AMP
Hésiod. Theog. v. 930. Ce mot semble venir dCVp' ,circian , & rprft, } tero 3 parce que la mer environnantla terre, la ronge tout autour; ou bien d’aVysi 8 c de"f ^, qui signifie épouvanter, parce que la mer épou-vante. C’est 1 opinion d’EIésy chius, de l’Etymologiste,& de Tzetzès, ou du Scholiaste d’Hésiode. Amphi-trite est représentée sur des médailles de Corinthedevant Neptune. Elle tient un petit enfant, qu’elleprésente à ce Dieu ; & Pausanias dit qu’il y avoit à. Corinthe une statue d ’ Amphitrite 3 dans le temple deNeptune. Vaill. Colon. T. p. 201. M. Spanheim, p.z 13 - de la dern. édit. prétend qu’elle est souvent re-presentée comme une Syrène; c’est-à-dire , tout lesiaut du corps jusqu’à la ceinture semblable à unefemme, 8 c pour le bas aulieu de deux jambes deux*l li eues de poillon.
Jalouse de l’ éclat- de ces honneurs nouveaux 3Amphitrite fe cache au plus profond des eaux.
R.
AMPHITRYON, f. m. Ce mot, qui est le nom d’unRoi de Mycènes & de Thèbes, est devenu Françoisd une manière proverbiale, pour exprimer celui quidonne à manger, ou qui paye pour plusieurs unecertaine dépense. C est Molière qui, lans y penser,a été sauteur de ce mot : car depuis qu’il a fait direa Sosie que le véritable Amphitrion est, celui chezqui 1 on dîne, on demande, qui est-ce qui est ï Am-phitryon? Ou bien on dit : c’est M. un tel qui estAmphitryon 3 pour dire, que c’est lui qui traite ou. qux paye.
AMPHORE, f. f. Sorte de mesure des choses liquides,qui etoit en usage chez les Romains. Amphora. Cha-que amphore tenoit trois boiíïeaux. Les vaisseaux qu’iletoit permis à chaque Sénateur d’avoir au nombrede deux, pour son usage particulier, furent réglés dutemps de la République à 300 amphores 3 8 c par Au-guste à 1000 amphores. De la Mar.
Amphore. C’est la plus grande mesure dont on se serveà Venise pour les liquides. amphore contient qua-tre bigots, le bigot quatre cartes, la carte quatre fis-^jssausteras.
f-'-r AMPHONTES. f. m. Espèce de combat poétique quise faiíoit dans l’île d’rEgme, où l’on donnoit un bœufpour récompense au poëte qusiavoit fait de meilleursvers Dithyrambiques en l’honneur de Bachus. Mor. quicite Natal. Cornes. L. 5. c. 4.
AMPIGLIONÉ. Empulum. Ce font les ruines de l’an-cien Empulum , ville d’Italie. Elles font dans la Cam-pagne de Rome, près de Castelío-Sant-Angelo, à unelieue de Tivoli.
AMPLE. adj. m. & f. Qui est grand, étendu,au-delàde la meiure la plus ordinaire. Amplus, ils fe fontbattus dans une ample 8c vaste campagne. Ce bâti-ment n’est pas assez ample pour loger le train du maî-tre. Ce pourpoint, ces manches font trop amples 3. trop larges.
Ample fe dit figurément, par rapport à l’étendue & à ladurée des choses. Le pouvoir qu’on donne à des Plé-nipotentiaires ne sautoir être trop ample. Cette bullecontient des privilèges fort amples. Une ample ma-
AMpÏfMÍrÍÍ ú f iu 4 mpk repaS ‘ , r ' /
, r-cMENT. adv. D une mamere ample. Fuse la-ob^ e J - am ptè- Il a amplement répondu à toutes les° J estions qu’on lui a faites. Nous parlerons plus â-P ement de cette affaire une autre fois. Nous dînâmes
.amplement.
si £ Étendue de ce qui est ample. Ce mot£ e d usag e qu’en parlant des habits & des meubles,es robes des femmes ont plus d 'ampleur qu’elles n’envoient avant l’invention des paniers. Ce manteau a
, AMpnATL^T^ r V Ce rideau n ’ a P as al l ez dê/àn.
£ R . vm. 1. m. Terme peu enuíage, poursigm-cPfMdd qui étend ou qui augmente. Les secondse s ne peuvent être considérés que comme les Am-iateurs du premier établissement des Phocéens.
^AM C ' 1731.
LIATIF, IVE. adj. Qui augmente, qui ajoute.
r ZII
Amplians 3 amplificans. On ne le dit guère que deslettres ou bulles apostoliques qui ajoutent aux précé-dentes. Bref ampliatis. Bulle ampliative.
AMPLIATION. f. f. Terme de Chancellerie romaine,synonyme d’augmentation. Bref òì ampliation. C’est lamême choie qu’ampliatif.
AMPLIATION. Terme de finance. Exemplum 3 Exem-plar. C’est le double qu’on retient d’une quittance,ou autre acte dont on a besoin pour produire, quandon en a besoin. On l’appelle aussi Duplicata.
Lettres d’ ampliation , en termes dé Chancellerie ,font des lettres qu’on obtenoit ci-devant pour articu-ler les moyens omis dans les lettres de Requête civile,qu’on avoit auparavant impétrées. Par l’Ordonnancede 1667, elles font abrogées , & il est dit que cesmoyens feront articulés par une simple Requête.Requête d 'ampliation Voyez Requête.
Ampliations de contrats , en fait de Pratique, ce fontdes copies des contrats, dont on dépose les grosseschez un Notaire, pour en délivrer des ampliationsou expéditions aux parties, ou à des créanciers collo-ques utilement dans un ordre, avec déclaration del’intérêt que chaque créancier a dans ces contrats rela-tivement à fa collocatioh dans l’ordre. Et après avoirrecuiss les voix, on leur donne différentes parties derentes en payement de leur collocation en conformitéde l’ordre.
Ampliation, fe dit encore de l’expédition èn papierd’un nouveau contrat de rente íur la ville, que le No-taire fournit avec la grosse en parchemin, & que lerentier remet au payeur avec fa quittance la premièrefois qu’il reçoit. Dict. des Finances.
AMPLIER, v. a. Terme de Palais. Différer. Amplier leterme d’un payement. Ampliare prsfinitum solvendodebito tempus.
Amplier un criminels c’est différer son jugement. Am-pliare reum.
Amplier un prisonnier ,• c’est lui donner dans fa prisonplus de liberte qu’il n’en avoit ; le tenir moins rellerréqu il n’etoir. Çufiodiam facere liberiorem.
fSC? AMPLIE , EE. parc. Il n’est d’uíàge , ainsi que leverbe, que dans quelques Tribunaux.
fETAMPLIFICATEUR, f. m. Qui amplifie,qui exagère.Amplificator. Ce mot est peu en usage, & ne se prendqu’en mauvaise part. C’est un amplificateur , un grand, amplificateur.
I AMPLIFICATION, s. f. Amplificatio. Terme de Rhé-torique. C’est une partie du discours, ou de l’oraison,dans laquelle, 8c par laquelle 011 étend le sujet qu’ontraite , on aggrave un crime, on augmente une louan-ge , on étend une narration, & l’on excite les mouve-mens qu’il convient dans lame de l’auditeur. La pre-mière partie est l’argumentation, qui comprend lespreuves , 8c la seconde est l’ amplification , qui lesétend, 8c les pouffe : routes deux appartiennent àl’in-vention, qui est le premier devoir de l’Orateur. \Jam-plification 3 dit Cicéron, dans les partitions oratoires,est une espèce d’argumenration véhémente. C’est ,dit-il encore, une forte affirmation qui persuade enexcitant .les mouvemens de lame. C amplification estun des moyens qui contribuent au sublime. Longin.
amplification se peut diviser en un nombre infinid eípeces ; mais l’Orateur doit savoir que pas une deces espèces n’est parfaite de foi, s’il n’y a du grand 8pl àìssme; si ce n’est lorsqu’on cherche à émouvoirla pitié , ou que l’on veut ravaler le prix de quelquechose. Par-tout ailleurs, si vous ôtez à Y amplificationce qu elle a de grand, vous lui arrachez, pour ainsidite, l’ame du corps. Id. Les maîtres de l’eloquenceappellent l 'amplification 1 ame du discours. Longinblâme ceux qui la définissent, un discours qui donne
de la grandeur aux choses. Car, dit-il, cette défini-tion peut convenir tout de meme au sublime, au pa-thétique, & aux figures, puisqu’elles donnent toutesau discours je ne fais quel caractère de grandeur. Lesublime consiste dans la hauteur & l’élévation ; au lieuque Y amplification coniiste auffi dans la multitude desparoles. Le sublime se trouve quelquefois dans unesimple pensée 5 mais Y amplification ne subsiste que dans