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■ces deux pierres. Celle du Béril essd’rm vert de mer-,l’ aigue-marine cì’un vert tirant fur le bleu.
§ 3 * Oh la distingue en orientale & en commune. L’orien-t ale est dure, 3 c n a qu’une légère couleur céleste. Lacommune a les mêmes couleurs ; mais elle est tendrecomme du crystal. On en tire des Indes & de Mada-gascar.
Aigues-mortes. C’est-à-dire, eaux-mortes. Aqux mer- ,tm. Ville de France dans le bas Languedoc, environ ;à lìx lieues de Nimes. Quelques Auteurs croient quec’est un ouvrage de Marius, & les Fojfiz Mariam desLatins. D’autres prétendent qu’ Aigues-mortes n’est pasune ville si ancienne. On î’appelle Aigues-mortes àcause des eaux croupissantes qu’il y avoit en cet en-droit-là. C’étoit autrefois un port, &Nangis raconte quecefutlàqu’en 1269, S. Louis s’embarqua. Aujourd’huielle est éloignée d’une grande demi-lieue ou près dunelieue de la mer. Au reste, ceux-là fe trompent, quicroient que c’est l’ouvrage de Marius appelle FoJJaMariam ; car les fosses de Marius étoient'de l’autrecoté du Rhône, dans la province de Vienne, au lieuqu Aigues-mortes est dans la première Narbonnoife, àdroite du Rhône. La longitude & Aigues-mortes est2i°, 44', 3". Sa latitude 43 0 , 33', o". Acad. deMontp.
Aigue-perse. Aqua sparsa. C’est-à-dire, eau éparse.Petite ville d’Auvergne, capitale du duché de Mont-pensier. Elle est située fur une petite rivière nomméeLuron.
Aigues-vives. Aqux, vivx. Faux vives. Bourg de Tou-raine, & Abbaye de Chanoines réguliers de Saint Au-gustin & de la Congrégation de Sainte Geneviève.íJCT AIGUER. Vieux v. a. Qui signifioit arroser. Aiguerun pré.
fCF AIGUE, EE. part. Arrosé. Rabelais dit vin aigué }pour dire,mêlé d’eau. F'ìnum aquâ mixtumdilutum.AIGUIERE,mieux queÉGUIÈRE.f. f. Vaisseau rond 6cquelquefois couvert, qui a une anse & un bec, pro-pre à servir de l’eau sur la table : il faut que son corpssoit cylindrique ; car s”il est plus enflé en un endroitqu’en un autre, on l’appelle alors pot a l’eau , Aqua-lis , Urceus aquarius. Les aiguières d’argent doiventêtre marquées contre-marquées au corps, couvercle, &collet du pied. A l’égard des deux coquilles, de l’anfe,du bec , du fuage ou doucine, du carré de pied, ilsfont marqués seulement du poinçon du maître.Aiguière à deux becs. C’est celle qui dans son ouver-ture a deux becs opposés & propres à verser l’eau. Aqua-lis utrinque roftratus. Le fruit du Geum a la figureá'une aiguière à deux becs.
AIGUIÉREE. f. f. Ce que contient une aiguière pleine,la quantité d’eau ou d’autre liqueur qui tient dans uneaiguière, & qu’il faut pour la remplir. Urceus aquâplenus.
AIGUILLADE. f. f. C’est une espèce de gaule, longuede neuf à dix pieds, dont fe fervent les Laboureurs3 c Voituriers dans quelques provinces, & avec laquelleils piquent leurs bœufs, pour les faire marcher.
AIGUILLE, f £ Petite verge d’acier ou d’autre mé-tal, déliée, polie, pointue par un bout, percée d’uneouverture par l’autre bout, pour y passer du fil, de lafoie, &c. Servant à coudre, broder, faire de la tapis-serie & autres ouvrages. Acus. Broderie faite à Yai-guille. Aiguille à coudre, aiguille à travailler en ta-pisserie. Le chas d’un aiguille. C’est le trou de \’ai-guille , l’endroit où elle est percée pour faire passer lefil, la foie, la laine. La pointe d’une aiguille la plusdéliée vue avec le microscope, ressemble à une che-ville rompue par le bout, 3 c ses cotés paraissent ra-boteux 3 c pleins de cavités. Les Musulmans disentqu’Edris, c’est-à-dire, Enoch, est l’inventeur de l’ai-guile.
On dit, qu’une fille ne fait pas faire un point d'ai-guille ; pour dire, qu’elle est entièrement ignorante,ou fainéante.
Aiguille , fe dit aussi de plusieurs instrumens pointus.Une aiguille de tete, est celle qui sert à coiffer lesfemmes.' Acus , discerniculum. Aiguille à tricoter desbas. Aiguille d Emballeur. Aiguille d’Oculiste, pour
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ôter les cataractes des yeux. Aiguille de Graveur, aveclaquelle il destine fur le vernis. Une aiguille d’Orfé-vre , pour enfiler des perles. Le fléau d’une balance aaustì une aiguille au mileu, qui marque la moindreinclination de la balance, & sert à faire remarquer ladifférente péfanteur des choses qui font dans les deuxbassins de la balance.
Aiguille à fêtons. Voye\ Séton.
Aiguille à mèche. Ternie de Chandelier. On appelleainsi dans la fabrique des chandelles moulées, une ai-guille de fil de fer, longue d’un pied, qui a un petitcrochet à un bout, & une espèce d’anneau à l’autre.Cette aiguille sert à palier la mèche dans le moule, enla tirant vers le haut par l’cuverture d’enbas.
Aiguille à enfiler. Les Chandeliers fe fervent de cetteseconde aiguille pour enfiler avec des pennes les chan-delles, & les mettre par livres. Cette aiguille n’est au-tre choi e qu’une véritable aiguille de rembourrage, lon-gue environ d un pied. Les pennes dont on fe sert à cetouvrage, font les bouts de fils qui restent de la chaînedes toiles , après que les Tisterans ont levé leur ou-vrage de dessus leurs métiers.
Aiguille à relier. C’est une longue aiguille d’acier re-courbée vers la pointe , qui a plus ou moins de lon-gueur, suivant le format des livres. Elle sert aux Plieu-ses, 8 c Conteuses, qui travaillent chez les Relieurs, àporter d’une nervure a 1 autre, le fil qui traverse le mi-lieu de chaque cahier, & qui l’arrête aux ficelles quifont perpendiculairement placées furie coufoir.
Aiguilles à Selliers. Ce font des aiguilles à quatre an-gles, avec lesquelles les Selliers cousent leurs ouvrages.O11 les appelle austì Carrelets , à cause de leur formetriangulaire. Les aiguilles à Selliers font grosses, moyen-nes ou fines.
Aiguilles à empointer. Ce font des espèces de carreletsbeaucoup plus longs & plus forts que ceux des Selliers ,dont les Marchands Drapiers, Merciers & Manufactu-riers fe fervent pour arrêter avec de la menue ficelle,ou du gros fils , les plis des pièces d’étoffes ; ce quis’appelle les empointer.
Aiguille à tête , ou d cheveux. C’est un morceau d’acier,de fer, ou de laiton poli, menu 3 c long d’environ qua-tre pouces, ayant d un côté une tête plate , trouée enlongueur, & de l’autre une pointe peu piquante, quisert aux femmes à séparer Sc palier leurs cheveux lorí-qu’elles fe coiffent.
Aiguille àréfieau. Terme de Perruquier. On appelle ainsiun certain petit morceau d’acier ou de fer fendu parles deux bouts, dont oh fe sert à faire ces sottes de ré-seaux, fur lesquels les Perruquiers cousent les tresses decheveux, dont ils forment les perruques.
Aiguille à emballer. Grosse aiguille de fer ou d’acier,longue de cinq à six pouces, ronde du côté de la tête,triangulaire 3 c tranchante du côté dè la pointe, qui estfort évidée.
Aiguille aimantée, en termes de Marine, est une pe-tite verge de fer posée au milieu de la boussole, fur unepointe de cuivre fur laquelle elle fe meut. Lorsqu elleest frotée d’aimant , 011 la voit tourner une de íes ex-trémités vers le pôle boréal de la terre, & l’autre ex-trémité vers le pôle méridional. Acus Magnetica , Ma-gnete perfricta. Nous dirons au mot aimant , quetout le jeu de 1 aimant & des corps aimantés, vient descorpuscules magnétiques qui font dans leurs pores. Cescorpuscules fe tournent d’un-côté vers le pôle boréal dela terre ; & de l’autre,vers le pôle méridional. Ils doiventdonc tourner leurs aimans avec eux, & communiquerà leur axe une direction constante vers les deux polesde la terre. Voyc[ Aimant.
(AF De là l ’aiguille aimantée fous l’équateur , fe trouveparallèle à 1 horizon, parce que l’axe des corpusculesmagnétiques conserve la même direction que Taxe dela terre. Par la même raison Xaiguille aimantée doit êtresous les poles, perpendiculaire à l’horizon, parce que I emouvement de la matière magnétique fe fait là d’unemanière perpendiculaire à la superficie de la terre. Mss Sdans les autres endroits de la superficie de la terre, l’ss"guille est diversement inclinée selon la ligne que décritla matière magnétique. Dans les pays septentrionaux,