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les chambres belges viennent de voter 4o,ooo fr. àvaloir sur 200,000 pour l’amélioration de la Meuse dans le Limbourg et 95,000 fr. pour la construc-tion d’un barrage mobile sur l’Escaut.
La longueur totale de la navigation artificielleen Belgique est de 460,220 mètres(i); c’est environle double de cette même longueur en France ,toute proportion de surface gardée. Cette infério-rité, du reste, serait peu de chose, si nous savionsutiliser nos richesses ; or, c’est spécialement en cepoint qu’excellent nos voisins les Belges ; par ladiminution des tarifs et du temps des chômages,ils ont donné à leur navigation intérieure une véri-table importance, et l’on ne voit pas chez eux desvins et des blés, récoltés sur le bord d’un canal,choisir de préférence la voie de terre (2). Ce n’estpourtant pas que leurs canaux aient tous été con-struits par l’État ou par des concessionnaires dis-posés à se ruiner dans l’intérêt du bien public;
(0 Voyez la note 4 à la fin du volume.
(a) L’un des membres les plus deslingués des ponts-et-chaussées,M. Vallée , raconte le fait suivant dans une petite publication pleined’iutérèt, intitulée des Voies de communication.
« Ou a construit il y a seÿt à huit ans, sur le bord de la Saône à Cbâlons,« un moulin à vapeur d’une grande force; c’est une vaste et magnifique" usine, due à l’industrie d’hommes du pays, très-capables et parfaitement“ entendus en affaires commerciales. Eh bien ! pendant les deux années que« durèrent les travaux , ils projetèrent d’acheter des blcs dans le Charol-" lais et de les amener par le canal du Centre et de la Saône jusqu’à leur
établissement. Dès qu’il fut achevé, ils allèrent, en effet, près de Cha-“ ru 'les faire des achats, et ils vinrent au bureau de Oénelard pour ac-« quitter les droits ; mais, à leur grande surprise, ils virent que ces droits« rendaient le transport par eau plus cher que par terre, l.e receveur
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