ALI
ALI.
'ALIBALUCH, ou ALLIBULACH. Aiibaluchia. Pe-tite ile de la mer Caspienne, vers l’embouchure de f A-raxe.
ALIBANI. Voyet^ Alibilani.
ALíBANIES. f. f. pï. Toiles de coton, qu’on apporte enHollande des Indes Orientales par les retours de la C om-* IfgHe.
ALIBI. f. m. Terme purement latin, qui signifie ail-leurs. On l’a adopté comme terme de Pratique & dePalais, pour marquer la présence d’une personne danstm lieu éloigné, de celui où l'on prétend qu elle étoitclans le même temps. C'eíl proprement l’absence de1 acculé . nar rannorr an lien n n on Tamise d’nvnir
accuíé, par rapport au lieu où on l’accuse d’avoircommis le crime ou le délit. Purgatio criminis ex ab-Jentuí. Prouver un alibi. Prouver ion alibi. Ila prouvéla fauíîeté de cette pièce par un alibi , c’est-à-dire, enfaisant voir qu’il étoit dans un endroit éloigné à Mieuremême où l’on prétend qu’il l’a signée. Ce mot ne prendPoint d’a au pluriel. Les alibi ne font guère reçus enmatière criminelle.
On dit proverbialement chercher des alibi forains ,
. chercher de mauvaises raisons, des excuses frivoles, demauvaises défaites. Cavillationes. Tergiversatio. T er-giversari , cavillari.
ALIBILANI, OU ALIBANI. Ville & principauté de l’A-rabie-Heureuse. Alibilania. La ville d ’Alibilani est prèsae la rivière duPrim.La principauté d ’Alibilani est dansla contrée de Séger, entre les principautés de Fartach,d’Amanzirifdin , de Jémini & la mer d’Arabie. Alibi-lanus principatu s.
ALIBORUM, cu ALIBORON. Ce mot ne fe dit qu’encette phrase : Maître alihorum. Rabelais fait dire àPa-nurge : que diable veut prétendre ce Maître alihorum ?M. Huet conjecture qu ’Alihorum est le génitif d alibi ,& que Maître alihorum a été dit d’abord d un hommefécond 8c subtil à trouver des alibi ; ou que c’est unnom qui peut avoir été donné par dérision à quelqueAvocat ignorant, qui, lorsqu’on plaidoit en latin, vou-lant dire qu un homme n’étoit pas rccevable à ses alibi ,dit, Nulla habenda efl ratio istorum Alihorum , ou quel-que chose de semblable. La Fontaine, dans ses fables,donne ce nom burlesque à l’âne.
Arrive un troisième larronQui saisit Maître Aliboron.
Le peuple se sert de ce mot pour désigner un hom-me qui veut juger de tout, & qui n’est au fait de rien ;qui fait le connoisseur, 8c ne se connoit en rien.fCr ALIBOUFIER. s. m. Quelques-uns donnent ce nomà l’arbre qui produit la résine connue fous le nom deStorax. Voyez Storax.
ALICA, f. f. Espèce de froment que les Anciens appe-loicnt Zéa. Alica. Ils en faifoient une boisson, qu’ilsnommoient aulli alica, &que nous appelons Promen-M l ce. Voyez FromentÉe. . ,
ALIC AIRES. f. f. Alicaria. Nom qu’on donnoit chez'es Romains aux femmes publiques, parce quelles ietenoient tous les jours aux environs des moulins de tro-mentée, pour attirer les passans, qui par-là contribuoientd une façon honteuse à leur subsistance. On les appe-mit austi Prostibula , parce qu’elles étoient toujours ala Porte des Stabula ou maisons infâmes qu’elles habi-tenent : & comme elles fe retiroient souvent dans deP etJ tes chambres auprès des portes, on leur donna en-
core le no m de Ce // slr «. , . ,
Les Vocabulistes nous disent qu’on donnoit le nomd ahcaires aux femmes publiques chez les Romains,Parce qu elles fe montraient fur leurs portes pour ap-P e ler les débauchés. Je ne vois point la raison de cefarce que.
PLICANTE. Alicanta. Ville d’Espagne sur la côte dujpyauvne de Valence. Quelques-uns croient que c estancienne A lone ; mais A loue avoir d’excellentes fali-^ Cs 1 d où elle avoir pris son nom, 8c>Âlicante n en aP 0l nt. R est donc plus croyable qu’Alone est Guarda-
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mar, où il y en a encore de très-bonnes 8c en grandnombre. C’est dans les environs d ’Alicante qu’on re-cueille les vins si connus fous ce nom parmi nous. Legolfe d ’ Albicante , Sinus Illicitanus , s’étend le long descôtes du royaume de Valence jufqu’à celui de Baios. Ilprenoit autrefois Ion nom de la ville d’Illici ; il le prendaujourd’hui de celle d ’Alicante. Le port d ’Alicante ,autrefois Portus Illicitanus.
ALICATE. Ville de la vallée de Noto, en Sicile. Leu-cata. Elle est fur la côte, entre les embouchures de larivière de Salfo.
Le mont d’Alicate est près de la ville d ’Alicate ,qui lui donne son nom. Mons Ecnomus. C’est fur cettemontagne qu’étoit autrefois le château Dœdalion, 8c8c le taureau d’airain de Phalaris.
ALICE. C’est un cap de la Calabre citérieure, au royau-me de Naples. Alitium promontorium , Crimisi. Il està l’entrée méridionale du golfe de Tarente , à l’orientde la ville d’Umbriatico.
ALIC HON. f. m. Planche de bois fur laquelle l’eau tom-be, pour faire tourner une roue de moulin à eau. Pinna.C’est la même chose qu "aileron.
ALICONDE. f. m. Arbre sort commun dans la baffeEthiopie. Quoiqu’il y en ait d’une grosseur extraordi-naire, ayant 11 ou 15 braises de tour, le vent les ren-verse sans beaucoup d’eftort, parce que ses racines nefont pas profondes. Son fruit restemble aux noix deCoco. Les Nègres en font moudre le cerneau dans lanécessité, pour en faire du pain.
De l’écorce de l’arbre battue, on tire une filasse aveclaquelle on frit d’astez belles toiles.
ALICUDIE. f. f. Voye £ Fenicusa.
ALICUR. Une des iles de Lipari, dans la mer de Tos-cane. Ericusa. Cette île est fort petite, 8c n’a que quel-ques cabanes de pêcheurs.
ALIDADE, ou ALHIDADE. f. f. Ce mot est arabe, & aété transporté dans toutes les autres langues, pour si-gnifier une règle mobile, qu’on applique fur un astro-labe, ou un graphomètre , ou fur tous les autres ins-trumens de Géométrie, 8c d’Astronomie, qui ferventà prendre la mesure des angles. Dioptra. Il y a aux ex-trémités d’une alhibade deux pinnules , c’est-à-dire,deux petites plaques de fer percées vis-à-vis de la lignede foi, par où on observe les astres & les autres points& objets qu’on désigne. On l’appelle en grec «fci>*V“»& en latin linea fiduciet. On appelle le clou de 1 ’alhi-dade , ï esc roue , ou le chevalet. Il y a quelques alhi -dades qui ont des bras, c’est-à-dire, deux ou trois pe-tites règles ou lames plates 8c mobiles , qui Rallon-gent , & fe rapprochent pour faire diverses opérationsde cet instrument.
Alidade. Terme d’Horlogerie. Règle mobile fur uneplate-forme, pour diviser les cadrans, &c. L ’alidade estaussi appelée Ligne de foi , quand elle est fixe. Voycr^Fiducielle, ou Ligne de foi.
ALIDOR. s. m. Terme de Fleuriste. Espèce d’ceilletviolet.
ALIDORE. s. f. Terme de Fleuriste. C’est une tulipe decouleur de feu, avec un gris-de-lin foncé fur chamoisblanchissant.
ALIE. On appeloit ainsi autrefois le fruit de salifier.Borel.
ALIÉNABLE! adj. m. & f. Ce qu’on est libre d’aliéner ;chose dont Y aliénation est permise. Que d potest aba-lienari. Rien n’empêche que cette maison ne soit alié-nable j elle est à un majeur. Le domaine du Roi n’estaliénable qu’à faculté de rachat perpétuel. Les bienssubstitués ne font pas aliénables.
ALIÉNATION, f.f. Vente, donation, translation de pro-priété. Transport de la propriété d’un fonds, ou de ccqui tient lieu de fonds. Tout acte par lequel on fe dé-pouille de la propriété d’un effet, pour la transférer àun autre, soit à titre lucratif, comme la donation, soità titre onéreux, comme la vente ou la permutation.Abalienatio. Les baux emphytéotiques font des espècesd’ aliénation. Pour Y aliénation des biens d’égliíe la pref-pription de 40 ans suffit, quand Y aliénation est faitedans les formes. Il y avoit chez les Romains une es-pèce particulière d’ aliénation , qui se faiíoitavec plu-