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Saint Ambroise est encore une petite ville du Marqui-sat de Saluces.
Ambroise, f. f. La Fontaine a employé ce mot pour si-gnifier ambrosie , ou quelque chose de délicieux,d’exquis.
Jeanne , dit le premier ,
A le corps net comme un petit denier 3Ma foi c’ejl bâme. Et Tiennette ejl ambroise,Dit son époux .....
_ Mais ce font des paysans qui parlent, Sc qui estro-pient les mots, bâme pour baume , ambroise pourambrosie.
AMBRONS, f. m. pi. Peuple de la Gaule Narbonnoise,vivant de brigandage. L’an de Rome 697, ces peuplesjoints aux L imbres , aux Teutons Sc aux Tigurins,remporteront la victoire la plus complète fur deux ar-mées romaines, commandées par le Consul Malliusct le Proconsul Cépion. La bataille se donna prèsd Orange , Sc les Historiens rapportent que les Ro-mains y perdirent 80000 hommes Sc 40000 valets ouautres gens suivant l’armée , Sc qu’il ne se sauva pasdix soldats. Plutarque en attribue le principal honneuraux Ambrons , dont il parle comme du corps le plusterrible de toute l’armée. Voye:1 Eutrope, Orose, Plu-tarque , & sur le reste le Dicl. de Moréri , article Am-brons.
AMBROSIE, s. f. Viande exquise, dont les Anciens fei-gnoient que leurs Dieux se nourriísoient. Ambrosa. Ilmange 1 Ambrosie ,• c’est-à-dire, il a été admis dans leciel a la table des Dieux.
Saoule-toi de Neclar 3 crève-toi dsAmbrosie ,JVous n avons pour ces mets aucune jalouse.
Il vient de « 8c b^otoV , qni signifie immortel 3 parcequ’on devenoit immortel en mangeant cette viandedélicieuse, ou parce que c’étoit la nourriture des im-mortels.
Figurément on appelle Ambrose , quelque mangerou boisson excellente. C’est du Nectar, c’est de Y am-brose.
C'-?’ Je ne sais pourquoi le Dict. de l Acad. Fr.,D itAmbroise. Les nouveaux Vocabulistes disent aulsi Am-, broise.
Ambrosie. Ambrosa. Plante que l’antiquité a cru êtrerecherchée par les Dieux à cause de son odeur. Am-brosa , quas cibus Deorum. Sa racine est ligneusechevelue, & donne à son collet une ou plusieurs ti-ges, branchues, cannelées, blanchâtres, quelquesoi:l' | )u ,S catrcs - velues, & garnies de feuilles assez sem-a es a celles de 1 absinthe ordinaire , pareillemenidecoupees, un peu velues & blanchâtres, ou cendréescl une odeur douct, aromatique, d’une amertumíqui n’est pas désagréable. Ses fleurs sont à fleurons jau-nâtres , renfermés dans de petites têtes rondes, Sc naissent sur des épis à l’extrémité de ses branches,’ commef absinthe, mais elles font stériles. Ses fruits se trouvent au-deflous des fleurs dans des endroits séparésce jR nt autant de petites malles à plusieurs faces ; ilrenferment une semence noire semblable au pépin dr
rai m ' Cette plante croît sur le bord de la mer en Toi_ ca ne.
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brop lBKOS1E ’ ou Thé du Mexique. Chenopodium 3 AmA.J. l °Ì^ es Mexicanum. Plante étrangère qui se cultive
Ambrostp ja a‘ nS V Elle a passé pour le vrai Thé.font 0' C ^ au ® une préparation de médicamens qu;poinf 1 j>s aE ^ es a prendre, & dont l’opération ne cause5 • o Ulc ommodité. Ils sont composés en faveur de;
p leurs ct des Dames, pour les purger selon Hippo-1' 0- cl fo 3 tutb 3 & jucunde. Il y en a en forme de
pS ? fl electuaires, sc. Il y en a aulsi de laxatifs.apéritifs, de confortatifs &c.. Foyer en plusieur:Am í C I aratÌ °; is , chez la Framboisière.
AMBRocm;/- FlUe â'Atlas, fut une des Hyades.a/nb Terme Ecclésiastique. Ambrosanus. Ri
r 'itu rvffî ^ m ^ rc f Lanus j ou Mediolanenss Ecclesnd c A'^lhee ambrosen 3 Messe ambrosenne. On parleotte quand 011 fait mention de l’-Office Ecclchai-1 orne I.
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tique, qui est en usage dans l’Eglise de Milan, qui s’ap-pelle aulsi l ’Eglise Ambrosenne. Foye 3 la vie de S. Pierred’A miens, N. 3 1. Le chant ambrosen étoit different duromain. Le chant ambrosen étoit fort & haut, jortis&solemnis 3 dit Radulphe , Doyen de Tongre ; & leRomain étoit plus doux Sc plus réglé, magis dulco-ratus & ordinatus.
Ce nom vient de S. Ambroise, qui en a été Evêque.Walasridc Strabo a prétendu que S. Ambroise a étévéritablement Fauteur de l’Oflice qu’on nomme en-core aujourd'hui Ambrosen 3 Sc qu’il le dispoía d’unemanière particulière, tant pour son Eglise de Milan,que pour toutes les autres Eglises de son diocèse. Maisil y a de l’apparence qu’avant même S. Ambroise, l’E-glise de Milan avoir un office particulier Sc différentde celui de Rome, aussi bien que les autres Eglises d’I-talie. Quand les Papes firent prendre aux Eglises d’Oc-cident l’Office Romain ; celle de Milan se mit à cou-vert sous le nom de S. Ambroise ; Sc depuis ce temps-là on nomma son Office, l’Office selon le rit ambro-sen , pour le distinguer de celui des autres Eglises quisuivent le rit Romain. Avant Charlemagne chaqueEglise avoir son rit particulier. Dans Rome même ily a eu une grande diversité d’Offices. Pierre Abelarda remarqué, que dans Rome il n’y avoir que la feuleEglise de Latran qui conservât en son entier l’ancienOffice de Rome.
On appelle aussi la Bibliothèque de Milan, la Bi-bliothèque Ambrosenne.
AMBROSIEN, ENNE. f. m. & f. Ambrosanus. Nomd’une Secte d’Anabaptistes, d’un Fanatique nomméAmbroise , qui se vantoit d avoir des révélations. Onles nomme aussi Pneumatiques. Ils s’éleverent auXVI e siècle.
AMBROSIEN. f. m. Religieux de l’Ordre de S. Ambroise.Ambrosanus. Quelques Auteurs ont cru que Saint Am-broise étoit le fondateur de cet Ordre, parce que Gré-goire XI, en le confirmant, permit à ces Religieux dereciter l’Office ambrosen. Mauvaise raison ; ce Papene leur permit le rit ambrosen , que parce qu’ils étoientalors soumis aux Archevêques de Milan , comme ilsFont été jusqu’à Eugène IV, qui leur laisla Je rit am-brosen 3 en les exemptant de la juridiction des Ordi-naires. On les appeloir, l’Ordre de S. Ambroise adnemus. On ne sait rien de certain de l’origine de cetOrdre ; il y a de l’apparence qu’il ne commença quesous Grégoire XI, qui par une bulle de 13 7 j , leurordonna de suivre la règle de S. Augustin, & leur permitde porter le nom de S. Ambroise ad nemus , de ré-citer l’Office ambrosen 3 Scc. En 1580 Sixte V leurunit les Apostolins ou Barnabites, qui ne firent qu’unmême Ordre avec eux, & qui prirent le nom d ’Am-brosens. Cette union fut confirmée l’an 1 606 , parPaul V.
Ambrosienne. f. f. Religieuse del’Ordre de S. Ambroise.Monialis Ambrosana. Les Ambrosennes 3 ou Reli-gieuses de S. Ambroise ad nemus . Elles ont été insti-tuées par Catherine Morigia, qui en 1451 se retirafurie mont Varaise. Une autre sainte fille, nomméeJulienne 3 se joignit à elle en 1434, & quelques an-nees âpres Françoise Bivia Sc Paule de Armastis. Ellesdemanderent à Sixte IV, la permission de faire desvœux solennels fous la règle de S. Augustin, Sc deporter l’habit de l’Ordre de S. Ambroise ad nemus :ce qu’il leur accorda par un bref du 10 Novembre1474 j ct l’année suivante, par un autre bref, il leurpermit de porter le voile noir. Ces brefs ne furent exé-cutes qu’en 1476.
Il y a aulsi en Lombardie des Ambrosennes , ditesautrement Annonciades, qui furent sondées vers le mi-lieu du XV e siècle par sept demoiselles de l’Etat deVenise, à la tête deíquelles étoit Dorothée de Moro-sini. La mere Jeanne de Parme, Converse du monas-tère de S. Augustin, étant entrée en cette associationc n 1470, elle sonda plusieurs monastères qui formè-rent une Congrégation fous le titre de S. Ambroise Scdc sainte Marcelline, ou de l’Annonciade de Lombar-die , gouvernée par une Prieure générale, dont sol-fiée étoit triennal, ct qui faisoit ordinairement sa ré st-