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Tome premier. [A - BOU.]
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de X Apostolat que nous exerçons en son nom. Port-

R. Anciennement l’épiscopat en général étoit appeléApostolat ; c’étoit le titre honoraire. On le trouve en-core attribué aux Evêques dans le sixième & le sep-tième siècles. Depuis plusieurs siècles on ne le donneplus qu au souverain Pontife.

Autrefois on disoit Apojlolité pour Apostolat, Phi-lippe Mouskes, dans íonEstoire manuscrite dc Fran-ce , dit :

P or cou que Grìgore cil PapeDe son avoir ait acatéLe don de /’apostolité.

Voye\ Du Lange.

On appelle Apofiolat , la charge ou commission desApôtres de la Synagogue, dont nous allons parler toutà l’heure. Julien, dans fa lettre 2.5, au peuple Juif, &

S. Epiphane , dans l’hérésie 3 o, qui est celle des Ebio-nites, la nomment ainsi. Cet apostolat ( car on l’appe-loit ainsi ) & cette commiilìon d’aller lever l’argent dansune province, s’accordoit comme une récompense &une grâce par le Patriarche. Elle donnoit le pouvoir derégler tout ce qui regardoit la discipline, & de déposerles ministres inférieurs, c’est-à-dire, selon S. Epiphane,les Chefs de la Synagogue ; il salloit dire , des Syna-gogues , les Prêtres, les Anciens, Sc les Azanites. Til-

LEM.

APOSTOLE, f. f. Levée que les Patriarches Juifs fai-foient dans les provinces par le ministère de ceux qu’ilsnommoicnt Apôtres , Sc dont nous parlerons tout àl’heure. Apojlole. Julien l’Apostat, dans son Ep. auxJuifs, leur remet l ’apojlole ; c’est-à-dire, comme il l’ex-plique lui même, l’Envoi du tribut qu’ils lui payoient.Missio tributi, qu& dicitur Apostole.

Ce mot est grec, «Wyuí, Missio , envoi.

APOS 1 OLE. f. m. Est auisi un vieux mot, qu’011 a ditautrefois pour Apôtre. Apostolus. Voyer Apôtre.

£CP APOSTOLICITÉ. f. h Qui se prend en disterenssens. Il signifie conformité de doctrine avec l’Eglifecatholique ; ou la conformité des mœurs avec cellesdes Apôtres , ou l’autorité d’uiv caractère accordé parle S. Siège. Apoftolícité d’un sentiment, de la vie ,d’une million.

ffJ' L’apojlolicité est un des caractères distinctifs de l’E-glife de JÉsus-Christ nommée Apostolique , parcequ elle est fondée par les Apôtres.

APOSTOLIN. f. m. Apofiolinus. Nom de Religieux.L’Ordre des Apostolins commença au XIV e siècle àMilan en Italie. Ils prirent ce nom , parce qu’ils fai-soient profession d’imiter la vie des Apôtres, ou la vieapostolique des premiers fidèles. Papebrock, Act. Sanct.

Jun. T. I.j>. s s 6. On les appelle aussi Apôtres, Apos-toli, là-meme, T. II. p. 10y 1. Les Apofiolins pré-tendoient avoir été institués par S. Barnabé.

On ne fait point l’origine des Apofiolins. Car c’estune fable de dire qu’ils ont été institués par S. Barnabé.Ce qu il y a de plus vraisemblable , c’est que dans leXIV e siecle il y eut plusieurs Ermites qui s’unirent en-semble dans 1 état de Gènes, & qu’à cause de la vieapostolique qu ils menoient, ils furent appelés Apos-tolins , 8c Barnabìtes , ou les Frétés de S. Barnabé,parce qu’ils prirent ce saint Abbé pour leur patron.Alexandre VI, par une bulle du 13 Janvier 1496, leurordonna dç faire des vœux solennels, & les soumit àla règle de S. Augustin, pour les retenir dans la Con-grégation, dont auparavant ils sortoieni cojmmeils vou-loient. Sixte V les unit aux Ambrosiens, dont ils pri-rent le nom, ne faisant plus qu un mcme Ordre. Cetteunion fut confirmée en 1606 par Paul V. Voye% le P.Hélyot, T. IV. c. S. Le P. Bonnani, Morigio, Mau-

rolycus, Hermand Schoonebeck.

APOSTOLIQUE, adj. m. Sc f. Qui vient des Apôtres.Apojlolicus. L’Egli.fe catholique, apostolique Sc ro-maine. La doctrine, la foi apostolique. Les missionsapostoliques. (At Le titre 8 ì apostolique est un des ca-ractères distinctifs de la véritable Eglise, qu on donneaujourd’hui par excellence à l’Eglise romaine. On ledit particulièrement de ce qui concerne le S. Siège, de j

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ce qui en émane. Bref apostolique. Bénédiction apos-tolique. Nonce apostolique. ,

On le dit aussi de tout ce qui se fait ou se thtla manière des Apôtres. Une vie apostolique consonneà celle des Apôtres. Zèle apostolique, digne du tempsdes Apôtres.

Dans la primitive Eglise on nomma Apostoliques sSc les Eglises qui avoient été fondées parles Apôtres,& les Evêques de ces Eglises, parce qu'ils étoient suc-ce sieurs des Apôtres. Cela se bornoit à quatre, qui s 011Rome, Alexandrie, Antioche , & Jérusalem ; P al j cequ’il n’y avoir que ces quatre Eglises qui eussent eu . à£Apôtres pour Evêques. Dans la fuite les autres Egm eSprirent aussi le titre d’ Apostoliques, mais feulementà cause de la conformité de leur doctrine avec celledes Eglises qui étoient apostoliques par leur fondation,Sc parce que tous les Evêques fe disoient successeursdes Apôtres. La première fois qu on trouve ce titredonné à tous les Evêques, c’est dans la lettre de Clovisau concile d’Orléans tenu en y 11, selon le P. Sirmond;Le Roi donne aux Evêques , non pas le titre d ’Ap 0 !'toliques , mais de très-dignes du Siège apo(loliq ue fApofiolicâ Sede dignissimi. Le Roi Contran apP elaussi en jSi les Evêques du concile de Micon, pon-tifes Apostoliques, Apwstolici Pontifices. Les Formulesde Marculphe, écrites l’an 660, comme l’a montre 1lavant M. Bi gnon dans la première de les notes fur cesformules; ces formules, dis-je,font pleines de ce titre-Qn le trouve encore dans Grégoire de Tours, Liv-V’ch. 4.1 & yç , dans Sidonius Apollinaris , Liv. VI %P‘1. Après tout, ces exemples ne regardent que les Gau-les; Sc souvent ce terme , dans les formules de Vssr-culphe, & dans Grégoire de Tours, ne le dit pas feu*Sc absolument, quand il se dit des Evêques; souventil est joint à d’autres termes, Sc semble tomber sur lapersonne plutôt que sur la dignité. Viris Apofiolicâ sIlleRex viro apoftolico illi Episcopo , Apofiolicâ Sts- Zdignissimis , Sanclis & Apofiolicâ Sede dignisfiws ’Sanctus & Apojlolicus Remedius Pontifex ejjjftzurbis. Dans Grégoire de Tours, Epitom. c. 16. A ulle P. Ruinait, Bénédictin, dans fa note fur cetAuteU 1 ',Liv. IV. p. lúó , not. 1, remarque, que quoique kSièges épiscopaux dxp'pcWzXHcnt Apostoliques , &q a j 51donnât en ce temps-là le titre d ’Apostolique à toUs j eEvêques ; cependant lorsqu’on donnoit ce titre absos 11 'ment, Sc sans ajouter le nom de l’Evêque, ou de m 11Siège , il s’entendoit principalement du Siège de 1 Qvêque de Rome. En effet, c’est ainsi qu’en usegoire de Tours, Lm II ch. /. Hisl. Franc. Sc l'^'sch. 3 q. De glor. Mart. Et M. Bignon dit, qu’ 3 P rÊ ^tout, les Conciles Sc les Peres crient par tout d’un c0l hlentement unanique que le Siège de Rome est apP eí ^Apostolique d’une manière particulière. Voye\ ses í î°_tes fur lesForm. de Marculphe, p. 2y 1 de l’édit. s 1 }4°. à Paris 1666, & Savaro fur l’épit. I du sixièmede Sidon. Apol. p. 363. Balsamon en convientsa préface sur le concile de Carthage. Au reste,de donner ce titre aux Evêques, ne passa pas le léss j.me siècle. Dans les siècles suivans, cette qualitérestreinte au Pape seul; Sc les trois Patriarchats àlexandrie, d’Antioche & de Jérusalem , étant l0 çfisous la puissance des Infidèles, ce titre demeura &au Siège de Rome. C’est pourquoi on ne le donn^ ajourd’hui qu’à l’Evêque de Rome, suivant la decD ^du concile de Reims en l’an 1049. S. Grégoire le .ífiyavoir prétendu de son temps, que ce titre , q 1 ? 1 e )ltcommun à tous les Evêques, appartenois spéciale 1 ' 0 ^au successeur de Saint Pierre. C’est pourquoi, ua° zmême concile de Reims , un Evêque d’Espag°^ ettel avoir pris, fut excommunié pour s’être arrogeprérogative réservée au Pape. \\00-

Le Royaume Apostolique , c’est le royaume d®, œ.grie. Il prend ce titre , comme il donne celui clíique à la couronne de Hongrie. jj$

Le Palais Apostolique , c’est le Palais d u 1 a Pn’eurent plus d’accès au Palais Apostolique • AnnO c

Clercs Apostoliques. C’est un nom que ion ^aux Religieux, appelés plus communément J estaOn appelle aussi, Notaires Apostoliques , ieS [a ^ e s