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Tome troisieme. K - P.
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des chimères bien extravagantes fur la Généalogie de quelques Maisons (C) ; Ce que son a leplus estimé entre ses Ecrits est la Traduction de Pline {D).

(i) ApuiGaleatum àPrato.

(t) ApttiGervajiumAlliot.

(is>) vre-

lincourt,Répliqué àla Reípon-fcdeMr.deBelley, pag.w. 37 °. 371 .

(20) Votez,la "Rem. (c)oie V ArticlePARRHA-SlUS.

(«)LeLa-ooureur,Addit. _ auxMémoiresde Castel-Tom,Plopag.iii,

(22) Là-

(23) Jem'i-tnagine qnete Comte deSault étoitPm de ceuxdont Du Fi-net veut par-ler dam fapréface de laTraduBionde Pline,quand il dit tdurantquinzemois quej'ai luéaprès le la-beur de cetteVersion , j’ayesté sou-vent mala-de & presséde quel-ques affai-res pour leserviced’aucunsgrandsSeigneurs àla dévotiondesquels jefuis.

ï, Tant s’en faut que l’on ait honte parmi vous de ce li-,, vre qui convie les Marchands au son de la Trompette,„ que l’on ne cesse de le publier 8c de l’exposer en vente,i, J’en ay veu jusques à trois éditions de Paris. La pre-„ miere est de l’an 1520, qui a esté souvent.citée par les,, nostres. La seconde est de l’an 1545 ( j). Et la troisié-

me est de l’an 1625 par celui-là mesme qui imprime vos„ livres (J). J’ay parmi mes livres sédition de 1520. &,, celle que nous avous ouy publier l’an 1625. Je les ay„ confrontées 8c les ay trouvées conformes. Et parricu-,, lierement ces paroles qui crient vengeance devant Dieu.,, Et nota diligenter quoi hujusmodi gratta or dispensationes,» non concedmtur pauperibus , quia non sunt, ideo non pos-,, sunt consolari. C’est-à-dire, Et notez, diligemment (8c de„ fait la chose le mérité) que de telles grâces e? 1 dispenses ne,, se concèdent point aux pauvres : car, parce qu’ils ri ont pas„ dequoy, ils ne peuvent estre consolez,. Ces paroles-là , dis-„ je , qui se trouvent au feuillet 23 de l’ancienne édition„ de 1520, se trouvent aussi en la page 208-de la nouvel-,, le .Impression de 1625. Et ceux qui ont sédition de fan„ i;45 les rencontreront au fueillet 130 (19) ”.

Si son eût demandé à d’Aubigné d’où pouvoit venirque la Cour de Rome, st décriée pour son avarice, n’a-voit taxé qu'à 20 sols tournois l’incefte du prémier rang,il eût répondu fans doute que des vendeurs à qui une mar-chandise ne coûte rien trouvent mieux leur compte à lalaisser à vil prix , qu’à la tenir chere; car le bon marchéen fait débiter une quantité beaucoup plus grande, & ainsiils se dédommagent amplement 8c avec usure par le grandnombre d’acheteurs qu’ils font venir, 8c dont la plupart sepasseraient de semplete ss elle coûtoit excessivement. Maisqu’on ne s’y trompe pas : la Taxe marquée dans cet Ou-vrage-là n’est pas tout ce qu’il faut débourser. II faut trai-ter outre cela avec le Dataire, 8c saccord se réglé selonque son a du bien (20).

(C) Il débita des chimères bien extravagantes fur la Généa-logie de quelques Maisons.'] Un de nos meilleurs Historio-graphes parlant de François d’Agoult Comte deSault (2 r),le plus grand Seigneur de Provence , 8c l’un des plus grandsCapitaines de son temps , 8c fort attaché au parti des Hu-guenots , pour lequel il fut tué avec Jean d’Agoult son srereà la bataille de S. Denys l’an 1567. Cet Historiographe ,dis-je, donnant l’Eloge de ce Seigneur s’exprime ainsi (22):„ II estoit vaillant, genereux , magnifique, 8c de grand„ esprit, il aimoit les Lettres, 8c ce fut en fa considéra-„ tion (23 ), qu’Antoine du Pinet S, de Noroy ramassa,„ dans son Traité des Villes 8c Forteresses du monde, des„ Traditions badines touchant l’origine de la Maison de

„ teaux. Elle sallaita jusques au lendémain que le Roy là„ trouvant à la chasse, la poursuivit, la tua avec ses pe-„ tits, & trouva l’Enfant envelopé dans de riches draps;

„ lequel il fit baptiser, & ayant découvert l’Histoire de sà„ naissance le rendit légitimé par le Mariage de sa fille .„ avec le Prince Hugues, qu’elle laissa Veuf peu de temps,, après, & qui estant allé fyire la Guerre aux Grecs se re-,, maria avec la fille de l’Empereur de Constantinople où„ il s’habitua & en eut plusieurs enfans. \yoif, c'est-à-,, dire Loup, de Trie son fils du premier lit , ainsi nom-;, mé en mémoire, d’un si merveilleux accident, épousa„ Sidrac fille du Roi de Russie, 8c son fils aisné du mesme„ Nom ayant pris Alliance avec une Princesse de Saxe,

„ vint avec Herald de Saxe au service du Roy d'Arles (deBourgogne) 8c conquit la Terre & Vallée de Sault eil,, Provence où il bastit le Chasteau d’Agoult qui servit de; k Surnom à fa Postérité qui quitta celuy de Trie. II ad-,, jouste que le Pays de Sault luy fut inféodé l’an 120b;,, Voila un beau pot pourry d’Histoire, de Chronologie,,, & de Cosmographie tout ensemble, & le tout fondé surce que les Armes d’Agoult sont, non pas une Louve„ comme elles auraient deu estre; mais un Loup avec les,, marques de fa Masculinité, & sur ce que quelques - uns„ de cette Maison se surnommèrent diversement dans les'„ Tiltres Latins de Agouto, ç? de Tritis , à cause de laTer-„ re deTrez ancien partage des Vicomtes de Marseille qui„ leur escheut par Mariage. ;,

Ce n’est pas le seul endroit où Mr. le Laboureur décla-me très -justement contre les impertinences absurdes desGénéalogistes. Voìez la page 801 du I Tome de ses Ad-ditions aux Mémoires de Castelnau, vous y trouverez quedu Chesne a désabusé la Maison de la Rochefoucaut, avechonneur pour elle auflì-bien que pour luy, des impostures igno-rantes & badines de srere Estienne de Lezignem : qui fait sor-tir plus de tribus de fa Mellufine (24) que Dieu n en promit àAbraham. Voiez aussi la page 5 59 du 11 T orne où il dit,qu’en i;6o René de Sanzay , bastit avec Jean le Feron ,Roy d'Armes de France, cette Généalogie de la Maison de San-zay > composée de prés de cinquante degrez de génération pres-que tous cottez par années avec les noms , surnoms , c? Ar-mes des femmes, etr tous noms, familles & Armes, vray fan-tasmes. • ■ ■ ■ Frere Estienne de Lufignan Cordelier ayant eu

communication de ce beau travail, s’en servit pour son granddessein de ce Roman des 67 Maisons illustres sorties de celle deLufignan, plus incroyable que celuy de Mellufine ; de la Cuvede laquelle il faisoit couler comme d'une Fontaine publique de laNoblesse & du Sang de Lufignan à qui en vouloit. Voiez là

___.. 0 _ marge (2;).

Sault, pour en faire un Roman plus incroyable que les (O) La Traduílton de Pline.] Je croi que la prémiere E

,, Apologues 8c les entretiens des hommes avec les bestes,

». ôc par lequel la réputation de cet Autheur aurait esté„ ruinée s’il ne l’avoit deffenduë parla Traduction des Oeu-„ vres de Pline. Je ne croy pas que la Poésie permit de„ pareilles fictions, tant celle-là tient du merveilleux 8c,, de l’incroyable, aussi bien que la Fable du Berold de„ Saxe , prétendu Ancestre des Ducs de Savoye , 8c du„ Ferry Borstelstickel que le Hâbleur de Thevet fait le„ premier chef de la Maison illustre des Chabots: & c’est,, une chose estrange qu’il en couste tousseurs l’honneur à„ quelque fille de Roy ou d’Empereur pour fondement,, dune fausse transmigration. Tout ce qu’on peut dire„ pour excuser du Pinet, c’est qù’il escriyoit dans un„ temps où l’on debitoit des Phantosmes pour Ayeux à„ ceux , qui ay ans perdu la mémoire de ceux dont ils„ estoient issus, fournissoient pour les habiller des Tradi-,, tions 8c des Contes de Vieilles dont les Flateurs faifoient' >» des Mystères avec-les allusions qu’ils cherchoient dans le„ Nom 8c dans les Armes des familles ; ne sçachans pas„ que les Armoiries & les Surnoms ont leur terme borné,

„ 8c ne fe défians pas qu’il succéderait à un Siecle igno-,, rant un autre Siecle assez éclairé , tel qu’est Je nostre ,

„ pour pénétrer jusques dans les Pays estranges, où ils ont" Este chercher les premiers Héros de chaque Race. Celuy,, que du Pinet a choisi pour celle d’Agoult est un Hu-„ gués Prince de Trie, Estât imaginaire dans la Pome-„ ranie, que fa valeur 8c fa beauté rendirent digne de fa- faires,„ mour de l’Infante Valdugue, fille du Roi Valdugue de„ Pomeranie, qui en eut un fils, que cette Princesse Pri-„ fonniere faisant descendre d une fenestre , pour le met-„ tre entre les mains d’un Paysan qui le devoit porter à„ sa Nourrice , une Louve survint qui le ravit malgré sa«» résistance 8c semporta dans fa tanniere avec ses Ljouve-

(24) Votezce cjvfil ditde Mellutî*»nCìpag. 702 »70 ì,d» lTo mme de sesAdditions àCastelnavu

dition est de l’an 1562 à Lion en deux Volumes in folio.Du Verdict Vau-Frivas ne marque que celle de fan 1566,à Lyon par Ólaude Senneton. Je me fers de la quatrièmequi est de Paris, chez Jean Houzé, 1608. On peut direfans flater notre du Pinet, qu’il a mérité beaucoup delouanges par cette Version. II y prit beaucoup de peine:il consulta les vieux Manuscrits & les vieilles Editions, dePline: il corrigea, il collationna là-dessus ce qu’il compo-foit: il fit un grand nombre djAnnotations marginales : ildressa deux Tables fort amples : il composa un traité despoix cr des mesures antiques réduites à la façon des François ,8c le mit au devant de sa Traduction. Cela demandoitune infinité de veilles. Je sai bien qu’il a commis quanti-té de fautes, dont quelques-unes font très absurdes. II„ a fait deux Gentils-hommes Romains de deux especes„ de marbre, l’un nommé Lapis Numidicus, 8c l’autre Si-„ nandicus. C’est au chapitre premier du trente-cinquié-„ me livre (26) ”. Celui dont j’emprunte cette Remar-que ajoûte , qu il a observé un grand nombre d'autres sautesde cet Auteur , qui ne laisse pas d'avoir travaillé fort utilementau reste. Pour peu qu’on soit équitable, 8c que l’on conois-se la difkulté de sentreprise , on sera incomparablement

( 2 j) En cettmps-là, ditMi. le La-boureur ,page 320 duXI Tome, onn’avoit poìrttlu méthodede drejfer les'Généalogiesfur les Til-tres » on ftcontentoit dctradition A»de contesde Vieillespour suppléaou d‘f M t dcla, mémoire ,à peine fa .-voit-on songrand Percpar les -Ré-glés , ir anddiffus de celaon recevoispour vérita-ble tout ce‘if* 1 1 p lai foi t

plus disposé à estimer cet Auteur à cause de tant d’endroits f n ss‘ss s ■où il a bien rencontré, qu’à le mépriser à cause de ses bé- nu ~

vues. Lisez sa Préface, on y peut conoître qu’il à bienvu d’où dépendoient les dificultez', 8c les secours néces-

1suairesvéritablesVisionnaires ftels que Jeanle Maire dt. BclgeSìT

theur du %oman du Chevalier du Cygne , composé en faveur de la Maison de Cleves , Jsor-câtel Jurisconsulte , ^Autheur du Montmorency Gaulois , srere Estienne de Lufignan grandImposteur t & Jean le Feron , lequel je n’accuferay que de legere creance far qui presta f onnom comme lfi>y d?armes à flufieurs Généalogies faîtes à plaisir , comme fit à son exemptBernard de Gìran S. du Haillan , Généalogiste de l 1 Ordre du £t. Esprit , (*<>) £4

Mothe Le Vayec, Héxamer* Rustique, pag t vu zo.

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