z A P O
gramme de z 5 vers,dont r 4. ne font composés que d’épi-thètes & Apollon , rangés Ion Tordre alphabétiquedes 2.4 lettres grecques. Voye\ auffi les listes desnoms à’Apollon., qu’afaites M.Béger.
l ’fjp Apollon étoit un des Dieux de la fable les plusconnus, par le loin qu’ont pris les Poètes de lui attri-buer Tenthouílafme ou T espèce de fureur Poétique,
Sc de supposer en même-tetnps qu’il est le Dieu de laMédecine & de la lumière. Comme les payens par cenom entendaient le soleil, qui fait naître les plantes,
& leur donne les propriétés qu’elles ont de guérir plu-sieurs maladies, ils avaient auffi multiplié ses attri-buts , dont on trouve le détail & les explications chezles mythologues. Un allez grand nombre de lieux por-toient son nom, parce qu’il y avoir un temple,une cha-pelle,ou quelque culte publiquement établi. Ces lieuxfenommoient Apollonia, Apollinis fons, f anum, Sec.
'Apollon étoit auffi chez les Anciens le nom d une danse,dans laquelle on repréfentoit ce Dieu.
Apollon, f. m. Terme de Fleuriste. C’cst le nom d’unedes espèces des œillets piquetés. C’est un piqueté debrun íur un fin blanc. L’œillet est petit, Sc fa plantefort sujette au blanc & à la pourriture. Il est à Lille.Cult. de Fl.
Apollon, f. m. Espèce de petite robe de chambre qui nevient qu’à la moitié des cuisses. On couche avec T apol-lon en hiver, & pour lors il est d’étotfe, Sc mêmequelquefois fourré. Et en été on le fait de taffetas, detoile des Indes, ou de quelque autre étoffe de foie lé-gère. On en fait même de toile blanche, Sc les Damess’en servent pour se peigner & se coëffer, comme ellesf assoient autrefois de peignoirs. Ceux qu’elles portentpendant le jour Rappellent encore cafaquins , ou pet-en-lair. Les hommes portent auffi des apollons , aulieu de robes de chambre, parce que leur petitesse lesrend plus commodes.
APOLLONIA. Cap d’Afrique. Apollonia . Il est fur lacôte de la Guinée, près Tembouchure de la rivière deMancu.
APOLLONIE. Apollonia. Nom de plusieurs villes endifférentes contrées. Ces villes surent ainsi nomméesd’Apollon à qui elles étoient particulièrement consa-crées. Voye% auffi Apolline.
APOLLONIES. f, m. pi. Nom des fêtes Sc sacrifices d’A-pollon.
APOLLYON , en grec óViaauu* , c’est-à-dire ,qui fait périr, est le même qu’ Abaddon, ou T Ange dede Tabyme , dont il est parlé dans l’Apocalypfe. Voye ^Abaddon.
IjCF APOLOGÉTIQUE, adj. de t. g. Qui contient uneapologie. Apologeticus .Lettres apologétiques.DiÇcowts,livres, manifestes apologétiques. Il est auffi fub. & signi-fie discours par écrit ou de vive voix pour la justifica-tion, pour la défense de quelqu’un, de quelque ac-tion, de quelque ouvrage. Dans ce sens on le dit parti-culièrement en parlant de Tapologie deTertullienpourles Chrétiens. A apologétique deTeitullien est un ou-vrage plein de force,& tel qu’il pouvoir sortir des mainsdeTertullien.il y justifie les Chrétiens des chofesdonton les accufoit, & principalement des crimes abomi-nables qu’on difoit qu’ils commettoient dans leurs as-semblées , Sc de leur peu d’amour pour la patrie. On |leur reprochoit ce dernier crime, parce qu’ils ne vou- 'loient pas faire les fermens accoutumés , & jurer aunom des Dieux tutelaires de Tempire. Tertullienadressa son Apologétique zm. Magistrats de Rome,parce que TEmpereur Severe etoit absent.
APOLOGIE, s. m. Apologia, def:nfio , purgatio . fjCFDi sçours par écrit ou de vive voix, pour la défense ou lajustification de quelque aétion ou de quelque ouvra-ge; Sc par extension, tout ce qui tend à la justificationde quelqu’un. apologie de Balzac est une pièce élo-quente. On difoit bien du mal de vous; mais j’ai bienfait votre apologie. Naudé a fait une apologie pourpour tous les grands hommes accusés de magie. Cettedemarche fait votre apologie.
Ce mot vient du grec , qui signifie ,je re-
pous par la parole, je réfuté.
APOLOGISTE, f. m. Celui qui écrit une apologie, qui
APO
fait Tapologie de quelqu’un. Defensor. François Ogieta été l’Apologijle de Balzac. J’ai eu les mêmes vuesqu’ont les anciens peres Sc apologistes de notre religion.Faidit.
APOLOGUE, f. m. Apologus , fabula. Fable morale ocinstructive : fiction dont le but est de corriger lesmœurs des hommes. C’est un exemple fabuleux,qui s’insinue avec d’autant plus de facilité Sc dettet»qu’il est plus commun , & plus familier. La Font. J?"sus-Christ lui-même en a sanctifié Sc autorisé Tula-ge; & Ton en peut remarquer un effet naturel dans ce-lui que le Prophète Nathan proposa à David. S. EVR-Telquin’est point accessible à des remontrances po»'rives ne fera peut-être point choqué de la censure R'crette & indirecte d’un apologue. Id.
Ce mot vient du grec «Wo y h ,, qui signifie, racon-ter , rapporter.
APOLTRONNIR. v. a. Terme de Fauconnerie , qui I edit lorsqu’on coupe à un oiseau les oncles des pouces,qui font les doigts de derrière, Sc les clefs de la main >car en lui ôtant les armes, on lui abat le courage, deforte qu’il n’est plus propre pour le gros gibier. Acci-pitrem ignavum , inernem efficere.
Ce mot vient de poltron, & veut dire rendre pol'trou, c’est-à-dire, timide Sc lâche.
APOLYSE.s. s. C’est un terme de THistoire Ecclésiasti-que des Grecs, & de leur Liturgie. VApolyse répond ànotre Ite , Miffia est. Les Grecs disent: in pace proce-damus ; Sc c’est ce qu’ils appellent apolyfe, comme onle voir dans la Liturgie du Cardinal Bona , & autresAuteurs Liturgiques.
APOLYTIQUE. f. m. Terme de Liturgie. L ’apolytiquedans TEglife grecque est ce qui termine TOffice divin,ou les parties considérables de Toffice divin. L ’apoly-tique consiste en certains versets qui changent selon lestemps, apolyticum , Sc en grec *®«auti'x»v.
Ce mot vient d’»«-. Sc de aG> , solvo. Voyez le P*Goar dans ses Notes fur TEucologe, Tordre de TOfficedivin chez les Grecs, au commencement du secondTome des Actes des Saints du mois de Juin, le Typi-que de S. Sabas.
APOMÉCOMÉTRIE. subs. m. Apomecometria. C'cstl’art qui enseigne à mesurer la distance des objets éloi-
gnes.
de
APOMÉLI > Boisson douce, faite avec des rayonsmiel délayés 8c bouillis dans de l’eau. accusa,. /Y/Tla manière de la préparer dans le Dictionnaire demes.
APON. Fontaine près de Padoue, laquelle, si on en vectcroire Claudien, rendoit la parole aux muets & gué-rissait toutes les maladies: prèsde-là étoit un oracle d eGéryon.
fCF APONEVROGRAPHIE & APONEVROLOGlt-Terme d’Anatomie. Partie de T Anatomie , dans la-quelle on donne la description des aponévroses. Affi"nevrographìa , aponevrologia.
APONEVROSE, f. f. Terme d’Anatomie. C’est un noMqu’on donne aux extrémités nerveuses des muscles, ^qui en font partie. Aponeuross. «G»»Ap<»«•» , Tendons'jfjt C’est proprement Texpansion membraneuse d J 111tendon ; un tissu de filets tendineux qui environne i eSmuscles dans différentes parties du corps. La substa 11 *: 2de T aponévrose , ou du tendon , est moyenne entresubstance de la chair, ou du muscle , Sc celle du net ’L ’aponévrose commence à un muscle Sc finit à un net’il y en a dont la substance est plus molle, & apptocplus de celle de la chair , & d’autres dont la substa 11 ^est plus ferme, plus dure , & plus semblable à ced’un nerf. uJl
Ce mot vient d’«®> , Sc , qui signifie en gre c
nerf. e
APONEVROTIQUE. adj. m. &s. Qui appartient à 11 'aponévrose. Aponevroticus, a, um. Membrane r.névrotique. En termes d’Anatomie il sè dit substas,vernent du muscle du fascia lata. L’ aponevíotAs^ j aun petit muscle longuet, placé sur le devant ^
hanche, un peu obliquement de haut en b aS ’,attaché en haut au côté externe de l’épine n f C y cí cCde Tos des iles, entre les attaches du moyen reine