3 j z A NC
dent. Nom que les Arabes donnent à un oiseau extraor-dinaire , qui est, disent-ils, si gros & si grand, qu’il ponddes œufs aussi gros que des montagnes. Ils assurent qu’ilprend des éléphans aulsi facilement qu’un epervierprend des moineaux, ou qu’un chat prend des souris ; queloríqu’il se met à voler, ses ailes font autant de bruit Scde fracas qu’un torrent impétueux; qu’il vit mille ans ,Sc qu’il s’accouple avec fa femelle a l’age de cinq censans : que l’on a vu autrefois cet oiseau parmi les hom-mes; mais qu’ayant enlevé un jour une nouvelle ma-riée avec ses brasselets 6c tous ses atours de noces, leProphète Handala, fils de Saphuane , célébré en sontemos, en fut si indigné, qu’il maudit cet oiseau ; &Dieu ayant égard à son imprécation & à sa prière, relé-gua l’oiseau Anca Megareb dans une île inaccessibleíiux hommes, où il n’y a que des éléphans, des rino-ceros, des bustes, des tigres & d’autres bêtes féroces.On voir assez que c’est-là un oiseau fabuleux, Sc unconte arabe, qui peut être fondé sur ce qu’on a vû enEgypte un oiseau de même nom , qui est une espèced’aigle beaucoup plus gros Sc plus fort que les autresaigles. Mor.
ANC AMARE, ANO AMARE, f. na. & f. Peuple de l’A-mérique méridionale. Ancamarus , a. Ano amarus 3 a.Les Ancamares habitent le pays des Amazones autourde la rivière de Cayane, vers l’endroit où elle se mêleà celle des Amazones.
ÀNÇAN. f. m. Lieu de la Chine. Aniçana. Il est fur lacote de Quantong , province de la Chine , à l’orientde Sélie. Il faut écrire Sc prononcer A tic an. C’est ainsiqu’écrivent les relationi venues de la Chine Sc duTonkin, & non pas Ancam. Ces relations ne parlentque de la ville d 'Ancan , port de mer, Sc ne disentrien de l’île à’Ancan. Savoir si Ancan est dans une îleà laquelle elle donne son nom, ou dont elle prend lesien, c’est ce qu’elles ne nous donnent point à entendre.Voyci la relation du martyre de quatre Jésuites, im-primée dans le XXIV e Recueil des Lettres édifiantes Sccurieuses, pag. p2. Enfin, après bien des mouvemensqu’on se donna, on trouva dans la petite ville à’Ancanun Maître de Barque, qui s’offrit de mener les Mission-naires au Tonkin. Ib. pag. / oj. Le Chinois se rendità Ancan , où il eut bientôt loué une barque sur la-quelle les Millionnaires s’embarquevent le 10 de Marsde Tannée r j$6. Ib. p. top.
A?" ANCARANO. Petite ville de l’Etat Ecclésiastique,en Italie, dans la Marche d’ Ancone, fur une rivière.,à six milles d’Ascoli. /
ANCARIE. s. s. Ancarìa. Terme de Mythologie. Déessedu Paganisme qui étoit adorée à Asculum , ville de 1 A-pouille. C’estTertullien qui nous 1 apprend, dans ionApolog. ch. 24. On y lisoit, Msculanorum Ancarìam.Turnébe, Adv. Liv. XVIII. c. 24. a lû Asculano-rum j& Pamélius Ta suivi. Quelques-uns de nos Dic-tionnaires écrivent Ancharie ; Rhodigin Ta fait aulsi ;mais toutes les éditions de Tertullien portent Anca-rïam.
ANC ASTER. Prononcez Ancafire. Village d’Angleterre,Ancajlera. On le prend pour T ancienne Croco-calanades Coritains. Il est dans le Comté de Lincoln, prèsde la ville de ce nom. -
ANCAUSE. Lieu du Comté de Comminges, dans lesmonts Pyrénées. Voye ^ le Dict. de James au motT herma 3 au sujet des eaux à’Ancause.
ANCE, ou ANSE. Petite ville de France. AJsa-Paulini ,Ansa. Elle est dans le Lyonnois, fur la Saône, à quel-ques lieues au-dessus de Lyon. Elle est à Tendroit oùétoit Antium 3 camp d’Auguste, Sc c’est probablementde-là qu’on a formé son nom, en donnant au t le sondu c. Quoiqu’il en soit, on y voit encore les restes duprétoire de l’Empereur, Sc les murailles du camp.
La grande Anse, la petite Anse. Ce font deux gol-fes de l’île de S. Domingue, qu’on nomme aulsi le grand& le petit Goave. La grande Anse est fur la côte occi-dentale de File, & l a petite Anse fur la íeptentrionale.On donne aussi les mêmes noms à deux Colonies Fran-çoises qui font fur ces golfes. Les François se serventpeu du mot de Goave.
ANCÉE. s. m. Fils de Neptune Sc d’Astipalée, fille de
ANC
Phœnix, fut un des Argonautes : on le fait fils de Nep-tune, parce qu’il étoit un très-bon pilote.
ANCELLE. f. f. Ancilla. C’est un vieux mot qui siZni-fioit autrefois Servante. Il est formé du nom latin. Rsemble par la Thaumaisière, Hijl. de Berry 3 Liv. H*ch. 2p 3 que les Religieuses de l’Annonciade, sondéespar Jeanne Reine de France, femme de Louis XII, ap-pellent leur Supérieure Ancelle 3 car voici comme nparle à Tendroit que j’ai marqué : pour Tentretien desmere Ancelle 3 Sc Religieuses, leur bienheureuíe Fon-datrice leur délaissa le lieu de Mazières, &c.
Si prient JDieu 3 & fa tris-douce Ancelle.
ANCENIS. Petite ville de France. Ancenifium. Elle esten Bretagne, fur la Loire, entre Nantes & Angers.Dansla branche de Charost, Maison de Béthune, on portele titre de Duc AAncenìs.
ANCESSORIE. f. f. Vieux mot, qui veut dire ancietl -neté. Borel.
ANCESSORS. f. m. pi. Vieux mot. Ancêtres, par syn-,cope du latin antecessores.
Pour remembrer des Anceílors
Les faits 3 & les dits ô’ les morts.'
ANCÊTRES, f. m. plut. Aïeuls,prédécesseurs ; ceux dequi Ton descend enligne droite , le pere Sc la merenon compris. Majores , Patres. Si vous vivez dans lamolleste Sc dans l’oisiveté, la gloire de vos ancêtresn’empêchera pas qu’on ne vous méprise. Bell. L’entête-ment de ceux qui veulent passer pour gens de qualité,fait qu’on va déterrer leurs ancêtres qu’on laisseroitpourrir en repos fans cela. Id. Il marche fur les pas deses ancêtres. Il ne se dit dans Tissage le plus ordinaire ,que des gens de qualité,d’épée,ou de robe. Les autres doi-vent dire mes peres. Ancêtres fameux. Ancêtres glo-rieux. Ancêtres augustes. Cette action redonne aux Roisvos ancêtres autant de lustre que vous en avez reçud’eux. Voit. Le nom de ces ejoneuii ancêtres vivra à ja-mais dans vos annales. Patr. Tant qu’on se peut parerde son propre mérite, on Remprunte point celui de seSancêtres. S. Evr. La Princesse fondoit plutôt íà gran-deur fur les exemples, que furies titres de ses ancêtres .Fle ch. On le dit aussi de tous ceux qui nous ont précédé,encore que nous ne soyons pas de leur race , particu-lièrement de ceux d’une même nation. Nos ancêtresetoient plus íàges , Sc par conséquent plus heureux qu enous. Nos ancêtres nous ont laiîíé de beaux exempks-Acad. Franc.
Ménage dérive ce mot de anceffore , ablatif de art-c essor 3 qu’on a dit par contraction pour antecesso f*On disoit en vieux François anc essors 3 pour dir 0, an-cêtres.
Au reste,le motd’Ancêtres ne se dit bien qu’au plu"riel, quoiqu’on le trouve quelquefois employé ausiU'gulier.
Or quant à mon ancêtre, il a tiré fa race 3
D’oà le glacé Danube efl voisin de la Thrace •
RoNS'
On dit ancêtres des personnes dans Tordre naturel*Un homme & ses ancêtres. On dit prédécejjeurs dan§Tordre politique. Un Evêque Sc ses prédécesseurs.
ANCETTES, ou Cobes de boulines. Terme de Marine*Nom que Ton donne à des bouts de cordes qui s olltjointes à la ralingue de la voile, dont le plus long n’esscède pas un pied Sc demi : leur usage est d’y paste 1d’autres cordes que l’on appelle pattes boulines. .
ANCHE. f. f. Petite languette ou tuyau plat par lequeon donne le vent au haut bois , ou bassons , à q ú£ ,ques tuyaux de Torgue , & à d’autres instrument . cmusique. Lingula. La plus simple des anches est F 11d’un chalumeau ou tuyau de blé avec une petire antaille ou fente en longueur. Celle de roseau f ...d’une ou de deux pièces aulsi déliées qu’une » e j u j.de papier, qui font tellement jointes ensemble, q u e> -ne laissent qu’une petite fente par où passe le vent. -fait aussi des anches dé haut-bois avec des feuilles