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de plus infame, c’est qu’on les installe dans ce métieravec des cérémonies que la pudeur ne permet pas derapporter.
ANCOIS. Vieux adverbe. Plutôt.
ANCOLIE. f. f. Aquilegia. On se sert peu du mot d 'A-quilina. Plante dont la racine est vivace, blanche,douce au goût, branchue, épaisse à son collet d envi-ron un pouce. Ses feuilles sont portées par des pédi-cules divisés en trois branches : chacune dc ces troisblanches est encore partagée en trois autres plus petites,qui portent à leurs extrémités des feuilles larges d’un'pouce environ, obtuses, échancrées le plus souvent entrois , ôc crénelées fur leurs bords. Elles font d’abordd’un vert allez gai, qui brunit ensuite, ôc devient plusfoncé en-dessus, ôc beaucoup plus pâle en-dessous. Lestiges qui s elevent d’entre ces feuilles, font assez min-ces, quoique roides ôc fermes, branchues, ôc hautesde trois à quatre pieds, garnies de quelques feuillesqui diminuent dans leur volume, à mesure qu’ellesapprochent de Textrémité des tiges. Ces branches por-tent des fleurs à plusieurs pétales ; dont les unes fontroulées en cornets, ôc les autres font aplaties. La cou-leur de ces fleurs varie beaucoup ; l’arrangement & lenombre des pétales des fleurs de 1 ’Ancolie ne font pasconstans ; on en trouve dont les fleurs font à cinqrayons en manière d’étoile ; on les a nommées Ancolles étoilées, Aquileghs, fiellatét. Il y en a auísi àfleurs plus ou moins doubles. Le pistil de la fleur de1 'Ancolie devient un fruit composé de plusieurs gai-nes ramassées , longues d’un pouce environ, & quirenferment de petites semences un peu aplaties, noi-res & luisantes. La semence d ’Ancolie est apéritive,bonne pour la jaunisse, & antiscorbutique. On ap-pelle l ’Ancolie en latin Aquilegia , ab Aquila , parcequ’on a comparé les cornets des fleurs de l ’Ancolieaux serres d’un aigle. On la nommoit autrefois Co-lombine , à cause d’une prétendue ressemblance de cescornets avec le bec d’un pigeon ; mais ce mot n’estplus guère usité que chez les Anglois.
fJS* ANCON, f. m. Mot purement grec, qui, en Ana-tomie , signifie la courbure du bras en dehors, ou la
- pointe du bras fur laquelle on s’appuie. Voyez Cubi-tus & An coné.
ANÇON. C’est une forte d’arme ancienne, que Borelprétend être la même chose que la Francisque.
ANCONE. Ancon , ou Ancona. Ville d’Italie, dans l’an-cien Picenum, que nous appelons aujourd’hui Marched’ Ancone } fur la côte de la mer Adriatique. Elle futbâtie par les Siciliens. Pline, Liv. III, ch. 13. Trajan yfit construire le port, & c’est a cela que 1 on rapporteunè médaille de cet Empereur, qui porte au reversPor. Aug. C’est-à-dire, portus augusti, ho. type estun port/avec un navire au milieu. Elle a pris sonnom de la figure de son port; «fxd», en grec, signifiele coude. Dc-là vient que dans ses médailles elle a poursymbole un bras, avec ce mot ai'kíin. Elle est voi-sine du promontoire appelé autrefois Cr umerum , &aujourdhui Monte S. Citiaco , ou Monte Guafco. Salongitude est de 37 e1 , ió', & fa latitude 43a, st>'.An-cone a un évêché. Elle étoit libre, mais en 153 z Clé-ment VII y mit garnison, pour la défendre des cour-ses des Turcs ; depuis ce temps-là, elle est de l’EtatEcclésiastique. Ily a à Ancone un bel arc de triomphede l’Empereur Trajan.
La Marche d’An con e , c’est-à-dire, le Marqui fat d'An-cone , Marchia Ancomtana , province de l’Etat Ecclé-siastique , entre le golfe de Venise au nord, l’Abruzzeau levant, le duché de Spolete au midi, ôc celui d’Ur-bin au couchant.
Ancone , est auiîî le nom d’une petite ville cle Dauphine,en France. Acunutn , Ancona. Elle est fur le Rhône,près de Montelimart. Quelques Géographes la pren-nent pour la colonie nommee Acufio , ville des an-ciens Vocontiens.
ANCONÉ. f. m. Terme d’Anatomie. C est se sixièmemuscle du coude, ainsi nommé, parce qu’il est situéderrière le pli du coude , que les Grecs appellent An-con , afxMï, & nous l’Olécrâne. Ancon&us. f’Anconéest le plus petit des six muscles du coude : il prend
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son origine de la partie inférieure du coude externe del’humerus, & va s’inserer en descendant entre le cu-bitus ôc le radius, par un tendon , à la partie posté-rieure ôc latérale du coude, trois ou quatre doigts au-deflous de l’olécrâne. U aide à faire l’extension de la-vant-bras. Dionis. C’est Riolan qui a donné ce nom acemuscle, à cause de sa situation. Harris. M. Winflo’Wdit touj ours Anconé. Le grand Anconé. C Ancone exter-ne; 1 'Anconé interne ; le p eût Ancone. Ainsi, puisque cemot est reçu dans notre langue par les plus grandsMaîtres de l’art, il ne faut plus se servir du mot latinAncon&us.
ANCONITAN. Phoenix. i°. C’est 1 e nom d’une mon-tagne de l’Anatolie; elle est sur la côte méridionale,vis-à-vis de l’ïle de Rhodes. i°. C’est un bourg au piedde cette montagne. 3 °. C’est une petite rivière de lamême contrée.
ANCRAGE, s. m. Lieu propre à jeter l’ancre. Oppof-tunus Ancora jacienda locus , statio. Cette côte estde bon ancrage. Il signifie encore ce qui appartient 3l’ancre. Ancorarius. Il y a certains Officiers qui ont loinde l’ ancrage , comme les Bosmans. Il signifie aussi undroit qu’on paye en plusieurs lieux, ou au Roi, cu al’Amiral, pour avoir permission d’ancrer. Vectigalpro jactu ancorui. Le droit à’ancrage a auisi appartenuautrefois à quelques Seigneurs particuliers, comme onle voir par 1 'Histoire de Bretagne , T. II 3 p. 120TCe mot vient du latin ancora , qui est tiré du grecasxisea, qui signifie une ancre.
ANCRE. s. f. Terme de Marine. Ancora. Les gens dcmer le font souvent masculin. A peine l'ancre a-t "été levé , que le vent est tombé. Abbé de ChoisY.C’est une grosse pièce de fer, qui par un bout estcourbée , & forme deux pointes ou pattes, cu cro-chets , ou qui aboutissent de deux côtés en arc, ôc sontsemblables à un hameçon, f fJT A l’extrémité de laverge opposée aux bras, est un anneau qu on appelle1 ’organeauj auquel on amarre le. cable , ôc tout au-près de l’organeau, est une pièce de bois qui croise l cSbras à angle droit, ôc qu’on nomme le J as. Elle kstà arrêter toutes sortes de vaisseaux íur la mer, ôc lutses rivières, & à ses tenir en état dans leur mouillage-Ily en a de quatre sortes. La plus grande ,,u’on nommemaîtresse , ne lert jamais que dans le danger, p° ltrempêcher que le navire ne tombe en côte. La secondesert à tenir le vaisseau à la rade. La troisième est Xafljcre d’affourche, que l’on mouille après en avoir mouilleune autre à la partie opposée : c’est pour enfourche 1le navire &l’cmpêcher de s’éloigner, de se tourmeu'ter, ou de chasser fur son ancre. La quatrième s’ap'pelle ancre à touer , dont on se sert pour haler un navim,& pour le frire avancer avec le cabestan, ou virevaiA»quand il faut changer de place dans les rades, ou eU'trer dans un havre, ou en sortir. On appelle enc sll - eAncre de toue , les ancres qui fervent à rappelervaisseau à la mer, quand le vent 1e jette à la côte. y 1appelle Ancre à la veille , celle qui est prête à _ÇW emouillée ; & l’ancre du large , celle qui est mouflevers la mer, lorsqu’il y en a une autre mouillée vella terre, ôc qu’on nomme Ancre de terre. Les at lCscSqui sont mouillées à l’opposite l’une de l’autre, S ’^P"
. pellent Ancres de flot , & de jusant : l’une pout tC 'ni r contre le flux, & l’autre contre le reflux de la m j/Le cable dont on se sert dans cette occasion, s’apPHanfière. Les parties d’une ancre sont l’anneaU, ^verge, les bras, ou.la croisée, ôc les pattes. L’anu^qu’on appelle Arganeau , ou Organeau , est £ílt %.tillé de certaines cordelettes qu’on nomme Bodi’ lU ■ ^Talinguer le cable, c’est l’ajuster dans l’anneau. s^ s / al ices de bois qui sortent en saillie à savant du vast £pour poser l ’ancre , s’appellent Bosseurs. L’orinest u ^grofle corde, qui accole les deux bras de ^ a,icr fs a a,aboutit à un liège , ou à un baril qui flotte su s 1 j aôc montre l’endroit où est l’ancre. On appelle ^tige droite d’une ancre , S tangue , ou Scape- Ou 'jeter l’ancre , mouiller Xancre. Ancoras jacW’ ç on -Xancre. Tollere 3 vellere. Etre à l’ancre. Stare j , socflster e in ancoris. Donner fond, mettre le vaille1 e fer, fur son ancre. On dit quel’ ancre est de sa F ^