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Tome premier. [A - BOU.]
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droit d’ancrage, tonnes & balises. L ’Amiral n’a pointde séance au Parlement, fuivant l’Arrêt rendu à la ré-ception de l ’Amiral de Châtillonen 15 5 1 * Aptes qu ileut prêté le serment ordinaire , le Premier-PreíìdentGilles le Maistre lui dit, que comme Amiral il n avoirpoint de séance au Parlement, mais que comme Gou-verneur de Pîle de France il F avoir, Sc que comme telil pourroit prendre place. Les anciens Amiraux n’a-voient point de Juridiction contentieuse : elle apparte-nois à leurs Lieutenans ou Officiers de robe longue.Mais en Fan 1 6z 6 , le Cardinal de Richelieu, en se fai-sant donner le titre de Grand-Maître & de Surinten-dant du commerce & de la navigation, au lieu de lacharge d 'Amiral qui fut alors supprimée , se fît at-tribuer Fautorité de décider & dejuger souverainementde toutes les questions de la Marine, même des prises6 c du bris des vaifleaux ; desorte que les Juges de l’A-mirauté n ont plus en cette matière que la simple ins-truction. Le jugement s’en fait aujourd’hui au Conseilde la Marine, composé de Conseillers d’Etat. Quandl'Armée est licenciée, le vaisseau où aura été la personnedu Roi, avec toutesíes armes & munitions, appartien-nent à F Amiral. Le premier Amiral en France fut En-guerrand de Coully en 1284, selon Jean le Ferron, enson Traité des Amiraux. U en compte 33 jusqu a XA-miral de Châtillon ; mais Du Tillet dit que le premierfut Amaury, Vicomte de Narbonne. La Popeliniere aauiîì fait un Livre intitulé F Amiral. C’est le Duc dePenthièvre qui est aujourd’hui ( mil sept cent soixante-neuf ) Amiral de France. Il sut pourvu de cette chargeen 1734. Il y a eu quelquefois en France autant d’A-miraux que de régions maritimes. On fait mention sur-tout de trois, X Amiral d’Aquitaine, XAmiral de Bre-tagne, 6 c XAmiral de Normandie, qui fut depuis ap-pelé Amiral de France : cette distinction est venue dece que ces provinces étoient possédées par disterensSouverains. La charge d 'Amiral a été rétablie par leRoi en 1669 , avec le titre de grand Officier de la Cou-ronne. Le Roi alors se réserva le choix & la provisionde tous les Officiers de guerre & de finance de la Ma-rine , & accorda à M. F Amiral que toute la justice deEAmirauté se rendroit en son nom 3 qu’il pourvoirait deplein droit aux offices des Sièges des Amirautés ; qu’iljouirait des droits des amendes, confit cations, du droitdu dixième fur toutes les prises, du droit d’ancragecomme les Amiraux en ont joui, du droit de còngé furtous les vaisseaux qui partent des ports du royaume.Vjyeçsutla charge à’A mirai, ses droits, ses fonctions,&c. l’Ordonnance de François Ide 1543, celles de LouisXIV, du premier Février 1650, du mois de Novembrei 66 ç ), du mois d’Août 1681, & c’est à cette dernièrequ’il s’en faut tenir dans les choses en quoi elle est dif-férente des autres.

Ce mot vient du grec «A/tvpV, qui signifie salure , ousaline , comme qui diroit, Maître ies salines , ou dela mer, qu’on appelle en latin salum. Nicod. Les Grecsnommoient les Capitaines de mer Almiraux. Covar-juvias dit que selon Léon d’Afrique ce mot est Arabe,6 c qu il signifie Capitaine général de l’ Armée. D’autresditent que ce mot vient de F Africain A miras, qui si-gnifie Prince. Nebrissensis dit qu’en arabe ce mot signi-fie Roi. D’autres Auteurs tiennent que ce mot vient dugrec «a«» , qui signifie eau salée , & de«px°s , Princeps.D’autres ditent que ce mot vient du grec /“<'p<«p;>t w , quisignifie, celui qui commande fur dix mille hommes.D’autres le dérivent de Emir, ou Amir , qui signifieSeigneur en arabe, Sc de «a<«*, qui signifie Marinus. Ontrouve souvent Emir dans Zonaras, Cedrenus, Nicé-tas, Sc les autres Grecs du meme siécle, pour signifierun Chef qui commande aux autres. C’est pourquoiquelques-uns prétendent que la dignité, aulîì-bien quele nom, est venue d’Orient. En effet on ne trouve l’é-tablissement de la charge d 'Amiral, que fous l e régnéde Philippe en 1284, lequel avoir suivi le Roi S. Louisen Afrique, 6 c dans la guerre contre les Sarrasins. Pas q.Néanmoins dans f Empire de Constantinople, X Amiraln’étoit pas le premier Officier fur mer. Cetoit le Duxmagnus , Grand Duc, ou Grand Chef, Grand Général,qui avoir fous lui XAmiral, Amiralius , le premier

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Comte, Protocomes , Sec. C’est mal-à-propos que quel-ques-uns l’écrivent avec un d. Il ne faut pas non plusFécrire avec un l, comme fait Rcchefort Almlral-Quand même il viendrait de l’arabe, Sc que al LetoitFarti de, ou quand il viendrait du grec «as, il ne fau-drait point y mettre de / : f usage ne le veut point. DuC ange dit que chez les Sarrasins le nom de Amir a c tedonné à des Juges, Prévôts, Consuls, Capitaines, Vi-cerois Sc Gouverneurs de provinces, auffi-bien qu’auxGénéraux de leurs Flores; Sc que les Siciliens ont étéles premiers, ensuite les Génois, qui ont appelé Ami-raux les Généraux de leurs Armées navales. Je trouveen effet dans la vie de S. Pierre Thomasius, AdmiratusJérusalem, pour le Gouverneur de Jérusalem poutle Soudan d’Egypte : sur quoi Bollandus remarque, T*II. p. 1002. qu’on a appelé Amirms , Emir, le Cherdu Conseil , ou , comme il parle, du Sénat des Sar-rasins.

Amiral, se ditauffi du principal vaifleau, que montel’Amiral. Navis pratoria. Il porte le pavillon carré atigrand mât, & quatre fanaux en poupe. On appelle auffiAmiral, le principal vaisseau d’une Floté, quelque pe-tite qu’elle soit. Quand deux navires de guerre de sem-blable bannière se rencontrent dans un même port, lepremier arrivé a les prérogatives & la qualité A’Amiral •celui qui arrive après, quoique plus grand Sc plus fort,ne fera que Vice-Amiral. Il en est de même des Ter-reneuviers, dont le premier arrivé prend la qualité à’A-mirai, Sc la retient pendant tout le temps de la pêche-Il porte le pavillon au grand mât, donne les ordres, Scaffigne les places pour pêcher à ceux qui font arrivesaprès lui, Sc réglé leurs contestations.

Le mot A Amiral se disoit autrefois de ceux qui coM-mandoient dans les provinces, auffi-bien que fur la mer.On dit aussi des Amiraux de Galères. Monstrelet faitmention d’un Amiral des Arbalétriers.

Amiral , ou Grand Amiral, f. m. C’est la quatrièmedignité de l’Ordre de Malte, après le Grand-Maître. stest le chef Sc le pilier de la langue d’Italie dont il esttoujours tiré. En l’absence du Maréchal il commandesur mer aux soldats Sc matelots. Il nomme le prud’hom-me Sc f écrivain de l’Arsenal ; Sc lorsqu’il demande leGénéralat des galères, le Grand-Maître est obligé de leproposer au Conseil, qui l’admet ou le refuse , selonqu’il le juge à propos. L’Abbé de Vertot.

Les îles de Î’Amiral, InfuU Talajsiarchicdt, fontdes îles de la mer de Zanguebar, au septentrion de cestede Madagascar, Sc au levant du royaume de Mélinde-Il y a encore près de la nouvelle Zemble une île del 'Amiral.

AMIRAL, ALE. adj. Qui appartient à Y Amiral. Vais-seau amiral. Pavillon amiral. Galère amirale. Pr*"torius.

Amiral-tromp. s. m. Terme de Fleuriste. Ce nom*qui est celui d’un Amiral d’Angleterre, fameux dam '0XVII e siècle, a été donné à une espèce d’œillet. Cun violet sur un fond blanc, qui vient de Lille : íà ffiulest large.

Amiral de frise. s. m. Terme de Fleuriste,espèce d’ceiH etpiqueté.

Ce nom Amiral, en termes de Fleuristes , entre en-core dans les noms de plusieurs tulipes que voici. A^ 1 'ral d’Angleterre, a rouge brun, colombin vif &hlm c *Amiral castellin est colombin , rouge pâle Sc bla' lC *Amiral chrétien, colombin pâle, mêlé d’un colornh* 11obscur Sc blanc d’entrée : elle est printanière. Amiral,Briffiére , rouge brun , colombin , Sc blanc d’esitm e ‘Amiral de Delf , rose rouge & blanc. Amiral fraj >gris lavandé, minime brûlé Sc blanc. Amiral dePrafl c spourpre obscur, colombin clair Sc blanc non d’entff^'Amiral fournier, tristamen rouge Sc jaune blanchm an *Amiral d’heverte , pourpre obscur, violet clair Sc oiastd’entrée , printanière. Amiral d'Hollande , rouge ^blanc. Amiral de Mars, rouge de sang Sc blanc* A 111ral Poucet , fleur de lin, colombin Sc blanc d’entsAmiral Trivermon, couleur de rose, colombin Sc bnon d’entrée. Amiral Pallier, orange, couleur de í° ’citron Sc blanc sale. Amiral Villiers , pourpre, coD^