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AGITO , qu’on nomme auffi GITO. s. m. Petit poidsdont on se sert dans le royaume de Pégu. Deux agitifont un demi-bila, & la biía pèse cent teccalis, c'est-à-dire , deux livres cinq onces poids fort, ou trois li-vres neuf onces poids léger de Venise.
A G L.
AGLA. Ville du royaume de Fez , en Afrique. Agla. Elleest dans le sud de la province dTIasbat, fur la rivièrede Guarga, entre Fez & Arzile.
AGLAÉ, AGE AÏ A ou AGLAÏS. s. f. C’est le nom dela première des trois Grâces : les deux autres fontEuphrosyne & Thaîie. Ce mot signifie Joie. Elle pré-side aux yeux, quelle rend vifs Sc brillans. Autrefoison la repréíentoit tenant un bouton de rose.
%fT AGLATIA. s. m. Fruit dont les Egyptiens faisoientla récolte en Février, & qui dans les caractères sym-boliques dont il se íervoient pour marquer leurs mois,servoit pour indiquer celui de ía récolte. On rien saitpas davantage. Encyc.
AGLATONICE. f. f. Aglatoriíce. Nom de femme. Elleétoit fille d'Hégémon , & savante dans l’Astrologie :Sc parce qrielle prédisait les éclipses, elle faisoit ac-croire au peuple qrielle faisoit descendre la lune duciel , c e qui lui attira des affaires très-fàcheuses ; celadonna lieu au proverbe que l'on dit de ceux qui bat-tirent des malheurs par leur vanité & leur ostentation :Tn\ trf amvhv k* lao-Tra ,U attire la lune.
AGLAOPHEME. í. f. Une des Sirènes. Voyez ce mot.
AGLAURE, s. f. Terme de Mythologie. Fille de Cé-crops. Elle avoit une sœur nommée Hersé , Sc uneautre nommée Pandrose. Mercure devint amoureuxde Hersé ; Aglaure , lui promit de le servir dans sesamours , moyennant une récompense, Sc lui tint parole.Pallas indignée de cette lâcheté , rendit Aglaure si ja-louse de sa sœur Hersé, qrielle mit tout en usage de-puis pour la brouiller avec Mercure. Voilà ce qu'endit Ovide, Lìb. 2, de Metamorph. Fah. 12. MaisPausanias dit au contraire que Pallas donna en gardeaux trois sœurs un panier où étoit le petit Erichthon,en leur défendant de f ouvrir ; que Pandrose obéit,mais qu’Hersé & Aglaure ne purent retenir leur curio-sité, & qu’elles rie urent pas plutôt vu cet enfant, qu'el-les devinrent furieuses, Sc se précipitèrent du hautd’une tour. Apollodore ajoute qu 'Aglaure eut unefille du Dieu Mars, nommée Alcippe , Sc ne nommepas la mere Aglaure , mais Agraule.
AGLIBOLE. f. m. Aglibolus. C’étoit un Dieu des Pal-myriens dans la Syrie, comme il paroît par une ins-cription trouvée àPalmyre, & rapportée dans Gruter,
pag. Si. ArAlBUAU KAI MAAAXBHAii HAI PíAlZ ©BOIS.
C’est-à-dire, à Aglibolc , & à Malachbelus , Dieuxdu pays. Voisins croit que ce nom est formé de cestrois mots Arabes, VnVy à», ag al bas c’est-à-dire,mot, à mot, ponesuper corde , appliquez-vous, fai-tes attention : nom qu'on aura donné à ce Dieu, pourmarquer que Dieu volt tout, qu'il fait attention àtout ; ou bien qu il faut penser continuellement à Dieu.Ce sont-la des les Conjectures de Voisins. Voici cel-les de Selden dans son livre de Dûs Syriis Syntagm.II. c. I. Il prétend que Aglibolus , s’est fait à’Agli-balus j Sc celui-ci d Agalìbalus , qui vient originaire-ment à’Ághol-Baal , cest-à-dire, Sy 7 bV'p > qui si-gnifie Dominus rotundus , ou circularis , ou volubi-lis j le Seigneur rond , ainsi que disent dans Cicé-ron, Liv.II 3 de la nat. des Dieux , ceux qui croientque Dieu est le globe du monde ; que cette étymo-logie convient à ce que rapporte Hérodien, que lafigure de ce Dieu étoit une grosse pierre ronde par enbas, 8 c qui se termineur en pointe. Un autre Auteurveut que Agal Baal signifie le Dieu de l’univers, parceque l'univers est rond: il dit que c est ainsi que lesHébreux & les Phéniciens ont appele Dieu, BaalScha-main , ou Balsemin , le Seigneur du ciel. Un Savanta dérivé ce nom du Grec lumière, éclat, splen-deur, Sc !*-«■ va®, je jette j comme si Aglibolus vouloirdire, le Dieu jette splendeur. Mais outre que cetteétvmologie ne s'accorde guère avec la manière dontAglibolus est écrit dans l’inscription que j’ai citée, il
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riest pas croyable que le nom d'un Dieu Palmyrien ait eteGrec. Il doit être syrien , Sc le nom de 1 autre Dieuqu'on lui joint dans l’infcription , Malachbelus 3 enest la démonstration. Saumaise dans íes notes fur ï’Au-rélien de Vopiscus, n°. 3 y, dit qu’avec l’inícriprion dontj’ai parlé, on a les figures de ces deux Dieux, tousdeux de forme virile, ayant les cheveux frisés, & quel’un a íur l’épaule une figure de la lune, des cothurnesaux pieds, Sc un javelot en main ; & que pour lui,il ne doute point que Malachbelus ne soit le soleil,Sc Aglibelus la lune ; qu'il riest point rare dans l an-tiquité de frire la lune un Dieu, & non pas une Déesiè.Selden, au contraire, croit que Aglibelus est le soleil ;que la grosse pierre qui représentoit ce Dieu, est le sym-bole de cet astre, parce qu'il est rond , & que le feu letermine toujours en pointe. Enfin on ajoute que Agli-bolus est toujours nommé le premier, Sc qu’ainsi il pa-roît que c’estle íoleil. Au reste, ajoute encore Selden,comme on a fait de Aghol-Baal 3 Aglibolus , onen a fait auffi Alagabale , & Heliogabale ; c’est dunom de ce Dieu, que l’Empereur Elagabale , qui étoitd 'Emesse en Syrie, avoir pris le sien.
AGLIE. Château de Piémont. Aglia. Il est dans le Ca-na vois : il a titre de Marquiíat, & donne le nom àune des plus anciennes ôc des plus illustres maisons dePiémont.
AGLIO. La Cara d ’Aglio. Nom des ruines de l’ancienneville d’Algidum. Elles font dans.la Campagne de Ro-me, près de Frescati, sur la montagne d ’Aglio , Scproche du bois qu'on nomme la Selva d’Aglio.
fKT AGLUTINANT. Il vaut mieux écrire AGGLU-TINANT. adj. pris substantivement en Médecine. LesAgglutinans sont la plupart d'une nature visqueuse, SCprennent facilement une-consistance gommeuse. D'oùleur vient leur nom, formé à! a d Sc gluten 3 glu. Cesont des remèdes fortifíans, dont fesser est de réparerpromptement les pertes, en empâtant les fluides , SCen s’attachantnux solides du corps. Encyc.
sAF I'armi les Agglutinans , il y en a qu'on appliqueextérieurement, comme la plupart des baumes Sc mê-me plusieurs plantes, -d’autres dont l’uíage est inté-rieur & extérieur.
AGLUTINATION. f. f. L’action de se coller, de se con-solider. £CF Action de réunir les parties d'un corps sé-
; parées par une plaie, une coupure ou d’autre façon,du verbe A glutinare, coller, lier, consolider. Les par-ties des dents étant une fois divisées, ne le réunis-sent jamais ; soit parce que les vaisseaux qui s'y dis-tribuent , ne sont pas disposés de manière à fournir unsuc suffisant Sc capable d ’aglutination ; soit parceque leur propre substance est trop serrée & compacte,pour lui donner passage, ou que d ailleurs le mouve-ment , l ait & les matières qui les touchent, sont au-tant d’obstacles qui concourent encore à s’opposor àla réunion de leurs parties divisées. Chirurgien Den~tifie.
AGLUTINER. v. a. Terme usité en Médecine pourexprimer Faction de réunir, de consolider les partiesdu corps divisées par quelque accident. Aglutinare.Vo\e% AGLUTrNATtON.
AGLÚTÌNL. part. Cest-à-dire, collé ensemble. Trait.
de Litolog. & de Conchyliolog.
AGLUTINEMENT. s. m. & AGLUTINER. v. a. sontdans Cotgrave.
A G M.
AGMAT ou AGMET. Province d'Afrique, faisantpartie de Fancienne Mauritanie. Elle comprend unepartie des collines & des vallées du Mont Atlas.
C£T AGMAT ou AGMET. Ville capitale de la Prov incedu même nom, au Royaume de Maroc , fur la pented une des montagnes ,du Mont Atlas. 9 degrés, z f long.z o degrés, z ri lat.
fr? Il y a auffi une rivière du même nom.
A G N.
ACNAGAT. f. m. Dans une contrée de l’Amérique, au-delà de la terre de Labrador, vers l’isthme de Da-
rien,