » ac
cutìl
Ecclefi#,
O rient aU*
Antiqui -
tares,
(30)Vossius,
^ ... ÍA;
^. ..-., - . ... . 'Ecriture, qu’ils“lui EpYstoH (lí
operâ z? oppoltto fcrìpto (22). Tout demandeur, disoit-il, donnent u» sens manifestement force, Sc quelquefois con- ccxX»
- .-m J . J __trarlictoire. & en vénérai t-rèc.< 51 „: 2 2.1 1 . N - _ 2 .. vae.zxo-
Romaine interprètent
est obligé à ,1a preuve, soit qu’il nie, soit qu’il affirme;c’est la Maxime du Droit; il y est principalement obhgélors qu’il trouble ceux qui font dans la possession paiubiedu bien qu’iî demande. Çe Jurisconsulte conctut que lesProtestans doivent prouver tout cc qu ils nient,pC que fautede produire de bonnes preuves, ils doivent être condam-nez au désistement. Voilà en quoi consiste toute l’inven-tion de Nihusius ; ce n’est que la Méthode de prescrip-tion. Primum z? prmpuum caput artis Nihufiann , aut po-titts Fabriana, hoc ipsum est , probationem omnium eorumqua Pontifiât hodie affirmant , declinare z? à se alienam di-cere, atque adeo nihil eorum , qtu de Pontifiât prìncipatu c*infallíbilitate, de facríficio Cbristí in Mijfâ quà speciem z? subt-tantiam iterando , de statuts adorandis , de purgatorio , steptemsacramentis , indulgentïts , zV plurimis fimilibus adserunt, vel eScrtpturâ vel e tradìtìone Ecclefiafiìcâ probare velle ; nempequia ipfi fint in pojfestìpnt fitorum dogmatum ; quin , ait , fe
tradictoire, & en général très-éloigné de la doctrine des ^--4°-anciens Peies; & non contens de cela ils envoient au der- , . m,mer luplice ceux qui ne veulent pas adopter de semblablesinteipretations; on a donc pu rompre justement avec detels Interprétés de la Parole de Dieu, & former de non- ( 33 ) dfifvelles Assemblées, tant afin d’avoir un culte selon sa con- dire fi 0 ,science, qu'astn de conserver une vie qui peut être utile à te L mî** 1 'la patrie, à l’Eglise, & à sa famille. (32) lllo igiturpof- l if‘Jscente taustam justam , cur parent meut à Romana abìerit Ec- cciu-l*
> respondi multa , de* veterit , prafentis Romand Ecclestd 1“
i- discrimine. Sed tandem in eo pedem figebamuf, Romand Ec- 'rstr”"'clestd Doâîoribut, ita scriptural ìnterpretantibut, ut manifesta
Ut
vis fiat , planeque abeant a primorum seculorum Eocíori-
éA‘» r % r ,
lut, imo interdurn (ut in transubstamiationis dogmate) sensut ‘ es c>r Zrinterpretationi reclamet, manìfeftaque fit contradtClio : Nec sto-htm sic Ìnterpretantibut, sed etiam , nifistmpliciter (33) inter- „°iprétérit, serra te, CV fiamma perdere paratis : jure ab ejufinodi d*»* fyerZ7 majores suos, cum qujbus ar nostri aliquando fecerint, ab Doâîoribut receditur, ac seorstm cultus Dei celebratur , partim ll>
aliquot seculis in postejftone fuiste , suasque adeo de religione opï- conscientia studio , partim vit d conservanàd , quam Patria ,ntones five sententìas ufetcepistè, vel , ut mentions loquuntur, Ecclestd, jamiïts., zsr amicis condttcìbïlem existimamus. Quel- ffir
( 23 ) Iltd.p. 159, lío.
(24) InPérit do ftp-tima, mm.
ZI8.
(2 s) GrotiosEpist. CCCXXXIXPurtis I,pog.122. CetteLettre estdatée du 2
P . A/j : ; t
"34-
( 26 ) Vonz. laCCCLXXXEettte deYoíîius,
fog. 34».
prascripstste. Se igitur zv suos non teneri ad probationem eo-rum , qtu ipfi doceant z? affirment , sed probationis, zv quidempravaliid vicem este, quod affirment : nos vero teneri, ut qudnegamus, demonstremus, zv quidem demonstremus e Scripturâ,id est, Scripturam continere negantes , ipsorum affirmantibusoppofitas (23). Voilà jusqu’ou le Docteur Calixte a con- quid tibì
duit l’Histoire de ces Méthodes. Voiez-en la fuite dans istìustmodi homimbus insiftendam putes. ‘ On lui donna pour 1**12
que raisonnable que fût cette Réponse, Voffius ne s’y fioit v>‘ s ‘^tr”,.,pas entièrement; car il pria Ion bon ami Gratins d’exami- f^e* 1 *’ner cette afaire, & de lui communiquer ses lumières. Sivaletudo,fi otium tibì, fi res etiam tua fieferant, ut hujus- le f‘1 1 tt td'modì traâles ,
VHistoria Papatus de Monsr. Heidegger (24). Au reste, laRéfutation dc Nihusius par Calixte plut beaucoup à Gra-tins. Bértholdo NÌhtffio de nova illa , qua distenttentes impe-tit via , erudite ZéT prudenter respondi t Calixtus libro de Artenova , quem subjunxit libro de Theologia morali. Hoc annoHelmastaàii editum id opus. Summa bac est , in tis qua derébus five humanis five divinis credimus nulla ejfe posteffionisprivilégia; asterentibus incumbere, probationem. Probari au-tem non tantum quod totidem lìteris ostenditur, sed zy quodper légitimas zsr homini non insano neque pertinaci fidem factu-ras illationes deducitur. .... Calixti librum ut legas rogomulta sunt in eo utilia : multa ab aliit diâia quidem, sed ànemine exaâlius (23). Je n’ai point vu la Répliqué de Nihu-stus : je sai seulement qu’il l’intitula Apologia contra Anda-latam Helmestetensem (26).
(G) ll pasta plusieurs années en Hollande.] II étoit àAmsterdam au mois de Mai 1634, & il y avoit déjà de-meuré plus d'un an, si l’on en croit Vossius. Jam annus,cz credo , ultra est, quod in urbe hac degit Bartholdus Niu-
PA M sE .
fetdée*
lies, quod arbitrer : quasi paucis saltem perscribe, ’f'l'jlde hac re videatur, z? quam potistimum viam, cum. r í',
homimbus infiftendam putes. On lui donna pourtoute Réponse qu’il justifioit très-bien la séparation desProtestans (34).
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(34) HésteJJlmis causa qua abs te reddltur o'tinta est, non potmjsc vivlabfi rrtrt “neque intégras nationes aut marnas nationum partes ideo dcbitiste à convt * 1Grotius, Epist. C C C X X XI X prima Partis , pag. 122.
II est clair que Nihusius avoir raisonné sse cette manie're: Quand on se trouve dans une certaine Communie 0par l’éducation & par la naissance, les incommoditez qu eî’on y soufre ne lont pas une raison légitime de la qui*;'
'ter, a moins que l’on ne puisse gagner au change, c’cst'à-dire, passer dans un poste où l’on soit fort à soncar que nous serviroit-il d’abandonner la Communie*? st 1 ’nous a produits, & qui nous a élevez, si en la st uitta j anous ne faisions que changer de maladie ? Mettoi? schose à Pestai, j'y consens; imitons ces pauvresqui étant'las d’être au lit s’imaginent qu’en fe f allan _mettre fur un fauteuil ils sentiront beaucoup de soulagement; sortons de l’Eglise Romaine; embrassons la Py ot ^]
pHfiat-