íçjX'iphilin.in Adiiano.
On trou-ve des Ins-criptions dansle Thrésoide Grute-
IUS, où it
est fait men-tion des Prê-tres de UDéesse Plati-ne , Sacer-dos pivsePlotinx.Votez. lesCommen-taires deTristan >Tarn, 1 1fag. 430 .
f - ) Spat-tian. inAdrian.
Cap. XII,pag, m. lïo.
(?) Juven.Sac. I,jl.
J 7.
( 8 ) In
Adriano>
xnù»
PLOTïNE. POlNEt M
cette passion toutes les grandes dignitez aufquelles il fut élevé. Quelques-uns soutiennent queTrajan ne l’adopta pas (G), mais que Plotine, tenant cachée fa mort, fit parler d’une voix lan-guissante un autre pour lui, asin que l’on entendît qu’Hadrien étoit déclaré fils & successeurde ce Prince. 11 ne paroît pas qu’elle ait jamais eu d’enfans. Lors qu’elle fut morte, Hadrienqui lui avoir toujours témoigné une extrême reconnoissance (/f), ne manqua point de signaleríes regrets. II porta le deuil pendant neufjours* il fit des Hymnes pour elle, il lui fi.t bâtir unTemple (g)-, il la mit au rang de Déesses (h). II lui avoir déjà fait bâtir un Palais à Nîmes (/).On ne fait rien de la famille ni de la patrie de Plotine- & il est bien étrange que les Historiensde ce tems-là aient été assez négligens pour n’en rien toucher. Ils n’ont pas marqué non plus letems de fa mort. Mônfr. de Tillemont (k) croit avoir trouvé dans Dion de quoi conclure qu’el-le mourut Fan xzp* mais jusques à ce qu’il montre en vertu de quoi il prétend tirer cette con-clusion, je ne confeillerois à personne de s’y fier. Morerii, qui met la mort de Plotine à F année1 zr, ne íauroit prouver ce qu’il avance. Quant à ce qu’il ajoute qu’Hadrien lui fit bâtir à Nî-mes m Temple , un Palaisy & tin Amphìteatre , il ne feroit pas plus aisé de le prouver. Spartienne parle que d’une Basilique (/), fans marquer si Plotine vivoit ou ne vivoit pas alors.
( kj) Hist. dis Empereurs, Vie d’Adrien , pag. m. 426. ( l ) Fer idem tempus in honores» Plotine Bastlicam apud Nematifum
opire rnirabilì extrùxit. Spartianus in Adriano, Cap. XII, pag, m. iro.
bourset, fi elle ne vouloìt faire durer le tribus. En unmot, le médisant porte ses vues fut ces Vers de Juvé-nal;
Cum te fumtnoveànt qui testa'mentá merenturNofíìbus, in cœlum que s evehit optima fummiNunc via processus , vetula vefica beau (7).
(G) Quelques-uns soutiennent que Trajan ne l’adopta pas.]Dion (8) assure qu’Aprohien fort père, qui étoit Gouver-neur de la Cilicie , lui avoit dit qu’on avoit tenu cachéependant quelques jours la mort de Trajan, assa de faireréussir l’intrigue de l'adoption; & que la chose avoit étéreconue par la Lettre de ce Prince au Sénat, laquellen’étoit point lignée de sa main, mais de celle de Plotine,ce qui n’étoit jamais arrivé. Voler comment Mr. Dod-
wel réfute Dion dans ses doctes Leçons fur Spartien (9). (9) Pag,
Au reste , Dion n’est pas le seul qui ait dit cela. Nec de- S}S -sunt, dit un autre , qui fattione Piétina mortuo jam TrajanoAàrìanum in adoptionem adfcitum ejfe prodìderint, fuppofitoqui pro Trajano fessa voce loqueretur ( 10). Qu’une médisance (, io 1 S P ar "‘vraisemblable est malaisée à réfuter! nan ,c*p.n r ï
(ís) Hadrien lui témoigna toujours une extrême reconnois- *famé. ] Tristan (ir) raporte qu’Hadrien avoit gratifié Plo- (n) Com-tine de grands legs par testament, en cas qui il vint a mourir ment. Hist.lepremier; ce que j'aprens > ajoûte-t-il, de la loi, Si Augustae V°w. /, p-x,legaveris, ff. de légat. & fideicommiss. livre r. qui raporte 4Î °’cela ainsi. Si Augustœ legaveris, & ea inter hommes essedesserti ; déficit quod ei relictum est» fi cuti dìvus Hadria-nus in Plotina & proxime Imperator Antonìnus in Fausti-nae Augustae persona constituit, cum ea ante inter homi-nes esse defìisset quàm testator decederet.
PÒINÊT ou PONÊIf (Jean) Évêque de Rochester, & puis de Winchester, au XVI Wepìm-Siécle (A), s’attacha avec beaucoup de fërveur au Parti des Réformez fous le Régné d’Edoiiard,
& composa entre autres Livres un Traité fur le Mariage des Prêtres, & une Apologie de ceTrai- ?<«•»*• 487 .té (a). II fut contraint d’abandonner son païs fous le Régné de Marie, & se retira à Strasbourg, ** Bakc0 '& y mourut âgé d’environ quarante ans F onzième d’Avril x f f 6 (b). II y avoit composé un Li- £xheatto r *vre qui fut imprimé Fan Xff7 fous le Titre de Diallaiïicon vìri boni & literati de verìtate , natura , pag. tsç, ,«atque substantìa- corporis & sanguinis Christi in Eucharistie! (c). II tâchoit d’y accorder les Con- x^An^traverses de l’Eucharistie , ôc fur tout celles des Luthériens & des Zuingliens. Nous parlerons ' iUn 'ci-dessous de cet Ouvrage (B). Poinet entendoit à fond la Langue Grecque j 6c assez bien & s""'
Fâl- feuillets in 8 ^
(a) 11 fut Evêque de Rochester, & puis de Winchester, àu un Livre d’André Rivet ( 10). Lisez auíï ces paroles de. . Burstet XV / Siécle.] II fut transféré à cette derniere Prélature le Jean Cosin Evêque de Dunelme: Paulo ante hanc confitip.Hist. de la 26 d’Avril t;;i avec 18 mille Uvres de pension pour fa fubfif- tam Apologiam (Ecclefise Anglicane à Joli. Juello Episco-Réformar. tante (r). II fut mis à la place de Gardiner qui avoit été po Sarisberienfi ) prodierat Dialacticon celeberrimi Virijo-d’Angiet. dépose pour n avoir pas soutenu les droits de l'Autorité hannis Poineti Epifcopi Wintonienfìs de Verìtate, Natura,
aConnét Roiale (z): mais il salut à son tour qu’il cédât ce poste à atque Substantif Corporis <& Sanguinis Christi in Eucharistie-,
mststist'' Gardiner à qui on le restitua sous le Régné de Marie l an quoi non alto consilio edidit, quàm utsidem o 1 dottrinam Ec -vôiez. suffi IS 53 (Z). défia Anglicans, iliusiraret. Et primo ostendit Eucharistiam
Mr deLar- (B) Nous parlerons ci-deffous de cet Ouvrage.] J’en ai déjà non solùm figura m esse Corporis Domini,sed etiam ipsamÍa’ marqué le Titre & le tems de l’Impreflìon. J'ajoute qu’on Verìtate m, Nâturam , atque Substaritiam in se compre-
Ton^^pao y ioìZuit le fameux Traité de Bertram de corpore çr stangui- hendere; idcirco nec has voces Naturrn & Substantif fu-«90, ou les ne Domini ad Carolum Magnum (4) Imperatorem, ante D. giendas esse; veteres énim de hoc Sacramento disserentesimprimeurs C C. annos éiiitus. On ne marqua point où il étoit impri- ita loquutos fuisse. Secundo qusrit , an voces illse, Veritas,
ont ««yPoin- me. La Préface ne fut point faite par l’Auteur: il se con- Natura, & Substantìa, commun! more in hoc mysterio à
Poh\it‘ ude tenta àu mot d’Avis où il devina fort juste quel feroit le Veteribus intelligebantur, an peculíari & Sacramentis ma-sort de son Ouvrage,c’est qu’aucune des parties contestan- gis accommoda ratione ? Neque eiiim observandum esse(f) Eutnet > tes ne l’aprouveroit, & qu’en voulant pacifier ceux qui se solùm , quibus verbis ohm Pâtres usi sint, sed quid istísoó.’ faisoient la guerre , il s’exposeroit à l’indignation des uns fignificare ac docere voluerínt. Et licet dìfcrimen ipfe cum, à' ' . Lc des autres. II se compare à un homme qui reçoit un Patrìbus agnofeat, inter Corpus Christi formam humant corpo-mt, si™nn. C0U P ^’épée en tâchant de séparer des gens qui se bâtent, ris naturalem habens , w quod in Sacramento est Corpus myfii-X5S3 ,/).s88". rduthor Letton, Pacem aliorum qturere pulchrum est, cy ha- cum, maluit tamen dìfcrimen illud ad modum praesentif &O) u tût c f ta r m P rom! ífi one ™' Dri Reati pacifici. Sed vereor hoc àum exhibitionis, quàm ad ipsam remsubjectam, hoc est Cor-falu dus cupide fettor ,ne quod Us qui pttgnas dìruunt eventre folet, idem pus Christi verum, accotnmodari ; quum certìjpmum fit nonCalvum. mtht quoque accídat. lili dum aliorum falutì confulunt, ipfi alìud Corpus in Sacramento fidelibus dari, nifi quod à Chrifto(s) Il fatoit re Pj rtant vulnera. Et ego dum id operam do ut dissidentes pro fidelium falute in mort'em traditum fuit. Tertio denique,dige Joan- m ê rattam s a b ufdem sortajfe nullam inibo gratiam. Spiritualem hic intelligentiaitì , juxta communem & coii-
ais. ‘ffifit, iliius exemplo me levabo qui dixit, fi homìntbus pla- sentientem veterum PatrUin iiiterpretationem, requsri fta-
( 6 ) Stm- Christi fervus non effem. Vale ac (tude Christo place- tuìt, & carnalestl omnem cogitationem excludì (r r). Poí-
xnius, i» (f- J^ious ignorerions peut-être le nom de celui qui fit la net s’apuie beaucoup fur l'autorité des Peres qui ont pariéParte m ® ce ' “ J^ an Sturmius ne l’eût reconue pour sienne, fortement de la Présence du corps de notre Seigneur dans
Antipappi juœiequ& pr&fatusfum ante annos viginti in Diallatticum P, les symboles de l’Eucharistie , Sc il rejette nettement l’o-
375? h r'ïJ , ° nctt - E í >, l co j > i iVmtonienfis ( 6 ). Cet Ouvrage fut in- pinion qu’on attribuoit aux Zuingliens ; inais il ne laisse
le ^ u premier Tome des Opuscules de Théodore de Be- pas de condamnes ceux qui admettent la Manducation o-
i 7 ) Vo!ez - î, e a a .P re H llcre Edition (7). Celui qui le traduisit en raie du corps de Jésus-Christ. II velit bien admettre le
Grotiân» François allure dans fa Préface adressée au Vidame de mot de Transsubstantiation, pourvu qu’on l’entende d’une
Animadv. r:! 31 ' 1 ,' es î? a J olt communiqué son destein à quelques certaine maniéré, & que l'on exclue la Manducation ora-
Discusi'. Ministres (o J. Ils crurent peut-être qu’un tel Livre feroit le. Vident fubfiantiam quoque à nobis prafentem affirmarì , ©*
iom. m, de saison dans un tems où Ion cherchoit un milieu communionem nostram cum Christo naturalïter, çr ut ita di-
P our réunir les Catholiques Romains & lesProtestans. No- tam , fabstantialiter pradicari, sed has voces, non ut philo fo-
, ' tez que le Traducteur attribue cet Ouvrage à Antoine Coo- phi, fed ut theologi lòquuntur fmteïlìgt oportere. Nec de Tran C-
ibil'íf 7 ”' fiui avoit été Précepteur du Roi Edouard (9). Vous fubfiantiationis vocabulo , quanvis barbaro minimèqm r.ecr.fís
trouverez une exposition du sentiment de cet Evêque dans rìo lìtigaremus, fi modo talem fubstantiarum tranfmutátionem
t») Hem, m. H. àokat. in Conlultat. de Religione, S4 * interpretentur, qualem vtieres agnofcebant , facrammtalem vi*
Tom. m. " ‘ Ddddd
(to) Anno-tât. in Con-fult. de Re-ligion. ibidi
fit! M.'Cosinus »Epis opusDttnelmenjïtìHistoriaTransubs-tant. Papa-lis, Cap. //j,num. 4 , pag x
s, írstî,