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Liv.IH. ch. i j. LinscKot, Amer. ch. 4. Rochefort,Hift. Natur, des Antilles , Sc Baudrand.
ANTILOGARITHME. s. m. Terme de Mathématique.Antilogarithmus. C’est le complément du logarithme,d’un sinus , d’une tangente, ou d’ une secante , ou ladifférence de ce logarithme à 90 degres.
ANTILOGIE. s. f. Contradiction dans un discours entredeux mots, ou deux passages d’un Auteur. Antilogia,contradictio 3 refragatio. T irinus a fait un grand indicedes antilogies apparentes de la Bible, des passages quisemblent íe contredire, Sc qu’il a conciliés & expliquésdans les Commentaires qu’il a faits fur la Bible. UnMaltois de l’Oratoire dltalie, nommé Dominique Ma-grius , en a auísi donné un, où il ne fait que rapporterce qui fe trouve dans les principaux Commentateurs.Le Conciliator de R. -Manasse Ben-Israël est encorequelque chose de semblable. Ce mot vient d’ ««tíAo?/ a,contradiction.
ísL ANTILOPE, s. m. Même chose que Gazelle.Viye% ce mot.
ANTILUTHERIEN, ENNE. s. m. & f. & adj. Antilu-therianus 3 Antilutheranus. On donne ce nom à tousles Protestans, qui s’étant séparés de l’Eglise avec Lu-ther , ou à son exemple, ont abandonné ses opinions,Sc ont fait des sectes différentes. Ainsi les Zuingliens,les Calvinistes, les Anabaptistes, les Anglicans, fontAntiluthériens. On pourroit le dire auísi adjectif. Unedoctrine Antiluthérienne 3 les dogmes Antiluthériens.Les sectes Antiluthériennes.
ANTI-MAZARINIQUE. adj. Qui est écrit contre le Car-dinal Mazarin. On n a rien imprimé à Paris depuis qua-tre mois, de meilleur que le Courrier du temps : cefont huit cahiers Anti-ma^ariniques qni font fort bons.Guy Patin.
ANTIMÉLANCOLIQUES. f. m. pi. Remèdes contre lamélancolie & l’atrâbile : tels font l’extrait panchima-gogue, les sels apéritifs, &c. Il est aussi adjectif. Mé-dicament, remède anti-mélancolique.
ANTIMENSE. f. f. Antimenfia 3 orum. pi. Antimenfe estune espèce de nappe qui tient lieu d’un autel consa-cré. Le P. Goar , dans ses notes fur l’Euchologe desGrecs, dit que l’Eglise grecque ayant peu d’Ègliíesconsacrées, & les autels consacrés ne pouvant pas fa-cilement être transportés dans ces paysdà, depuis plu-sieurs siècles,l’Eglise grecque a ordonné qu’au lieu d’au-tels consacrés on se serviroit de certaines étoffes , oulinges consacrés qu’on étend comme des nappes d’autel.
Le mot d 'Antimenfe vient, selon quelques-uns, dejustos , qui veut dire, un panier, une corbeille en grec;Sc en Italien un mets préparé. Selon d’autres ce motest dérivé de deux autres dont il est composé ,a>T ì,pro ,vice 3 au lieu 3 Sc mensa 3 table ; ainsi antimenfe estla même chose que nappe , qui tient lieu de table. Ilest parlé des antimenses dans le Droit. Balsamon, surfe septième canon du septième concile , demandesi est permis à un Evêque, comme à un Prêtre, decelebrer la Messe dans une chapelle, où, parce qu’ellen est pas consacrée , on se sert d’ antimenses. Il répondque non , parce qu’un Evêque avilirait sa dignité s’ilcélébrait dans un lieu où il n’y a point de trône, &qui n’est point consacre. Voyep l’Euchologe des Grecsoù l’on trouve les cérémonies Sc les prières de la con-sécration des antimenses. Voyez aussi les notes du P.Goar fur l’Euchologe; M. Du Gange, < 5 >c.
Antimense, est áuffi un autel fur lequel on ne dit pointla Messe , & qui est couvert de 1 Antimenfe , parcequ’on doit mettre deííus des choses sacrées, fous les-quelles on mettrait dans 1 Eglise d’Occident un cor-poral.
ft 3 * ANT1MÉTATHESE, ANTIMETABOLE, & AN-TIMÉTALEPSE. f. f. Antimetathesis , Antimetabole,Sc Antimetalepfs. Termes synonymes. Figure de Rhé-torique qui consiste à répéter les mêmes mots, maisdans un autre sens. Par exemple, non ut edam vivo ,sed edo ut vivam. Je ne vis pas pour manger, mais jemange pour vivre. Dict. de Boudot.
ANTIMILO. Ile de l’Archipel. Antimelos. Elle est unpeu au septentrion de celle de Milo, ce qui lui a donnéson nom.AW t contre , vis-à-vis, Sc Milo. Elle s’appe-
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loir autrefois Antimelos, Sc celle qui est à l’oppo&- *s’appeloit Melos. _ ,
ANTIMOINE, f. m. C’est un demi métal, un mineraiqui approche de la nature des métaux , & que quel-ques-uns croient en contenir tous les principes, p arcequ’il fe trouve près des mines des uns Sc des autres,Sc sur-tout dans celles d’argent, & de plomb; & sou-vent il a fa mine propre. On l’appelie aussi Marchasctde plomb • Sc les Chimistes le nomment le Loup j ° ule Saturne des Philosophes 3 parce qu’il dévore les au-tres métaux quand on les fond ensemble, & qu’il lesconsume tous à la réserve de l’or. On l’appelle auluProthée, à cause de la diversité des couleurs quuprend par le moyen du feu. On le tient composé d’undouble soufre minéral, l’un métallique approchant dela pureté Sc de la couleur de celui de l’or, Sc satureterrestre Sc combustible, semblable presque au soufrecommun; d’un mercure fuligineux & mal digéré, par-ticipant de la nature du plomb, & d’un peu de sel ter-restre. Il est de couleur noire, Sc rempli de longues ai-guilles brillantes. Le meilleur vient de Hongrie; il efìd’un rouge obscur, & a ses veines plus longues & pl uSluisantes. Il est fragile comme le verre, & rient le mi-lieu entre les métaux & les pierres, parce qu’il se fondcomme le métal; mais il n’estpas ductile, non plus qu eles pierres. Il y en a un mâle, qui est plus í'abloneux í& un autre femelle, qui est plus pesant, plus brillantSc plus friable. On le mêle avec d’autres métaux pontfaire des miroirs , parce qu’il les rend plus polis. Onle mêle aussi pour faire des cloches, parce qu’il rendleur son plus clair. On le mêle auísi à l’étain pour lerendre plus dur, plus blanc & plus sonnant; Sc enhnau plomb dans les fontes des caractères d’Imprimerie,pour les rendre plus durs Sc plus unis. Il aide généra-lement à la fusion des autres métaux, & sur-tout a celledes boulets de canon. On a cru qu’il renfermoit unemédecine universelle ; car c’est en effet celui qui four-nit le plus de remèdes, Sc pour un plus grand nombrede maladies. Les Latins l’appellent flibium , Sc fe sGrecs rt'y.fu.
L ’Antimoine cru, qui est celui qu’on nous apporte,n’est pas tel qu’il vient de la mine. Il a été fondu, SCmis en pain de forme pyramidale. Il est employé dansles décoctions sudorifiques, lorsqu’on veut chasser k Smauvaises humeurs par transpiration. On s’en sert dastSles maladies vénériennes, dans les maux des yeux, SCdans les plaies & les ulcères, pour les mondisier Sc k scicatriser.
C Antimoine préparé, est celui qui a passé par E Smains des Artistes, Sc qui possède des qualités diffe-rentes., suivant la manière différente dont il a été pré-paré. , .
Le verre dé antimoine , est de X antimoine broyé, cuuSc calciné par un feu violent dans un pot de terre,júíqu’à ce qu’il ne jette plus de fumée; ce qui est ul j emarque que tout son soufre est évaporé. On le rédui cen verre dans le fourneau à vent, & alors il est f oltdiaphane, rouge & brillant, & de couleur d’hyacintfo’Le verre d’antimoine est le plus violent de tous les vo-mitifs qui fe tirent de X antimoine..
Le régule d’antimoine est le culot, ou ce qu’on troH v fau fond & au-dessous dans le creuset, 011 il y a AeXa ntl 'moine 3 après qu’il a été fondu avec des matières cap 4 'blés de séparer ses parties pures d’avec les impur eS 'Pour le faire, on prend de Xantimoine pulvérisé N £Cdu tartre cru Sc du salpêtre rafiné, que l’on mêle exac-tement , Sc que l’on jette ensuite par cuillerées danscreuset rougi au feu sur des charbons. Ilse saitcha< 3 u ®fois une détonation semblable à celle de la poudrecanon. On en fait des balles purgatives quitoujours, & qui rassortent fans qu’il paroisse q u 1 .ait eu presque rien de diminué de leur grosseur Sc veídesorte qu’on les appelle Pilules perpétuelles . 0 ^fait auísi des gobelets , où laissant reposer C 3 Utemps des liqueurs, elles deviennent vomitives-avec le régule, ou le verra S’antimoine, qu’on foxvin cinétique ; si on les pulvérise l’un ou l’auti' e ,qu’on les mette tremper dans du vin blanc. ^
La fleur d’antimoine , c’est de XcmtimQÌ ne ea P .