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Tome premier. [A - BOU.]
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íe nommoit d’aborét Chabazzabaou Chapharbaza. Hé-rode la bâtit l’an 470 y de la période Julienne, dix ans■ avant la naissance de Jésus-Christ & la nommaAntipatride en l’honneur d’ Antipater ion pere. Dutemps de S. Jérôme ce n’étoit qu’un bourg nommé Ar-sus cu AJsur-

ANTIPÉRISTALTIQUE. adj. Terme de Médecine ,qui se dit d’un mouvement des boyaux. Le mouve-ment péristaltique des intestins íe fait par la contrac-tion de leurs fibres du haut en bas, ccmme le mouve-ment antipérijlalique arrive par leur contraction debas en haut. Dionis.

Ce mot grec , composé d’A t/ contre » Ap! auteur,Sc rosAraiq qui lignifie, ce qui a la force de compri-mer , de s-£àaû>, dans le íens de comprimer. Ce mou-vement est contraire au péristaltique, c’est-à-dire, àcelui qui comprime les boyaux, non pas que Xanti-périfialtique ne les comprime, mais il le fait d’unemanière différente.

ANTIPERISTASE. f. £ Terme Didactique. Action dedeux qualités contraires, dont 1 une par ícn oppositionexcite la vigueur de Loutre. Le froid, íe chaud, le sec,l’humide. Anáperifiass. La moyenne région de Pairest froide en été, Sc les foudres s'y forment par antì-périflase , par le combat du froid & du chaud.C’est par antipériflase que la chaux s’allume en yjetant de l’eau. Les Philosophes modernes se mo-quent de l ’antipériflase Sc de tous les effets qu’onlui attribue.

Ce mot vient du grec , qui signifie

undique 3 circumohjìjlo.

ANTIPESTILENTIEL , ELLE, adj. m. & £ qui estcontraire à la peste , qui prévient ou guérit la peste.Alexilocmus 3 a 3 um . Le Pere Maurice de Toulon ,Capucin, dans son Capucin charït. ble 3 Sc le PereAndré-François de Tournon , dans 1 abrégé qu’il afait de ce livre en 1710, traitent de la compositiondu parfum antipefiilentiel 3 Sc de la manière de s’enservir pour purifier les maisons. Journ. des S. 1724.p. 120.

iCT ANTIPHLOGISTIQUES. £ m. pi. Terme de Mé-decine* par lequel on désigne les remèdes propres àdiminuer l’efferv essence du sang, causée par sa dis-position inflammatoire. Voyc\ Phlogis tique.

Il est aulìi adj. Remède antiphlogifiique.

ANTIPHONE. £ m. Antìphonum. Terme de Liturgie.\J Antiphone 3 dans l’oíEce de l’Egliss grecque, consisteen plusieurs versets d’un Pssaume, à chacun defquelson répond par une antienne. Ce mot vient d «n ,Scde , Foyei l’Eucologe, avec les notes du P. Goar,Sc l’Ordre de l’offìce des Grecs, au second tome desactes des Saints du mois de Juin.

ANT 1 PH 0 NIER, £ m. ou ANTIPHON AIRE. Anti-phonarium 3 ou Antiphonarius. Livre qui a pris sonnom du mot grecA^p-"» , Antienne. C’est un grand li-vre où tout 1 office de l’Eglise avec les antiennes 3 estnoté, à 1 exception des messes qui sont dans un autrelivre que l’on appelle Graduel 3 Sc où on trouve toutce qui règle le chant des matines, des laudes, Sc desautres heures. Ce livre íe met fur le grand pulpitre, oulutrin, & est écrit en gros caractères avec les notesdu plein chant. Saint Grégoire le Grand en fut l’Au-teur, comme dit Jean le Diacre en fa vie. Du temps deJean le Diacre , 3 co ans a P ies S. Grégoire, on gardoitencore à saint Jean de Latran 1 original de son Anti-phonier. Id.

ANTIPHRASE, s. £ Terme de Grammaire. Contre vé-rité , figure ironique, par laquelle en disant une choseon entend tout le contraire. Antiphrafis. Ce mot vientd’a<Ti'. 8 c de ypolo-is , qui vient de , je parle.

C’est une erreur allez commune de faire consisterY antiphrase dans un seul mot, ccmme quand on ditque le mot de Parque est une antiphrase 3 parce queles Parques n’épargnent personne. Parat 3 quia neminiparcunt. S. Jerome, dans son épître à Riparius contreVigilance, dit que l’on doit plutôt appeler Dormitan-tius par une antiphrase 3 que Vigilantius , parcequ’il s’opposoit aux veilles que les Chrétiens faisoientfur les tombeaux des Martyrs. Sanctius , dans fa Mi-

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nerve , p. 43 ï , condamne cette antiphrase 3 sttu netombe que fur un mot, parce que phrafìs ne signifiepas un seul mot, mais une partie d’un discours, ora-tionem aut loquendi modum. Ce riest pas què ce la-vant Grammairien nie absolument qu’il y ait de véri-tables antiphrases ; mais il prétend que Yantiphryfest une eípèce d’ironie, lorsqu’on exprime par une ne-gative ce qui a dû être exprimé affirmativement : A^stiphrafis efi ironis q u d d ami or ma 3 cum dicimus negandoid quod debuit affirmari : ccmme quand on dit, 'd nime déplaît pas 3 il ne dispute pas mal 3 au lieu de, d meplaît j il dispute bien. fCÎP Sanctius auroit encore mieuxfait de ne pas supposer que Y antiphrase doit être ex-primée par une négative. Car si en voyant une femmelaide , je dis, voilà une jolie femme. Si en montraiun fripon , je dis, voilà un honnête-homme3 ce sertde vraies antiphrases 3 ou contre-vérités. On doit doctplacer Y antiphrase entre les figures qui regardent l eSsentences Sc non entre celles qui regardent les mo ts,noninter figuras verborum 3 sed sententiarum. Cela étanGErasme ne parle pas en bon Grammairien , quaiwil donne pour exemple de ces antiphrases 3 dans laremarque fur la lettre de S. Jérôme, le mot de bel'

lum 3 guerre pparce que la guerre ria rien de beau jbellum 3 quod nihil habeat belli.

ANTIPHTHISIQUES. £ m. PI. Terme de Médecine-Remèdes contre la phthisie. D’«>A, contre 3 Sc <P e, ’ s ' f >la phth fie 3 ou consomption. Il est aussi adjectif. P c 'mede antïphthìfique.

C'fT ANTIPHISIQTJE, adj. de t. g. Terme qui signifiedans le sens propre Sc littéral, ce qui est contre na-ture. Alienus j abhorens à naturâ. D u grec At/ , con-tre 3 Sc <pbGu , nature. Amour antiphyfique. Voyez le sEpigrammes de Rousseau.

ANTIPODAGRIQUES. £ m. pi. Terme de Médecine-

Remède contre la goutte , principalement contre lapodagre, d’cù ils ont pris leur nom. Tels font le cha-madrys, le lait, la teinture d’antimoine, surine ap-pliquée extérieurement, le baume anodyn de Bateus»&c. Il est aulìì adjectif. Remède antïpodagrique.

ANTIPODAL. adj. m. Qui est antipode. Le méridienantipodal. Anonyme, dans les Mém. de Trév.

ANTIPODE, f- m. Terme relatif, qui se dit des habi-tans de la terre, diamétralement opposes les uns aj l5íautres. Antipodes 3 qui adversa nobis urgent vefis fiIls font fous des cercles parallèles, également éhìp-fide 1 equateur, Sc fous différentes moitiés du même mjj'ridien. Ils sent de part Sc d’autres en pareille situation ; J ' sont le même degré de froid Sc de chaleur ; la ìnfi 0longueur de jours Sc de nuits: mais ils ont en metfl etemps toutes choses directement contraires, parce q u 1sont séparés du diamètre entier de la terre. if-Asorte que, pendant qu’un lieu a l’été, les antipodes 011 ^Phiver ; Sc quand il compte midi,les antipodes cci®Ptent minuit. Plusieurs Anciens, Sc entre autres L aC .tance & S. Augustin, íe sont mocqués de ceux fcroyoient les antipodes. Si l’on en croit Aventin,niface, Archevêque de Mayence, & Légat du P 3 PZacharie, déclara hérétique l’Evêque Virgilius, P° uavoir soutenu qu’il y avoit des antipodes. Mais 011ne convient pas entièrement de ce fait. Quelques* 11 ^rapportent cette histoire d’une autre manière. S- ^gustin ne pouvoir comprendre que des hemmes 0des arbres fussent pendans en l’air, comme il £° llCvolt qu’ils dévoient être sous l’autre hémisphère.

Ce fut Platon, qui le premier eut quelque idesantipodes. Comme il concevoit la terre d’une fisronde, il comprit aussi qu’il falloit qu’il y eût des «■tipodes 3 Sc en imagina le nom. Quelques-uns ° n Q ^que l’Amérique n’ayant point été inconnue à celosophe, qui l’a décrite sous le nom d 'Atlantide ^son Timée, il lui avoit été aise de conclure gavoit des antipodes. Mais d’autres soutiennent stqu’il dit de l’Atlantide estune fable. Quoi qu’il en ’on ne peut plus douter qu’il riy ait desSébastienCanoen 1 y 19,jusqu’en 1522;François^ ^Anglois en 1580, Sc Olivier de Nord HollJndoiso^1601, Sc plusieurs François depuis quelques an ^ont fait le tour du monde. Les observationi & le