Band 
Tome premier. [A - BOU.]
Seite
298
JPEG-Download
 

298 AMI

■plaisir flatte ; Sc nous sommes moins assujettis queflattés., quand nous servons nos amis.

03’ Pour les connoiíTeurs & les délicats, 1 ’ amitié c fl tel-lement supérieure à l’amour, que la maîtresse la plusaimable 11 ’a tout au plus dans un cœur que les restesde Tami: on se prête àTamour, mais on se livre à l’u-mitié.

I3' Mon Dieu! que les hommes perdent à ne se pointaimer! je crois qu ils ne négligent les rellources.de lapure amitié. 3 que parce quelle approche trop de lavertu.

La véritable, la solide, la particulière amitié estune espèce de mariage , dont le contrat ne peut sub-sister qu'entre de très-honnêtes.gens. L’estime en règle lesconventions, & la mort feule peut le résoudre.

~%CJ' Demander, souhaiter Xamitié. Amicitiam appetere.Gagner l’ amitié. Amicitiam consequi , s lu comparare 3conciliare. Rompre X amitié 3 renoncer ai’ amitié. Ami-citiam disrumpere 3 divellere 3 dissociare 3 dissuere 3 dis-solvere. Avoir de Xamitié par intérêt, autant qu’on ytrouve son compte. Amicitiam ad calculos vocare.Cette expression de Cicéron paraît auíìî signifier, comp-' -ter jusqu au moindre service qu’on rend a son ami.

On dépeint l ’amitié comme une fille vêtue d un ha-bit blanc, qui marque sa sincérité & sa candeur, &on lui donne cette devise. Loupe & prope. De Roch.La couronne de Heurs de Grenade étoit chez les An-ciens la figure & le symbole d une amitié parfaite. Sacouleur qui ne change jamais, exprime laideur & laconstance d une amitié. Le fruit de cet arbre a été prisaussi pour le véritable hiéroglyphe d une tendresse lé-gitime. Il a le cœur ouvert íous la pourpre & le dia-dème, & ses graines font autant de marques dune vé-ritable union.

'Amitié, se dit aussi pour marquer l’affection des ani-maux pour les hommes. Ce chien a beaucoup <Lami-tié pour son maître.

Amitié , se dit figurément des choses qui sympathisent.Necessitudo. Il y a de l ’amitié entre la vigne & l or-meau, entre le fer & l’aimant.

Amitié , signifie encore, plaisir , bon office. Opera. Fai-tes-moi cette amitié, ou laites-moi Xamitié de recom-mander mon affaire.

Au pluriel, Amitiés 3 signifie, complimens,caresses,paroles qui témoignent de Xamitié. Blanditas, 3 Offi-ciosa verba. Quand je lui ai porté cette nouvelle, ilm’afait cent amitiés. Faites, je vous prie , mes ami-tiés à un teL

Amitié , en termes de Peinture, sc dit pour exprimer laconvenance & le rapport que les couleurs ont les unesavec les autres, & le bel effet qu elles font à la vue ,lorsqu’elles s’accordent bien ensemble. Convenientia.

On dit quelquefois, qu un drap , qu’une étoffe delaine n’ont point à’amitié ■ pour dire, qu’ils font durs' & peu maniables.

"Amitié , en termes de certains Jardiniers précieux, se ditdu fumier & de tout ce qui sert à améliorer la terre.On ne sautoir donner trop à’amitié aux arbres.Amitié , en termes deBlatiers &c de Marchands de blé ,signifie la fraîcheur nécessaire au blé pour être de bonnequalité. Frumenti bona dos & conditio. Le blé , pourêtre bon, doit etre sec, & non pas aride ; mais conser-vant une espece de fraîcheur que les Marchands ap-pellent avoir de Xamitié ou de la main. De La Mare.

On dit proverbialement, que X amitié passe le gant,quand quelqu’un touche en la main d’un autre fansse déganter. Il est de bonne amitié 3 il a le visage long.Les Marchands disent a ceux qui leur offrent trop peu,Vous sauriez aussi-tôt pour votre amitié, f amitié sepaye par Xamitié, c’est-à-dire, qu elle doit être récipro-que. On dit aussi populairement, qu une viande n’apoint d ’amitié ; pour dire, qu e ll e est dure, insipideou dégoûtante.

Autrefois on disoit amìsié pour amitié.AMITITAN, AMUTAN, ATITLAN. Lac de l’Amé-rique septentrionale. Amititanus 3 Amutanus , Atitla-nus lacus. Il est à quelques lieues au nord de la villede S. Iago.

1AMIUAM. île de TOcéan éthiopien. Arniuamia. Elle est

AMM

fur íes côtes du Zanguebar & de 111e de Madagascar.

fiCP AMIXOCORES. {les) peuples de l’Amérique me-ridionale, dans le Brésil,.fort avant dans les terres versla capitainerie de Rio Janeïro.

AMM.

AMM A. Ville de la tribu d’Aser, dans la Terre-Sainte.Amma. S. Jérôme l’appelie Amna. Dans le texte hé-breu c’est Amma.

AMMAN. í. m. C’est ainsi quedansles quatre CantonsCatholiques des Suisses, celui de Lucerne, celui d’U-ry, celui d’Undei'Wald, & celui de Zoug, on appelsle Chef de chaque canton , Dux 3 Consul 3 P ratos'On se seit même de ce mot dans toute l’Allemagne, urépond à notre mot françois, Bailli 3 & s’écrit en alle-mand , Amtman. C Amman est ordinairement en placedeux ans : à cet Amman on joint une régence peur lesaffaires communes. Dans les affaires importantes qu 1pressent, on tient des assemblées extraordinaires. P’oyt’Xles Lelices de la Suisse.

AMMAUM. C’est la même chose qu’Emmaiis.

AMMÉISTRE, f. m. Nom qu’on donne aux Echevins deStrasbourg. Ils s : appellent Arnméisres dans cette ville »comme ils s’appellent Capit ouïs à Toulouse, Jurats aBordeaux , Majeurs à Abbeviile, & Consuls en Lan-guedoc , Provence & Dauphiné.

AMMÉREN, Village du duché de Juliers,en Allemagne.Ammerenum. Il est fur la rivière de Swalm,à unelieuede Ruremonde. Amméren est l’ancien Mederiacum des\J biens.

(fT AMMERGAW , ou AMMERLAND, selon Bail-drand. Petit pays d’Allemagne, dans la Westphalie, aUcomté d’Oldembourg. Ce canton, qui n’a que des vil-lages , appartient au Roi de Dannemarck.

AMMI. f. m. Ammi. Plante ombellifère , annuelle. Sesfeuilles font vertes, découpées en lanières, oblongues,étroites, dentelées fur leurs bords, comme rangées parpaires, & terminées par une seule lanière. Ses tiges sonthautes de deux à trois pieds, creuses, cannelées, bran-chues, & garnies de feuilles découpées en moins desegmens que les inférieures. Ses fleurs naissent en om-belle à l’extrémité des tiges & des branches ; elles sontblanches & tìeurdelisées. Ses semences font menues >arrondies, cannelées fur le dos, & aplaties par l'endroitqu’elles se joignent ! elles font acres & piquantes au goût.On appelle cette plante ammi majus 3 grand ammi you ammi commun, ammi commune 3 pour la distin-guer de quelques autres espèces plus petites, ëc dontles semences ont une odeur aromatique.

Ammi , se prend aussi quelquefois pour la semence dela plante appelée ammi. Elle entre dans la Thériaquc,& on la met dans le nombre des quatre petites senten-ces diurétiques chaudes. L 'ammi qui nous vient du Le-vant , ou d’Alexandrie, est le plus estimé, & doit a voltune odeur aromatique qui approche de celle de l’O-rigan. on la nomme ammi Creticum 3 ammi du Le-vant, ou d’Alexandrie.

AMMITES , ou AMMENITES. f. f. Est une pierre, sa-blonneuse : il y en a de plusieurs sortes, les unes sontgrosses comme des noix, d’autres comme des orobes,& semences de pavot : elles ressemblent à des œufs, depoisson. Celles qui font grosses connue des pois, s° llCappelées par quelques Auteurs Bésoard minéral. Est eSse trouvent proche de Berne en Suisse ; l’étymolo-gie est é/JMi sable 3 par ce qu’elles se réduisent facile-ment en fable.

AMMOCHOSIE. s. f. Espèce de remède propre à dessé-cher le corps, qui consiste àl’enterrer dans du fable demer extrêmement chaud. Celui de rivière vaut mçin^que le premier, parce qu’il est trop humide. Mais j esel est beaucoup plus efficace que le fable. Ce remèdeproduit les mêmes effets que Xinsolation 3 dont onp eULvoir l’article

AMMOCHRYSE. f. í. Ammochrysus. C’est une pso a ' cqu’on trouve en Bohème & en quelques autres lieu*.On en trouve qui est assez dure ; mais communemei-elle est friable, & se pulvérise entre les doigts. Sa conleur est quelquefois rouge & quelquefois jaune. C>