5rr
O C H I N.
(h) Sleidan.Lik. XIX,filin m, J 3 8,verfi.
(i) Simler,in Vira PetiiMaityris,?--L- 4°*
(k.) Sleida-danus,
Lik. XXV,filin 721verso.
(l) (P est mdes quatreBailliagesque les Suis-ses possèdenteu Italie.
(m) JoíìasSimlerus,in ViraBullingeri,filin 28 vers.
( « ) Idem,ibid. filinZ8 versn& 39 .
(r8) Ita fiii s gcrerts ,ut qaamvisomnia Ça-tholìca dog-7 nata de f en-dere prêt seferrety de -mum se ta-men adversa -rii argumen-tìs vitìumprofiteretur .Spondan. ad
47,
num. 22.
fijr) Bzo-vius , adann. 1542 >num, 30,pag, 88»
{20) Spon-danus, adann. 1547 ,num. 22.
(21) Hist. deì’Héxéíie,Livr. XVlly
64.
trêmc au Pape ((?). II ne se fixa point à Geneve, il s’en alla à Augsbourg, 6 c y publia quel-ques Sermons. II fit le voiage d’Angleterre avec Pierre Martyr l’an if47 (h). CrammerArchevêque de Cantorberi les avoit mandez tous deux, lors qu’après la mort de Henri VIIIil eut vu toutes choses préparées à l’introduélion de la Réforme (t). Les changemens qui sefirent dans la Religion en ce païs-là, après la mort du Roi Edouard, contraignirent ces deuxDocteurs d’en sortir. Ils repassèrent la mer l’an 15 - 5*3 , 6 c se retirèrent à Strasbourg (k) (H).Ochin étoit à Bâle l’an iyyy (/); mais il fut apellé la même année à Zurich, pour y être Mi-nistre d’une Eglise Italienne qui s’y forma. Elle étoit composée de quelques Réfugiez de Locar-no (/), qui n’avoient pu obtenir dans leur patrie la liberté de professer la Réformation, à causeque les Cantons Suisses Catholiques s’y étoient oposcz. Ochin souscrivit sans peine à la Confessionde foi de l’Eglise de Zurich, 6 c trouva dans cette ville en la personne de Bullinger un très-bonami {m). II servit l’Eglise Italienne de Zurich jusques en l’année i y6z. Alors les Magistrats lechassèrent, à cause de quelques Dialogues qu’il avoit fait imprimer, qui eontenoient entre autreserreurs celle de la Polygamie (K). II fe retira à Bâle, 6 c fit prier les Ministres 6 c les Professeursdu lieu d’obtenir des Magistrats qu’il lui fût permis de s’y arrêter. Quelques-uns le questioné-.rent fur la doctrine de ses Dialogues : il leur répondit qu’il étoit dans les mêmes sentimens qu’euxfur ces points, 6 c il aquiefça même à la proposition qu’ils lui firent de donner une déclarationnette 6 c précise de sa foi; il y aquiefça, dis-je, à condition qu’ils lui obtiendroient la permissionde passer l’hiver à Bâle avec lès enfans. Mais les Magistrats aiant ouï fa demande, 6 c l’avis desDocteurs fur fa doctrine, ordonnèrent qu’il eût à sortir incessamment, 6 c qu’on délibérerait uneautre fois touchant les Dialogues mêmes, 6 c touchant le déshonneur qu’il avoit fait à leur ville enles y faisant imprimer (n). André Dudithius sc plaignit à Théodore de Beze de la rigueur quel’on eut pour ce vieillard (Z), que l’on contraignit de s’en aller où il pourrait pendant la plus
rude
' (22) Je citefis parolesdans la Tse-nsarq. ( SJ,Citât, (s 8/.
(23) Maim-bourg, Hist.de l’Aiia-nisme.
Tnm. III,fl?- 353Edition deHollande.
un Dialogue contre la Secte des Dieux de la Terre (ilvouloir parler des Ministres Suisses , & des Ministres deGeneve) & puis quelques autres Dialogues pleins d’Athéis-me, dans lesquels non seulement il protégeoit la Polyga-mie , mais aussi il attaquoit la Ste. Ecriture, la Divinité deJesus-Christ, la Trinité , & même la Divinité. Ceci nonplus n’est point exact. Les Dialogues dont il s’agit furentcause qu’on le chassa du pais des Suisses, & qu il s’en allaen Pologne. II ne les composa donc point en Pologne.Ils contiennent fans doute plusieurs erreurs i mais non pasdes impiétez; & il n’est pas vrai qu’Ochin,l’un des Inter-locuteurs, fe reconoisse toujours vaincu par l’Adversairequ’il se donne (18). Bzovius a fait quelques fautes sem-blables à celle-ci. II veut qu’Ochin, contraint de sortir deCracovie, se soit sauvé en Traníìlvanie, & y ait composédes Dialogues, & que ces Dialogues aient été traduits de-puis en Latin par Castalion (19). C’est commettre troisfautes. Car, 1, ces Dialogues furent composez avant quel’Auteur allât en Pologne, z. II 11’alla point de Pologneen Traníìlvanie. 3. Castalion étoit mort avant qu’Ochinsortît de Pologne.
(G) ll causa par fa fuite m extrême chagrin au Pape.] IIfut fi grand ce chagrin-là, que le Pape voulut déehargçrsa colere sur tout P Ordre des Capucins : il eut envie del’abolir, & il eut de la peine à «apaiser, lors même qu Ueut conu que la faute étoit personelle. Cujus apojtasta aaeoanimus Pontificis perculfus est, ut de extinguendo univers)Ordine traâlaverit , vtxque placart potuerit cognìta Ordinisinnocentia (20). Mr. Varillas (21) ne fauroit croire cela,parce qu’il lui semble que Paul Trots . . . étoit trop habilepolitique, four penser à donner à Ochin l'occasion de fe vanterque les Catholiques í avoient ajfez considéré , pour fe vangerfur un Ordre entier de la perte qu'ils avoient faite en Ja per-sonne. L’incrédulité de cet Auteur est plus excusable, quela liberté qu’il a prise de paraphraser Mr.de Sponde; caril ne faut point douter qu’il n’ait eu cet original devantles yeux, quand il a parlé de notre Ochin. Considérezbien les paroles de Mr. de Sponde qui viennent d’être ci-tées : y peut-on trouver que la colere de ce Pape procédade Fimprudence qu’Ochin avoit eue, de faire entrer dansson Ecrit tout ce qu'il put s’imaginer de plus injurieux contrela Religion qu il venoit de renoncer , zsr de plus malin contrele Saint Siégé en général , cv contre la personne du Pape PaulTrois en particulier ì Cependant Monsr. Varillas y a trouvétoutes ces choses. Je ne nie point que Monsr. de Sponden’ait observé (22) que F Apologie de ce Moine est pleined’injures contre le Saint Siégé , & contre FEglise Ca-tholique.
( H) Pierre Martyr & lui fe retirèrent à Strasbourg. ]Nous allons voir un Historien dont l’exactitude ne vautpas mieux que celle de Mr. de Sponde: je parle du PereMaimbourg. II prétend qu’Ochin chassé d’Angleterreabandonna Pierre Martyr, & fe retira dans la Pologne,afin d’avoir la liberté d’y professer l’Arianisme (23). Cefut là, dit-il, qu'il composa fes Dialogues remplis de mille
exécrables blasphèmes contre Jefus-Christ zsr le Sainâl Esprit-mais comme il eut l'effronterie de prêcher pour la Polygamie,ev de dedier au Roi Sigismond Auguste un Livre oh il préten-dait prouver quelle étoit permise, il fut contraint de quitterla Pologne oh l’on s’éleva contre lui. Ochin demeura enSuisse environ dix ans depuis son retour d’Angleterre, &il y auroit volontiers achevé fes jours, si l’on avoit voulul’y soufrir avec la rétractation qu’il promettoit: ce quimontre que le désir de professer librement l’Arianismedansla Pologne ne lui tenoit guere au cœur. La seconde fautede cet Ecrivain consiste en ce qu’il va plus loin qu’il nefvíf’i (às la qualification des erreurs dont les Dialoguesd Oclnn font parsemez. Enfin il ignore que le Livre de
(24) Litsr
dt PolygaraiAin Peloniaconsriptus ,
& Sigtsmun-
Blovìo fttban. 1542»num. 30.Bibliofh..Aim-Tríst»P a S- 5 .
(25) Lihr.tíyf*g. m. r6S»La date dei 9 annse njfeji point ; ,mais laportse de Cp*rion, d*tí*7 Ca lenà.Septemb,1555 - ,
ajfez. conoitf*que sajeûteCannie qtf'dfuit •
la Polygamie précéda le voiage de Pologne. Je doute fortqu’Ochin ait dédié à Sigismond un Traité sur cette ma-tière. L’Evêque d’Amelia n’eût point oublié une circons-tance si notable; les Sociniens 11’en fauroient pas fi peu denouvelles: ils ne conoissent ce Livre que pour avoir ludans Bzovius qu’Ochin le fit en Pologne, & le dédia au PoUnU "de-Roi (24). Je le répete, je ne doute point que Bzovius dictas, testene débite là un mensonge, & je ne croi point qu’Ochinait jamais prêché la Polygamie. II se contenta, si je neme trompe, d’écrire ce qu’il en pensoit; & s’il l’eût prê-chée en Pologne, l’Evêque d’Amelia qui étoit alors furles lieux l’auroit bien su, & Fauroit bien publié.
(f) Ochin étoit à Râle l'an 1555-.] Cela paroit par lesLettres d’Olympia Fulvia Morata. Salutem dic meis verbistut familit zsr D. Bernardino Ocello quem in Chrifto valdediligo. C’est la conclusion d’une Lettre qu’elle écrivitd’Heidelberg à Curion le 7 jour de Mai 155 j (25). Oursondemeurent à Bâle. II lui fit réponse le 26 d’Août suivant,
& lui fit savoir qu’il s’étoit aquité de la commission : Tuonomint salutavi . .... Bernardínum Ocellum senem dolîis-simum cr fanHifstmum (26). On lit dans une autre Let-tre (27) : Audio Berhardinum Ocellum Senenfem virum stneerechristianum ex Anglia Genevam profugifjè. Cette Lettren’est pas de 1 année 1555 , comme on se le persuade dansla Bibliothèque des Unitaires(28),.mais de l’an 155:4.
(K) Ses Dialogues . . . eontenoient'entre autres erreurs cellede la Polygamie.' ] L’Ouvrage Contient X X X Dialogues,dont le XXI est celui qui traite de la Polygamie. Ochinles composa, & les publia en Italien : Castalion les mit enLatin, & les fit imprimer à Bâle l’an 1563. Quelques Sé-nateurs de Zurich reçurent des Lettres des pais étrangers, ± ' °'qui leur aprenoient qu’Ochin avoit publié un Livre où il ( lS ) p ^' 3enseignoit des Hérésies, & nommément la Polygamie. gçiCela fut cause que le Sénat manda les Ministres : ceux-ci duugato •*déclarèrent, qu’aiant ouï dire qu’Ochin avoit fous la presse Po<-yi a ”“^ is ,certains Ouvrages qu’il vaudroit mieux qu’il fuprimât, ‘ uunlt .’ jìtavoient été l’exhorter de fe souvenir qu’il avoit promis dene mettre rien au jour fans l’aprobation du.Synode. Ils pantmf'fajoutèrent, 1, Qu’aiant su que son Livre étoit imprimé, ita m fi c:lils lui avoient fait leurs plaintes du mépris qu’il avoit eupour leur remontrance. 2. Qu’il s’excufa fur ce que son , f*Livre étoit déjà sous la presse, lors de leur prémiere ad- finis»munition. 3. Qu’encore qu’il dispute pour Lc contre la ->-> tanc s, sPolygamie, on voir assez clairement qu’il l’aprouve (29). jsjm f ll>
4. Qu’ils avoient reçu des Lettres remplies de plaintes con- “ à *** 1 $ jtre les autres Dialogues, & qu’ils examineroient attentive- vold^spment tout cet Ouvrage. Ils exhortèrent en particulier mnP ‘s e &l’Auteur, avant & après la Sentence du Sénat, à éclaircir ‘"'fa »' 1011d’une maniéré orthodoxe ses sentimens, mais ils ne ga-gnérent rien'fur lui. La Sentence portoit (30): GsuoniamOchinus contra loges C? ediâía Magistratuum librum publicajfet s istl
quem satius erat supprimi (31), C7 1 cujus nomine Ecclefia c?
Refpublica maie audit , ideo fe velle z? jubere ut quam primum
ex urbe z? agro Tigurino difeedat. fi 1 "’ i9 ' íY é
(26) Curie»
ibidem ,
pAg, 1 69»
( 27 ) s.g*
( L ) André Dudithius fe plaignit . ... de la rigueur quel'on eut pour ce vieillard. ] Notre Ouvrage n’étant .pas unLivre de Controverse, on ne doit pas trouver mauvaisqùe je dise que Théodore de Beze ne répondit point àDudithius avec assez de bonne foi; il ne chercha qu’àpaier d’esprit, & à jetter de la poudre aux yeux. On enva juger par le parallèle de l’Objection & de la Réponse.Ochinum prtterea narras indiâía causa, hyeme acri, decurfajam ttatesenem cum uxore zsr liberis Tiguro ejeâíum. Voilacomment Beze a raporté l’Objection (32). Elle rendodieuse la Sentence de Zurich par trois endroits. i.P arce
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