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ouvrage-, Messieurs de l’Acadérnie des Sciences y ontvu plus de part qu’auparavant : c’est par leur ordre 8c iícus leur direction, que M. Lieutaud a fait les calculsAstronomiques , & y a ajouté plusieurs mémoires &remarques très- curieuses, que T Académie lui a fournis,far une Ordonnance de Charles IX, aux Etats d Or-léans en 1560, art. 26, il est défendu à tous Imprimeurs& Libraires, d’imprimer, ou expoíer en vente aucunsAlmanachs & pronostications, qu’auparavant ils riaientcté visités par l’Archevêque ou Evêque, ou ceux qu’ilcommettra-, & il est ordonné qu’il soit procédé par lesJuges extraordinairement, 8c par punition corporelle,contre celui qui aura fait & exposé lefdits Almanachs.Henri III confirma cette Ordonnance aux Etats de Bloiscn 1579 , art. z 6. Il veut qu’ils soient approuvés pardes certificats signés de la main des Archevêques ouEvêques, & qu’il y ait aussi permission du Roi ou desJuges ordinaires. Louis XIII confirma ces Ordonnancesle 20 Janvier 16x8, 8c fait défenses à toutes personnesde faire ni composer aucuns Almanachs 8c prédictionshors les termes de l’Astrologie licite ; même d’y com-prendre les prédictions concernai: t les états &r perfon«es, les affaires publiques & particulières, soit en ter-nies exprès, ou couverts & généraux ; ni autres quel-conques , 8c d’y employer & mettre autre chose queles lunaisons, éclipses & diveríes dispositions & tem-péramens de l’air, & dérèglemens d’icelui. De laMarre.
On dit proverbialement, je ne prendrai pas de vosAlinanachs j pour dire, je ne prendrai pas votre con-seil fur 1 avenir; vos prédictions ne íont pas sûres. 3’aibeau dire la vérité, on ne prend plus de mes Almanachs.Aelanc. On appelle un faiseur à’Almanachs ? celuiRui s amuse à faire des prédictions en Pair ; qui íe mêlede prédire des choses qui peuventn’arriver jamais. Fairedes Almanachs , c est faire de pareils pronostics. On ditaussi d une personne qui se retient dt quelque infirmitéà tous les changemens de temps, que Ion corps est unAlmanach.
ALMANDINE, ou ALABANDINE. f. f. Pierre précieuse.Alabandica gemma. 0 est une espèce de rubis beau-coup plus tendre, & plus léger que le rubis oriental,& qui tire plus fur la couleur du grenat, que fur celle
4. du vrai rubis. Elle est pourtant au nombre des pierresles plus estimées, quoiqu’elle cede au vrai rubis. Cemot vient d 'Alabanda 3 ville de Carie, d’où Pline ditRu’on Papporte.
ALMANSA. Petite ville de la nouvelle Castille, furles frontières du royaume de Valence, remarquable parla bataille qui s y donna entre P armée du Roi d’Efpa-gne, commandée par le Duc de Barwìk, 8c celle desAlliés, commandée par le Lord Galle* Wai & le Marquisde las Minas.
ALívpANZA. La Sierra <ìl Almanry.YcyzzSiiï ci:. La mon-tagne des Singes.
ALívIAQUE. f. m. & nom d’homme. Almachìus. SaintAlmaque j appelé Télémaque parThéodorct, fat mas-sacré par les gladiateurs, ou par le peuple, loríqre ceSaint tâchoit cle le retirer des spectacles des jeux sécu-laires qu’Eìonori^s avoir permis aux Gentils de Rome.Honorius , touché de la généreuse résolution de ceSaint, supprima entièrement ces spectacles, & fit met-* re Almaque au nombre des martyrs. C’est peut êtrenans la vue de cet heureux succès, & de cette victoire' e 1 Eglise fur le Paganisme, que Théodorct a donneàr Martyr le nom de Télémaque 3 qui veut dire■j u c °mbat. Il se peut faire aussi que par une altération6 nC | 1T1 ’ stìsi n est pas fans exemple, celui que les Grecsappe oient Télémaque ait été nommé depui s Almaquepar les Latins. Baill. Le P. Ruinait croit aussi, après1 a íl 31 | I / u< ’ & ^dandus , que Almaque est le même queJe ssiclemaque de Théodore!, Hifi. Eccl. Liv. V. ch. 6.Ghastelain est d’un sentiment contraire. Il veut, avecVakiinms qu’il ait souffert fous Dioctétien. Voyez fesotes fur le Martyrologe au premier jour de Janvier,j a A e - Protestant Anglois, dans un Livre écrit contreP£ le u ^’ Ignace P ar ' e P- Bouhours, & intitulé, De^^h°ufiasme adonné dans des imaginations qui>lt voir le peu de connaissance qu’il a des anciens ma-
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nuscrits. Il prétend que quelque Moine ignorant du 7ou 8 e siècle, voyant au haut du calendrier, S. Alma-nachum écrit par abréviation, selon la coutume de cetemps-là, S. Almanachum 3 prie ce mot peu usité alors,pour le nom de quelque Saint, lui donna une termi-naison en us j 8c le plaça après la lête de la Circonci-sion. Mais cette fausse conjecture n’est pas difficile àréfuter. i°. Il ne sautoir faire voir un seul manuscrit,quelque ancien qu’il puisse erre, soit de calendrier, soitde martyrologe , qui ait pour titre le mot & Almana-chum. i°. On ne trouve pas que ce mot ait jamais étéen usage dans la langue latine. 3 °. Quand ce mot auroitété en usage, ce n’eût pas été au titre du premier an-vier qu’on sautoir mis, mais au titre du 15 Décembre,qui est le jour où commencent les plus anciens Marty-rologes. Chastel. Foyeq encore M. deTillemont,Hijl. des Emp. T. V. pi 8oy, 806.
ALMARAZ. Ville de l’Estramadurc, en Espagne. Alma-rajium. Elle est fur le Tage, entre Placentio & Tru-xillo.
ALMATEI, ou ALMON. Ville de la Terre-Sainre. Al-math j Almon. Le premier nom se trouve au premierParai. VI. 60. & le second dans Josué, XXI. 8. Adri-chomius en fait deux villes ; mais en comparant cesdeux endroits de P Ecriture, on voit que ce n’en estqu une. Elle étoit dans la tribu de Benjamin, 8c fut don-née aux Lévites.
ALM AZ. Ville de la basse Eíongrie. Alifca , Alma\a. Elleest fur le Danube, vis-à-vis de Coloez. Quelques Géo-graphes la prennent pour l’ancienne Amatia, Anama-tiia. , Anamascïa , que d’autres placent à Mahacz, 8cd’autres à Cinq-Eglifes.
ALMAZAN. Ville de la vieille Castille , en Espagne.Ailmargmum. Elle est íur le Douro, entre Soria & Si-guença.
ALME. Petite rivière d’Allemagne. Aima , Aliyo. Elle aía source dans le Duché de Westphalie, entre dans l’E-vêcké de Paderborn, 8c íe joint à la Lippe, près de Pa-derborn.
ALMÉDINA. Fbye^ Eimédine.
ALMLLOO. Bourg considérable de l’Cwerissel , Tunedes Provinces-Unies. Il est dans la contrée de T w ente.Almeloa.
ALMENDRALÉJO. Bourg de l’Estramadure d’Efpagne,au midi de Mérida. Almendralegium.
ALMÉNE. f. f. Poids de deux livres, dont on fe sert pourpeser le safran dans plusieurs endroits du continent desIndes Orientales.
ALMÉRIE. Ncm de lieu. Almerìa. Il y a Almérïe , enEspagne , fur la core du royaume de Grenade , à sixlieues du cap de Gâte. Almérkj, dans l’Amérique sep-tentrionale, est une ville de l’Audience du Mexique,dans la province de Tlaicala, fur le golfe du Mexique oùelle a unbonport. Les Américains l’appellent Naothlan ‘c’cst le nom de la rivière voisine.
ALMÉRIN. Bourg de l’Estramadure de Portugal. Aime -rlnum. Il est fur le Tage , vis-à-vis de la ville de San-tarein.
ÇéT ALMEYDA. Ville de Portugal, dans la province deTra los-montes, à deux lieues de la frontière de Cas-tille, à six de Ciudad-Rodrigo.
ALMIC ANTARATS. f. m. pi. Dbyep Almucantara.
ALMISSA. Petite ville de Dalmatie. Alminium , Pegun-tium. Elle est íur la Cerrina , vis-à-vis de l’íle de Brassa.
ALMISTA. Montagne qui fait un cap de l’ile de Chio.Arvïsius mons. Voyez Marvoisie. C’est la memechose.
ALMODAVAR DEL CAMPO. Ville de la nouvelle Cas-tille , en Eípagne. Almodavaria campefiris. Elle est àquelques lieues au midi de Ciudad-Real.
ALMODIA. f. f. Cymba. Espèce de barque, ou chalou-pe, dont les Nègres, sujets 8c esclaves des Portugais,Ie fervent dans les Indes Orientales. Les Almodïas fontfort larges par en haut & très-étroites de quille,laquelleest si grande en quelques-unes, que quoiqu’eiles nesoient faites que d’uue feule pièce, elles ne laissent pasd’être austl longues que les bords même, comme cellesde Gca. Celles qui font les plus étroites de bord, íontfaites de plusieurs ais cousus avec du cuir, 8c gaudron-