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ANTHOXA. Gasp. Bauhin. Espèce d’aconit ; sa tige est:haute d’un pied & demi, anguleuse , ferme , garniede beaucoup de feuilles rondes, découpées en laniè-res 8 c reisemblantes au pied d alouette , d’un goûtamer. Ses fleurs naissent au haut de fa tige en manièredepi ; chacune d’elles représente une tête couverted un heaume de couleur de jaune pâle. Sa racine estcomposée de deux navettes de la figure des olives, decouleur brune ou jaunâtre, blanches en dedans, d’ungoût amer. Cette plante croît fur les montagnes, commeJes Alpes. Sa racine est bonne contre la rage &lamor-mre des bêtes venimeuses , & est le contrepoison dunapel ou de l’aconit.
•ANTHRACITE, s. f. ou SCHISTUS. f. m. Pierre fa-cile à couper. C est une espèce de talc, de couleur fa-
, h'anée 8 c luisante , dont les veines imitent le peigne.
ANTHRACOSE, f. f. Antrhacojìs. Terme de Médecine,d’Oculiste. Maladie de l’œil. C’est un ulcère dansr mil, qui est corrosif & couvert d’écailles , avec uneenflure générale, principalement des parties qui fontuutour del’œil. Ce mot est grec, «»6f dxœxts } 8c lignifie]r ne inflammation en forme de charbon: iApa? ,iìgni-he charbon.
ANTHRAX, f. m. Terme de Médecine. Anthrax 3 car-% carbunculus 3 pruna. C’est une tumeur entouréede plusieurs boutons ardens , & fort aigres, qui causedes douleurs fort aiguës ; & quand il s’étend, il brûlen chairs - & les fait tomber par morceaux quand ilcit pourri , & lailfe un ulcère après foi, comme si elles
a yoient été brûlées avec un fer. Harris d’après Blan-chard. t
^ ANTHROPOGRAPHIE. f. f. En Anatomie , des-cription de l’homme : mot composé du grec ,
OfTìTTle j ÔC
ANTHROPOLOGIE, s. f. Discours fur l’homme ou furle corps humain 5 ternie d Anatomie composé d’“ v stp®-•srof, homme 3 & de ao>»î, discours. La science qui11 o 11 s conduit a la connoisïance de I homme, s’appelleAnthropologie. Dionis. L ’Anthropologie prise en gé-néral a deux parties, dont l une traite de l’âme del’homme, 8c l’autre de son corps.
Anthropologie. Anthropologia.Terme Ae Théologie ,qui le dit de la manière de parler de la sainte Ecritu-re, loríqu’elle parle de Dieu comme des hommes, enui attribuant des yeux, des mains, &c. des sentimensdc douleur, de compassion, &c. Ainsi c’est une figurePar laquelle l’Ecriture sainte attribue à Dieu des ac-J ons & des affections humaines : tout cela par An-t/lr opologie j 8c marque seulement l’effet, ou la choseJl Ue Dieu fait, comme s’il avoir les sentimens qu’ontcs hommes, ou un corps comme les hommes. VAn-r °pologie est nécessaire en parlant de Dieu, pour fairec °mprendre au peuple bien des choses qu’il ne com-P re ndroit point fans cela.
, Ce mot est grec, composé à’d ïì f a-?o <, homme , 8cAìyTrrf 51 discours.
ç DROPOMANTIE. s. f. Anthropomantia. C’est unee s c ' Cc de divination ; elle se fait par 1 inspection desv " Cl;aiJ lcs d’un enfant ou d’un homme mort. Ce motANTrin^ “ ,5, f“' !ìrilí , homme 3 8c de , divination.
Dix VP 0 M 0 RPHITE. f. m. & f. Qui attribue àc p a ^ U . Une forme humaine. Anthropomorphita. Nomc j t ^ lciens hérétiques, qui par une trop grande simpli-d ans ’ .Donant à la lettre tout ce qui est dit de Dieum em! deliture sainte, lui attribuoient de véritablesfond ' ^ ' ^ es bras 5 des mains ; 8c ils prétendoient êtredc ci eS > Un grand nombre de passages de l’Ecriture;j;ép e ltr ferres fur celui du commencement de la Ge-S. p'.ou il est dit, que Dieu fit l’homme à son image,la nf Phane resute au long ces Sectaires, qui étoientdiem P j rt des Moines ignorans, dans l’hérésie des Au-chef étoit un certain Audius.dm. ç leur erreur que leur venoit leur nom , quiV 0vp e 7 C i ° rme d’av^MOTts, homme , & de <pn > forme.
Cette h’ QhphanegV/^re/: 7 0 , & S. Aug. Hsr. s o.te mps . ClC le crvit si grossière, qu’elle ne dura pas long-queln, ’ cependant au dixième siècle il parut encore
ANT HR0P0PASTfT- n- AT
Ai HIE. í. f. Figure z ou expression, dis-
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cours par. lequel on attribue à Dieu ce qui ne convientqu’à l’homme. L ’Antkropopathie estàpeu-près la mêmechose que l’Anthropologie. Cependant, à proprementparler , elle en devroit différer , comme l’espèce dugenreensorte qu’Anthropologie se dit de tout discoursdans lequel on attribue à Dieu ce qui convient à l’hom-me , soit sentimens, soit parties du corps, &c. Et quel ’Antkropopathie se dit seulement des passions, sensa-tions ou sentimens humains attribués à Dieu; mais dansl’usage 011 confond ces deux mots qu’on devroit dis-tinguer.
Antkropopathie vient du grec «tôpa®"?, homme 3 8c, sentiment3 passion.
ANTHROPOPHAGE, adj. de t. g. & s. Qui mange leshommes, qui vit de chair humaine. Peuple Anthropo-phage. Il est aussi substantif. Anthropophagus. Quel-ques-uns font remonter l’origine des Anthropophagesjusqu’au déluge , & attribuent aux Géans le premierexemple de la barbare coutume de se repaître de chairhumaine. On prétend que la terre de Chanaan mêmeétoit habitée par des hommes de taille gigantesque ,8c d’un naturel si farouche, que les cadavres humainsétoient leur nourriture ordinaire. Les Historiens parlentdes Scythes & des Sauromates qui faisoient de ces hor-ribles repas. Voye £ Pline, Liv. IV. c. 12. Le mêmeAuteur trouve encore des Anthropophages dans l’E-thiopie ; & Juvénal fait un effroyable récit de la vora-> cité de certains peuples d’Egypte , qui, à la manièredes tigres, déchiroient entre leurs dents des corps en-core tout fumans. Tite-Live rapporte qu’Annibal fai-soit manger de la chair humaine à les soldats, pour lesrendre plus fiers & plus intrépides dans le combat. Lapartie australe de l’Afrique est la demeure la plus fa-meuse des Anthropophages. Il y en a eu dans la Ca-frerie 8c dans le Zanguebar. Vei putius raconte qu’il avû ces hommes nus aufli-bien que les femmes , man-ger indifféremment la chair les uns des autres ; le filsrongeant avidement le cadavre du pere, & tirant gloired’avoir dévoré un plus grand nombre d’hommes. LesCaraïbes, & les Cannibales del’Amérique, ont encoresurpasse les autres en férocité. On en a vû qui arra-choient de jeunes enfans du sein de leurs meres, parcequ’ils trouvoient cette chair tendre & nouvelle &beaucoup plus ragoûtante. Petit. Les Missionnai-res vont prêcher l’Evangile jusque chez les Anthro-pophages. Apparemment que la nature a pétri les na-tions anthropophages de la meme pâte , dont elle aformé les tigres & les lions. S. Evr.
KsT Ce mot n’est qu’une épithète qui marque la barbariede ces peuples, & non pas le nom d’aucune nationparticulière, quoiqu’on l ait donné à quelques-unes ,faute de savoir le véritable.
Dans les premiers siècles de l’Eglise, les Païens ac-eufoient les Chrétiens d’être Anthropophages 3 commeilparoît par Tatien, par Tertullien dans son Apologé-tique, chap. 7 j 8c par Salvien , de provid. Liv. IV.Ils disoient que dans leurs mystères les Chrétienstuoient un enfant, puis le mangeoient. Cette calom-nie etoit fondée fur ce qu’ils avoient oui dire du sacri-fice de l’Eucharistie 8c de la Communion : preuve évi-dente que dans ces temps si voisins des Apôtres, l’E-glise enseìgnoit sur cela ce que l’Eglise Romaine en-seigne encore aujourd’hui.
Ce mot est grec , & vient de P-st--,, je mange , 8cd’avS'fM®» í, homme.
ANTHROPOPHAGIE, s. f. Anthropophagia. L actionde manger de la chair humaine. Les Médecins ont cruridiculement trouver le principe de l ’anthropophagiedans une humeur noire & acre, laquelle résidant dansles tuniques du ventricule, produit cette voracité ; 8cils apportent plusieurs exemples de cette faim inhu-maine. S. Evr. M. Petit a agité 1 a question, si Xan-thropophagie est contre la nature.
tfH ANTRHOPOSOMATOLOGIE. f. f. Terme d’A-natomie , composé des mots grecs , homme ,
«stq corps , 8c Ay°s, traité. Traité du corps de l’hom-me , description du corps humain, ou de fa structure.
On voit par l’origine de tous ces mots , que pourécrire correctement, il faut toujours y mettre un h.