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Tome premier. [A - BOU.]
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AOÛTÉ, ÉE. part. & adj. Coelus , maturus , se dit desfruits mûris par le mois d’Août, 8c particulièrementdes citrouilles, lorsqu’elles ont pris leur croissance, &qu’elles n augmentent plus. On le dit en général dufruit & des branches d’arbres qui íont bien nourriespendant l’été, qui ceífent de poutler, & qui s’endur-cissent. Cette branche est bien aoûtée; pour dire, qu’ellea acquis dans l’automne assez de consistance pourfup-porter les gelées de f hiver : ce qui arrive lorsque cetrebranche ayant pris tout l’accroissement qui lui convientpour cette année, s’endurcit àlafin de ce mois, & prendune couleur qui lui est propre ; au lieu que, lorsquel’écorce en paroît verdâtre & velue, on dit, cette bran-che n’est pas assez aoûtée. Liger.

AOÛTERON. s. m. Moissonneur, celui quitravailleàlarécolte. Messor. On prononce oûteron. Il n’est d’usageque dans les campagnes.

APA.

APACHE, f. m. & f. Peuple du nouveau Mexique, dansl’Amérique septentrionale. Apachus. Les Apaches oc-cupant un grand pays très-fertile, & se divisent en qua-tre nations. Les Apaches Faqueros , qui íont aux con-fins de la Floride & du Canada; les Apaches de Pe-rillo, qui font au couchant de ceux-ci vers la mer Ver-meille ; les Apaches de Xila , au septentrion des deuxprécédens, vers l’endroit où la rivière del Nor te fortdu grand lac ; 8c les Apaches de Navaio , plus au nord.M. de Lille ne distingue point tous ces Apaches dansfa Carte de l’Amérique, & les renferme entre la Loui-siane à l'orient, & le Mexique à l’occident, fans mar-quer leur étendue du sud au nord.

%fj' APACTIR. Vieux mot. Faire pacte.

APADNO, ou APHADNO. Nom qui se trouve dansDaniel, XI. ,8c à ont quelques Auteurs, à l’exem-

ple de Porphyre, font un nom propre de ville , maisfans raison. C’est un nom appellatis, dont la lignifica-tion n’est pas certaine: on peut voir fur cela les Com-mentateurs du Prophète.

I/LT APAGOGIE. s. f. C’est en logique une forte dedémonstration, par laquelle on prouve la vérité d’unepropoíìtion, en faisant voir que la proposition contraireest absurde. Auísi l’appelle-t-on reductio ad impossibile ,ou ad absurdum.

APAIER. v. a. Ce mot se disoit autrefois pour apaiser.Borel*

APAISEMENT, s. m. Pacification, Paix, Traité de paix.Vieux mot. Pax , Fœdus. Us avoient ordonné par pro-vision une paix entre les parties, laquelle est appeléedans les titres & actes dressés, apaisement,apaifamen-tum. Menes t r. His. de Lyon, p. 380.

APAISENTEUR. f. m. Ce vieux mot a été remplacé parcelui d’Apaiseur qu’on trouve dans Nicot, mais quine vaut pas mieux, §CF & qui n’est en usage qu’à Lille& à Valenciennes où l’on appelle apaiseurs, cinq Of-ficiers municipaux , dont les fonctions consistent àapaiser les querelles particulières, qui ne vont pas àpeine afflictive. 11 signifie Pacificateur, amiable com-positeur. Pierre des Bordes, Ecuyer , Bailli de Join-ville, prend dans une Sentence arbitrale du 13 Janvier13 63, la qualité d Arbitre , arbitrateur , ou amiable

apaisenteur.

APAISER, v. a. Mettre la paix, pacifier. Sedare , com-primere. Ce mot vient de la préposition ad , 8c du motpax , paix, comme qui diroit, ad pacem conducere ,conduire, induire à la paix, amener à la paix. Le Roi aapaisé tous les troubles de son Etat. Un bon Magistrattache à’apaiser tous les différens , & d’entretenir laconcorde entre les citoyens.

Apaiser , signifie auísi , adoucir , calmer la colère dequelqu’un. Iram placare, mollire, mule ere. La péni-tence des Ninivites apaisa la colere du Seigneur. Il estdifficile de s’imaginerque la nature ait appris aux hom-mes à apaiser Dieu parle sang des victimes. Fleury.Apaiser le Prince irrité.

J’ai mandié la mort che% des peuples cruels ,

Qui /sapassent leurs Dieux que dusang des mortels.

Rac.

APA

Apaiser , signifie auísi, diminuer, faire cesser la violenced’un.mal. Dolorem lenire , mollire, levare. Apafir Lsdouleurs de la goutte , la violence de la fièvre.

|íIF C’est encore calmer l’agitation, la violence d’unechose. La pluie a apaisé le vent. Apaiser les flots.Apaiser, se prend auísi pour remettre une personne d equelque trouble, de quelque émotion. Reprimere vsficundiam. Après avoir apaisé le bon pere, il reprit iondiscours.

|CF II est auísi réciproque. Leniri, placari , levari, fi'tigarí. Le vent s’ apaise. La mer commence à s ’apafi r ‘Le feu s’est apaisé. Mes maux se sont apaisés dès quej ai lû ce que vous m’avez fait l’honneur de m’éciue-Von. Ce -n’est que par paresse que l’on s'apaise , &qu’on ne se vange point. Labruy.

Je le vois bien , tu crois que prêt à Vexcuser,Mon coeur court après elle , & cherche à L’apaist 1,

Rac-

APAISÉ, ÉE. part.

HGF APAISEUR. s. m. Vcyeç Apaisenteur.

APALACHE. Apalachus, a, um. Apalachita. C’est O* 1peuple de la Floride, dans l’Amérique septentrion^*Il occupe un grand pays, borné au nord par les mon 1 *Apalaches, par la presqu’île de Tegeta au midi,la Caroline au levant, & le Rio del Spiritu Santo ficouchant. Leur capitale est Melilot, où réside le Roi,fous lequel six paroustis ou capitaines , gouvernéles six provinces qui composent le royaume.

ifT On donne communément le nom A’Apalache firoyaume dont on vient de parler, 8c celui d’Apalad 11 'tes à ses habitans.

Les Monts Apalaches , c’est la partie orientale dne grande chaîne de montagnes, qui séparent la nouvd'le France de la Floride. Apalachinus mons , ApalacbA-'ni montes.

APAMATOCK. Ordinairement Apamatuc. Rivière^la Virginie, dans l’Amérique septentrionale. ApaF 1 ^toca. Elle se décharge dans celle de Powhatan. .<

APAMÉE. f. f. Apamea , apamia. Il y a sept ou huit vules de ce nom.

Apamée de Phrigie, fur le Marsias, surnommée K#®**'l’Arche, parce qu’elle e'toit renfermée de trois fleurs& qu’elle avoir la figure d’une arche. Sa longitude e59f> 5 °' ,f a latitude 393, jo'. Elle est aujourd’huidépeuplée. Quelques Auteurs disent qu’elle fut k 1par SéleucusNicanor.

Apamée de fithynie, [estl’ouvrage de Nicomède, fiRoi Prusiás, qui lui donna le nom de fa mere £? ^mée. Il y a eu autrefois un Archevêque. Elle est fi . [fPropontide ou mer de Marmora. Elle prit dans la *le nom d’un chef des Colophoniens, nommé My r ofC& s’appela Myrlea. C’est le nom que lui donnent cuÇ ^aujourd’hui les Turcs. Sa longitude est de $6d>latitude 49L yó'.Maty 8c le dernier Moréri l’app^Miarla 8c Apami. , ^

Il y a eu auísi une Apamée en Médie, nomtucctrement Miana , 8c une en Mésopotamie sur l’Euphy ^vis-à-vis de Zeugma, au 79 J y o' de longitude,

493, /6' de latitude. Une autre encore en Mésopu^^esur le Tigre, 12; milles au-dessus de Séleucie , Scautre en Perse. jjle

Mais la plus célèbre Apamée est celle de Syrie,archiépiscopale, surl’Oronte,bâtie par Sélettfi 5canor , qui lui donna le nom de sa sœur, ou, s e ‘°. Jittres, de son épouse. Elle s’appeloit d’abord P e ’ e \\cStrabon , Liv. XVI. Pour se distinguer desmettoit sur ses médailles aitameias rí* ^ v °s fí t u8 eOu AÏIAMEÍ2N TON unos Agitì. Apamée fusAxius; d’où le Cardinal Noris conclut qu’elle y fo 0 t'

colline agréable, qui s’élève au milieu d’une p sui-dée de plusieurs autres collines, 8c extrême ^,Q í0Í1 ie-tile. La ville est presque toute entourée d c 5yr> eCette situation fait que c’est une des viste Sdes plus peuplées. Sa longitude est 70 ss o •

3 4<3,45'. Isère d’ Apamée est celle des Seleuci

mée s’est dit aussi du territoire à’Afumee