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mes ; parce qu’il s’agit de la réalité de la pensée qu’onattribue là à la bête auíìi-bien 4 ]u’â shdlmme, & nond aucune modification ou manière de penser : puisqu’onPeur ajouter que, quoique ces Philosophes croient queles betes pensent ainfi que les hommes, ils ne croientpourtant pas quelles pensent de même qu’eux.Je di-rois enfin que les expressions d une personne qui neconçoit les choses que confusément, ne sont jamaisjustes comme celles dune personne qui les conçoitclairement ; parce qu’ih est là question dl’une qualitéde l’exprelsion, ou dune qualification qu’on lui donne,par cette merne raison on dit, hardi comme un lion ,blanc comme neige, doux comme miel, & non pasa mfi que , ni de même quunìion.vê? Lorsque ces deux mors font placés à la tête de lacomparaison, alors elle a deux membres , dont le se-cond,qui est la réduction de la comparaison, commencePar le mot ainfi j fi c’est ainfi que ou comme qui setrouvent à la tête du premier membre q mais si c’estde même que , ce second membre commence par letaxer de même. L’exemple suivant va rendre cette ob-Nervation sensible.
dpc & e même que l’ambitieux n’est jamais content, demême le débauché n’est jamais 'satisfait. Ainfi que1 ordonne la Providence, àirfi va la fortune des étatsbe des particuliers, des Princes & des sujets. Commeles hommes vieillissent par le nombre des années ,- ain fi vieillissent les empires par le nombre des siècles ;
tout va à un terme prescrit, au-delà dtìuuel il ne passepas. r
ànsi, signifie auisi quelquefois par conséquentaÍOTs il est synonyme avec c’efi pourquois avec cettedistercnce que ce dernier renferme dans la significa-tion particulière un rapport de cause & d’eftcr,aulieuqu ainfi ne renferme qu’Un rapport de prémilíe & deconséquence. C’e/? pourquoi est plus propre à mar-quer la fuite d’ún événement ou d’un fait ; ainfi à faireentendre la conclusion d’un raisonnement.
Les femmes pour l’ordinaire font changeantes ; c’efipourquoi les hommes deviennent inconstans à leur égard.Les Orientaux les enferment, & nous leur donnonsune entière liberté ; ainfi nous parodions avoir pourelles plus d’estime.
Ainsi. adv. Comme ainfi soit. Façon de parier anciennequi signifie , vû que , d’autant que , cela étant ainsi.Comme ainfi. soit que 3 &c. Puisqu ainfi-efi: ^ autretdçon de parler dont on se sert à-peu-près dans lemême sens. Acad. Franc;
Ainsi que. adv; S’il efi ainfi que , signifie, S’il est vraique. S’il efi ainfi que nous ne soyons créés que pourservir Dieu. Il vieillit..
Ainsi que. Au même temps que. Ainfi que j’arrivois.Ainfi qu ï\ fortoit. Acad. Fr. 1718. Le retranchementde cetre expression dans sédition de 1740, en est unecondamnation tacite.
Ainsi soit-il. Amen. C’est un souhait que son fait àla fin de toutes les prières. On fe sert auisi de cettefaçon de parler pour demander l’accomplissement dea M?n souhaite. U tinam.
•NSNÉ, ÉE. f. m. & f. On difoit autrefois Àinfiné ,four dire, Y Aîné 3 celui qui est né avant les autres;Natu prior : comme 011 difoit Maisné ■ pour dite,puine.^-TOGIAR. Nom d’un lieu dans la Terre-Sainte ,^ níl appelé, parce qu’il y a une fontaine, auprès deaquelle fe rient tous les mardis une foire, car ce nomg co mp 0 séde ain j fontaine ;& de NàN tagara , qui,, n ara “ e signifie commencer. U est à une petite lieueu mont Thabor à ferient.
®°. re l dans ses recherches cite ces paroles de Ville-lardouìn, q u j airy , a - in ^ 3 q U innelx; & il les expliqueainli, a qui mieux mieux. Certatim.
^A- ou AINS A. Petite ville du royaume d’Arragon,j n | pagne. Ainsd. Elle est au confinent de l’Ara &1 e * a Cinga. Ainsa est capitale du petit pays de So-l'arbe, qui eut autrefois titre de royaume. Quelquese °giaplac s prennent Ainfia pour l’ancienne Succosa ,r. le , autres placent à Sara deSurta, bourg d’Arragone Véto, au-dessus de Balbaítto;
■Come L
AJO 193
ifJ? AIN-ZAMIT. Ville d’Afrique, à douze lieues deTunis, & à vingt de celle de Beggie.
A J O.
AJO. f. m. Les Bouquetières de Paris appellent de cènom une forte de fient jaune, qui vient en Janvier ,qui dure presque jufqu’à Pâque, & qui est un Nar-cisse jaune & simple. Ces ajos font fort jolis.
AJOL. f. m. Poiston de mer. Voye\ Rochau.
AJOMAMA. Petite ville de Macédoine , dans la Ho-mélie. Terone. Elle est au fond du golfe aìiquel elledonne son nom. Le golfe d’Ajpmana , Sinus Teroni-cus j est dans l’Archipel, fur les côtes de Macédoine,au nord de celui de Salonique, dont il n’est séparé quepar la petite presqu’île nommée Capo Camjlro.
AÏON. Voye\ Ahion.
AJOUÍ'E. Aigulphus. Voye\ Aou.
AJOURÉ, ÉE. adj. Terme de Blason , qui se dit despièces qui font percées à jour. Perforatus. On le ditd’un chef crénelé dont les crénaux font relnplis d’uneautre couleur que le champ. On le dit auisi des joursd’une tour & d’une maison, quand ils sont d un au-tre émail ; mais il se dit particulièrement de l’uuver-ture du chef, soit qu’elle soit ronde, carrée, ou en crois-sant, pourvu qu elle touche le bout de sécu;
AJOURNEMENT, s. m. Assignation, ou exploit qu’ondonne à quelqu’un pour comparaître en justice a îmcertain jour, pour procéder judiciairement sur les con-clusions prises contre lui. Vadimonii denuntiatio , Injus vocatio. Les ajournemens qu’on fait en Cour sou-veraine , ou aux Requêtes du Palais, se font en vertud’un mandement, oU d’une commission du Sceau ; maisles ajournemens qui se donnent devant les Juges subal-ternes le font par un simple exploit. Un ajournementse doit lignifier à la personne, ou au domicile. Parl’Ordonnance de 1667, les ajournemens des étrangersfe feront à 1 hôtel du Procureur-Gcnéral dix Parlement,où reflortiront les appellations du Juge devant lequelces étrangers absens , & hors du royaume , seront assi-gnés. Avant cette Ordonnance on les aísignoit fur lafrontière. Les ajournemens doivent être libellés , &contenir la demande , le nom |5 & le domicile du de-mandeur, celui du sergent, & le nom de celui à quisexploit a été laissé. Enfin, sexploit d’ajournementdoit être contrôlé dans trois jours après la date-Les autres formalités des ajournemens font réglées parle second titre du Code-Loitis; c’est-à-dire, de l’Or-donnance de 1667; Ajournement personnel en ma-tière criminelle, est une ordonnance, ou sentence ditJuge, par laquelle il est enjoint à saccusé de compa-raître en personne. Vadimonii per fie obeundi denun-tiatio-. On décerne seulement un ajournement person-nel , quand le crime n’est point capital, & n’emporteni peine afflictive, ni peine infamante. Cependant sisaccusé est officier , il demeure interdit des fonc-tions de fa charge pár le seul ajournement personnel;Si celui contre lequel il y a ajournement personnel,ne comparaît point dans le temps qui lui est marquépar l’aísignation, le Juge convertit le décret d 'ajour-nement personnel, en décret de prise de corps. Autre-fois il y avoir certaine forme ìk solennité pour ajour-ner un Pair de France, un Prince, Un Prélat , un Sei-gneur , un Gentilhomme, à cause de leur révérence& autorité. Ragueau.
Ajournement à trois briefs jours. Pour entendre ceqUe c’est, il faut savoir qu’en vertu du premier dé-faut donné, sur s ajournement personnel en matière cri-minelle , le JUge décerne urf décret de prise de corpscontre saccusé ; & à faute de le pouvoir appréhender,il ordonne qu’il sera ajourné à trois briefs jours, avecannotation & saisie de ses biens , jufqu’à ce qu’il aitobéi.
Ajournement à trois briefs jours , a lieu aussi enma-tière civile, quand on aj aurne un ábfenc qui n’a , oùqui n’a eu aucun domicile ; en ce cas il peut être ajournépar un seul cri public au principal marché du lieu derétablissement dU Siège où l’alsignárion est donnée ,fans aucune perquisition ; sexploit doit être contrôlé