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Tome premier. [A - BOU.]
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qui se divise en plusieurs perits poils semblables aulili, & qui ne brûle point au feu.

Mais íl Y amiante est d’une substance ligneuse, com-ment résiste-t-U au feu? On répond a cette objectioni°. par l’exemplede la Salamandre, baillant cet exem-ple douteux ourabuleux, on dit que Y amiante est uneíubstance ligneuse, mais dépouillée de nitre, de bi-tume, de soufre, de toute sorte de matière combusti-ble , & dont les pores font impénétrables aux corpus-cules -ignés, parce quîls íont d’une configuration dif-férente de celle de ces corpuscules. On ajoute l’.exein-ple de l’herbe dePomet,& de bois trouvés en terre,tels que M. Valiftiieri en a dans son cabinet, lesquels nesouffrent aucune altération du feu. Enfin, comme ily a des inflammables à différais degrés, quelques-unsqui prennent feu très vire , d’autres qui le prennentplus lententement, & d autres enfin qui ne le pren-nent qu’avec beaucoup.de peine, & qui brûlent très-difllcilement, la nature a pu pouffer cette dispositionou cette qualité , jusqu’à en former qui ne prissentpoint d u tout feu, & qui sussent incombustibles. Tellesfont les recherches de cet illustre Auteur. D amiante setrouvoit au promontoire Camée. Du Loir. Voye\C^enée.

Amiante & Asbeste , signifient un corps incombusti-ble. Ce qu’on nomme Lin incombustible , n’est autrechose que Y amiante , quoique Pline les ait distingués,ôc qu’il traite de tous les deux séparément. L’amianteexcite la démangeaison : il étoit cependant recommandeanciennement pour les maladies de la peau, & lur-toutpour la galle : peut-être étoit-ce l’alun de plume ; caron a confondu à présent ces deux matières, qui fontnéanmoins bien différentes. Ce mot Amiante est grec,ôc vient d’ àsta-vrts, composé de 1’« privatif, & def'-'LiM , polluo , & signifie, qui ne se gâte, ne se cor-rompt point.

AMICAL, adj. Quia de l’amitié ou qui en fait paroître.Ce mot est nouveau & n’a rien qui le puisse faire re-jeter. Cette demoiselle se tournoit souvent de moncôté d’un air amical & familier. Mariveaux.

AMICALEMENT, adv. En ami, avec amitié, avec ou-verture de cœur. Cet adverbe est plus usité que sonadjectif amical. On dit, vivre amicalement, causeramicalement j & c.

Cette bonne veuve nous fit asseoir amicalement ,se mit devant nous, & là nous accabla, si cela sepeut dire, d’un déluge de confiance ôc de récits. Ma-riveaux.

En l 3 étàt oh je fuis d’hermite à Salonique ,Mon f lus flatteur délajfementEst de moraliser, mais avec enjoûment ,

Sans suivre à pas comptés un ordre didactique ;Et d.’écrire amicalement,

D’un ton badin & véridique,

A qui m’aimestncêrement. Des Roches.

AMlCT, Quelques-uns écrivent, & tous prononcentAMlT.fi m. Linge béni, de figure carrée, que les ec-clésiastiques mettent fur la tête, quand ils te doiventrevêtir d une aube. Amiculum sacrum. Amicius. Il fieporte par les Prêtres, Diacres, Sou-diacres & Acolytes,quand ils servent à l’autel. C’est le premier des six or-nemens qui soft communs à l’Evêque ôc au Prêtre. Ildésigne la chasteté, parce qu’il couvre le cœur, & ilferre le cou , afin que le mensonge ne vienne point àla bouche, comme prétend Bruno, qui a écrit des or-nemens épiscopaux. D A miel se mettoit autrefois furla tête, comme nous avons dit. C est pourquoi Clo-pinel en décrivant les exorcismes, tels qu’on les prati-quoit de son temps, dit :

Ousont-ils qui saints spoflofff.,

D’aubes vêtus, û’amicts co'éffés,

Qui ne font ceints fors que d’efloles ,

Et par le cou prent li malfaits?

On le met encore quelquefois fur la tête, mais com-munément on le rabat fur le cou.

AMI

Ce mot vient de Amicius , qui, chez les Romains,fie disoit d’un vêtement qu’on mettoit sur la tête, ôcqui couvroit tout le corps, d’où est venu aussi le motd ’aumuste. On l’a aulsi appelé en latin superhume-rale.

ístT AMID. Amisus. Ville de Turquie, dans la Eiaro-lie, & dans la province de Bolli, par les yq d. to' delong. ôc par les 40 d. 30' de lat. a zq lieues de Tocat,&à 16 d’ Amasie.

fsT AMIDA. Voye-^ Amed.

Amida. í. m. Atnida, <e. Dieu du Japon. Les Japonpiscroient qu en prononçant seulement son nom, ils fe-ront heureux. Ils le peignent dans un lieu délicieux,planté de rosiers, & lui couronnent la tête de rayons;ils lui donnent aulsi une elpèce de chapelet a la main-Il y a une figure de ce Dieu dans le cabinet du Col-lège Romain des Jésuites. Le P. Kirker l’a fait graverdans son Museum collegii Rom. ôc dans fa China il-lustrata , p. 138, mais différente de ce que nous ve-nons de dire, car il est accroupi-, il a un bonnet à l ;lchinoise sur la tête, un collet sur les épaules, ôc unplastron pardevant qui lui pend au cou, tous deuxécaillés : de chaque côté de la tête , il lui pend unechaînette à quatre anneaux : il tient un chapelet à la-main. Ce lieu de délices où ils placent Amida , estapparemment le paradis qu’ils attendent après leurmort, & qu ils appellent Gocurac. La mythologie Japo*noiíe met le paradis d ’Amida à l’orient, ôc les Bonzesse tournent de ce côté la quand ils prient. Ils d sieursouvent, Nanut Amida , but , c’est a dire , heureuïAmida, sauve^-nous. Ils ont aulsi des espèces de cha-pelets fur lesquels il disent cette prière, ou quelquesautres, & portent de petites figures A’Ami dr oenduesau cou. On l’appelle Omyto, ôc plus communémentAmida.

AMIDON, fi m. C’est une pâte qui se fait avec des re-coupes de froment, ou pour le mieux avec le plusbeau grain , qu’on mouille tk remouille cinq fois patjour, & autant la nuit, peur le laitier bien fermen-ter; puis on le brasse dans beaucoup d’eau, commeon fait forge quand on fait la bière. Amylum. On ôtele son qui nage sur l’eau avec un crible, ou un écU-moir. La farine mêlée avec l eaut .mbc au fond commedu caillé ; on verse l’eau par inclinaison , tk ce q ulreste au fond est Y amidon, qu’on met sur des tablessécher au soleil. L’empois se fait avec de Yamidon-Pline dit que ce sont les habitans de 1 ;le ale Chio q mont inventé Y amidon , ôc que le meilleur vient delà-Dioícoride dérive ce mot du grec , comme q 1 ' 1diroit farine faite fans meule. Voyer le Diction*(Econ.

Amidon de racine. Outre Y amidon qui se fait avec l eSrecoupes du froment, l’on a découvert dans le com-mencement du XVIII siècle, la racine d’une plante don con en peut faire de très-bon, ôc qui est propre aUXmêmes usages que 1 ancien amidon. La plante a pR*que autant de noms qu’il y a de differens endroits £ fFrance où elle se trouve. Les plus communs sont, ih*'rum, YEpilette, le Cheux à la serpente , Y herbesPrêtre, les Pied de Vzau, le Parus, le Sara, sffron , Barba-Aron, ôcc. Les lieux où elle abonde £plus, font les bois, les haies, les lieux marécageux £sombres, ôc presque toutes les terres incultes.

Amidon, dans l’exemple luivant, étant joint avec Ptdfumeurs de Cour, est employé métaphoriquem Êl1pour louange fausse, vain compliment. Laudatio futih s '

Jouet oisif de son talent futile,

N’en attendes rien de bon & d’utile ;

Séduit sur-tout 6’ gâté chaque jour

Par Z’amidon des Parfumeurs de Cour. ^

Rousseau, Ep* v

AMIDONNER, v. a.'Mettre de l’amidon, de lapo^’S’ amidonner , se poudrer.

Qu à s’ajuster du haut jusques en bas+

Iris pour paroître joliePaste les trois quarts de fa vie,

Cela ne me surprend pas .