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Tome troisieme. K - P.
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PIN, PINCIER. PINEAU.

7*7

(s) A la

t*í‘ 103 ç.

(7) Elle estIV Livredes Lettresde Sadolet:,ï a Z» 150Edit. Lugch*ÍÍ4 r» S.

*

(4) In Cœ-nobio He-tttienjî.

(t) Ex Epi-tome Bi-blioth. Ges-sterì, pag.LIL.

fi) Là'Tnê-485 .

(4) Carnu-tensis, &*0» pas Cor-nutensis,

comme dansDiaudius ;ou Camu-teníïs a com-ft** dansïÀ n-denius reno-vatus.

(r) Lisez.ïiaasi.

(A Severi-Pinaeus,*» Prafau adLe 8 orem tM* rr.

lui (C). Je ne saurois dire en quel tems Du Pin fut fait Evêque de Rieux, ni quand il mourut :je fai seulement qu’il jouïíToit de cet Evêché en 1730, & qu’il n’a point passé i’année ipj8 (Z)).

( C ) Catel - -■ a fait un Anachronisme pitoiable en par-

lant de lui .] Consultez dansses Mémoires de l’Histoire duLanguedoc (6) le Catalogue des Evêques de Rieux, vousy trouverez Jean du Pin deux dégrez plus haut que PierreLouys de Voltan Evesque de Rieux en Van 1 jij.

(D) Il joiitffoit de cet Evêché en 1530 --- il ria point

pajfé Vannée 1538.] Le prémier de ces deux faits se peutprouver par une Lettre que Sadolet écrivit Pino RivenstEpiscopo le 1 de Mars 1530 (7 ) : elle contient de louanges

exquises de notre du Pin , auquel l’Auteur envoioit unExemplaire de fa prémiere production qui étoit un Com-mentaire fur le Píeaume XC. Le second fait se prouvepar les Vers d’Hubert Sussanneau in ohitmn Pini RivorumEpifc. curh interfuistit tjus funeri. Us font au feuillet 41verso des quatre Livres Ludorum de cet Auteur à l'Editionde Paris apud Sìthonem Colinsum 1538 in 8. On aprend làque les funérailles de ce Prélat furent faites à Toulouseavec une grande pompe.

PINCIER (Jean) naquit à Wettera au Païs de Hesse l’an x fzi. Il étudia à Marpourg*

8c puis à Louvain, en fuite à Paris, à Zurich, 8c à Strasbourg, 8c fut Ministre de l’Eglise Pro-testante de fa patrie pendant plus de trente années. Apres quoi il exerça la même Charge dansun autre lieu (a), jusques à ce que les infirmités de la vieillesse lui fissent demander d’être dé-claré emeritus. Aiant obtenu cette faveur, il se retira à Francberg où la femme avoit' une mai-son. 11 y mourut le z6 de Janvier ifpi (b). II publia quelques Ecrits 8c il mérite une placeparmi les Auteurs Pseudonymes (A). II fut contraire aux Luthériens quant à la doctrine de kuchlin,l’Ubiquité, & de la Réalité. J’ai dit ailleurs (c) qu’il étoit beau frere d’Hyperius. amhn^*)

(b) Tiré de l’Epitapbe que fa fi’le ér Jaques .Altsteten son gendre Ministre de l’Evangile lai dressèrent .

On la trouve dans le Delicúe Itinérant de Nathan. Chyrrxus, pag. m. S; r.

(A) Il publia quelques Ecrits, zy U mérite une place par-mi les Auteurs Pseudonymes .] II publia deux Livres fousle nom d’Helias Palingenius, l’un a pour Titre Dipnofo-phistica Tragœdu procatafirophe traVians ZV explicans controver-stam de Corna Domint , -a Genève 1569 in 8 ; Vautre s’intituleElenchus fana de Euchariftia doôlrins atque fidei ab incom -mutabil? tam fententiarum quam connexionum veritate inf-truiïus ad Augufiinipretscriptum à Heidelberg 1575 in 8(1).Voila ce que je trouve dans l’Epitome de la Bibliothèquede Gesner, où l’on conjecture qu’Elias Palingenius est unfaux nom; mais on n’y dit pas quel étoit le véritable. Ony marque dans un autre lieu (2) que Jean Pincier écrivitun Livre docte & pieux de Cxna Domini, qui fut imprimé

(3) Hospiri.Histor. Sa-crant. Tom.II, pag. 480»

à Baie in 8 : ce fut l’an 1561, à ce que dit Hofpinien (3)*

L’Epitaphe de P Auteur nous aprend que les deux Livres,qu’il publia fous le masque d'Helias Palingenius furent im-primez à Heidelberg , & que son Antidatas fut imprimé àGeneve premièrement avec le nom de Johannes Pincierus,

& puis fans aucun nom (4). Mr. Placcius n’a point parléde ce Pseudonyme , & Mr. Bailler ne l’a point mis dansson Catalogue. Je pense que cet Antidatas est le mêmeLivre dont nous trouvons le Sommaire dans Hospi-Uien(5),qui dit qu’on le réimprima à Heidelberg l’an 1575.

II observé (6) que VElenchus fut imprimé la prémiere foisà Neuslad l’an 1575, & puis à Heidelberg l’an 1583.

(5) Hospin. Historia Sacramentaria, Tom. II, pag. 602. (6) IdemiUd. pag. 604,

(4) VolezT Épitaphe dePinc'cr dansNathan.Chytrxus,Délie. Iti-nérant , pag,.6ji, 6 ;z.

PINEAU (Severin) en Latin Pinœus , natif de Chartres (s), publia à Par's, où ilexerçoit la Chirurgie, un Livre Latin en 1798, qui a été réimprimé pluíìeurs fois (£). 11 y trai- (b) Lînde-te des marques du pucelage des filles, 8c c’est aparemment ce qui a donné le plus de cours à cet nius reno *Ecrit. On assure que la Traduction qui en fut faite en Allemand , 8c publiée' à Francfort versle commencement du X V 11 Siécle, fut proscrite par les Magistrats (A) : ils ne trouvèrent pas s Ed " ions -bon que ces matières fussent traitées en Langue vulgaire. L’Auteur composa d’abord son Livre ( c ) Horace,en François, ÔC le voulut publier en cette Langue ; mais quand il eut vu que les essais qu’il en od. i m ri \montra à quelques personnes, ne servirent qu’a les exciter ou a des discours lascifs, ou a de mau-vaises plaisanteries, il résolut de ne s’adresser qu’aux gens doctes (B) ; 8c il mit à la fin de fa Pré-face ces Vers d’un Ancien (c): Odi profanum nmlgtts , 6? arbeo: Favete linguis: carmìna

non prius Audit a , Mufarum sacerdos Firginibus pueïifpue canto.

(A) On affûre que la Traduâîion - - Allemande de

son Livre fut proscrite par les Magistrats .J J’aprens cetteparticularité dans une Lettre qui fut écrite à Goldast , &qui est la C L XXII du Recueil imprimé à Francfort en1688. Un de ses Amis nommé Segeth , lui écrivant deHanaw le 5 d'Août 1607, 1 e prie de lui acheter cette Ver-lìon quoi qu’elle coûte, Lc il marque qu’il souhaite d'au-tant plus de savoir , qu’il a ouï dire que le débit en avoitété défendu. Si in libellum quendam Severini Pevini ( i ) dedignofeendis virginibus e Gallìca in Germanicam linguam verfumincidas , eum mihi quoeunque pretio compares , quod cmn gra-tiarum attìone reddetur. Audio isthic apud Spiejstum exeufum ,e? interditium ejus vendïúone, quodfateor mihi calcar addiditad pofdndum.

( B ) ll composa son Livre en François , ■ & le voulut

publier en cette Langue ; mais quand il eut vu - il résolut de

ne s’adrejser qu aux gens doâles. ] Son intention étoit bonne sil avoit dessein de rendre service aux Juges , qui se trou-vaient fort souvent embarrassez dans certaines causes où lesexe étoit complaignant, tantôt d’avoir encore sa virgini-té, tantôt de ne l’a voir plus. Au prémier cas on se plai-gnoit d’être mariée à un impuissant, & au second d’avoirété violée. 11 pouvoit y avoir de l’abus dans ces deux es-peces de plainte : il pouvoit y en avoir aussi dans l’infor-mation du fait ; car ou bien les Matrones, 8e autres Ex-perts nommez d’office pour visiter les parties, ne conois-àent pa S assez la nature , ou bien ils ufoient de tricherie.Voilà pourquoi le Sieur Pineau fe crut obligé de faire partau public de lès découvertes, Le de les rendre intelligiblesà ceux qui n’entendoient pas le Latin, Mais d’autres raisonsle firent changer de dessein. Voici ce qu’il nous aprend (z);Te autem monitum volumus ( amice leâlor ) hoc opujeulum pri-mum nos Gallicum feciste , , ficque in publicum proditurum de- ‘

crevijfe ad eorum sublevattonem , qui juâicihus & parentibnsreferre debent de conformatione naturalt, aut vitiata pudendo-rum virginum nuptarum aut innifptarum , quarum ha maxi-mum vim àprocis integritati sua : illa vero nullam à maritisaut faltem fponfis itnbecillioribus fatuis illatam fuisse conque-runtur. Se d cum primas delineationes quibufdam expofuijfemus,cognovijfemufque horum altos ad lafciviam , altos ad vanilo-quium cr procacìtatem potius quam ad frtiílum aliquem ex eofibi or rêìpublica utilem colligendum expetere , inftituti nostrirationem mutavimus , atque in fermonem Latinum converti-mus, philiatrifque salis & literatis hominibus devovimus Hora-tii exemplo impulst (3). Notez que son Livre comprenddeux Parties. Dans la I, il examine les marques de la vir-ginité ; & il soutient dans la 11, qu’il y a deux os (4) quise séparent lors que les femmes accouchent. II exhorte lesMédecins &les Chirurgiens à se souvenir de son Hypothè-se ; soit afin de faciliter la disjonction de ces deux os; soitafin de les rejoindre après que Pensant est né. Proptereamulieres in utero habentes, <tsr pueras adhuc in eo degentes dcfabulantes non fie negligendos este hortamur , fed omni auxiUoZV arte juvandos , ut non minus faltem diligentes fe prabuiste juiltet 1684"videantur Medici çr Chirurgi in partibus dilatandis , per quas pag. J3J . 'exit fœtus de utero matris , quam quum editus est , in iijdemconstringendis folliciti funt. G^uod fit apte cv convenienter , stmedicamenta emollientìa qua voles forma parata symphyftbuspr&diêlorum ojstum pubis er iliurn adhìbita fuerint , ut naturadocet , atque ipsamet quantum potest , prastat. Glus. ostd his infymphyfibus adeo vehementer constriSla funt reliquo. vit s tempo-re, ut citius alibi, puta, in medio fui frangerentur , quam àcausa quadam procataróïica ab invicem diducerentur , qua ta-men t empare part us diftrahuntur (5).

0 ) II ma

ici les Vers

<P Horacereportez, à Ufin dit Corpsde cet Arti-cle. L’apli.cation de usVers est con-forme au Ti-tre qtf on Adonné à unLivre Deorganis gg.netationis.

On Ta inti-tulé SacraEleusiniapatefacta.

Voiez, les

Nouvellesde la Rép.'des Lettres.

mats prenezgarde queReunerusRolstncius'st l'Mu-

’ear de ce U-’cre ne 1 V«-titttla pas dela forte, ctfut par untour de Li-brair.

fin Ouvrage fut produit comme nouveau fous ce Titre-là l'an 1684, f ans nómd'

(4) Vos pubis, ir T os iiiur». (í) S. PinsEUS , in Praf. pag. 21 , j 2 . '-duttur.

PINEAU (Gabriel d u) en Latin Pinelks, Conseiller au Préfidial d’Angers, a été unhomme célèbre. II mourut à Angers l’an 1644, dans fa soixante & treizième année (a).

(a) Voiez. Mr. Ménagé, Remarques fui la Vie de Guillaume Ménagé ,pag. 333, où il donne k catalogue des Livres publiez. ,& non publiez., de ce Pineau.

PINET