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im chien fur la proue d’un navire ; les gens de guerreen Egypte, unescarbot, Plutarq. De Ifide ; Areus,Roi de Sparte, qui écrivit à Onias, un aigle tenant unserpent dans ses serres, Joseph. Lib. XII, c. f j Da-rius, Roi de Perse, un cheval ; Sporus, Pênlevementde Proserpine, Sue t. in Nerone , c. 46. Les Locriensoccidentaux, l’étoile du soir, appelée Hesperus. Stra-bon, Liv. IF ; Pline le jeune, un char tiré par qua-tre chevaux ; Polycrate , une lyre ; Séleucus, une an-cre , Clan. Alex. Pœdag. Liv. III, plusieurs Chré-tiens , le Monograme de JÉsus-Christ , que Tontrouve auffisur plusieurs médailles des Empereurs Chré-tiens. Clément Alexandrin exhorte les Chrétiens à n a-voiríur leurs anneaux, qu’une colombe, un poiíìon,un navire, une lyre, une ancre, ou quelqu’autre figurecapable de leur rappeler les mystères de leur religion. Ildéfend absolument les figures d’idoles, Sc les nudités ;il ne peut même souffrir que des gens qui ne doiventrespirer que la paix, y fassent graver un arc, ou uneepée ; ni que des gens à qui la tempérance Sc la ío-briété doivent erre chères, y portent des coupes & desvaíes à boire. Au reste, il ne permet point de porterd 'anneau pour l’ornement, mais seulement pour scel-ler les choies qui en ont besoin ; Sc il semble, par cequ il dit en cet endroit, que c’étoit la femme, plu-tôt que le mari, qui avoir Xanneau dans les fa-milles.
Anneau de jonc , ou de paille. Richard, Evêque de Sa-lisbery, dans les Constitutions de Pan 1117, C. 55 ,défend de mettre dans les doigts des femmes des an-neaux de jonc, ou de quelque matière que ce soit,précieuse, ou non, a fin d’en abuser plus aisément ; &il insinue que la cause de ía défense est, qu’il y avoirdes gens allez simples pour croire que ce qui se faisoitainsi en badinant, étoit un vrai mariage. Du Breuil,dans lès Antiquités de Paris , Liv. I, dit, qu'on avoircoutume dans la cérémonie des noces, de donner unanneau de jonc, ou de paille, à ceux qui avoient euun commerce défendu avant leur mariage.
Saint Louis prit pour devise au temps de son ma-riage, un anneau entrelaflé d’une guirlande de lis Scde marguerites, pour faire allusion à son nom Sc à ce-lui de la Reine, son époule ; Sc mettant sur le chatonde cet anneau l’image d’un Crucifix, gravée sur unsaphir, il P accompagna de ces mots: Dehors cet atielpourrions avoir amour? Cette devise est sur Pagraphedu manteau qu’il portoit le jour de ses noces, & onvoir cette agraphe au monastère royal de Poiffy. Unhomme d’eíprit, dans le départ ou Péloignement d unami, prit pour devise, un anneau fans diamant, avecce mot espagnol, Fait a lo mejor. Le meilleur man-que.
Nous avons de Licet, un Traité De Annulis Vete-rum ; des anneaux des Anciens. Gorlceus a fait Dac-tyliotheca ; c’est un Recueil d 'anneaux. Jean Kir-chmati, savant de Lubec, a donné un Traité De An-nulis ; Thomas Bartholin, un Livre De Annulis na-rium. Voyez auffi les Macri & M. Du Ere sue dans leursDictionnaires, & Meursius De luxu Romanorum ,ch. y. La Mothe le Vayer, T. II, épître 3 ; le P. Kir-ker, (Edip. uEg. Liv. XII, Sc Latium, p. 69; Beger.Thefaur. Brandeb. Tom. I, p. 1 $0 Sc suiv. où il y aplusieurs figures d’anciens anneaux, Sc beaucoup dechoses lur cela.
On dit proverbialement, cu’ilne faut point mettreen Ion doigt d Anneau trop étroit, Annulum digito vìne inserito; ffiP pour marquer qu’il ne faut s’embar-rasser de rien qui puiíle faire de la peine, Sc dont onne puisse pas se défaire aisément.
ífP Anneau , se dit auffi d’un cercle qui est fait d’unematière dure, & qui sert à attacher quelque choie.Les anneaux d’un rideau. Vanneau d’une ancre. Onattache les bateaux à de gros anneaux de fer.
fJCP Anneau d 1 une clé. C’est la partie de la cle que l’onLent dans la main, Sc qui aide à la faire tourner com-modément dans la ferrure.
ffCT Dans les arts & métiers on donne le même nom àplusieurs choses figurées, comme ce qui porte le nom& anneau. Les anneaux dune chaîne, Sc. .
A N N
En termes de Marine, \cs anneaux vergues, lentdes anneaux attachés de distance en distance aux deuxgrandes vergues. Anneaux de sabords, iont des bou-cles de fer d’une médiocre grosseur, qui fervent à fer-mer, & à saisir les mantelets des sabords. Vanneau dePancte s’appelle auffi Arganeau.
En termes de Blason, Xanneau est un cercle, donton meuble les écus. Il est tantôt uni, tantôt avec unchaton garni de pierres précieuses. Vanneau autrefoisétoit le plus souvent gravé, & servoit pour signer:on Pappeloit Annulas fignatorius , dont il est parleau ff. de verh.fign. Vanneau est le symbole de la fi-délité: ce qui est cauíe qu’on en donne dans les épou-sailles , & que les Prêtres en portent, pour montrerqu’ils font époux de leur Eglise. C’étoit auffi le sym-bole de Pingénuité chez les Romains, quand l’Empe-reur le donnoit à un Affranchi, comme il paroîtdansle titre de jure aur. ann.
Anneau , se dit par extension, des boucles, qui se foutpar la frisure des cheveux. Cincinni. Les Anciens Díervoient du même mot pour signifier la même choie-Martial, Liv. II, Mp. 66.
Unus de toto peccaverat orbe comarumAnnulus, incertâ non bene fixus acu.
Saumaise sur Solin, p. 7 6 0 , prétend néanmoinsqu’il ne s’agit pas là , comme ailleurs , d’une simpseboucle de cheveux : mais de tous les cheveux rassem-blés ensemble tournés en ligne spirale, Sc attachesavec la même aiguille avec laquelle on les séparoit.
On dit en termes d’Astronomie , P anneau dé Satur-ne, en parlant de cette planète accompagnée de íèscinq satellites, & d’une lumière en forme dé anneau.On en attribue la découverte à M. Huyghens. Aprèsavoir long-temps observé cette planète, il ápperçutdeux bras ou deux pointes qui sortoient du corps dela planète en droite ligne. Il reconnut eníuite que cesdeux bras formoient une aníe ; Sc parce qu’après decontinuelles observations,il ápperçut toujours la menuefigure, il en conclut que Saturne étoit environné d’unanneau solide & permanent. Il produisit son nouveausystème de Saturne en 1659. Le plan de cet anneaun’est incliné au plan de l’écliptique que de 15 degrés3 o minutes, selon M. Eluyghens. Il paroît quelquefoisovale, Sc son grand diamètre est double du petit, se'Ion P observation de Campani.
Anneau astronomique, Annulus afironomicus, estun petit anneau de métal divisé en degrés, que l’° J1tient suspendu par un anneau plus petit, pour pren-dre , à l’aide d’une alidade, la hauteur des astres, #mesurer les lignes accessibles & inaccessibles fur la tetr e *Les machines de PObservatoire de Pékin nous paru-rent d’une forme approchante de nos anneaux astro-nomiques. P. Le Comte. r ,
Anneau universel , est un cadran universel, conap 0 ^de deux anneaux perpendiculaires entre eux, don rl uji représente l’équateur qui contient les heures affi 0 'noistiques, & l’autre le méridien qui contient les degsde latitude, avec un diamètre commun , qui repré-sente l’axe du monde , & lur lequel font marqués k ssignes du zodiaque, divisés de cinq en cinq, oU d?dix en dix ; ou bien les mois de l’année, divisés aul 1de cinq en cinq , ou de dix en dix. ffT Cet aì '^neau indique l’heure en quelque endroit de la l£lWque ce soit. ' v ,
Anneau fibreux. Terme d’Anatomie. A Pendrait o|>cou de la vésicule du fiel forme le conduit on canalfiel, il y a un anneau fibreux qui se dilate & se reu e ^comtne un sphincter, pour lâcher Sc pour retenirbile dans la vésicule, Sc pour empêcher qu’elle oe.
ITT Anfo TIlMTf (~^ rtf 1 •-»-» £, o
monte d’ou elle vient. Cet anneau fait le même 1que le pylore au ventricule. Dionis.
forte
Anneau , que l’on nomme auffi Moule. C’est aIKde grand cercle de fer, ayant deux pieds un P^odiamètre, fur six pieds trois pouces de circonse 1qui sert aux Mouleurs de bois à mouler, oU i .out-rer des bois de compte & d’andelie, en y ^treí