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séniíle qui a publié quelques Lettres du Prince de Conti s’est exprimé bien plus forte^nent. Ilà dit que Pighius ne peut être regardé (c) que comme un pitoiabíe 'Théologien , puis que c’est un .homme à qui la Théologie de St. Augustin a esté Jujpeiïe-, Un homme qui conseille st ceux qui voudront (d) mìapprendre la vraie doctrine du libre arbitre , de lire plutofl les autres Ouvrages de S. Augustin , que ceux verrms uqu'il a écrits contre les Pélagiens &c (d). Je raporterai quelques Remarques qui ont été faites con-tre Jean Gerhard , & qui contiennent des particularité? assez propres à cet Article (A), & jen’oublierai point de, remarquer que Pighius est accusé de Plagiat ( G), & que ceux qui ont écrit
con-
fuite de upassage dantla \cmar-
que (G) versU fin*
(c) Vtn'íZ. à U fin des Lettres dd Prince dé Conti au Pere des Champs, imprimées l’an tSSs, le Traité qui a peur Titre
St. Augustin justifié de Calvinisme, pa£. m, iSi.
( F) Je raporterai quelques Remarques qui ont été faitescontre Jean Gerhard , e? qui contiennent des particularisez, as-sez. propres à cet Article.] L’Auteur de ces Remarques étoitd’Utrecht ,8c Avocat de profession, 8c se nommoit Gisber-tus Lapprns à Waveren. II les envoia à Nitiuíìus qui les in-séra dans son Hypodigma imprimé l’an 1648. Elles font uneCritique piquante d’un passage de Jean Gerhard Professeuren Théologie à Iëne. Le passage est au Tome V desLieux communs de cë Professeur, à la Section XIV oùl’on réfute laXIV marque que Bellarmin a donnée de lavraie Eglise , savoir que ceux qui la combatent meurentmisérablement. Jean Gerhard rétorque cela contre Bellar-
guoit, 8c un assez grand faciendaire (d). Je me sers de cevieux mot,qui me paroît expreffif,& que j’ai trouvé dansde bons Auteurs qui vivoient au commencement du XVIISiecle (2,9). Je voudrois qu'on l’eût conservé, & je m bé-tonne qu’il ne soit pas dans Nicot, ni dans Monet, nidans Furetiere. Mais il y a plusieurs autres mots aussi no-tables que celui-là qu’ils n’Ont point conus.
§ (--) Ce mot vient de l’ítalien facenda, à’oòfacendaro,autre mot Italien, qui répond au François faciendaire. Delà vient qu’encore que ce mot ne se trouve ni dans Nicot,ni dans Monet, ni dans Furetiere , on trouve pourtantfacende dans Oudin, plus nouveau que les deux premiers:
fr») Mon fi- •
nu rleffisMornai s’citsert quelque*
soit.
min, 8c parle de la mort infortunée des persécuteurs de la facienda dans le Dictionaire Espagnol François 8c ItalieiíReligion Protestante, 8c met Pighius en ce rang-là. Eodem - ----- - ^ " - ----
anno C HRISTI c\o Id xliii, dit-il, mortuus est Al-bertus Pighius, Papatâs defenfor non postremus; de quo ficri-bunt , fuisse illum in tumultu oppreffutn , in magna homtnumfrequentia , unà eum pecunia, quam à Papa, & Cardinalibuspropter operam fuam, in causa Pontistcia defendenda collatam,acceperat. Le Critique prouve par les paroles de Paul Jo- arbitre par la liaison de la connoiflance de Dieu 8c de la(zì) Volez, la ve dont je me suis servi (23), que cette chute d’un pont Ap Ti avoir trouvé cette métho-
ìmpnme in 4. â Geneve 1671. Du reste , le mot mêmede faciendaire se trouve dans Pafquìer, h 6. ch. 12. de sesRecherches. Rem. Cr.it.
( G ) Pighius est accusé de Plagiat. ] C’est Calvin qui l’enaccuse. Les Listes qu’on a vues jufqu’ici des Plagiairesn’en disent rien. Pighius commença son Livre du franc
"Rem. {A).
ï* 4 ) Gis-bertus Lap-pius à Wa-veren, apudNihusium•n Hypo-digmate,
$■ 339 , 3 + 0 .
(25) Idem,Ibiàtm,
apartient à l’an 1530 , 8c qu’elle ne fit point périr AlbertPighius. On ajoute que la libéralité du Pape envers luiest postérieure à l’an r530, desorte qu’au pis aller il n’au-roit pas pu être écrasé sous les ruines de ce pont avec sonargent, comme le supose le Théologien d’Iëne. On faitvoir après cela qu’Albert Pighius Prapofitus &■ Arch'tâiaco-nus Ecclefia Dìv't Johannis, liber Dom'mus in Midrecht, Wil-nes, Cudelsteert, Zevenhoven , Tamen-, Dom'mus in Achtien-hoven, Blocklant, Nuythoorn (24), mourut bien muni desSacremens de l’Eglise , 8c avec une très-grande présenced’esprit le 26 de Décembre 1542, dans une maison magni-fique qu’il possédois à Utrecht, liltrajeêïi in ad'tbus cíau-stralibus, quas in immunìtate collégial d Ecclefia Divi Johan-nis magnifieas pojstdebat (25 ). Cette date du jour, 8c de1 an,est contenue dans la Lettre queJeanVorstiusdeLom-beca, Doien de la Cathédrale d’Utrecht, 8c l’un des Exé-cuteurs du Testament d’Albert Pighius, écrivit le 29 deDecembre 1542 à Gérard Hamont Prieur de la Chartreu-se de Cologne. On donne un Extrait de cette Lettre. J'ytrouve une particularité conlidérable. C’est que Pighius sesentant piqué au vif par un Ouvrage de Sucer, en fut si
connoiffance de Fhomme. 11 avoir trouvé cette métho-de dans l’Institution de Calvin, £c il s'en servit sans reco-noître d’oìi il l’avoit prise. Calvin le blâme d’eh avoir uséde la sorte , 8c ne comprend pas le fondement d’une íìgrande familiarité. 11 n’en trouve point d’autre que ledroit de prescription , vû qu’il y avoir long-tems que Pi-ghius exerçoit cette pillerie. Miror quafronte ausus fuerit,niella mû mentione faíìa , tam famìliariter fumere âe meo li-bro , quod in fuum tranferiberet. Neque enim quo jure id fa-ciat, video: nifi forteprafcriptìonem obtendat, quia fie ficerepridem folitus stt. Nam in magno illo libro , quem adversesnojìram confejstonem edidit , intégras supe ex lnstttutione mea,paginas , ubt vifum est , inférât , ac frn commodo Jic adaptai ,quasi aliunde non fUmpstjfet. Velim nunc sûre quo jure aut tì-tulo mea fie pro fuis usurpes. Si qua magna estes inter nos m-cejfitudo , ego hanc confidentiam atmeitia non difstculter concede-rem. Sed nunc huic venta non est lecus. An quia hoftis fiem ,se jus àireptionts in omn'ta mea habere putat! At hoc prada ge-msnullo, nec jure, neemore, defendi potest, Unus ergo pré-textas restât , homïnt doblo potuiste non minus ventre in mententqua dixeram , quàm mihi pr'ms vénérant. Sed kùlores cbfecro,fi tantum habeant oût , ut caput prirtfum libri Pighiant curti
, - - ^ - - , ..—... oeil ,
éiriu que nonobstant fa maladie il travailla tous les jours a pstjno ìnfiìtuttonh capite conférant. A f ìhìl dìco: nifi quodfa justification, fans que les remontrances de personne ga- non fine risu ac stomacho perspiciest nimis perditam hominisgnaffent sur lui qu’il eût plus d’égard au mauvais état de ìmpudent 'mm. <sjuòd st ulterìus pergere libeat, percurrant qua
fa santé. II ne voulut jamais interrompre la compositionde fa Réponse à ce Livre de Bucer, 8c cela fut cause qu’ilmourut plutôt. L’Ouvrage demeura imparfait, 8c fut im-primé pourtant (26). Voici les termes de la Lettre duDoien ( 27 ) : Hoc adjiûam , prafatum Prapofìtum, D. Pì-Lutheti, - ed gbium, libelle quodam , nomme Buceri emijso , quo eum aertuspmxit, ita, durante sua agritudìne, fitiste commotum ,utmd-lâ perfuafione induci potuerit , ut aliqua sua valetudinis habitaratione , Apologiam quandam refponfivam edere, er indies feri•lere, voluerit omittere. Quam quidem , inchoatam tantum ,
{z6) Volez.Còchlaus,in Actìs
anrt. 1542,folio 777/322,
(27) Apud.Nihusium ,in Hypo-digmate,340.
de JitJhfiautone iraùiat in altéra illo opéré, & ad fextum In-fiitutioms mea caput exigant ; mirum fi bilem continere queant .Neque enim clancuium furatur aut carptim : neque arttficio te-gere ita studet suas rapinas , ut apud je natum videatur, quodapud me legit , fed ita palam mea ad verbum récitât , ut videct-tur paginas ipjas totas pigritìa astuiste, quo describendi laboremfugeret. Si fateretur authorem, eum dicerem mutuari : nuncquid causaripoteft, quo minusplagiarius palam vocetur (30)?Vous voiez qu’on l’accuse d'avoir volé mot à mot des pa-ges entieres de l’Institution de Calvin, pour les coudre à
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debite que les Cardinaux donnerent bien de l’argent à Pi- mais les Ecrits de l’autre Parti, 8c quighius, on répond qu’il y a beaucoup d’aparence qu’ils ne lui bon tout ce qui se publioit contre la S<
marquèrent qu en belles paroles leur estime, 8c leur bien-veillance. On cite deux Lettres, l’une du Cardinal 8a-dolet sente l’an 1539 8c l’autre du Cardinal Marcel Cer-vm eente de Rome le 27 d’Octobre 1542. Sàdolet assurexvmert Pighius qu’il le recommandera au Pape 8c aux Car-x/iZ/è C erv in promet de représenter au Pape les servicesï v , rnít b / oins âs Pighius, 8c proteste que s’il pouvoit luifournir de quoi satisfaire ses créanciers, il le feroit de bon
plaire a ceux qui
uì recevoient pourSecte ProtestanteMirabitur quicunque leget, unde tantus homini stupor: qui ni -hil veritus fit , tn ipfo statim vestigio deprehendì. Ego verbdum omn'ta bene reputo , habeo quod pro hominis excufatìonedicam : eum ficuritate magis quàm socordta , id fecijse. Satisenim habuit , fi modo Us placeret, qui non m'tnorì reì'tgione ànoftris abstinent, quàm facilitate omn'ta laudant ac mïranmr >qua nos quovis modo impugnant '(31). Notez que Calvin ne
(«) nid.
^■ 3 ^, 343 .
c nuit" ct/'»// iaUSraire - l£S cr l eancl l ers ' !Me íeroit de bon reconoît pas que ses Ouvrages aient communiqué à Pi-snlvendi sarultn, atUmt *1 aì - lel jum tuum, fi ejus dif- ghius quelque portion d’Orthodoxie, 8c qu’il le traite de, ■ Prostate estet posttá, non laborares. Et Pélagien. Hoc tottim non modo Pelagii fcholam redolet , fed
tamen , quamvts S. S. D. N. multts magnifique hoc. tempore '
tmpenfis fimul gravetur, non deero, tua mérita ataue nécessitates commémorant ©• juvare rem tuam familiarem , quantumpotero (28). ssnhn on remarque que Pighius s’étoit anauvri dans la poursuite de plusieurs Procès, dont le principal
íhr rplni sm’il soutint vieourpnsempni- P 1
f30) CalvinRelpons.contra Pi-ghium delibero arbi-trio, p. 140Opuscul.Tljéoldg,
est Pelagiana impiesatis magna ex parte profejjh (32 ),-- Quòd autem loties eum Pslagianis nihil fie habere com-mune jaéìat , nefeio quos hic Pelagianos comminijcatur. Nequeenim tantum cum iis , quos deferibit Auguftims , multa habetfimilia, fed eorum quibufiam multo est deterior. --__ )
fut celui qu’il soutint vigoureusement contre l’Empere/r , ^’Jì^cU»U»r iûs^rsffra T^stXll& contre la Cour dé la Province, qui lui contestoient la lagio d'tsjungere conatur Pighius, cujusfiocietate eum tlstri i m -haute jurisdiction de la Prévôté de saint Jean. plkitum-tam aperté demonstravimus : aut nos Manichao afir
, Q u ® n ^ on fuit de prés toutes ses démarchés on ne peut que hareticis adjungere, à quibus non minus difíìdemus ’ '
sempecher de dire, que cetoit un homme qui s’intri- ipfe ab orthodoxe Ecclefiufienfiu (Z4). ^ ' T**”*
TOM.ui, y m;
(st) litre
ibidtm.
(îa) Idem,
iûd. p. 163 ,
164.
(33) Idem,ihii. p. 18Í,col, I.
(34) Idem,stii. p. i-t „cot. I,