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âuílî-bien que nous en n lunes, ou mois, dans les- 'quds ils répartissent les jours qui restent. Avant la con- jquete des Espagnols fur les collines qui entourent C uzco,qui etoit la capitale de s Empire & le sanctuaire de lareligion, ils avoient élevé douze piliers de bois, dií-polés de forte, & en telle distance, que chaque piliermarquât l’endroit où le íoleil se levoit, 8c où il íe cou-c hoit chaque mois. Ils appeloient ces piliers succanga,& marquoieiat dessus les fêtes de chaque mois, & lestemps des semences, de la récolte, &c. Chaque moisuvoit fon nom propre 8c ses fêtes particulières. Us com-mençoient autrefois l’ année comme nous au mois deJanvier ; mais un de leurs Incas, qu’ils nomment Pas-tnacuto , c’est-a-dire, Réformateur du temps , plaça lecommencement de Vannée dans le mois de Décembre,apparemment pour commencer Vannée au temps queI soleil part du dernier point du Capricorne, qui este D'opique qu’ils voient. Quelques-uns prétendentque les Pérouans & les Mexicains avoient des annéesmstextiles ; mais le P. d’Acosta dit qu’on n’a rien de cer-tatn sux eela. Les Pérouans n’avoient point de se-maines.
Les Brames de l’inde commencent Vannée avec lanouvelle lune qui tombe en Avril,auquel jour ils cé-lèbrent une fête qu’ils nomment Samwatsaradi Pau-duga ■ c’est-à-dire , la fête du premier jour de Van.^eux du Guzarate commencent leur année le 18 deMars. Les Chinois & la plupart des Indiens avec lajpremiere lune en Mars ; & alors ils se réjouissent auffi,ont de grands festins. Les Brames ont i z mois enannee j & une année de treize mois, après le cours derots ans ; ils joignent entre deux, comme nous, un jouraunrois de Fevrier après le cours de quatre ans. Ils ontept jours, qui tirent leur nom des planètes, commeparmi les Latins. Ils ont auffi un íìècle de soixante ans j& après qu’ils í ont achevés, ils recommencent de nou-veau. Ceux de la Chine, & les autres Indiens , ontauiìt une annee de i ; mois, comme les Bramines, ouBrachmanes. Voye\ Abraham Roger, de la vie &’desmœurs des Bramines.
Le Portugais Barbosa dit, que les habitans de Cale-cut commencent Vannée au mois d’Avril ; qu’ils ontVannée lunaire ; qu’ils divisent leurs mois selon les si-gnes ; & qu’il y en a de 20, de 3 o & de 31 jours.
Les Grecs commencent à compter les années du«tonde par le premier de Septembre. A Rome il y a~f Ux manières de compter Vannée : l’une commence àNoël, a cause de la Nativité de Notre Seigneur; lesNotaires usent de cette date, 8c disent ,A Nativitate :& l’autre au mois 'de Mars, à cause de l’Incarnation ; &c’est ainsi que les bulles font datées, Anno Incarnationis.
Année Persienne. Colins, dans ses notes fur Alfergan ,est entré dans un grand détail fur la forme ancienne &nouvelle de Vannée Persienne, laquelle a été suivie dela plupart des Auteurs Orientaux. Elle étoit de 3 65jours, y. heures, 49', 31"; ce qui dissere à peine de1 année Grégorienne , que les Européens ou Occiden-taux se sont avisés de rechercher plus de y 00 ans après, s Asiatiques. Mais Vannée dont les Auteurs qui ontffrit en Arabe ou Persan, ont fait usage dans leurs Ta-. es astronomiques , est semblable aux années Egyp-^ennes , lesquelles font toutes égales, étant de 3650V |v ^ ans sirtercalation. Instit. Astron. p. 600.os anciens Historiens François ont compté les an-11 î°ur de la mort de S. Martin, qui arriva enL ° U p4°z. C’est l’époque de Grégoire de Tours,yjg' es Coptes 8c les Abiffins ont une ère , dont les an-c j ' • Corn mcncent au temps de la persécution de Dio-ch h 0stìme Ta remarqué Kirlcer, Prodr. Copt.le* ' , Lollandus, T. I. p. s? 2 - & qu’ils appellentâc grâce & de miséricorde passées depuis lades Martyrs.
lout> eS ^ U1CS a PP^ ]1 ent Vannée du serpent, Vannée dudu ]j ' Cei VI< ss 5 ou du léopard, Vannée du porc, Vannéeculier Vre ’-i ^ CS annees différentes d’un cycle parti-les n, ■ C ' U lls ont dans leur calendrier, aulìì-bien quessmentaux.
Thégire est Vannée de Tère dont se serventS Mahométans, 8c qui commence, selon eux.
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le premier jour de la lune de Moharrem,la f série, ouselon nos Chronologistes, la 6 e qui répond au 1 y Juil-let, prenant le commencement de cette lune depuis lesoleil couché du même jour de Van 62.2. de Jesus-Christ. Voye 3- Hégire.
A la Chine les trois premiers jours de Vannée sepassent dans tout l’Empire en réjouissances. On s’ha-bille magnifiquement, on se visite, on fait des présensà tous ses amis, & aux personnes qu’on a quelque in-térêt de ménager. Le j eu, les festins, les comédies, oc-cupent tout le monde. P. Le Comte.
Année , se dit de quelques livres qui contiennent desexercices de piété pour tous les mois , toutes les se-maines , 8 c tous les jours' de Vannée. Vannée Chré-tienne du P. Suffren , VAnnée Chrétienne de M. LeTourneux. Le P. Croiser, Jésuite, a donné à Lyon uneAnnée Chrétienne en 12 volumes in- 12. autant quede mois, & quatre volumes pour les Fêtes mobiles &les Mystères. Vannée du Chrétien par le P. Griffer, Jé-suite, contient 18 vol. in- 12.
Ce mot vient du latin annus, qui vient de la prépo-sition an , qui anciennement se prenoit pour circàm.Vannée n c ft qu’une certaine révolution de jours. Quel-ques-uns le font venir du grec U semble de plusau P. Pezron, que Ennus, vieux mot, le même queAnnus j est pris du henn des Celtes, qui signifie vieux8 c ancien y parce que Vannée vieillit toujours en s’a-vancant.
ANA.
ANA. f. m. Les livres en ana. Ce mot ne signifie rien,& n’est qu’une terminaison latine de noms adjectifsneutres pluriels ; mais parce que depuis quelque tempson a formé de ces fortes d’adjectifs latins des titres àdes livres, même François, qui font des Recueils depensées détachées de Contes, de traits d’Histoires; onappelle ces livres des livres en ana, ou simplement desana: ainsi l’on dit, tous ces livres en ana, ou tous cesana me deplaiíent fort. Les livres en ana font souventdne aux gens -des choies auxquelles ils n’ont jamaispense , ou qu ils devroient n’avoir jamais dites. AI.Wolsius a fait l’Histoire des livres en ana dans fa Pré-face des Cafauboniana. Il y dit que si ces sortes de ti-tres font nouveaux,la chose est fort ancienne; que leslivres de Xénophon des dits & faits de Socrate , 8 c lesDialogues de Platon, font des Socratiana ; que lesApophthegmes des Philosophes recueillis par DiogèneLaêïce, les Sentences de Pythagore, celles d’Epictète ,les ouvrages d’Athénée , de Stobée , & de plusieursautres, font des livres en ana. La Gemare même desHébreux, plusieurs livres orientaux , dont la Biblio-thèque orientale de d’Herbelot est pleine, font encore
; de ce genre, selon M. Wolsius.
| Les Scaligeriana font le premier livre qui ait paruavec un titre en ana. Ils ont été faits fur les papiers deValsant & de Verthunien, qui, à ce que l’on prétend,les avoien trecueillis de la bouche de Scaliger, auquelils étoient attachés. La première édition fut faite à laHaye en 1666 fur les papiers de Valsant, qui les avoirdonnes a M. Pithou. La íeconde à Groningue en 1669,fur ceux de Verthunien, que M. Sigone, Docteur enDroit de Poitiers, avoir recouvrés ; & ce fut Tan-negui le Fevre qui en eut foin. Ensuite vinrent les P er-ro nian a , les Thuana, les Naudœana , les Patiniana,les Sorbe/iana , les Menagiana , les Anti-Mcnagiana,Vs Fureteriana -, les Chevraana, &c. jusqu’aux Arle-quiniana , les plus fades de tous les ana. Les Mena-giana passent pour être les meilleurs 8 c les mieux choi-sis. Les Chevmana font des traités composés par M.Chevreau ; les Cafauboniana , des remarques écrites &laissées par Casaubon. Wolsius y a ajouté des notes.Burcaïd Gotthelfius Suuvius , dans ses Supplementaad notitiam rei litteraria, ch. 7. donne une liste detous les ana. , . ,
A s’en tenir à la première idée qu’on a des ana, ilsdevroient n’être recueillis que des entretiens, & celamême suffit presque pour les décrier; puisque tous lesdéfauts qu’on reproche à la langue doivent s’y rencon-trer ; légéreté, précipitation, manque d’exactitude ,