(T) Voiez la'Rem. ( c)vert la fin.
UzlEalzac,Discours àMadame laMarquisede Ram-bouillet ,fag. m. 49 ,50, des Oeu-vres diver-ses.
(78) Plu-tarch. inCatoneMajore,fag. 346.
( 79) Eì j
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£ed tamen fitst (ut Pra -feitc est)turpe conjtt-ges in pra-stntìa s/ra- .rum blanii-rì , osculari ,dr ampleíti
feje invicem.
Idem, ibid.Voiez ci-etefous lesCitât. (109)& (no).
(80) Plu-tarch. inTratceptisConjugali-bus, par,339 , D,E.
(81) Plut.in Caton.Majore,fag. 340.
^8r) C*est unLivre queCon réim-primé trèssouvent. Co -d inus (C estVigneulMarvilleqxi parle ,page 70,d» III To-me de sesMélangesEditiondu Titien2701) dansìeTiscit qu'ilfait des cé-rémonies quife gardaientÀ la tabledes Empe-reurs de Cons-tantinople ,méfait suer# la vut detant de mys-tères.
<sz) <rà-til. Instit.
O rat. Libr.V, Cap. XI,f*g. m. 244 .
798 PORC I U 8 .
rite des Hommes illustres ; mais il ne soufroit pas qu’on y dît ni bien ni mal des médians. II ne.faut pas oublier le jugement qu’il faisoit des Rois, & rinfêriorité de mérite qu’il leur adjugeoicen comparaison des grans Hommes qui avoient fleuri dans un Etat Républicain (P). N’oublionspas non plus le jugement qu’il faisoit des femmes qui commettoient adultéré, il croioit qu’ellesétoient toutes des empoisonneuses ( J^). Cela étoit bien rigide, mais non pas tant que la puni-tion qu’il infligea à un Sénateur Romain pour avoir donné un baiser à son épouse en présencede sa fille (f). II l’effiiça du Catalogue des Sénateurs pour ce seul fait. On lui attribue unepensée très-digne de son bon sens lors qu’on supose qu’il n’eût pas voulu rajeunir (R). Cequ’il dit à un homme noble qu’il voioit sortir d’un logis de prostitution est d’une morale relâ-chée, mais qu’il aurait pu excuser sur l’Axiome que de deux maux l’on doit éviter le pire (S).
On a tort de le donner pour sauteur de la coutume qu’avoient les Romains de baiser leurs pa-rentes , afin de conoître si elles avoient bu du vin (T). Au reste, il fut tout ensemble 8c
grand >
„ reux que quand Jupiter estoit en cliolere, C’est la 8e-,, vérité elle mesme, qui s’est esgayée de cette sorte. C’est„ l’extréme Rigueur, c’est la souveraine Justice (77).
II ne sera pas inutile de remarquer en quelle occasion ildit ce bon mot, ce fut pendant fa Censure, lors qu’il dé-grada le Sénateur Manilius qui aparemment eût été Con-sul Tannée suivante , 8c qui ne fut dégradé que pour unbaiser qu’il avoit donné à sa femme en plein jour 8c enprésence de sa fille (78). II y a des gens qui croient qu’àRome, 8c en tels autres pais, il n’est ni de la bienséance nide la prudence qu’un mari faste des caresses amoureuses àfa femme à la vue de ses enfans; mais ils ne laissent pasde croire que Caton fut trop rigide, & qu’il tendoit troples cordes de l’éducation des enfans. Ils trouvent injustequ’un tel baiser ait tant coulé au Sénateur Manilius.Voions le jugement de Plutarque, il trouve trop íévére laconduite de Caton , 8c ne laisse pas de blâmer celle deManilius. Caton priva un Sénateur Romain de la dignité Sé-natoriale , d’autant qu'en prefence de fa fille il avoit baisé fafemme , cela fut bien un peu trop violent : mais s’il efi laid ,comme il est , de s’entrebatfer, embraser cr accoller en prefenced'autres (79), comment n'efl-il encore plus laid cr plus des-bonneste s’entre-injurìer CT s'entre-tanfer ? fe jouer à part en se-cret avec fa femme CT la caresser , CT puis en public la tan-fer , la blafmer CT picquer de rudes cr aigres paroles devantle monde (80).
(P) Le jugement qu'il faisoit des Rois, CT l’infériorité démé-rité qu’il leur adjugeoit en comparaison des grands Hommes ....d’un Etat Républicain. ] „ Une autre fois que le Roy Eu-„ menes estoit venu à Rome , le Sénat lui fit un recueil„ merveilleux, & fe perforçoyent tous les plus gros per-„ Tonnages de la ville à le caresser 8c hohnorer à l’envi„ Tun de l’autre: mais Caton au contraire monslroit evi-„ demment qu’il avoit toutes ces caresses pour suspectes,„ & fe gardoit de le hanter: & comme quelqu’un de ses„ familiers lui dist , Je m’emerveille bien comme vous». fuyez ainsi la fréquentation du Roy Eumenes, veu que,, c est un si bon prince, & qui tant veut de bien aux Ro-„ mains: Je veux bien, respondit-il, qu’il soit ainsi : mais„ comment qu’il en aille, un Roy est tou'siours de fa na-„ ture une belle ravissante, & qui vit de proye, & si„ n’y eut onques Roy tant fut il loué 8c estimé, qui me-,, ritast d’estre comparé à un Epaminondas, unPericles,„ un Themistocles, ni à un Manius Curius, ou à un„ Amilcar surnommé Barca (81) ’’. Cela me fait souve-nir de ce que j’ai oiii dire à quelques Anglois, que laRoiauté est une chose de grande dépense, 8c qu'avec lesfrais qu’il faut faire pour entretenir un Roi, on entretien-drait beaucoup de soldats, 8c de vaisseaux, pour la défen-se du pais. II est sûr que les dépenses que font les Roispour leur simple domestique font prodigieuses. Combiende sortes de Gardes, combien de sortes d’Officiers, nepaient-ils pas? Un volume ne íusiroit point pour expliquertoutes les Charges de la Maison des Empereurs de Constan-tinople; 8c quand on lit l’Etat de la France (8z), & qu’ony voit tant de bouches inutiles, dont la vintieme partie su-siroit à ce qu’un Prince sûr bien nourri 8c bien servi , lereste n’étant qu’un embaras fastueux, on ne peut s’empê-cher de dire que cela seul chargeroit un Peuple. On voità proportion, 8c avec la seule diférence du plus au moins,les mêmes superfluïtez dans tous les lieux où un seul com-mande; 8c íì Ton eût dit qu’elles servent à imprimer durespect aux inférieurs, & à donner aux étrangers une gran-de idée de la puissance du Prince, Caton auroit réponduque cela même faisoit voir que de toute nécessité les Roisfont ce qu’il disoit.
( §L) jugement qu’il faisoit des femmes qui commettoient
adultéré -- quelles étoient toutes des empoisonneuses. ]
Quintilien dit que ce jugement étoit une autorité à allé-guer par un Avocat qui plaidoit contre une femme galan-te accusée d’avoir donné du poison. Sicaujfam veneficii di-cat adultéra , non Marci Catonis judicio damnata videatur ,qui nullam adulteram non eandem esté veneficam dixit (83)."’Quintilien a raison de croire que cette Sentence de Catonétoit de poids dans les causes qu'il spécifie, mais générale-mcnt parlant elle n’est pas recevable. S’il est constant qu’unroari est mort de poison, 8c que fa femme avoit commisadultéré, ceux qui la croient coupable de la mort de son
mari, se fondent sur de fortes présomptions, & ils peu-vent alléguer son adultéré comme un très-bon préjugé ;mais si Ton vouloit conclure fans exception, que puisqu’u-ne femme n’est point fidelle à son mari elle l’empoisonne-ra, l’on se tromperoit. II y a bien de telles femmes, quifont bonnes envers leurs maris, 8c qui ont beaucoup desoin d’eux quand ils sont malades, & qui en un mot nevoudroient aucunement les empoisonner, quoi qu’ils fus-sent un peu de mauvaise humeur. Ainsi la Maxime de Ca-ton étoit outrée.
(R) On fupofe qu'il n'eût pas voulu rajeunir. ] Les paro-les que Cicéron lui a prétées fur ce sujet sont admirables.(84) Spuo quìdem me proficifcentem (85) haud fane quis faci-le retraxerit , neque tanquam Peliam recoxerit (86); CT stquis deus mihi largiatur , ut ex bac atate repuerìfcam, CT ineunis vagiam , valde recufem : nec vero velim , quasi dtcurfospatio , ad carceres a calce revocari. quid enim babet vita com-modi ì quid non potius laboris : fed babeat fane. babet certe ta-men aut fatietatem, aut modum. non lubet enim mihi deplora-re vitam, quod multi CT ït doêli sape fecerunt, neque me vixif-fe pœnitetquoniam ita vixi , ut non frustra me natum existi-mem\ cr ex vita ita dtfcedo, tamquam ex hofpitìo , non tam-quam ex domo. commorandi enim natura dìverforium nobis ,non habitandi dédit. Remarquez bien la liaison des Maxi-mes de ce grand Homme. II ne fe fâchoit point d’avoirvécu, il croioit que le personnage qu'il avoit eu sur lethéâtre de la vie étoit glorieux, & néanmoins il ne vou-droit pas le recommencer si quelque Dieu lui en faisoitl’offre (87), & il n’insiste pas fur la raison qu’il croioittrès-véritable , c’est que cette vie est exposée à mille in-commoditez, 8c qu’elle n’a que fort peu de commodi-tez.
(S) Ce qu'il dit à un homme noble qu’il voioit sortir d'unlieu de prostitution est d'une morale relâchée , mais qu’il auroitpu excuser sur l’Axiome que de deux maux l’on doit éviter Itpire.’] Je croi qu’Horace est le seul qui nous aprenne cetteparticularité.
Nil médium est. Sunt, qui nolint tettgifse, nist illas,
Gjuarum fubfutâ talos tegat infiita veste :
Contra, alites nullam, nist olenti in fornice, flantem.
Quidam notus homo cìem exiret fornice, MaSie
Virtute esta , inquit fententia dia Catonis.
Nam fimul ac venas infiavit tetra libido ,
Hue juvenes aquum efi defeendere , non aliénas
Permolere ttxores (88).
C’est-à-dire, selon la Version de Mr. Dacier, „ On ne„ garde le > milieu en rien. II y a des gens qui ne vou-„ droient point du tout avoir de galanterie qu’avec les„ Dames qui portent les longues robes bordées dc pour-„ pre : II y en a d’autres, qùi pour rien du monde ne„ toucheraient pas à une femme, si elle n’étoit publique.,, Et fur cela Ton conte, que le divin Caton, voyant un„ homme de qualité sortir d’un vilain lieu, luy dit: Cela„ est fort bien fait, mon cher, continuez: c’est là qu’il„ faut aller quand vous sentez les feux de Tamour; aulieu„ de vous amuser à corrompre la femme de vôtre pro-„ chain ”. Voions aussi la Note de Mr. Dacier fur Maftevirtute esta (89): ,,Ce mot est de Caton le Censeur, qui„ voyant un honneste homme sortir d’un vilain lieu , le„ loua Sc l’exhorta à faire toujours de mesme; mais en-,, fuite ayant remarqué qu’il n’en bougeoir, il luy dit :„ Mon ami , je te leúois de venir icy quelquefois; mais non„ pas d'y faire ta demeure ordinaire. Adolescent, ego te lau-„ davi qu'od interdìem hue ventres-, non quod bic habitares ”.
(T) On a tort de le donner pour l’auteur de la coutu-me qu avoient - les Romains de baiser leurs parentes afin de co-noître fi elles avoient bu du vin. ] 11 n’y a point de doute
que les Romains n’aient interdit aux femmes Tissage duvin, 8c que pour les empêcher d’en boire en cachette, > Isn’aient introduit la mode que les hommes baisassent leursparentes ( 90 ) ; mais il est très-faux que notre Ca ton aitétabli ni cette loi ni cette coutume. Nous lisons dansPline (91), qu’un certain Egnatius Mecenius, aj ant tué fafemme parce qu’elle avoit bu du vin,fut déclaré innocentpar Romulus. Nous liions la même chose dans le Com-mentaire de Servius fur le Vers 737 du I Livre de l’E-
néïde.
(*4lCicero,de Senect.Cdp. ult.pag,
m . 452.
(,«S) C.st-
à-dire aulieu oh firendent UsAmes en sor-tant du corps,
( 85 ) Tou-chant C Er-reur <j*i estici votez. UtT{em. (C), del'xAnìcle
Feiias.
(S7) Confé-rez ce quifera élit dansP MrtìçleTuiiie,
Xem. (TQ,« la fin.
(>s) Horat,Sac. II LàhriI, fe 28.
(SsjDacier,fier ce paf âged ’Horace ,Tarn. VI,
P»i• U»,rz i, Edit,de Hollande.
(90) Voiez lepafage deValere Ma-xime , citfti-dtfas Ci-tation (491 »( ïr /’ ArticleERMITE;& Aulugel-le, Libr. X,Cap. XX II»ir Tenul-lien, inApologet.Cap. VI.
(91) rlín.Libr. XIV.Cap. XIII,