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Tome premier. [A - BOU.]
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37° ANN

AN NIHILATION. s. f. Réduction d’un corps à rien ,■íônretour dans le néant. Oníe sert souvent de ce termeen Philosophie. La création est impostìble aux íeulesforces naturelles; c’est-à-dire, qué la nature ne peutrien tirer du néant ; mais Xannihilation des corps quifont créés, ne lui est pas moins impostìble. L’ annihila-tion d’une chose n’est qu une cessation d action de lapart de Dieu pour la conserver. Du Hamel. Les Car-thésiens prétendent que l’espace Sc le corps font la mê-me chose ; ce principe supposé, toutes les difficultésqu’on fait fur Xannihilation de l’air d’une chambre,«'évanouissent entièrement. Le Clerc.

ANNIHILER, v. a. Anéantir, détruire une chose commesi elle n’avoit jamais existé. Les Philosophes se ser-vent de ce ferme, principalement dans les questionsdu vide. L'eípace&le corps étant la même chose, selonl’hypothèse des Carthéíìens, on ne peut annihiler cescorps qui font entre le ciel & la terre, fans annihilerl’eípace : & cet espace ne peut être annihilé , sans quele ciel & la terre se touchent. Le Clerc. Voye £Anéantir qui est plus usité.

ANNILLE. f. f. Terme de Blason. fsT Voye\ Anille.

ANNION. Terme de Droit. On appelle Bénéfice <X’An-nio n , un répit ou délai accordé pour un an, à un dé-biteur, pour la vente de ses meubles, dans le cas où ilétoit à craindre qu’ils ne sussent vendus à vil prix.C’est un ancien terme de notre droit françois, qui acessé d’être en usage. Voye^ Ragueau, Pirrhus, Imbert,Cujas, &c.

ANNIVERSAIRE, adj. de t. g. # 3 “ Qui désigne ce quise fait tous les ans, le même jour. Anniversarius. Cé-rémonie , procession anniversaire. La Dédicace d’uneéglise est une fête anniversaire. Ce mot vient de an-nus , & de verto 3 ce qui se fait tous les ans , l'anrévolu. Il est auífi subst. masc. Sc désigne alors unservice que l’on sait chaque année à un mort à perpé-tuité. Anniversarium. On sait encore à Saint-Germain-des-Prés, Xanniversaire de Childebert. VanniversaireSc les prières que l’on fait pour une personne en odeurde sainteté, ne dérogent point au culte religieux quele peuple lui rend, confirmé par des miracles , & to-léré par les supérieurs ecclésiastiques. Voye% fur celaA cl a Sanclorum des Jésuites d’Anvers le n de Mai,fur saint Walbert, N. XI, & le 5 de Juin pag. y 6 3,Sc pag. 8 io. N. IV. Sc les Acia Sanci. Bened. Stic. III.Part. I. Pins. pag. LXXVIII. On fait tous les ans àRome un anniversaire pour l’ame de Henri le Grand,dans l’église de saint Jean de Latran, où les Ambas-sadeurs de France & les Cardinaux de la factionne manquent jamais d’aslìster. Cardinal de Retz.

Il paroît par Tertullien, dans son livre De coronaMilitis j & par Cassen, Coll. 1, ch. 19, que dès lespremiers siècles de l’Eglife on faisoit des prières anni-versaires pour les morts.

ANNOBLIR , ANNOBLISSEMENT. Voye? Ano-blir.

ANNOBON. Ile de la mer de Guinée, en Afrique. An-nobon't infula. Elle est au sud-ouest de l’île de SaintThomas. Ce nom qui signifie bonne année , lui futdonné par les Portugais qui la découvrirent les pre-miers.

$sT ANNOISE. f. f. Plante que le peuple appelle Herbede la S. Jean. Elle pousse plusieurs tiges hautes dequatre à cinq pieds, & garnies de feuilles qui ap-prochent de celles de l’absynthe. On l’emploie dansles maladies hystériques. Acad. Fr.

ANNOMINATION. s. s. Figure de Rhétorique.Allusion, jeu de mots qui roule fur les noms. Elle-est presque toujours froide Sc puérile. Annominatio ,lusus in verbis.

ANNON. Voyeç Hannon.

ANNON A. f. m. Arbre de la nouvelle Espagne. Ses feuil-les ressemblent à celles de l’oranger. Ses fleurs font blan-ches & d’une odeur douce. Il porte un fruit de la gros-seur d’une orange ordinaire.

ANNON AIRE. adj. f. C’est le nom qu’on donne à desprovinces & à des villes d’Italie, qui étoient obligéesde fournir une certaine quantité de vivres par an à la

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ville de Rome. Savoir quelles étoient ces villes & cesprovinces, lì elles dépendoient du Préfet de Rome?iì elles étoient distinguées des suburbicaires, Sc à quelledistance elles étoient de la ville de Rome , c’est dequoi ne conviennent pas nos savans Critiques. On peutvoir ce qu’en ont écrit Godefroy, Saumaiíe, Sc I e * ’Sirmond dans les contestations qu’ils ont eues audes villes & provinces suburbicaires Sc annonaires.U 1 'bes annonaru.

ANN ONAY. Ville du Vivarais, en France. Annonsu* 11 ’Annoniatum . Elle est fur la rivière de Deume, au-dri'sus de son confluent avec le Rhône. ,

ANNONCE, s. s se dit chez les Religionaires ou Protri'tans de ce que les Catholiques appellent ban de m a 'riage, publication de mariage à faire. Proclamati 0 1publicatio , nuntiatio. Après les fiançailles, les futct?époux vont se présenter au Magistrat, ou à ceuxsont établis pour examiner les mariages, par l’assembst eecclésiastique : car il leur est libre de choisir enUÇces deux Tribunaux. Quand on ne trouve rien P 111puifle empêcher la célébration du mariage , on perw^les annonces. C’est au temple qu’elles se font par troi*Dimanches consécutifs, si l’ordre vient du minist sÊ 'ou par trois jours de marché en place publique, e svertu de l’ordre du Magistrat. C’est dans le lieudomicile des parties , ou plutôt dans le lieu ° uelles ont demeuré pendant la dernière année,se doivent faire les publications, où les mœurs, Xeta.trla condition des contractans peuvent être connus. JoU&*des Sav.

Annonce, est auffice qui se lit d’un Saint au martyrolog ela veille de sa fête, ou du jour de fa mort. Chast. C esont les paroles avec lesquelles on annonce que ce fe tale lendemain fa fête. On le dit encore des autres chost squi se lisentou s’annoncent dans le martyrologe: table de slettres du martyrologe pour Xannonce du jour de laid'ne. Chast. Annonce des mobiles, c’est-à-dire, des I e 'tes mobiles. Id.

Annonce íe dit auffi du compliment que fait un de*Comédiens pour avertir le public qu’un tel jour onjouera telle pièce. Declaratio , monitio. C’est un teComédien qui a fait Xannonce.

ÇGP Annonce, dans la feuille périodique qui paroîtle titre de Petit es-Affiches , signifie la même chol eqa’avis. Voyez Affiches de Paris.ifJ' ANNONCER, v. a. Nunciare. Ce verbe signifie >stéralement, faire savoir une nouvelle. On est venu 1 ^annoncer la mort de son pere. 11 y a des gens qui se sssent à annoncer des choses désagréables. Annonces apaix, la guerre, le gain d’un procès.

|G J On le dit dans uii sens à peu près le même, p°davertir d’une chose. On annonce au Prône -es fetesla semaine, les jours de jeûne. Les Comédiens ann 0 ’ 1 ^cent la pièce qui doit être donnée au premier spect 1cie. Indicere , indicare , desgnare. .

fCT Quelquefois il est employé comme synonyme 0 ^publier, manifester. Pradicare. Seigneur, les cieux 3,1nonceront vos louanges. Port-R. Dans le style ° râtoire on peut bien dire, que le monde entier est u .temple où la gloire de Dieu est annoncée fans cesse a vla plus grande magnificence. Cceli enarrant glo rlâ _deij & opera manuum ejus annunciat firmat 11 ^tum. ' . e

fsCF Dans un style moins relevé il est employé pourconnoître par quelque marque extérieure. Une Sssnaissance , ou une grande fortune, annonce le m 6íí *& le fait plutôt remarquer. La Bru y.

En

Fut

mille écrits fameux la sagesse tracée uj à Vaide des vers 3 aux mortels ann°^ [t .

Un dévot orguilleux n admet de sainteté ìQ 11 en ceux dont les vertus avec art cotnp a JJ ct Si

Par la démarche & l’air font d’ab or d anu° n

Id.

Annoncer se dit auffi des prophéties & des revelat^ ^ffJP Dans cettte acception il est synonyme de pt e