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Tome premier. [A - BOU.]
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ANA

verture de l’orihce des autres vaisseaux qui ne peuvent lretenir les liqueurs qu’ils contiennent,ANASTOMOSER, v. récip. Terme d’Anatomie Sc deMédecine, qui íe dit des vaisseaux du corps animal,& lignifie, se joindre par les extrémités, s’emboucher,s aboucher sun dans l’autre, ou lïm avec l’autre. Jungijconjungi , copulari. Toutes les ramifications d’artères,qui font répandues dans la íubstançe du cœur, íont ac-compagnées d’autant de ramifications de veines quis anastomosent & s’abouchent eníemble, Journ. des

S A V T — _ .

- ' î 171 7, 77. 2 J J*

ANASTOMOTIQU H- 1 - m. Médicament qui ouvrefar ion acrimonie les orifices des vaisseaux, Sc en *utíortir le sang. Quodvenarum ostia aperiendi vim habet.Isi' ANASTROPHE. f. f. Vice de construction, danslequel on tombe par des inversons contre 1 usage.ditium inverfionis, dit Quintilien.

AN AT AH AN. Nom d’une des îles Mariannes, nom-mée par les Espagnols , Saint Joachim. Anatahanum ,doachimonesus. Sa latitude est à 17 0 , Elle a vingtlieues de tour. Elle est distante de trente lieues deSaïpan. Elle est pleine de montagnes. On 1 appelle auili1 ile de Saint Joachim. Moralëz , JeJ.

ANATE ou ATTOLE.fi fi Sorte de teinture rouge quifie trouve aux Indes Orientales. Elle íe fait d’une fleurrouge qui croît fur des arbrisseaux de sept ou nuitpieds de haut. On la jette, comme l’indigo, dam descuves ou des citernes faites exprès - , avec cette diste-rence, qu’on. n’emploie que la Heur, qu’on effeuillecomme on fait les roses ; &c lorsqu’elle est pourrie,Sc qu’à force de l’agiter, elle est réduite à une subs-tance épaisse & liquide, on la laisse sécher au soleil,Sc on en forme des rouleaux ou tourtereaux.ANATHÉMATISER. v. a. Excommunier, retrancherde la société de l’Eglìse. Arcere aliquem ab Ecclefia 3A societate piorum secludere. L’Eglise anathématiséles Hérétiques. 11 fe dit non-seulement des personnes,niais encore des senrimens, des opinions, de la doc-trine. Le Concile de Trente a anathématisé la doc-trine'de ceux qui disent que le libre arbitre ne peutrésister à la grâce. Comment osez-vous soutenu des. opinions tant de sois anathématijées par 1 Eglile ìAnathématiser, fie dit figurément, & dans le stylefirnple, pour maudire. Detestari, execrari. Combienâe fois m’a-t-il pris envie d ’anathtraaústx vignes ocv endangesî Pat r.

ANATHÉMATISÉ, ÉE. part.

ANATHÉMATISME. fi m. Canon ou Condamnationqui porte anathème. Baronius dit que le Pape Damafiecondamna l’erreur des Chiliastes, dans le Concile qu’iitint contre Appollinaire en 375 ; mais il 11’en n’est pasparle dans les anathématijmes de ce Concile, rappor-tes par S. Grégoire de Nazianze, Sc par Théodoret.MorÉri, au mot Chiliastes.

ANATHÈME. í. m. Excommunication, qui fie dit pro-prement chez les Auteurs ecclésiastiques, de celle quiest faite par un Evêque, par le Pape, ou par un Con-cile , avec exécrations & malédictions , qu’on ne pro-vince que contre ceux qui ont commis quelque grandcrime, 011 qui font incorrigibles : & en cela il dissere dea simple excommunication , qui défend seulement^entrée de l’Eglise, & la communion avec les Fide-C - S f , au Ecu que l ’anathème sépare du corps de la lo-le * e N du commerce des Fidèles. Anathema , detes-J^p 0jexecra tio. On a fulminé anathème contre cethé-• j°’ Uc relaps. U y a deux sortes d’ anathèmes , les unsPci 1Cla!l:eS ’ ^ es autres abjuratoires. Les judiciaires nedict Vent Ctïe k^ ts que P ar personnes sondées en juri-1" lon * Ees abjuratoires le peuvent ctre même par desà Ie At'' oowme quand quelqu’un revient de l’hérésieúC H ' ^àolique, on lui fait toujours anathéma-terefi e qu’fl abjure: mais ces anathèmes ne fontnte T lp r'í exécutions, & applications des anathè-ciai • ln 1 C mot ^ anathématjfer hors des cas judi-hor-^’ "c veut dite autre choie, sinon, abjurer, ab-f ra * ei A renir pour anathématisé. Ces opiniâtres furentC Un anathème éternel, dont ils furent plutôtAnath£ S qUe convertis-Bos s.

se prend aulsi figurément pour des exclu-

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fions Sc des malédictions prononcées par des particu-liers qui chasseur ou qui détestent quelqu’un.

Loin de ceux à qui du mal s apparence douteuse >

A fait contre un ami coupable ou malheureux ,

Lancer d’unsaint mépris /'anathème orgueilleux.

Anathème, fie dit auffi de celui qui est excommuniépar le Pape , par un Evêque, ou par un Concile. Apiorum societate seclusus. Si quelqu’un soutient queles causes de mariage n’appartiennent point aux Ecclé-siastiques, cpi'A íoït anathème j dit le Concile.

Anathème, fie dit encore figurément d’un homme quis’est rendu l’horreur de tous les gens de bien, &aveclequel perionne ne peut avoir de commerce. Il est Y a-nathème de tour le monde. Ils ont mieux aimé aban-donner la religion de leurs pères, palier pour des ana-thèmes dans le monde, que de relâcher d’un sentimenterroné & nouveau dont ils étoient préoccupés. Bour-d al. Exhort. II j p. 3 q 2.

Le plupart des Ecrivains Grecs distinguent anathè-me écrit avec un e bref » , & anathème écrit avec

un e long, Pollux ,dans son Lexicon, l’écr^r de

cette dernière manière, & il dit qu’il signifie pourl’or-dinaire les dons qui étoient dédiés aux Dieux; f/CF Lesprésens qu’on suspend dans les temples, soit à l’occa-sion d’un vœu, soit des dépouilles des ennemis. Hé-sychius confirme cette interprétation dans son Diction-naire, où il explique le mot d!anathème par celui d’or-nemens , parce que ces dons étoient comme desorne-mens dans les temples. Saumaise appuie dans ses exer-citations fur Pline, cette distinction du mot d’ana-thème écrit différemment; mais Bèze la rejette dansson Commentaire fur le ch. 9 de ì’Epître aux Ro-mains, v. 3 , où S. Paul souhaite d’être anathème pourses frères. De quelque manière qu’on écrive ce mot,il a différentes significations. Il fe prend en bonne part,Sc en mauvaise part.

A l’égard du mot d 'anathème dans Ce passage deS. Paul, où il est écrit avec un e bref, il se prend enmauvaise part.-On est cependant fort partagé fur l’ex-plication des paroles de í’Apôtre , pour savoir en quelsens il souhaite d’être anathème. Meilleurs de Port-Royal ont traduit : J’eujfe désré devenir moi-mêms

, anathème 3 & être séparé de JÉSVS-CHRIST poufmes Freres. Ils ont conservé le mot d anathème , St .font en même temps expliqué par celui d être séparé ,conformément aux Commentateurs Grecs, qui luiont donné ce sens, à cause de la particule «»° qui estdans le grec, auquel répond le latin de notre Vulgate,où il y a d Christo. M. Simon a traduit ce même pas-sage de Saint Paul de cette manière ; je souhaiteroisd J être anathème à cause de JÉSUS-CHRIST gourmesFreres . II remarque en même temps dans ía note,que dans toute l’écrinue, quand ce mot fe prend enmauvaise part, il ne signifie autre chose, qu être dévouésêtre traité comme un scélérat , être exterminé. Eneffet, S. Jérôme a suivi ce sens-là. A l’égard de kpréposition grecque «H de la latine a , M. Simonajoute qu’on la doit prendre en ce lieu-cì pour prop-ter j parce qu’elle a quelquefois cette signification dansla langue hébraïque. Cet hébraïsme, qui n’a pointété connu à S. Chrysostôme Sc aux autres Commen-tateurs Grecs, apporte un grand éclaircissement auxparoles de S. Paul. D lyey fur Y anathème , Baroniusàl’ande JÉsus-Christ 37,11. 169. M. de Laubes-pine, Liv. II de ses Observ. ch. 4 ; le P. Perau dansses notes fut Julien , ch. 13 , 14, iy, iG Saumaisesur Solin ; Filesac sur Vincent de Ecrins, Linden-broch , &c.

ANATHOTH. Ville Lévitique de la tribu de Benjamin.Anathoth. Jérémie étoit de la ville dAnathoth. Lesparoles de Jérémie, fils d’Helcias, f un des Prêtres quidemeuroient à Anathoth , dans la terre de Benjamin.Jerem.I. /.

ANATIFÈRE. adj. m. & fi Terme de Lithologie. Con-que anatifère. Ce mot vient des deux latins anas, ca-nard , & de ferre , porter ; c’est-à-dire, coquille quiporte un canard,

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