PÔZZUOLO. PRADILLHÔN. PR^POSlttJS.
de Benjamin de Tud'ele (F). II y a dans le Dictionaire de Moreri Un renvoi qù’il eût falu
corriger (m).
(m) îuzzoíe, cherchez Puzzole. II saisit dire, cherchez Pouzol ou Pozzuolo.
bile homme, il ne hissa pas de méconnoître dans ces pa-roles une chose qui y est toute visible. II ne songea pasque Puteolanus se doit rápórter à terra motus , il en fit unAuteur. Ce qui n’est sas moins surprenant j dit-il (7), ce/lde voir naistrt en une nuit des montagnes de pierres-ponces &de cendres dans te milieu d’un continent , comme rdporte Pu-teolanus, Cela me fait souvenir de l’Héxaméron Rustique,où l’on remarque que du Pinet - -a fait deux gentils-
hommes Romains de deux especes de marbre (8), 8c que Coèf-feteau (9) a tnis le Capitaine Corfinius,m lieu de la ville deCorfinium.
(R) Reparle -- de la bévue de Benjamin de Tudele.
II dit non seulement que la Ville Pateoli s’apelloit Surren-tum anciennement, mais aussi qu’elle fut bâtie par Tsint-san Hadar-Ezer qui redoutant le Roi David avoit pris lafuite. Ulterius profettns fui Puteolos quondam Sur'entum. dic-tant , urbem magnam , quant olim condidit Tstntfan Hadar-Ezer , quum metu Davidis régis (in pace quiefcentìs ) aufu-gijfet (10). Ces deux faussetez ont été notées par Mazzel-la (u), & par Constantin l’Empereur (12.), 8c depuis eh-core parPinedo (13) -, qui remarque qu’il est fait mentionde ce Tûnfan Hader au verset 3 du Chapitre VIII duII Livre de Samuel, & que le faux Jofephe fils de Go-rion débite la même fable au Chapitre III du I Livre.
(rt) Mazzella, Antichita di Pozzuolo, pag. 4 & S (12) L’Empereur, Notisin Benjam. Itmer.p4j.1s9. (13I ïinedo in Stephanum B j zantiaum, VoteÇixxíçam, pag. Z} 6 .
(7)Bermer,Abrégé dela Philoso-phie deGassendi,Tarn, V.pag.127 Edit.
1684.
(S) Puiez,ci-dejfis laCitât. (26)ds P.ArticleTINET.
( 9 ) -AnChap. XVIIIdu III Livrede laTra-duUíon deFlorus.
(ìo) fiéh-jam Itiner.pag. 24 Edit.iMgi. Bat.
On voit là l’esprit de la Nation Judaïque, & même détoutes les autres, Chaque peuple s’imagine que ses grarishommes ont été cause d’une infinité d’événemens dans lespais les plus éloignez. David, dont le nom fut inconu enItalie Jusques à ce que les Romains lurent Jofephe, 8c quiprécéda díenviron trois Siécles la fondation de Rome, fittant de peur à Romulus, fi l’on eh croit Benjamin, quece Fondateur de Rome creusa un chemin de quinze mil-les fous les montagnes auprès de Puteolij pour fe cacher.H'tnc per mìllìaria quìndecim fub tnontibus ìter constcitur. Ope-ris author est Romulus, qui Remam condidit , atque hue om-nia feût cum fibi à Davìde Ifra'élitarum rege & Joabo exerá-tus duce metueret. ÂUa eliam cùmsupra, tum insra montesurbis Neapolis exstruxit (14). Voici la Note de Constantinl’Empereur : elle contient une exclamation qui n’est pastrop forte veu l'ímpertinehce de ce Rabin. _ Qui s ad tan-tum fluporem non ob/lupescat ? ceataneos facit Davidem c?*Romulum , quum trecentis circiter annis post Davidem regnarecosperit. Qúod in dubium vocari non potest ; sed ex iivcrfìs his-toriât constat, e? pajfim à Chronologie obfiervatum, quorum•verba repetere neeejfe non est in tanta luce. Huìc parallelumest , quum Romulum talparum more in terrant ac lohgijpmasfipecus fe recepijfi fiïigii, fiive eas metu Davidis, qui ante ali-quot fecula mortem obierat ,. excavajse firibit. ad hu-
jusmodi non stomachetur ? fi nos ita abtrrartmm > quàm su-perbe nob'ts Judú inftltarent (t;).
(14) Ben-,jam ltiheiipag. ìS.
PRÁDILLHON (JeanBaptiste) né dans le Limousin, „so Périra fort jeûné3, dans la solitude de Feuillans, Abbaye & Chef-d’Ordre dans le Diocèse de Rieux. Le Cïoistre
,, Taui-oient perpétué dans cet employ (a) . U elt mort à Paris dans son Monastère de la
„ rue Saint Honoré le Lp de Septembre 1701 (b)”-. Je dirai quelque ehúse des Ouvrages qu' il adonnez au public (A).
(is>L’F.m-pereur.N*^ris in Ben-jam. Itiner.l'dg.ïitt.
(a) Méfia*re Galantdn Moisd'OIJoire1701 , pag.253 -
(b) Lh-mc-
(1) Mercu-re Galantdu Moisd'O&obrePi 01 ,pag.US, r.;S.
(A) Je dirai quelque chose des Ouvrages qu*il a donnez aupublics „ Les liaisons étroites & familières qu’il avoit eues„ à Rome avec le docte Fagnanus ; lors qu’il estoit Pro-,, cureur General en cette Cour nous ont procuré un Li-„ vre de Droit Canon mis en pratique, que non feule-i, ment les Religieux, mais encordes Ecclésiastiques çon-,, fultent souvent pour leur décision de discipline, II n’est„ pas aisé de ramasser dans un gros Volume un aussi grand„ nombre de maíieres importantes , avec tant d’ordres, & dé hettete que ce petit Volume en contient.,» Les Feuillantines de Toulouse lui doivent la révélation,, des austeritez sécrétés & prefqu’incroyables de leurs pre-„ mieres Meres. Le Public a goutésses Relations (1 IIëst Auteur du Livre intitulé La Conduite de Dom Jean de la
Barrière, Premier Abbé de FtuiHáíis, diirant les troubles dela Ligue csr fin attachement au service du Roy Henry III, CetOuvrage fut imprimé l’an 1699: le Journal des Savans du13 de Septembre 1700 en a donné l’Analyse. Dom Pra-dilhon avoit fait plusieurs volages pour le bien de fa Congre *gation , qui lui donnèrent accès dans les plus célébrés Archivesdes Provinces du Royaume. Comme il avoit beaucoup de discerne-ment pour les anciennes écritures , er une probité à Vepreuve detout ïnterejl , les Spavans s’en raportoiént à jes seuls extraits ^le témoignage de t illustre Mr. Baluze dans ses Papes d’Avignonluy tient lieu d’un doge entier. La Hobkjfe fur tout luy con-fiait volontiers Ç'examtn de ses titres , il en avoit fait fin étudede récréation,fa rpodestie n'a jamais voulu consentir qu'on don-
(î) Mercu-re Galantdu Moisd* Oùtobrc
nast au Public fies Manuficrits fiur cette matière (z)
tRiÊPOSITUS (Nicolas) étoit Médecin à Tours & compost un Dispensaire qui s" 1 Jn Ei -
blicth. ver.
est tout plein de voleries, si nous en croions l’Auteur que je vais citer ( A). Le Sieur Konig (a) & I10V a,le qualifie Médecin de Salerne. C’est une erreur. p“g- ssi.
fi) JeandeRenou , auLivre V l def’Antido-faiie, chap.VI,pag. 7 4 tEdit. deLion 1S37.Voiescle aujjidam son In-troductionà la Phar-macie, Ch ap.XViì, pag,
489 ; & dansla Préface,
& au Chap.
III du VLivre dePAntido-taire, hr
alibi paffimr 3,
{A) Il composa un Difipenfiaire qui est,tout plein de voleries,fi nous en croions l’Auteur que je vais citer/] Cet Auteur fehomíhe Jean de Renou : j‘ai fait son Article; II nousaprend (1), qu’il y a eu quatre Médecins nommez Ni-colas qui ont fait chacun un Dispensaire, & qu’entre ceux-là celui qui est surnommé Prœpositus, jadis Médecin àTours, ,, n’a point fait difficulté de ravir l’honneur & les, traVail des autres trois, en transcrivant mot à mot Sc,i s attribuant l’Antidotaire d’un certain ancien Pharmaco-„ graphe, nommé Jaques des Parties (z), qui avoit étéi, auparavant- compilé & transcrit par Nicolas Myrepfus,>, & autres Antidotariographes, & outre ce a caché ma-,, litreufement le surnom des dicts Nicolas, pour mieux>, cacher le larrecin manifeste,qu’il a faict dans leurseferits" &/est contenté de mettre à la teste des compositions" Teneur a volé, ledit seul nom de Nicolas, fans spe-" Cltle s le surnom de Nicolas Alexandrin, de Nicolas Flo-rentin, ou de Nicolas de Salerne, defquels il á tiré (&
„ à fausses enseignes". II S trompé hieh des gens, car kcommun des Apoticaìres le regarde comme le vray e? legirtime Autheur de toutes les compostions barbares c? grofisteres quifient dans'un certain vulgaire <& trivial Difipenfiaire, au frontispiceduquel il a mis fin nom C 9 * surnom. Mais il a esté fi malicieuxqu'il n’a mis que son nom Jeul à la teste de chafqut composition ,poutfaire accroire qu il en est l’Autheur, quoi quota sache bien le coît -traire. Ceci pourra servir aux Ecrivains qui voudront con-tinuer la Liste des Plagiaires commencée par Thomasius.
L’Auteur du Lindenius nmvatus (3) assure en citant laChronologie des Médecins composée par Wolfang Justus,que Nicolas Praepositus semble être le même que NicolasMyrepfus surnommé Alexandrinus, 8c qu’on dit qu’il aété Médecin à Lion vers l’an 17x4. Or ce Wolfang Jus,tus avoit dit ^4) , que Nìcolaus Myrepfus Ahxandrintts, PrB-fofitus alias diólus , a vécu entre les Grecs modernes envi-ron l’an 11,98, Sc (5) que Nicolaus Alexandrinus a vécuavant iEgineta, c’est-à-dire, avant Pan 420 (6). Jugez unpeu je vous prie s’il y reg-ardoit de près. On tròuve dansLindenius renovatus (7) que le Dispensâtorium Nicolai Prx-pofitï ad Aromatarios ,/ive InttoduSiiones in Artem Apothecet-rïatus, fut imprimé à Lion l’an 1505, 8c l’an 1536, in 4;8c à Paris, l’an ij8i, in 4.
, ír ■ N T a ° 1N E Chancelier de France, & puis Cardinal, sous le Régné dc François Lctoit oire en Auvergne. On convient que c’étoit un fort habile homme, mais non pas quece fut un omme de bien. Entre autres choses on le blâme du Concordat, qui fut passé entreLéon X Lé riançois 1 1 an iyi6. On prétend qu’il introduisit par là dans lé Roiaume un usage
Liii 3 per-
ceux cy du fusdiéì Jaques des Parties) ce qu’il s’attribue7 1 mmm n °‘’“ ie Tomnai ,nvirm l ' an ^«í. ^Vohx. t'JniJc
WlPcgJ 42 .'
( 4 ) Aptid^Lindenîutárenovatuni,pag. 840.
(s) lb!d.pag. 829.
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Lindenimnlenovatuinpag. «fij.
( 7 )Pàg.Sq Z ,