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AHION. Ville de la Terre-Sainte. ^/Áio/2. Elle étoit dansle milieu de la Tribu de Nephthali, dans la Galileesupérieure, ou dans le nord de la Terre-Sainte. LesLXX. l’appellent quelquefois Ain : mais mal. Le textehébreu la nomme toujours Aïon.
A H L.
§CT AHLEN, ou ALEN, ou AWLEN. Alena. Petiteville impériale d’Allemagne, dans la Suabe. Quoiqu onn’y compte plus qu'environ trente familles, elle con-serve encore ses privilèges.
A H M.
AHMELLE. f. í.Ahmclla. Plante del’île de Ceïlan, fortcélébré depuis quelques années, à cause de la propriétéqu’on lui attribue, de dissoudre la pierre, ou de laréduire en poudre. Ahmelle est le nom que les habi-tans de file de Ceïlan lui donnent. Je ne fais, dit M.Hottcn, dans les Transactions Philosophiques, iom.Iì, p. 648, fi quelqu'un a encore cette herbe; mais jel’ai cultivée , lorsque j’avois l’intendance du jardind’Amsterdam. A l’extrémité de ses branches elle jettedes Heurs très-scmblables à celles du Chryfanthemum.Sa semence est fourchue. Sa tige est carrée, & portedes feuilles disposées vis-à-vis Tune de Pautre, & sem-blables à celles de sortie morte, latnïi , ou de sortie,urtica , & qui sont un peu acres: ce qui montre quel’ Ahmelle est de l’efpèce du chanvre, que Césalpinus& M. Tournefort appellent Bidens j & qu’on pourtoitassez justement la nommer, Cannabina , ou Bidensurtica j folium Indicúm Lithontripticum.
A H O.
AHOHITE. f. m. Sc f. Ahohites , Ahohita. Quelques-unsprétendent que c’est le nom d’un peuple, ou des ha-bitans d’une ville qu ils nomment Ahohi. C’est le sen-timent d’Adricomius, qui la place dans la tribu de Juda& de Cap elle dans fa critique. Le P. Lubin & d autrescroient que C’est plutôt un nom de famille. Varable &Sanctius, le R. Kimhhi, font de cette opinion, auílì-bien que Buxtorf; ct selon eux, Ahohi ou Achochi,est un nom d’homme.
AHONTAGE. On trouve ce mot dans un Ovide mf.pour dire , honte. Borel.
|ctF AHONTER. Vieux v. a. Qui signifie faire honte,déshonorer.
A donc répondit jaloufle ,
Honte j j’ ay paour d’être trahie ,
Car lécherie ejl tant montée ,
Que trop pourroit être ahontée.
AHOUAI. f. m. Arbre venimeux dont parle The v et,France autarcique pag. 66 , qu’il dit être de la grossent de nos poiriers, dont les feuilles sont longues detrois ou quatre doigts, & larges de deux ; ses fruitsfont gros comme une châtaigne moyenne. Pison saitmention de deux espèces de cet arbre ; l’une qui portedes fruits gros comme des châtaignes , ct l’aurre quien donne d’aaffi petits qu’une aveline. Le P. Plumieren a décrit une espèce, dont les feuilles font longues &plus étroites que celles du laurier-rose ; ses fleurs fontd’une feule pièce en sonne d’entonnoir, ct fendues àleurs bords. Le pistil qui s’einboíte avec la Heur, de-vient un fruit charnu gros comme une poire, & ren-ferme un noyau triangulaire, dur, divisé en deux loges,qui contiennent chacune une amande. Il arrive souventqu une de ces amandes avorte. Cet arbrisseau donnedu lait en quelqu’endroit qu’on le blesse. II est figurédans Rernand, IIf, Mexiq- fous le nom àlYccotli,pag. 441 j & il est nommé par Plukenet, Nerio affinis,angujìifolia , flore luteo, Americana Pytkogr. Tab.aoj.fig. q. Il y en a une quatrième espèce dans lepremieryolurne às Hortus Malabaricus , pag. 7 1, indi-qué fous le nom d ’Odallam. Les Indiens, après avoirôté les amandes des noyaux, íes enfilent, & en font des
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jarretières, des tabliers, des ceintures, &c. qu’íls por-tent pour chasser les animaux sauvages , ou se raireentendre de leurs camarades, par le bruit que font cesnoyaux en se heurtant les uns contre les autres. Onpeutvoir ces sortes d’ajustemens dans Garcias des Jardins,& dans Clulìus.
A H R.
§CF AHRENSBOECK. Château dans le duché d’Hols-tein, fur la route ordinaire de Lubec à Kiel.
f TT Le Bailliage ou Préfecture d ’Anhrensboech renfermesept paroisses ou départemens qui comprenent plu-sieurs villages ou hameaux.
A H U.
ICT AHUAS. Ville de Perse, clans le Khurestan, ou Khu-sistan, qui est l’ancienne Suíianne, capitale d’une con-trée du même nom.
§CP AHUAS. Contrée de Perse, dans le Khusistan, dansle troisième climat.
ffT AHUN. Ville de France, dans la haute Marche; furla Creuse, à douze lieues de Limoges, avec Juridic-tion Royale. Agedunum. Il y a dans le voisinage uneAbbaye de l’Grdre de saint Benoit, nommée Moustierd’Ahun.
(fT AHURIR. Voye\ Aheurir pour sexplicaticn.
££? ÂHUS. Ville d’Allemagne, dans l’Evêché de Muns-ter, sur la Regge.
ABUS. Ahufla . Ville maritime de Suède, à la pointeméridionale de la Bleckingie, aux confins de la Schone.
AHUSAL. í. m. En style Hermétique, c’est le soufre d’ar-senic, appelé aussi par quelques Chimistes, Aquila alba *
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AÏABUTIPITA. C m. Arbrisseau du Brésil. U porte unfruit noir, ct semblable aux amandes, dont les Sau-vages tirent une huile pour fortifier les membres af-_ foibîis.
AÏ AC-DIVAN. f. m. Terme de Relation. Entretien, con-versation particulière des Viíìrs avec le Grand-Seigneur.Colloquium privatum. Lorsque le Grand-Seigneur sortde Constantinople pour aller à 1 a promenade, il estpermis aux Viíìrs de saborder , ct de l’entretenir detoutes sortes d’affaires, pourvu qu’il n’y ait aucune deses femmes avec lui. A. D. S. M. C’est cet entretienqu’on appelle Alae-Divan.
(íA AJAJOUNI, ou AJAJUNI. Nom que Íes Turcsdonnent aujourd’hui à une ville de la Natclie, dansla province d’Aidin, qui est la Carie des anciens. Cenom est corrompu d ‘Agios Joannes, qui signifie saintJean. Les Grecs font ainsi nommée, bien persuadésque ce saint y a été enterré, & ils en montrent encoreaujourd’hui le tombeau. Les Grecs lui donnent encorele nom d 'Agios Theologos , parce que saint Jean estaussi appelé le Théologien. Les Turcs, en corrompantson nom, Rappellent Aia Sulug. Elle est connue dansnos cartes modernes, fous le nom d ’Hagia.
îfT AJALLE. Ville maritime de file de Ceilan, fur lacôte méridionale, au pays de Mature, à deux lieuesdeTangale.
AÏALON , ou HÉLON. Ville de la Terre Sainte. Aïcrlon. Elle étoit Lévitique & située dans la tribu de Dan,près la vallée du Thérébinthe.
AJAMBÉE. Hoyei Enjambée.
AJAMBER. Voyei Enjamber.
îjfl AIAN. Voye\ Ayan.
ÀÍÁT H. Ville ancienne de la Terre-Sainte. Alatk. Adri-comius croit que c’est la même qui est appelésHaï.
AJAX. f. m. Nom d’homme. Il y avoir deux Ajax ausiège de Troye. L’un fils d’Oïlée , Roi des Locriens,ctl’autre fils de Téiamon & d’Hésionne, fille de Lao-medon. Celui-ci entra dans une si grande fureur de ceque les Grecs lui avoient préféré Ulysse, en lui don-nant les armes d’Achille , qu’il fe jeta fur un trou-peau, & le tua, croyant tuer les Atrides ct Ulysse*De-là vint le nom Ajax 3 dont nous allons parler.