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11 jette des branches, longues pliantes, & très-diffici- 1les à rompre. Ses feuilles ressemblent à celles du lierre ; ]mais elles ont l’odeur plus forte, & font remplies dimsuc qui approche du miel. Son fruit est couvert d unecolle semblable à celle des fèves ; il est de la lon-gueur du doigt, a la forme d'une gaine. & renfermeune íemence petite, dure & noire. Ses feuilles étantmêlées avec de la farine , & réduites en forme depain, tuent les chiens, les loups, les renards & lespanthères qui en mangent, & leur caulent, selon Dioí-coride, iur le champ une paralysie vers les lombes. Se-lon Pline, fa semence prise dans du vin, guérit la pleu-résie Sc toutes les douleurs de côté, de quelque eípècequ'elles soient. Dict. de James.
APODACRYTIQUES. f. m. pi. Remèdes qui excitentd’abord les larmes, & eníuite qui les arrêtent. Telsfont les collyres composés d’eau de pécule de roses,de plantin, d’euphraise, de vitriol, de tuthieCemot est grec, UGtìJ'a.xpvTty.cì • il est dérivé de ùw<tîa.*.sa 3lacrymas effundo y je verse des larmes ; parce que cesremèdes les excitent d’abord par leur acrimonie, en-suite ils les dessèchent en resserrant les vaisseaux excré-toires. Col de Villars.
sc? U est auilì adjectif. Remède, médicament apoda-crytique.
APODES, f. m. pi. Espèce d’oiseaux qui ont les pieds fortscourts. Ils ressemblent beaucoup aux hirondelles.Comme ils ne peuvent faire usage de leurs pieds quifont trop courts, ils font presque toujours en l’air. Ilsfont leurs nids dans les rochers ; ils volent fur les mers.Pline cité par James. fvs, çL’a privatif , Sc «w ,pied.
APODICTIQUE. adj. Terme de Logique, qui se ditd’un argument démonstratif & convaincant. Demons-trativus.
ffT APODIXIS. Terme diadique, signifie démons-tration, preuve évidente. Petrone appelle un signe delangueur, de foibleste, apodixis defunctoria. Nouspourrions appeler ainsi un billet d’enterrement.
Ce mot vient du grec <*®<><teixvv i »i J qui signifie , jedémontre , je fais voir clairement.
APODIPNE. f. m. Apodipnum. Terme de Liturgie. Onappelle apodipne dans l’Eglise grecque, ce que l’on ap-pelle comp lies dans l’Eglise latine. Ce mot veut direaprès souper 3 8c est formé d’*®», & de -TY-- sou-per 3 parce que cette partie de l’office se dit après lerepas du soir widsiim*. Il y a deux apodipnes , ungrand qu’on ne dit qu’en carême-, Sc un plus court,qu’on dit le reste de l’année. Voye y le Typique, l’An-thologe, l’Eucologe, l’Horloge, & ceux qui ont écritfur la Liturgie des Grecs.
fpT APODOSE. f. f. Apodofis. Figure de Rhétorique,par laquelle les derniers membres d’une période,sontun peu opposés aux premiers.
APODOSIA, APHRODISÉE. Ville de l’Anatolie. Aphro-disia. Elle est fur le Madre.
APODYTERION. si m. Apodyterium. C’est ainsiqu on appeloit chez les Anciens, l’ endroit de la pales-tre ou des bains, où l’on se déshabilloit & où on lais-soit sos habits.
APOGÉE, si m. Apog<zum 3 summa absis. Terme d’As-tronomie. Point du ciel qui est à l’extrémité de la li-gne qu’on appelle les apsides , dans lequel les pla-nètes se trouvent dans leur plus grand éloignementde la terre. Il est ausiî adjectif. La lune apogée estéloignée de nous de soixante-cinq demi diamètres dela terre. Pour savoir trouver ì apogée Sc le périgéed’une planète , voye% dans les Transactions Philo-sophiques 3 n. /7 3 la méthode géométrique deM. Caslìni, avec les considérations de M. Mercator sorcette methode. Hoye^ auísi Périgée, Apsides , &c.
Apogée, se prend figurément Sc poétiquement, pour leplus haut degre ou une choso puisse aller. Summusapex 3 Supremum fastigium. Sa gloire est maintenantdans son apogee : elle ne peut pas aller plus loin.Dans ce sens il est un peu suranné. Cependant le cé-lébré Rousseau a dit, mais dans le style plaisant Scbadin :
APO
Une ame libre & dégagéeDe préjugés contagieux ,
Une fortune un peu rangée 3Un esprit sain 3 un corps joyeuxEt quelque prose mélangéeDe vers badins ou sérieux3Me feront trouver T apogéeDe la félicité des Dieux.
O11 trouve apogmm dans la basse latinité, pour signisier, une grotte, une voûte souteraine : il ne si-gnifie plus rien d’approchant.
Ce mot vient du grec & de ?*, ou
terre, f 'ÇT Apogée se dit particulièrement de la lun e >parce que cette planète tourne véritablement autourde la terre.
APOGRAPHE. si m. Apographum. C’est une copie d equelque livre ou écrit; d’un original. Apographe est °P'posé à autographe, comme copie à original : ce n ,ûtvient d’®'®», si, ou ab 3 de 3 Sc de .ypáqa, scribo , j fcris. Ces deux mots veulent dirent, je décris, je traiu-cris. Dans le second chapitre de la Préface de la de-fense de la Vulgate de M. Bianchini, il est ou esso' uen général des livres autographes Sc apographes de RLoi des Prophètes Sc de leur histoire. Journ. dESSav. 1743, in 12, pag. jfg. Dans le quatrième cha-pitre , où il est question des plus anciens livres auto-graphes ou apographes de l’ancienTestament. M. Bian-chini rcconnoitqu il rien est point d’autographe, c’est-a"dire, qui soit écrit de la main même de l’Auteur la-cté , dont ils portent le nom. Il ne nous en rest edonc que des apographes , ou des copies. IdeY>page j 61.
APOIER. Ce mot se disoit autrefois pour appuyés •Borel.
APOKEPARNISME. si m. D e do latio 3 incisio. Dedola-tion, incision ; c’est une fracture du crâne, faite patun instrument tranchant qui emporte la pièce de 1 oS ’comme li un doloire y avoir passé. Ce mot est com-posé de *®«' , Sc de , ascia , dolabra , hache,
doloire. On dit en grec «®oxt.»ap«<s / »iií i ouCol de Villars.
APOLLINAIRE, adj. Du latin apollinaris. D'Apollo"'du Dieu Apollon. Voulons que l’Académie Françosi 6punisse comme crime de léze-Majesté Apollinaire >ceux qui corrompront la pureté de la langue. Ordffnance d’Apollon , art. 143 p. ijs, du Parnasse re 'formé.
Apollinaire. 11 se dit de certains jeux qui se faisoie nItous les ans à Rome, à l’honneur d’Apollon. Ludi ap°jUnares. Les jeux apollinaires furent institués sous ‘ econsulat de Q. Fulvius Flaccus III, & d’Appius Clau-dius Pulcher, & par conséquent l’an de Rome J4 1 'Ce sut sur certains vers ou prophéties d’un Poète olJDevin nommé Martius , qu’on les institua. On ctuDtrouver clairement prédit le malheur des Romains 3journée de Cannes, & cela fit qu’on donna de la croyaisaux prédictions de ce Prophète. Après ce qui regard^la bataille de Cannes, dont on crut voir toutes les in-constances dans les vers de Martius, il disoit aux Ruinasque s’ils vouloient chasser l’ennemi de leurs terres, 1leur conseilloit de faire vœu de célébrer tous les 3llSdes jeux à l’honneur d’Apollon. Hostem , Rom anl ’si expellere vultis , vomicamque qua gentium V en __longé 3 Apollini vovendos censeo ludos , qui qu<r tiirInis comiter Apollini fiant, cum popi^us dederit epublico partem : privati uti conferant pro fe suifs*.Iis ludis pr&erit Prator is , qui jus populodabit summum. Decemviri Graco ritu hostiis jf Afaciant. Hac si reclè facitis , gaudebitis semperiJ 1que res vestra melior , &c. Après 1’examen de ce$ v rle Sénat fit un senatus-consulte ou ordonnance P .rétablissement de ces jeux. C’étoit comme l’° nle Préteur de Rome qui en avoir la charge , Sc P-nélius Sylla qui l’étoit l’an de Rome 541, so r " emier qui les fit célébrer. Jusqu’en sannée de R ^J4J , sous le consulat de M. Claudius Marcelmde Titus Quinctius Crispinus , il n’y eut poff. }jour fixe pour les célébrer. Cette année-là P* d- ic