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Tome premier. [A - BOU.]
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Tout d’un coup tout sentiment, Sc qui tûe surîe champ,ou ne laisse jusqu’à la mort aucun sentiment. Pourprévenir Y apoplexie , il faut éviter Pexcès de vin, &de travail , ne point manger avec excès, ne pointdormir après le dîner , faire beaucoup d’exercice decorps, ne se point laitier accabler de chagrin. Pourguérir de Y apoplexie, il faut employer des remèdesqui causent de grandes évacuations, & n en donneraucun où il entre de f opium, ou des remèdes astrin-gens, qui augmentent la force du mal.

Ce mot d 'apoplexie vient du grec ÍA», quisignifie abattre, étonner, rendre stupide & fans sen-timent, parce que cette maladie sait tomber en uninstant, comme si on étoit abattu d’un coup de fou-dre. C’est pourquoi quelques-uns Pont appelé sdéta-tion , comme qui diroit joudroy ement.

APOPOMPÉE. í. f. Nóm que l’on donnoit à la vic-time que les Juifs chargeoient de malédiction, &quais châtiment dans le désert à la fête de lexpia=-tion.

ff? Ce mot vient du grec , renvoyer. Mor.

APORE. í. m. Problème très-diffieste à résoudre, bi quin’a pas été résolu. Aporum. La quadrature du cercleest un apore .

C’est un mot grec, /•'», qui n’est point établi dansnotre langue ; il signifie en grec , ce qui est douteux,difficile, embarraílant, où on ne trouve point de passa-ges. Il vient de 1’ « privatif, & de , passage ,d’où est venu en notre langue le mot de pore , qui nefe dit que des passages imperceptibles qui lont dansles corps ,& qui facilitent la transpiration des humeurs.Loríqu'on propofoi t un problème à quelque Philosophegrec , & lur-tout à un Académicien , s’il n’en pou-voir donner la solution, il répondoit c’est-à-

dire , je ne sais point cela, j 3 en doute, je ne puis vouséclaircir là-deílus. Au reste , si apore est un mot fran-çois, il est de toutes les sciences. Chacune à ses diffi-cultés, & ses embarras, &, si l’on peut fe servir dece terme, chacune a ses apores.

APOS. Jonjlon. Hiredelle de mer, très-garnie de plu-mes fa tête est fort large, son bec est petit. Cet oiseau avale des mouches : son cou est court, ses ailesfont longues, fa queue est fourchue. Vapos vole furla mer & fur la terre, & le nomme apos, de dxivs ,fans pieds , parce cu’elle les a très-pëtits.

APOSÇEMME.s. m. Ôu APOSCEPSIE.s. f.D’«W*Vï«,qui lignifie entre autres choies, transporter rapide-ment, & fixer d’un lieu dans un autre : influx, outransmigration rapide des humeurs d’une partie du corpsdans une autre. Cette tranfmigrationest quelquefois unecrile, & doit être ^attribuée à la force de la nature,comme fobserve Galien. CetAuteur désigne encore parle terme apofeemmata , ces parties excrémentielles quifont précipitées dans les intestins, & dont le mouve-ment en en-bas décharge les autres parties du poidsdont elles étoient surchargées.fL? APOSCEPARNISMOS. Voyez Apokeparnisme.

APOSÈME, ou APOZÈME, avec l’Acad. Fr. f. m. Ter-me de Médecine. Espèce de médicament liquide,composé de diverses décoctions de plusieurs plantes,racines, sieurs, feuilles, fruits & semences, dulcifiéesavec du miel & du sucre, clarifiées & aromatisées.Decoctum. L’aposème ne diffère d’avec le sirop ma-gistral que par la consistance & la cuittc; ce sirop étantplus épais & visqueux. On y mele quelquefois des re-mèdes purgatifs & les sirops. L ’aposème diffère dujulep, en ce que les aposemes font plus épais & vis-queux, & qu’ils ne fe font jamais avec des eaux distil-lées comme les jitleps, mais feulement avec une dé-coction. Les dposémes different des sirops en ce qu’ilsfont plus clairs que les sirops- Les anciens Médecinsdonnoient le nom d ’aposème a 1 hydromel dans lequelils avoient fait bouillir les feuilles de certaines plantes.Il y a deux fortes A’aposemes , les alteratifs & j es pur-gatifs : on les distingue encore selon les parties pour laguérison desquelles on les donne ; ainsi il y a des apo-semes céphaliques , des aposemes hépatiques, desaposemes fp Ioniques, &c. Chomel.

Ge mot vient du grec *«•&'«>, qui signifie defervesco.

Ce qui montre qu’il saudroit l’écrire par un f, malScomme nous donnons le son du ^ à le s qui est entredeux voyelles, f usage est de mettre un r à ce mot,comme à beaucoup d’autres, qui devroient avoif

un

APOSIOPÈSE. f. f. Terme de Rhétorique, qu’onapp^ eautrement Réticence. Apojiopejìs, reticentia. Fig urepar laquelle on ne laisse pas de parler d’une chosect 11faisant semblant de n’en vouloir rien dire, ou p a! - aquelle on commence à parler d une chose sans colinnuer. fCF Nous avons un exemple de cette figure é 3IlSle discours de Neptune, indigné contre les vents si 111venoient troubler ion empire. Quos ego.. . . •motos pr&Jlat componere fiuclus. Si je vous. ••'IfCe mot vient d ‘tVsctrmwau } taceo , reticeo , d’ou 1îdxt a, aposiopese.

APOSKÉF’ARNISME. Voye%_ Apokeparnisme.

APOSPASME. f. m. Galien, Lib. de Conflit. Art. àonV cce nom aux solutions de continuité qui survienn clltdans les parties organiques. Apospasma, dH-^" ’déchirer, ou séparer. .

ICT APOSTASIE, f. f. Dans un sens général, signifie i a 'bandon d’un parti qu’on fui voir, pour en prendre UNautre. Apostasie le dit plus particulièrement de L 1 ^ 11don qu’une personne fait de la vraie religion, P 0 , 111en embraííerun fausie, ou de la déíertion d’un orcureligieux dans lequel on avoir fait profession, Sc q u ° nquitte fans une dispense légitime. Catholica relig’ss 111vel insituti religios desertio. Les Anciens ont dnw ^gué trois fortes dl aposase. La première , à supetV 0 .gatione, fe commet par le clerc ou le religieux, sis 1abandonne fa profession pour retourner à l’écat l ;l13.La le conde, à mandatis Dei, par celui , de qtiot-que état qu’il soit, qui abandonne généralement 1 £Scommandemens de Dieu , quoiqu’il conserve encorela foi. La troisième, à f de , pat celui qui abandon"^non-íeulement les bonnes oeuvres, mais encore rotaRment la foi. De la Mar. Cette division n’est.P 3iexacte. Dans la première espèce il n’est pas néccflai 1 ' 3qu’un religieux íè réduise à l’état laïc peur connrMtre une aposase, il suffit qu’il renonce à son D N 1& à sa religion, demeurât il dans l’état eccléiìastisi u 5’ou pastát-il dans un autre Ordre, s’il n’en a la dilp en c ‘La seconde espèce ne porte point aujourd’hui lc n CITld ’aposase , on Fappelleroit libertinage , débandasimpiété. Peur la troisième , il n est pas nécessaire “ erenoncer totalement à la foi ; c’est-à-dire, à rousarticles de la foi ; il suffit d’être hérétique sur un si u .pour être apostat. Voici comment il faut diviser Yafy^tase j ou quelles font les espèces différentes A’ap°sîse. Il y en a quatre: Y aposase de i’ordre, Yapossfde la profession religieuse, Y aposase de la foi,posase d’obéissance.

L’Apostasie de tordre , est lorsqu’un homme &gagé dans les Ordres sacrés quitte de son autorité P 3 j gculière f habit & l’état ecclésiastique à dessein de n eplus reprendre, & de vivre en laïc, comme servitprêtre,ou diacre,^, qui se marieroit ou se feroit 1°',

L’Apostasie de la prosesion religieuse , est l’aba 11 rcriminel qu’un religieux fait de son état dans lesein de n’y plus retourner; mais de vivre horsmonastère en laïc ou même en clerc, íoit qu’il si u ' ^l’habit de son Ordre, soir qu’il le conserve. LesC 3 "nistes conviennent qu’un religieux qui soft de fou 1nastère pour quelque temps, & à dessein d’y rev£ j>L-n’estpas apostat.mais fugitif; qu’encore qu’il quittebit de son Ordre, au for de la conscience, il ne to î fl r é-point dans l ’aposase • mais a u for extérieur il si 101 £ oSlpnté aposat. Si un religieux, fans permission “ £supérieur, passe dans un autre Ordre, mémo At acné, quoiqu if encoure I excommunication ct j n tsoir obligé de retourner à son Ordre, il n’en s j }apostat. Voye% sur cela Layman, Liv. II. Tf altec. 16 , n. í, & les Auteurs qu’il cite. , ' ra le'

L’Apostasie dé la soi, qui est la plus griève, ë en Ç Sment parlant est le renoncement à la foi : ce ^ère'peut faire en deux manières : i°. En renonçant el L^ e ,ment à la religion & abandonnant le chníh 3111 ^pour passes à fathéssme, ou à Une religion si ul