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Tome premier. [A - BOU.]
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suis verni. J’aimcrois mieux dire, ajujler 3 accommo-der proprement.

Approprier, signifie auffi, appliquer un passage à quel-que choie qui lui convient bien, qui lui est tort pro-pre. Accommodare. Cet Avocat a bien approprié l’es-pèce de cette loi à sa cause, elle y venoit fort bien.Approprier un exemple à un sujet. Ablanc.Approprier , avec le pronom personnel, se dit des cho-ses qu’on usurpe, & dont on se rend le maître. Vin-dicare sibi aliquid 3 ajserere 3 addicere. Je lui avoisprêté mon manteau, il se l’est approprié. S ’approprierles ouvrages d’aurrui. Boil. Se les attribuer , s’en direfauteur. Iln’y a point de nations au monde, où il y aitplus de vains titres que chez les Italiens ; ce qui vientde la facilité qu’ils ont de se les approprier. Cail. Cefavori obsède tant le Prince, & se {'approprie ainsi parune violente usurpation. Balz.

APPROPRIÉ, ÉE. part. pals. & adj. Il a les significa-tions de son verbe en latin comme en srançois.ìfT Bénéfice approprié. Terme de droit canonique,C’est celui dont le revenu est annexé à quelque di-gnité ecclésiastique ou communauté qui nomme unVicaire pour le desservir. C’est la même chose qa’uni.Voyez Union.

f£T En Angleterre, approprié Sc inféodé sont termes sy-nonymes.

Ces mots viennent d ' appropriare 3 Sc de proprius ;Sc l’on peut y faire sentir un peu les deux pp 3 quoi-qu’on ne le fasse pas communément.APPROVISIONNEMENT, f. m. Provision, fournituredes choses nécessaires à la subsistance d’une ville, d’unegarnison, d’une flotte, d’une armée, d’un hôpital. Re-rum necessariarum comparatio. Le détail de la construc-tion des vaisseaux, de leur armement & de leur appro-visionnement sera porté au bureau du Secrétaire d’E-tat de la marine.... Le Secrétaire d’Etat des affairesde la guerre, veillera au maintien de la discipline mi-litaire , Sc prendra soin de pourvoir à l’entretien destroupes, à l ’approvisionnement des hôpitaux d’armée,& à la réparation des fortifications. Merc. Oct. 1736.Déclaration du Roi du 16 Avril 1737 , enregistrée auParlement le 1 o Mai suivant, qui établit un grenierdans la maison de la Salpêtriere, qui contiendra aumoins dix mille muits de blé pour Xapprovisionnementde Paris.

APPROVISIONNER, v. a. faire un approvisionnement.Res necessarias comparare. Il n y a pas jusqu’à unesorte d’cau dc'-vie dont il trouva le moyen A'approvi-sonner ion vaisseau. Le P. Castel. Mém. de^Trév.Voyez Approvisionnement.

APPROVISIONNÉ, ÉE. part.

§CF APPROUVER, v. a. Agréer une chose, y donnerson consentement., trouver bon. Approbare , compro-bare. Cette partie a approuvé Sc ratifié ce qui avoitété fait par son Procureur. Le Roi a approuvé ce queson Ambassadeur avoit fait.

fssT Approuv er , signifie encore autoriser, après un exa-men suffisant, par un témoignage authentique. L’E-gtise a approuvé l’invocation des Saints, les prièrespour les morts. Plusieurs Conciles ont approuvé cettedoctrine. Ce Confesseur a été approuvé par l’Orcìi-naire. C’est le Maître du sacré Palais, qui approuveles livres à Rome.

|’fT Approuver, signifie auffi louer,. trouver louable,digne d’estime. Je me pasterai bien que vous approu-viez mes vers. Mol. Je n ’approuve point cette hyp-pocriíie universelle ni le commerce des mensonges" ingénieux, pour se tromper, qui est si fort en usage.Flec. Les hommes n’ont qu’une foible pente à s’ap-prouver réciproquement. La Bruy. II y a des gens desi mauvaise humeur, qu’ils ne peuvent se résoudre àapprouver \zs meilleurs choses. Bell.

APPROUVÉ, ÉE. part. Probatus 3 approbatus.APPROXIMATION, s. f. Terme d’Arithmérique &d’Algèbre. C’est l’opération par laquelle on approche‘ toujours de plus près en plus près dune racine, oud’une quantité, que l’on cherche , Sc qu’on ne peuttrouver exactement. W allisa donné des méthodes à! ap-proximation dans son histoire d’Algèbre, pag. 3 1 j.

APP

Voyez encore les Transactions philosophiques , N- 2 isApproximation. Approximatio. Methode singulierde guérir 1111e maladie, en la transplantant, à la la-veur du contact immédiat, dans un animal ou dansquelque substance végétale. Dict. de James.

Ì : sf' APPUI. s. m. Fulcrum 3 fulcimen 3 fulcimentum ,fulmentum. On fait ordinairement ce mot synonymede soutien Sc support. On a tort, chacun de ces motsa son idée propre. Les Vocabulistes qui le définissent »support, ce qui sert à soutenir, ne disent que ce que ditl’Acad. Sc ne nous apprennent rien de plus touchant Rcaractère propre de ce mot. On donne le nom d ap-pui a ce qui fortifie, à ce que l’on met tout au p tcSpour résister à l’impulsian des corps étrangers. S r N-Fr. Une muraille est appuyée par des arcs-boutans. L £qui est violemment poulie ou ce qui penche trop abesoin d ‘appuis. Le soutien porte, on le place au-del-sous pour empêcher de succomber sous le fardeau : unevoûte est soutenue par des colonnes. Ce qui est excej'sivement chargé , ou ce qui est trop lourd par foi"même , a besoin de soutiens. Le support aide; il e •à l’un des bouts, pour servir de jambage. Le toit d unemaison est supporté par les gros murs. Les pièces d’un*certaine étendue qui font élevées ont besoin de sup-ports.

(fT On met des appuis pour tenir les choses dans unesituation droite ; des soutiens pour les rendre solides >des supports pour les maintenir dans le lieu de leur élé-vation.

ífT Appui , hauteur d’appui. On appelle ainsi en Arc bi*tecture ce qui n’est élevé qu’autant qu’il faut pour l fpouvoir appuyer dessus. Mur à hauteurs appui. Le?accoudoirs des fenêtres Rappellent auffi appui 3 Sc doi-vent être de deux pieds huit pouces. Podium. App u1,allégé, est celui qui est diminué de la profondeur dfl’embrasure pour regarder plus facilement au dehors»Sc pour soulager le dessous. Les balustrades des ja r 'dins font à hauteur d 3 appui. La pierre qui sert à s’aC'couder s’appelle auffi appui.

|tCF Ce mot s’cmploie quelquefois au figuré. Remetts*quelqu’un à hauteur d’appui 3 c’est-à-dire au niveasdes autres hommes. Vous êtes bonne quand vous diteSque vous avez peur des beaux esprits. Hélas ! si v ° uSsaviez qu’ils font petits de près , Sc combien ils f° ntquelquefois empêchés de leur personne,vous les rem £C 'triez bientôt à hauteur d’appui. M e de Sev.

On donne encore assez improprement le nom d f'pui au modillon ou corbeau sortant de la muraille p° ussoutenir une poutre. Mutulus.fKF. Appui, se dit encore des pièces de pierre, de b olîou de fer qui font le long des rampes des escaliets >Sc des galeries, qui sont à hauteurd‘appui, afind’ct 0pêcher les passans de tomber. Il y a des appuis nn~op anS ’podium aulive 3 Sc des appuis carrés, podium recí' uI!l ,'$£T En Mécanique, on appelle appui ou point d ’app ul> ^le point fixe par lequel le levier est appuyé. Les e > 11vriers le disent d’une pierre , ou d’un éclat de t>qu’il mettent sous leurs pinces Sc leviers pour f elI1 ssdes pierres Sc fardeaux : ce qu’ils appellent auffi , . .

gueil, cale 3 & en termes scientifiques , Hypomocff^C’est proprement le point fixe autour duquel le P 01Sc la puissance font en équilibre dans le levier. j g(CF Dans une balance ordinaire le point d ’ appui eipoint milieu par lequel la balance est suspendue-

de Tourneur, signifie,ce

Appui. Fulcrum. En termes de

longue piéce de bois, qui porte des deux bouts ^ nídeux bras des deux poupées, &que le Tourneur a .vant lui, lorsqu’il travaille , pour soutenir Sc aster •son outil. On l’appelle quelquefois simplement ladu tour j mais plus ordinairement, le support . ^ ur .

Appui, se dit figurément peur, protecteur , àetÇ u ^Prasdium 3 columen. L’Eglise a besoin d ’app ulí vlirporels. Cl. Ce Ministre est l 'appui de l’Etat.cipal appui du Prince est moins la force de se§ ^ ^ aque l’estime qu’on a pour lui , Sc l’applicatio’ 1 A gà la mériter. Le Gend. Le Seigneur est m osl ffrï-Arn. Il est étrange à combien de choses . j a£C -che, Sc combien il lui faut de petits appuis p° ultenir en repos. Nicol. Ct