PA R THENAI.
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(f Mercure cet te Plainte l’an 16f6. Les Seigneurs de Parthenai sont Chanoines honoraires séculiers de St.tnrurmì, Martin de Tours (c). N’oublions pas que Parthenai est la capitale du petit pais de Gastine,pa S . zi. §r âe la Duché de la Meilleraye (d).
rlikclf' La Seigneurie de Parthenai fut réunie à la Couronne l’an 1411 par le décès de Jean F Al-la France, chevêque (A),â- 14».
roient que le convoi s’arrêtât ou il étoit, jusques à ce quela procession fût passée, ou ii leur procession n’étant pasencore prête à partir ils trouveroient bon que ce convoipassat outre; q u'ils répondirent que l’on pouvoir acheverl'enterrement, &, que leur procession ne partiroit pas si-tôt; qu’en effet elle ne partit qu’une demie heure aprèsque tout le convoi fut passé; que pour témoigner une en-tiere déférence, ceux de la Religion demeurèrent en leurcimetiere, jusques à ce que toute la procession fût ache-vée , & que toutes les tapisseries fussent détendues ; &qu’ainsi on ne pouvoit dire avec vérité,quelle fût rentréeconfuse par la rencontre’du convoi funebre, vu qu’ellen’étoit pas encore sortie, & qu’ellene sortit que long-temsaprès que ce convoi fut passé ; qu'on fut plusieurs joursfans ouïr parler de cette affaire, mais qu’enfin le Baillis dePartenai, esprit violent & échauffé par des boutefeux ,s’a-dressa à Mr. Filleau Avocat du Roi a Poitiers , qui faisoitgloire de persécuter les Protestnns en toute rencontre ;qu’on assigna plusieurs du Consistoire de Partena-i au Pré-íìdial de Poitiers, pour se voir condamner à l’amende
pour avoir troublé la procession ; mais que Mr. de la fa)Meilleraye arrêta le cours de cette injuste poursuite, & je
que ceux-là même qui l'avoient commencée en eurent p^ ri ‘ S ^ unhonte; desorte que la chose en demeura là (2). J’ai retenu de ses Amisles expressions de l'Auteur. à la oam-
Auroit-on répondu avec cette confiance, si la chosen’eût pas été certaine f Voici donc une erreur de faitqui est de notre ressort. Nous laissons au Lecteur la peine ciergé, pat-de réfléchir fur les tempêtes horribles, qu’un Orateur vé- 133 & s» ,v -hément est capable d’exciter pour rien (3).
(B) Cette Seigneurie fut réunie , à la Couronne par le dech lt Mi-
de Jean l'Archevêque.] II avoir vendu cette Seigneurie au ni ft„ i, pa-Duc de Berri , son usufruit retenu tant qu il vivroit . ris tfi r An-
il n avoit aucuns enfans , C a ceste cause l'année de son diêî de c ‘ nedeces Messire Jaques de Harcourt qui avoyt espoufé sa niepee le LeUrl -voulut mettre hors ladiííe Seigneurie, c? Chastel de Partenay , ^ Voicvldm ah il eh fut empesché par les habitant qui se mirent en desense Critiquetsr oectrent ledìil de Harcourt (4). Générale
w du Calvi-
nisme de Míúmbouig , Lettre XXIII, gag, 9 } & sttiv. de la 3 Edition. (4) J c * nBouchet, Annales d’Aquitaine, IV Partit, Chas. VII, selio ra. 137.
(a) Volez, son^Article foi*}
S O U B I S E.
(d) DuCheíne, An-notât. furjes Oeuvresd* Ala ; nCharrier*
(c) Le La-boureur,Ad<lit. auxMémoiresd.e Castel*
naUjTow./,
L05.
(4) Nonmodo in La-tinii efHÌbmab ipfìs in -tunabulis. na»virer operamcicd/jH » fedin Gracisqu'q 11e itttprofetijìi , utGracos auto-res intrépideevohtts.Gyraldus,Eoijì. Dedi-cat. DinlogiII Historia:Poecarum.
(1) Volez, lesNotes sutïes Lettresde Rabelais,
85.
(2) Ces- À .dire le Ducde Ferrare,
PARTHENAI, Famille. Elle a subsisté long-tems ,& avec éclat. Le dernier mâle decette illustre Maison a été Jean de Parthenai-PArchevêque, Seigneur de Soubise ( a ), qui nelaissa qu’une fille, savoir Catherine de Parthenai mere du Duc de Rohan, Chef des armées Hu-guenotes en Fi ance sous le Régné de Louis XIII. On verra ei-dessous un Article pour cetteDame. Quelques-uns croient que les Seigneurs de Parthenai prirent le surnom de P Archevêque,parce qu'ils étoient issus d’un Archevêque de Bourdeaux. On veut même que cet Archevêquede Bourdeaux soit Josselin de Parthenai, mort en 1086, & que Guillaume de Parthenai qui pritle surnom de P Archevêque environ Pan 1100 ait été son fils. D’autres (b) raportent cette ori-gine à un Archambaut Archevêque de Bourdeaux, prédécesseur de josselin; mais comme cetArchambaut aiant été déposé devint Seigneur de Saint Maixent, & que l’on ne trouve aucunepersonne de ce nom, ni aucun Seigneur de Saint Maixent dans la Famille de Parthenai, cetteopinion est peu vraisemblable. ,, La branche aînée dc Parthenai avec tous ses biens, fondit en„ la Maison de Melun Tancarville, dont est issue par alliance celle de Longuevillej & les Sei-„ gneurs de Soubise étoient séparé? de la souche dés environ Pan 1330, que Guy P Archevêque„ frere puîné de Jean Sire de Parthenai fut Seigneur de Soubise. On a toûjours cru avec beau-„ coup de probabilité que ceux de Parthenai étoient de Lezignem, dont ils ont porté les Ar-„ mes, brisées, à cause de la puînesse, d’uné bande de gueules : mais il faudroit qu’ils en fussent„ sortis avant Pan mille, parce que depuis ce tems-là on en a la fuite jusques à Jean l’Archevê-„ que Seigneur de Soubise (r) ” aieul maternel du Duc de Rohan. On remarque dans la Vie dcce Duc imprimée Pan 1667, que fa mere étoit la principale héritière de la Maison deLusignan.
PARTHENAI (Anne de) femme d’Antoine de Pons Comte de Marennes, & fille deJean de Parthenai-P Archevêque & de Michelle de Saubonne (^/),a été une Dame de beaucoupd’esprit Sc de beaucoup d’erudition. Elle fut l’un des principaux ornemens de la Cour deReneede France, fille de Louis XII & Duchesse de Ferrare. Or on fait qu’il y avoir peu de Cours aumonde aussi polies que celle-là. Anne de Parthenai, non contente d’étudier le Latin, entrepritavec tant d’ardeur l’étude de la Langue Greque, qu’elle pouvoit se servir facilement des LivresGrecs (a). Sa curiosité poussa jusques aux Livres de Théologie. Elle s’aquit beaucoup d’habi-tude dans les Saintes Lettres, Sc prenoit un singulier plaisir à raisonner presque tous les j purs fur fjfcfc'ces matières avec les Théologiens. Les Auteurs du tems ne lui épargnèrent pas leurs éloges: mentils prirent P encensoir pour elle mille & mille fois, & n’oublièrent pas de dire qu’elle chantoit aief*'divinement, & qu’elle entendoit en perfection toute sorte de Musique (b). Voíez l’Epitre Dédi- à au rfcatoire que j’ai citée (c). La faveur qu’elle possédoit auprès de Duchesse de Ferrare, & les lu-mieresThéologiques dont elle s’étoit pourvue, la rendront fans doute suspecte de Calvinisme aux Bons QV,,Catholiques qui liront ceci. Mais je ne veux pas qu’ils en demeurent aux simples soupçons : je *eÎì$» dli *vais leur citer un Auteur qui les convaincra qu’elle étoit bonne Huguenote ( B ), §C digne soeur H *‘ l7 °°‘
de
( ó } Qutd nunc mtmortm quahs fis tn dignojccndii & modulandis carminihus , qttali vtnufiate carias éj gratta ?
Quantum dtniqtte tn omni Mufica profeceris id ejus disciplina periti pradicant. idem, ibid.
(A) Michelle de Saubonne.] C’étoit une Demoisellede Bretagne , qui avoit été l’une des Dames d’hon-neur de la Reine Anne de Bretagne. Elle épousa par lafaveur de cette Reine en Tannée 1307 Jean T Archevê-que V du nom Seigneur de Soubise , chef de la Maisonde Parthenai. Cette même Reine la choisit pour Gouver-nante de Renée de France sa fille , Duchesse de Ferra-re (1). On voit dans la III Lettre de Rabelais quelquechose qui concerne cette Gouvernante. „ Monsieur de„ Limoges, qui estoit à Ferrare Ambassadeur pour le Roi,„ voyant que ledit Duc (2) sans l’avertir de son entreprise,, s’elioit retiré vers TEmpereur, est retourné en France.„ II y a danger que Madame Renée en souffre fascherie.,, Ledit Duc lui a esté Madame de Soubise sa Gouver-,, nante, & la fait servir par Italiennes , qui n est pas bon„ signe''. Cette Lettre fut écrite l’an 1336.
(B) Je vais .. . citer un Auteur qui les convaincra qu elle étoitbonne Huguenote.] „Quant à la ville de Pons , le Seigneur» du lieu, cependant que Dame Anne de Partenay fa pre-" nuei 'e femme , & lœur du Sieur de Soubise, vescut,
„ estoit amateur de vertu & de la vérité, ayant tellement„ profité en la lecture des lettres fainctes, qu’à grand peine>, fe fust-il trouvé homme de la robe qui le secondai! avec„ tel zele, que luy-mefmes prenoit bien la peine d'enfei-„ gner ses pauvres subjects, desquels il en édifia plusieurs„ tant de ses Officiers que d’autres en fa ville dePons. Mais„ incontinent après le decez de cette bonne Dame tant„ vertueuse, Dieu lui ayant tellement osté l’entendement,
„ qu’en secondes nopees il épousa Tune des plus diffamées,, Damoiselles de France, à savoir Marie de Monchenu . T heo-„ apellée la Dame de Massy : il lui osta quand & quand dc„ 1e reste de son sens & jugement ; de forte que fans au- g ez e, Bj*’„ tre occasion quelconques il devint deslors en un instant„ ennemi & persécuteur de la vérité, qu’il avoit si bien Tl ” n lf zot,„ cognue & tant avancée (3)”. Pour confirmer ce que Q. „«» !’**Thodore de Beze vient de dire , touchant Tascendant de 199 ,la vertueuse Anne de Parthenai sur son mari, je m’en on i“vais raporter le Passage de Grégoire Gyraldi, où il te- d** s . ^moigne que cette Dame, & le Comte de Marennes sonépoux , s’attachoient aux mém.es études avec les mêmes
pro-