Band 
Tome troisieme. K - P.
Seite
603
JPEG-Download
 

PARTHENIUS. PARTS.

(ts) cìtí

dam Umarqitt (C).

f") Nau-da:us, deAntiquitateScbolaE Me-xico: Pari-fienfís, pag.

(^) Idem ,ibidem*

(0 fwíí

Volumes,

Riolan,Recherchesdes Efcho-les de Mé-decine , par.-7i. , *

(*) La-mê-***>?*&. 170.

( 3 ) Votez, la

\emar:]xe

Précédente,

(4) Linde-nius reno-V 4tUs, pag,490 . Geinettoarque Pan-496. Rio-lan ne faitMention quetrois Vo-famei m

!') Ub. de«latis Oxa-‘orib. '

b]. Plusieurs£*:'»»< den a: ' ,le ont

'°8itacio-

«um_

0 ) Epist.

"“«cupat'“Ornent

Amans. Plutarque en raporte aussi une Histoire. Etiennede Byzance cite 1 ’lphiclus 8c le Propempticon du même Par-thenius. C’est à ce Parthenius que le Giraldi raporte lepassage de Suetone (15). Quant à Parthenius de Nicée,voici ce qu’il en a. dît. C’est celui qui enseigna le Grecà Virgile, comme Macrobe l’assûre. II fit un Livre de Mé-tamorphoses: c’est le Poète Elégiaque dont Artemidorefait mention au IV Livre des Songes ; c’est l’Auteur del’Archelaïde.qu’Hephsestion a citée,& de l’Hercule qu’E-tienne de Byzance a cité, 8c du Livre qui s’intitule Ipar ixkdédié à Cornélius Gallus, Sc cité par Probus le Grammairi en.

II est facile de comprendre que le Giraldi brouille pi-toiablement les choses, & qu’il tombe en contradiction,je ne blâme Vostìus, ni de ne l’avoir pas.critiqué, ni dene l’avoir point cité. La nature de son Ouvrage ne l’enga-geoit pas nécessairement à marquer les fautes d’autrui, &il avoir trouvé peut-être fans le secours du Giraldi tousles faits qu’o n diroit qu’il lui emprunte. Quoi qu’il ensoit, je dois dire que ce savant Italien ôte & donne lesmêmes Livres au même Parthenius dans la même page.II donne à Parthenius de Chios le Traité de Affeâìionibusamatoriis, 8c peu après à Parthenius de Nicée. II prouvepar Macrobe que Virgile a imité le Parthenius de Chios,& tout auffitot il cite Macrobe pour prouver que Parthe-nius de Nicée a montré le Grec à Virgile. Mais il est sûrque Macrobe.n’a parlé que du même Parthenius. Outrecela on embarrasseroit bien le Giraldi, fi on le pressoirde dire pourquoi il prétend que Parthenius Auteur deI’àc»/e n’est pas le même que Parthenius Auteur du Pro-pempticon 8c de Ylphiclus. 11 ne connoissoit le Titre de cesOuvrages que parce qu’Etienne de Byzance les a citezcomme des Pieces de Parthenius. Cette citation ne peutpoint régler leur partage, & nous porte plutôt à juger qu’ilsfont tous de Parthenius de Nicée : il étoit plus conu que

603

les autres Parthenius; c’est donc à lui plutôt qu'aux autres (pO *>que l’on doit attribuer les Livres citez simplement fous ce & >»

nom-là. Aussi voions-nous dans Etienne de Byzance l’Epi- ** er ’ ru »-thete de Qaxaev;, Phocenfis, ajoutée au mot TïapSévioç Par- f X7 ^ lnthenius en deux endroits (16). Cette Epithete insinue que A exá/run.par tout ailleurs Parthenius simplement cité difére de celuide Phocée, 8c que s’il diféroit du Nicéen, on lui eut don- C IS 1 ,%/né le surnom de son pais. Disons en paflant qu’il semble /« f Empereurque Parthenius de Phocée ait vécu pour le plus tard auquatrième Siecle; car Etienne de Byzance (17) le cite fur tH ’ a w

un nom qui fut donné à un peuple à cause de Decentius t’a„frere de Magnentius (18). Disons aussi qu’Athenée, citantun Parthenius qui n’étoit pas le Nicéen, ne le cite Dsl AUien.pas simplement, il lui donne poar caractère de distinction pa S .\sj 'é toS A móeov (19), c’est-à-dire, fils de Denys, selon D ale- dr jor. 'champ, ou Disciple de Denys, selon Voísius (zo). Ce Par-thenius étoit Auteur d’un Ouvrage intitulé orepì rm xcepk (2°) Voflïus,roïç fçopixeiïç Aé|eiav £ífr ovpíévm , de vocabulis quafitis apud hifto-■ ricos (21). Voffius l’a cru Disciple de Denys d’Alexandrie iiZc.f’ 1 /’Grammairien célèbre, qui a fleuri depuis Néron jusques àTrajan. (21) Ath en .

Si l’on me demande quel est le Parthenius que Lucien Ltbr. x 1,cite en nommant quelques Poètes qui se répandent dans t a s- 4<>7.les détails, je répondrai que Casaubon juge que c’est-lemême qui dédia un Traité à Cornélius Gallus (zz), c’est- sail ^à-dire, Parthenius le Nicéen. G'uxçoq. ...xukat n oiyrìn Suetòn. ; nav , wapseûsï tòv TúvtuAov , xuì tòv I ’t,£ovx, xoìt Ttrvòv , xuì rovç Tîber. Cap,itMovç. et bè Xlxpiévtot;, î) Eù<popíojv, y KeeMt/'CX%oç ëteye, nétrotç LXX.av díet ’éireei tò VSup ìt%pi. 7 tpòc tò %e 7 áoç tov Tavrút.ou rsyaysvi ii-tu Kátrotp ca li’íavce sxvíjcs. Homerus . . . quamquam efi pdé- ( 2 0 Eucia-ta, Tantalum, Jxionem, Tityum, altofque perturrìt. At jiParthenius, vel Euphorion , vel Callhnachus eadem traâlaret , Historia’quàm mttltìs put as verfibus aquam ad labia usque Tantali Tom. /,adduxiffet, Deinde quàm multis idem Ixionem volutajfet (23). t A í- "*.704.

PARTS(Jaqjjes des) en Latin de Partibus , vivoit au XV Siecle, ôc fut Médecindu Duc de Bourgogne Philippe le Bon, & puis de Charles VII Roi de France (a). Quel-ques-uns disent qu’il étoit natif de Tournai, mais d’autres le font Parisien {J). II fut Chanoi- Dm ,ne de PEglife de Paris (K), & Chanoine & Thréforier de l’Eglise de Tournai (c), & il mourut l'Anieudans cette derniere ville environ l’an 146s (J). Ce fut l’un des plus doctes Médecins de ce siTo^’aSiecle-là, 8c il sit des Livres qui ont eu pendant long tems beaucoup de réputation (B). Jedirai ci-dessous (e) que quelques autres Médecins ont été ses Plagiaires. II est le prémier quiait écrit touchant la fievre pourprée (/). Les baigneurs de Paris voulurent l’assaíìiner, parce uuZZ-qu’il confeilloit au Magistrat de ne pas permettre l’usage des bains en tems de peste ( C). ?» ( c l-

(e) Lindenius rénovât us, p ag. 490. (d) B-iolan, Recheiches fur les Eícholes en Médecine de Paris & de Montpellier,^». i 9 j.

(A) Quelques-uns disent qu il étoit natif de Tournai, maisd'autres le font Parisien.^ Mr. Mercklin s’est déclaré pourla premiere de ces deux opinions. Voiez-le à la page 490du Lindenius renovatus. Riolan s’est déclaré pour la secon-de, 8c il a même emploié ce fait pour prouver que Ja-ques Ponceau étoit de Paris. ,, saques des Parts estoit na-„ tif de Paris , ses Oeuvres (1) ont été imprimées par lej, foin de Jaques Ponceau, premier Médecin de Charles„ VIII. étant revenu d’Italie, 8c aux dépens du Roy.„ Janus Lascaris, qui a fait la Dédicacé du Livre à Jac-», ques Ponceau, l’appelle Patriotam de Jacques des Parts,,, 8c ejuídem artis Professorem (z).,, Ce qui pourroitfaire croire que ce Médecin de Charles VII. n’étoit pointnatif de Tournai est que les Bibliothécaires du Pais BasSwertius, 8c Valere André Desselius, ne font point men-tion de lui, quoi qu’il fût si capable de faire honneur àfa Patrie.

(JS) Il fit des Livres qui ont eu pendant long tems unegrande réputation. ] Le principal est son Commentaire surAvicenne. II fut imprimé à Lion aux dépens dn Roi 8cpar les soins de Janus Lascaris (3) apud Johannem TrechselPan 1498 en 4 volumes in folio (4). Quelcun a débité queles Médecins de Paris cachèrent ce bel Ouvrage, afin queles Etrangers ne s’en pussent prévaloir. Cui (Jacobo dePartibus ) 7?, quemadmodum Tdcttus (f) Cetfari concedatis,utpropter magnitudìnem cognitionis (5) occupationes rerum,£?* seeuli fui fatum, minus eloquentiâ ejfecent, quàm divinumejus mgemmn pofiulabat, habebitis alioqui virum tam telebrem,tam eruditum, tam copiofum , ut non veritus fit ajfirmareJoannes Agrìcola Medicus Germanus (J), „ majores vestros,,, qui bu s commentum illud ingens 8c vastum in Avicen-,, nam primum obtìgerat, Centura annos perpetuos apud,, le, clam, & secret o continuisse , nullisque nationibus„ aliis hoc communicari sustinuisse , priusquam secula„ quaedam annorum •xspmì.oiiévw revoluta estent". Sedquídquid fit de hac historia, vel potius ex subduâla temporìsratione non ineleganti fabellâ, hoc loco mïhi venit in mentem,quod narratur de veteris Roma tam catis, esr cautis furifcon-fultis, qui fafiorum , dierumque fingulorum rationem ptnes semios efi'e voluermt, donec iwventus est quidam fcrìba CneiusFlavius , qui fastos ipfos populo edifeendos proponeret, suorum -que magifirorum tam arcanam , occultamque sapientiam com-pilaret, ac pervulgaret (f) : inventas est enim tandem JanusLascaris e Paleologorum familia Princeps Conftantinopolitanus,qui hoc univerfs. siïedtcina Sacrarium , hoc , fi Diis placet , tec-tum ez involutum non Eleufiniarum , fed Pariftënfis JEsculapiimyfierium , symmifits omnibus, omnibus medicis rejeravit,aperuit, communicavit.

TOM. III,

Hoc autem Imperium , quod Jacobtts de Partibus ab ils om-nibus , qui illum pracejferant légitimé delatum obtinuit ; illudidem diverfâ ratione joannes Ternelius omnibus , qui eum fe-cuturi funt , ita prmpuit , ut non folum Medicorum fecu-li decimì quinti Princeps (6) 8cc. II a falu alonger cetteCitation, afin qu elle pût servir de preuve au Texte decette Remarque.

Entre les autres Ouvrages de Jaques des Parts mention-nez dans le Lindenius rénovants, je marquerai feulementces deux-ci : Summa Alphabétisa Morborum ac Remediorumex Libris Mefiu excerpta. Inventarium feu Collettorium re-ceptorum omnium Medicaminum , Conftíïionum , Pulverum ,Pilularum, Emplastrorum , Unguentorum , esr Oleorum , valiorum cuivis ufui reservandorum. L’Edition de ce der-nier ne marque ni le tems ni le lieu de l’iinpreision (7).

(C) Lesbaigneurs de Paris voulurent l’assassiner,cyc. ] Toutle passage que je vais citer de Riolan est curieux, 8c peut

servir à cet Article, c’est pourquoi je ne le mutile point.

„ Je ne puis souffrir que Fracasior, Médecin, Italien tres„ doóle, parlant de la fievre pourprée, en son traité de„ Morbis contagiofis , dise qu’elle n’étoit pas connue en>, France l’an 1529, lorsque André Naugier, Ambassadeur,, pour la République de Venise, mourut de cette fievre„ à Blois. Je puis vérifier qu’elle est décrite au commen- \,, cernent du Siecle 1500 par Sebastianus Montuus en iès,, .Opuscules,8c qu’à la fin du 14siecle(8),un Médecin de„ Paris, nommé Jacques des Parts, en a le premier écrit,, assez clairement 8c doctement, employant la saignée„ pour sa guérison. C’est luy mesme qui dit que de son„ temps les bains 8c les estuves étojent si communs à Pa-„ ris,qu’ayant conseillé aux Magistrats de les défendre en„ temps de peste, les baigneurs estuviers voulurent l’as-„ sassiner, s’il ne se fust sauvé (9).

Riolan allégué en suite six Vers Latins d’un Italien nom-mé Brixianus, qui loiioit la ville de Paris pour les bains erestuves au commencement du XVI Siecle; 8c vous trouve-rez dans Pierre Matthieu (10), que lors que la Reine fit sonentrée à Paris en 1466, on dressa quatîe bains pour elle 8cpour les Daines chez Jean Dauvet prémier Président. -Ilmet cela (11) au nombre des voluptez de Louis XI, peucommunes C? peu connues aux Roys de France ses prédécesseurs ;il croit que ce Prince en aporta la coufimne de Flandres ,8c il cite Philippe de Comines qui a mis les bains entre lesdi solutions que la paix avoit entretenues au pays bas. Mais ceque j’ai raporte de Jaques des Parts fait voir qu’ils croientfort eh usage à Paris avant que Louis XI revint de Flan-dres.

G ggg a

(6) Nau-dœus, deAntiq.Scholrc Me-dia Parilîpu;, 48 iyfequent.

(7) Linde-nius reno-vatus,

49i.

(S) II fuhhdire le XK

Naudé, deAntiq.Schol. Me-dic. Paris.pag. 48 , faitU m'emeFaute,

b°) Mat-tlneu, His-toire deLouis XI,

commence -Wíttî, pair,m, 27 j.

(u)

me , Lìvr.XII,p, 7Z7.