ALBANO, ou MONTE ALBANO. Petite ville du royau-me de Naples. Albanum. Eile est dans ia Balilicate,entre ia rivière d’Agri & celie de Salandrella, au nordde la ville de Turii.
Albano, Ville de la Campagne de Rome. Albanum. Eliea titre de principauté & un évêché. Eile a été bâtie desruines d’Albe-Longue. Sa longitude est de 30°, 11'j
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. . Cassini.
ALBANOIS, OISE. f. m. & r. & adj. Qui est d J Albanie.H se dit i°. De ceux qui habitent l’Albanie d’Aíie.Comme leslbénens, & les Albanois, habitent deslieux pleins de bois, austì font-ils plus endurcis àla peine & à la patience. De Harlay, 2 0 . Il se ditplus communément aujourd’hui des habitans de l’Al-banie de Grèce, ou de l’Epire. Les soldats Albanoiss’appellent Capelets. 3 0 . On a austì appelé autrefois lesEccssuis Albanois : & parce qu’ils étoient li grands voya-geurs , que la coutume de voyager avoir prisé dans euxen nature, comme dit Walafridus Strabo, dans la viede S. Gai, Liv. II, chap. 47, on appela Albani , Alba-nois , tous les étrangers, d’où ensuite s’e st formé, àee que l'on prétend, en trançois les noms à’Aubain Scd 1 Aubaine.
Albanois , est austì le nom qu’on donna dans le VIII eíìècle à des hérétiques qui renouvellerent les erreurs desManichéens.
ALB ANOISE. f. £ Terme de Fleuriste. U Albanaise est 11 neanemone toute blanche, avec un peu d incarnat aurq I e ! ^ grandes feuilles, & de la peluche.
ALBANOPULIS. Albanopolis. Ville capitale de l’Alba-nie de Grece, & dont cette province a pris Ion nom,à ce que quel ques-uns prétendent. On lui donne 46 d.de longitude, & 41 d. 6 m. de latitude. Cette villeest aux confins de la Macédoine, furie Drin, au des-sus d’Ocrida.
ALB AN V. Fort de l’Amérique septentrionale, nomméautrefois Fort d Orange. Albania , Albania nova. IIest dans la nouvelle Yorc, vers la source du fleuvede Nord.
ALB ARAZIN. Ville d’Arragon , en Espagne. Lohetum ,Albarastmum. Elle est sur la rivière de Guadalaviar,au septentrion de Tervel. Albarastin a un évêché suf-fragant de Sarragoce.
ALBARINE, ou ALBERINE. Rivière de France,dans le Bugey. Elle prend fa source entre les monta-gnes de Nantira, près de Brenod, & va íe rendre dans1 Ain.
ALBÂTRE, ou ALABASTRA. Albastra. Ville d’Egypte,du côté de l'Arabie, & dans la partie orientale de ceroyaume. Quelques-uns disent qu’elle est ainsi appelée,Parce qu’elle est entourée de montagnes , où l’ontrouve XAlbâtre. D’autres disent que de ces montagnes on en tiroir une pierre dont on faisoit des vasesa Ppelés Alabastri ; & que c’étoient des vases de sen-teurs , faits d’onix. Le Géographe Etienne met cette placedans la Phrygie, & cite Hérodote fur cela. Saumaiseteíute ce sentiment, p. y58, íur Solin Ep. 240. Il dit.scelle étoit dans la Thébaïde.
o ATRE. f. m. Pierre de la nature du marbre, maistjtoins dure & plus transparente , remplie de veinesdiversement colorées. A ia b astrides >0 n ix. On en trouvetoutes sortes de couleurs. U y en a qui est très-blancdisant ; c’est le plus commun : & d’auue qui estlf C oomme du corail. Il y en a une forte qu’on ap-C [> 11 C ® nix 3 parce que fa couleur est semblable à cellen a . utre pierre qu’on nomme proprement Onìxst quiV > 11e í? différente. Le plus estimé vient d’Orient,1 . s a Ppelic Albâtre oriental. ÏJAlbâtre estaiséàtail-lori n P etirs vases, des statues & des co-
j Albâtre chez les Anciens signifioit une boite àU f n ' : : Quelques-uns tirent ce mot du latin Albus,caule de la blancheur de cette pierre : d’autres du grecAcí f-' L ' r P n , qu’ils rirent d’» privatif , & de ,
deff°" ? ette Pt enc est si unie, que les mains glissentE e -ii Us * ans pouvoir s’y attacher. Il y a près de Mar-E ç Une carrière & Albâtre de différentes couleurs. Ilestca arcnt c ' uc P ar poli très-parfait dont il1 Pjime, on voit à plus de deux doigts dans son épais-*ome I.
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sieur l’agréable variété des couleurs dont il est em-belli. Acad. des Sc. 17 03 , Hifi. p. ij.
On dit figurément d une femme fort blanche, qu’eliea la gorge & albâtre , le teint à! albâtre , que c’est deXalbâtre animé.
Albâtre. Dans S. Math. chap. XXVI. 7, dans S. Marc,XVI, 3, & en S, Luc. VII, 3 7. Alab astrum , albâtre , estpris pour un vase d’onguent précieux. Les Traducteursde Port-Royal ont cru , ou íemblent avoir cru que cevase étoit Áalbâtre. Ce n est pas le sentiment le plusreçu, ni le plus approuvé ; & d habiles Interprètes ontpeine à croire quìl se tut caste fi aisément que la fem-me de i’évangile le cassa, ct mme S. Marc le rapporte.Auilì M. Simon, qui dans le texte a traduit commePort-Royal, uu vase d 'albâtre, avertit dans fa note,qu’on pourroit traduire autrement, un vase façon& albâtre ; & que, comme on mettoit ordinaire-ment ces fortes de liqueurs dans des boites ou vasesd ‘albâtre , on donnoit ce nom à tous les vases où l’onen mettoit. C’est en effet le sentiment de Luc de Bru-ges , & d autres Commentateurs. D’autres veulentqu ’albâtre en ces endroits de l’écriture, lignifie unvase sait d une certaine manière , & d une certaineforme, & sur-tout faus anses, d’où ils prétendent queion nom lui a été donné, aA A^ ,Q f ,v ; de X»privatif , & de t-An, anse. Saint Epiphane rend cemot par un vase de verre, & 1 auteur de 1 étymolo-gique sa suivi, austì bien qu’Lraíme & f Interprètearabe. Mais d’autres, avec beaucoup plus de raison , cesemble, prétendent asti alabastrum en ces endroits ligni-fie précisément en général, un vase de liqueur.' Polluxméme le rend souvent par ^7«°'. Au IF Liv. des RoisXXI, 13, quelques Interprètes traduisent nM2£ paraAa£asq»«* , Sc d’autres simplement par st ««' Heíy-chius & phavorinus interprètent «AaCarpo», Cyathusolei, un pot d huile. On trouve de ces prétendus va-ses d ’albâtre qui font de marbre, d’onix , d or, d ar-gent, Sc d’autres métaux. Ainsi le P. Bòuhours a très-bien traduit, quand il a dit en général : une femmes'approcha de lui avec un vaíe plein de liqueur odo-riférante, &c.
Le P. Kirkcr, dans son (Edipus JEnypt. Tom. II,p. 288 , st st albâtre , alabastrum , estncn-seulementun vase de liqueur précieuse, mais austì une mesure
' égyptienne, qui contenoit 9 Kost, autre ínesure, &9 livres d’Egypte, c’est-à-dire, selon lui, 24livres,ou24 sextiers Romains. Si cela est vrai, ce ne fut pas cevase-là que la femme dont il est parlé dans l’Evangile,rompit fur la tête de Notre-Seigneur.
íCP KLX>A.TKOSS.Albatroca maxima. Oiseau aquatique,fort commun au Cap de Bonne-Espérance. Il a le corpsfort gros, & les ailes très-longues, lorsqu’elles fontétendues. Il y a près de dix pieds de distance entrel’ex-trémité de l’une des ailes & celle de l’autre. Cepen-dant tous ces oiseaux ne sont pas de la même gran-deur.
ALBAZARIN , ou ALBARAZIN, f. m. Sorte de lained’Elpagne.
ALBAZIN, ou LABAZIN. Ville de la grande Tartarie.Albastnum, I.abastnum. Elle est fur la rivière d’Amour;dans la province de Dauria, vers le 122 e degré de lon-gitude, & le y 2 e de latitude nord. Le P. d’Avril Jés uite,dit qu’elle est à trois mois de chemin de Moscou , &à trois semaines de Pékin. La carte de M. Wìtsen laplace de même. Albastn appartient aux Moscovites.
ALBE. Alba. nom de plusieurs villes.
Albe-longue. Alba longa. Ville ancienne d’Italie , bâ-tie par Ascanius fils d’E.née, environ 1100 ans avantJÉsus-Christ : elle fut surnommée la Longue, parcequ’elle s’étendoit en long fur une montagne. Voye £Tite-Live , Liv. /, chap. 7* Denys d’Hálicarnalìe ,Liv. I. Son nom lui vint de ce que l’on trouva en cetendto t une laie blanche, qui parut dun bon augure.Fbye^ Juven. Sat. XII, v., 70.
Albe. Alba Pompeia. Ville épiscopale dltalie, dans leMontferrat fur le Tanaro.
Albe-Royale. Alba Regia. Ville de la basse Hongrie.C’est dans cette ville que les Rois de Hongrie étoienc