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accoucha d’Alcxandre, le Temple d’Ephcsc sut téduiten cendres. Cet homme, à cela près qu’il n’ accouchepas, est la femme, & elle le mari. La Bru y. Il estquelquefois actif, & signifie, aider à une femme à fedélivrer de son enfant. Adejse parturienti , objletri-care , objletricari. Il se dit de la Sage femme, ou de l’Ac-coucheur. Les Chirurgiens savent mieux accoucher lesfemmes que les Matrones. Mais, ma Bonne, qui vousaccouchera , si vous accouche ^ à Grignan ? M e de Sev.On le ditaustì avec le pronom personnel. Cette femmes ’accoucha elle-même.
Accoucher, se dit figurément des productions de Tes-prit. Edere. C’est un bel esprit, qui conçoit, qui in-vente facilement ; mais qui accouche , ou enfante avecpeine. Socrate disoit qu’il faisoit l’office deSage-íemme,qu’il faisoit accoucher les esprits.
Le fort de ce sonnet a droit de vous toucher,
Car c’est dans votre cour que f en viens d’ accou-cher. Mol.
ACCOUCHÉ, ÉE. part.
ACCOUCHEE, f. f. Femme en couche, qui vient demettre un enfant au monde. Puerpera. On fait desvisites en cérémonie aux femmes accouchées. Vousêtes parée comme une accouchée. Dans l’Amerique ily a des peuples où les maris font les accouchées à laplace de leurs femmes. Herrera. Loríque les fem-mes accouchaient dans le Béarn, les maris fe mettoientau lit, ct les envoyoient à la charrue. Scalig. in verboBearn. fol. p p , à Scaligerian. De Roch.
Il y en a aussi dans les Antilles , & même dans lesIndes orientales, ct à la Chine vers l’île de Formosa,qui font la même chose, comme on le voir dans le Re-cueil de Thévenot.
Au Pérou les femmes accouchées ne gardent pointle lit j mais après s’être lavées, elles se remettent à faireleur ménage ; & si quelque femme les alîistoit en leuraccouchement, elle paíïeroit plutôt pour sorcière quepour Sage-femme. Voye\ Y Histoire des Incas. Varron,/. j i. de Re Bus. raconte que les femmes d’Illyrie por-toient leurs enfans par-tout, après être accouchées, &ne demeuraient pas un moment au Ut pour cela. deRoch.
On appelle proverbialement, les caquets de Y ac-couchée, les discours frivoles ct de peu d importancedes femmes qui visitent celles qui font en couche. Ondit austi, tant d'un homme que d’une femme , qu’ilsfont Y accouchée, quand ils se tiennent au lit par moleste,ct fans nécessité.
ACCOUCHEUR, f. m. Chirurgien dont le talent prin-cipal est d accoucher les femmes. A d] ut or partus. Main-tenant les Chirurgiens accoucheurs font fort en vogue.Autrefois on ne fe servoit que de Sage-semmes oude Matrones pour accoucheuses.
Vers accoucheurs. Ce font de petits vers rougeâ-tres dont les huîtres font remplies dans une saison oùelles font laiteuses & mal-faines, & où elles font desoeufs. Ces vers facilitent, selon quelques-uns, la nais-sance des petites huîtres ; & les œufs, au microscope,ne sont autre chose que de petites huîtres dans leurcoquille.
ACCOUCHEUSE, f. f. Femme qui aide à accoucher.Ohsetrix. Habile accoucheuse. On dit plutôt Sage-femme, Acad. Fr.
Ces mots viennent du Latin accubare.
ACCOUDER, v. n. A’appuyer fur le coude, Inniti cu-bito. Tristement accoudé contre une cheminée. S. Am.Il se dit plus souvent avec le pronom personnel. Onmet au rang des incivilités de s ’accouder fur la table ;de s ’accouder devant ses supérieurs. On ne s’eníert guèreque dans le discours familier. On conjugue , je m'ac-coude • je m’ accoudai je m’ accouderai. -ACCOUDÉ, ÉE. part.
ACCOUDOIR, f. m. Chose destinée pour S’accouder;ce que Ton met fous les coudes pour s’appuyer enavant. Cubiti fulmentum. En termes d’Architecture,c’est la même chose qu’ appui. C’est le petit mur quiest élevé entre les deux pieds-droits d’une croisée. On
appelle accoudoir, Tendrpit inférieur de Touvçrture
lomé I.
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d’une fenêtre, sur lequel on s’appuie, on s’acccude.L ’accoudoir d une fenêtre doit aller feulement à la hau-teur de la ceinture. Vitruve appelle un accoudoir, Plu-teus, qui signifie un appui ou parapet. Il sesertauiîìdumot Podium, qui est un balcon, ou faillie. On ditpopulairement ct ironiquement à une personne quien incommode une autre en s’appuyant fur elle, allez;chercher plus loin des accoudoirs.
Ces mots viennent du François coude , qui s’est for-mé du Latin cubitus.
ACCOUER. v. a. C’est quand le Veneur court un cerf quiest fur ses fins , & le joint pour lui donner le coupd’épée au défaut de T épaule, ou lui couper le jarret ;& pour lors on dit, le Veneur vient â’accouer le cerf;le cerf est accoué. Dict. Économique.
ACCOUÉ, ÉE. part. Cerf accoué. B ère accouée.
ACCOURE AGE. f. m. Ne sedit que par le peuple. Voye £Accouplement.
ACCOUPLE, s. f. Liens dont on attache les chiens en-semble. Copula.
ACCOUPLEMENT, s. m. Jonction du mâle & de lafemelle pour la génération. Copulatio. On ne le ditdans ce sens que des animaux. Le mulet vient de Y ac-couplement d’un âne & d’une cavale. On croit que lacause des monstres d’Afrique vient de Y accouplementqui s’y fait des animaux de différentes espèces. On nele dit en parlant des hommes, qu’en Tadoucistant parunè épithète qui sert de correctif. Alors il est synonymeavec mariage. C’est un heureux accouplement. 11 est plu;propre pour la poésie.
Tu menois le blond Hymenée,
Qui devoitsolennellement,
De ce fatal accouplementCélébrer /’heureuse journée. Malh.
ACCOUPLEMENT, se dit aussi des bœufs qu’on attacheensemble sous le même joug. Jugum , cojugatio.
ÇCF Accouplement. Terme d’Architecture. Accouple-ment de colonnes. Arrangement de plusieurs colonnesjointes ensemble, & qui forment groupe. L Accouple-ment de ces colonnes est admirable.
ACCOUPLER, v. a. Associer, joindre deux choses en-semble. Copulare. Ces personnes font mal accouplées pleurs humeurs ne sympathisent point ensemble. Ons’en sert dans un mauvais sens , & d’un ton railleur :c’est un Mercure de profession, qui fait accoupler lesamans avec leurs belles qui ne font pas inhumaines.CoMB.
Accoupler des colonnes. Terme d’Architecture.Voye £ Accouplement & Accouplé.
CTT Accoupler. Terme de Rivière. Lier plusieurs ba-teaux ensemble.
En termes d’Agriculture , c’est appareiller deuxbœufs,deux chevaux, pour les employer au labourage,ou à d’autres ouvrages de la campagne. Jugare, con-jugare. Il étoit défendu par la Loi de Moyse àlaccou-pler un bœuf & un âne pour labourer.
Accoupler des dames, au trictrac, c’est les dis-poser deux à deux sur une flèche.
On le dit aussi du menu linge qu’on attache ensem-ble avec du fil, pour en faire des paquets.
fCF Accoupler, en parlant de quelques animaux quife joignent, mâle & femelle , pour la génération.C’est apparier ensemble le mâle ct la femelle. Accou-pleriez pigeons, les serins, les tourterelles. On ac-couple ordinairement les serins à la fin de Mars. Voye^Apparier.
On dit que ces animaux d accouplent ou sont accou-plés , lorsqu’ils se joignent pour ta génération. Copu-lari , coire. Les animaux d accouplent de différentes fa-çons. Il y en a qui ne s’accouplent point du tout.Voye\ M. de Buffon.
ACCOUPLÉ , ÉE. part. Il a les significations de Ionverbe.
On dit en termes d’Architecture : colonnes accouplées.Ce font plusieurs colonnes jointes ensemble, ct quifont grouppe.
ACCQURCÍE. f f Terme de Marine. Paííag que Ton
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