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phiiosophale, quî se vantent de savoir' \ Alchimie, pourattraper des dupes , & des avares. Nicode dérive cemot du Grec - suc, à caule que la Chimie extraitle suc stes plantes & des animaux; ou de x £{ ", fondre,parce qu’elle donne le moyen de mettre les choses les"plus solides en fusion. Gurchard prétend qu il vient deì’HébreupiD, & PPL,qui lignifient diílbudre, liquéfier ;.par inveriion, de ces radicales s’est fait en Grec x u r‘ >Fundo , Sc de-.ia x v A S - Libani-us & Savot le dérivent■d’un certain Alchimus qui faiíoit de faux or ; Ménarr,■après Bochart, de f Arabe chema, Sc de l’article al,qui lignifie l 'art occulte. Saumaise dit qu’il vient damcertain Chymes , ou Ckemos, fort estimé des Grecs,comme le premier inventeur de la Chimie. D’autresdisent qu’il vient de Chamìa ou Chemia, nom anciende l’Egypte, doit cette science fut portée en Grèce.Mais ce qui paroît assez probable, c’est que ce mot est;grec, & veut dire, salis fufio , ou fonte de sels, dedt, sas Sex™ , fundo ; c’est le sentiment de Queree-tanus, Liv. I. De Prìscor. Medicina, c. 1 1 , car unedes principales opérations de la Chimie se fait íur lessels. Quoique le mot d ’Alchimie 5c celui de Chimie si-gnifient la même chose, les Chimistes pourtant se fer-vent particulièrement de celui fl’ Alchimie, pour expri-mer, la Chimie la plus sublime, Sc la partie qui enseignela transmutation des métaux. Selon le jargon àcs Adep-tes ou souffleurs du premier ordre, al n’est pas là unarticle Arabique; mais il lignifie une vertu merveilleuie. M. Harris , qui distingue l 'Alchimie de la Chi-mie, dit que la vraie définition de l ’Alchimie est celle-ci, Ars fine arte , cujus principium efi mentiri , me-dium laborare, & finis mendicare : c’est à dire, un artfans art, dont le commencement est de mentir, le mi-lieu de travailler, & la fin de mendier. Un Alchimisteréduit à l’Hôpital ( c’est Pénote ) avoit coutume de dire,qu’il ne fouhaitoit rien à ses plus mortels ennemis ,qu’un peu de goût pour Y Alchimie. V Alchimie cil uneagréable folie , qui a ruiné insensiblement les plus ri-ches maisons de l’Europe, dans 1 espérance de pouvoirtrouver parle secours del’art, ce qui ne peùt etreopéréque par la nature. C’est pour cela que Rome bannit au-trefois ceux qui se mêloient de cette profeffion , &qu’ensuite les sacrés Canons les ont foudroyés de leurscensures. Geber, Morienus Romanus, Raymond-Lulle,Arnaud de Villeneuve, le font vantés d’avoir réuffi danscet art mystérieux. Dioclétien fit brûler tous les livresqui trai soient de cette matière; César en fit de même.Agrippa, de vanitate scientiarum. C. 11 o. DesR.oc.
sscan Léon l’Africain . Description de l’Afrique , p.y , dit , qu il y a beaucoup d’Alchknistes a Fez ; qu’ils«'assemblent ordinairement le soir dans la grande Mos-quée, pour y disputer de leur art; qu’ils ont beaucoupd’Auteurs qui en ont écrit; que les principaux font unGrec renégat, dont l’ouvrage est intitulé Geber -, unSecrétaire du Sultan de Bagdet, dont l’ouvrage a pourtitre Artogrehi ; «un ouvrage en vers, ou cantiques ,composé par Mugairibi, qui étoit de Grenade , & quipasse pour avoir excellé dans cet art. Il ajoute, que cesAlchimistes, qui font les plus sottes gens du monde ,Sc qui lentent le plus mauvais, font de deux lottes : lesuns, qui cherchent la pierre phiiosophale, ou une ma-tière qui imite tous les métaux; & les autres qui cher-chent la multiplication de ces mêmes métaux, en lesmêlant les uns avec les autres. ,
Jean, surnommé l ’Alchimiste , céda l’Electorat deBrandebourg à ses frétés, vers le milieu du XV e siècle.
Quelques-uns, au rapport duP. Kirker, Oed. Afc.g.T. II. p. 389, disent que le premier inventeur de \Al-chimie est Mercure Trismegiste. Les Egyptiens , dit cePere, l’appellent Sagesse hermétique. Voyez ce qu’ildit en cet endroit Sc pag* s UL V‘ de 1 Alchimie de cespeuples.
On appelle, or & argent & Alchimie , un mélangede ces métaux avec d’autres métaux imparfaits. Lesfaux monnoyeurs se servent d or ou d’argent A’Alchi-mie, qui ne résistent point au feu, Sc qui ne souffrentpoint la coupelle.
p. On dit proverbialement, faire l ’Alchimie avec lesdents, loríqu’on remplit ía bourse par l’épargne de sa
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bouche. D’autres appliquent ce proverbe à Midas, quiconvertissait en or tout ce qu’il huvoit Sc mangeoit,duquel on peut dire proprement, qu’il Faiíoit Al-chimie avec les dents.
ALCHIMILLE. f. L Plante que l’on appelle autrementPied de Lion. Elle test omble à la mauve par íes feuil-les , qui font toutefois plus dures , plus retirées , Sccomparties en angles dentelés tout à l’entour; deíorteque quand on étend une de íes feuilles, on lui voit lafigure d une étoile, ce qui lui a fait donner le nom deStella , & de Stellaria.
ALCHIMIQUE. adj. m, &f. Chimicus, Alchimie us, a,um. Qui appartient a la Chimie ou Alchimie. M. Man-get, Médecin du fou Roi de Pruíle, a donné une Bi-bliothèque alchimique.
ALCHIMIS1E, on CHIMISTE, subst. Sc adj. Celui quisait la Chimie, qui -l’eníeigne, ou qui en fait les opé-rations. Chimicus, Chirnim, peritus. Guand on met cemot tout seul, on dit plutôt Alchimiste, Sc alors il estsubstantif. Quand on le joint avec quelque autre pourépithète, on dit plutôt Chimiste. Un Médecin Chimiste •On a obligation aux Alchimistes de la découverte desplus beaux secrets de la nature, de la fonte & de lapréparation des métaux. Le mot d ’Alchimistes se ditparticulièrement de celui qui s’applique à la transmu-tation des métaux.
ALCHOLLEA. f. f. Espèce d’aliment fort ordinaire panniles Maures. Il est composé de boeuf, de mouton , oUde chair de chameau ; mais fur- tout de bœuf, qu’ilscoupent en longs morceaux , qu’ils filent Sc qu’ils lais-sent mariner pendant 24 heures. Voyez-en la prépara-tion dans 1e Dict. de James.
ALCIDE, f. m. Alcides. C’est un des noms donnés à Her-cule pouf marquer fa force , du grec force ■ oUparce qu il étoit petit fils d’Alcée.
ALCIDGN. s. m. Terme de Fleuriste. C’eft le 110m d unedes espèces des œillets piquetés.
îsT ALCIPO. Halyfia, Petite ville de Grece, dans la Li-vadie, dans le quartier qu’on appelle la petite Grece,près de Natalico.
ifs ALC1S. Terme de Mythologie. C’est un des nomsfous lesquels les Macédoniens révéroient la déesse Mi-nerve.
ALCITHOÉ. f. f. Femme de Thébcs, qui, pour avoir mé-prisé les Orgies de Bacchus, fut changée en chouette.Voye% Ovide, Mét. I. 4. f ab. /.
ALCMAER. Alcmaria. Ville des Provinces-Unies, à 21°,t', 33", de longitude, Sc 51°, 13', 30", de latitude.Cassini.
ALCMANIEN. Tenue de Poésie latine. C’est une épi-thète que l’on donne à une espèce de vers compoíésde trois dactyles & une césure, comme :
Munera Laitiamque Dei.
fCP Ces vers font aiissi appelés d u nom d’ Aleman, Poètelyrique, qui employoit souvent cette mesure dans sesPoésies galantes.
ALCOBACA. Abbaye célébré de l’Ordre de S. Be-noît, en Portugal, dans l’Estratnadure, bâtie par le RoiAlphonse I. C’est la íepulture de la plupart des Roisde Portugal.
jfJ' Alcobaca. Petite ville de Portugal, íur une mon-tagne, auprès de l’Abbaye de même nom.
|KF ALCOHOL. Voye p Alkool.
ÇÍT ALCOHOLADÉS. Peuple de l’Amérique méridio-nale , dans la Terre ferme , dans le gouvernement deVenezuela. Us font riches en or.
ALCONA, ou ALCONE. í. f. Fausse divinité des An-ciens. Alcona. Elle présidoit aux voyages auffi-bienqu’Adonéa.
Ce mot peut venir d’MM, robur , force, parce qu’ilfaut de la force, il faut être robuste pour voyager.
ALCOOL. Coyep Alkool.
•ALCOR. f. m. Petite étoile dans le milieu de la queuedelaGrande-Ouríe. Cours de Mathématiques de ÍFolf
ALCORAN. f. m. Alcoranus, Coranus. Ce mot qui estarabe, signifie la même chose en cette langue, que celuide hammikra en hébreu, c’est-à-dire, Lecture , ou Col-lection ^ car le verbe arabe jînp, a les mêmes significa-tions