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03* Appuyer des deux , c’est enfoncer les deux éperonsdans le liane du cheval.
03' Appuyer , comme verbe neutre , est. auisi d’usageau figuré, comme íynonyme d’iníister. 11 faut appuya'
, sur tel moyen. Il falloir appuyer davantage fur la faus-seté de cette pièce.
APPUYÉ , ÉE. part. Fulcitus , suffultus. Un globe, quin’est appuyé que fur un point , avec ce mot latin ,Tantillo nititur , est une devise faite pour un jeunePrince encore enfant , qui fait Tesperancc & l’appiud'un Etat.
gyj' APPUYOIR. f m. Morceau de bois plat de formetriangulaire, dont le fervent les Ferblantiers pour dres-ser les feuilles de fer blanc quais veulent souder en-semble. Encyc.
A P R.
IjCF APRE. adj. de t. g. On appelle ainsi ce qui a unecertaine saveur rude, acre & désagréable : ce qui parsa rudesse cause une sensation désagréable au goût.Asper. Les nèfles sent fort âpres. Apre au -goût, à lalangue.
La saveur âpre est la quatrième des sept faveurs prin-cipales. Elle annonce des molécules mal-cuirès. En ef-fet un fruit est âpre lorsqu’il n’est pas encore mûr.
Apre, se dit auilî de ce qui fait une impression in-commode fâcheuse fur les organes du toucher. Lefeu est âpre. Le froid est âpre. Acer.
Alors pour se couvrir durant /’âpre saison ,
II fallut aux brebis dérober la toison.
On le dit encore des fur faces des corps inégales &rudes, dont quelques-unes des parties s’élevent telle-ment au-delíus du reste, qu’elles empêchent de pas-ser la main dessus avec liberté. Dans ce sens, âpre estopposé à uni j poli.
Dans cette acception on le dit des chemins qu’unesuperficie inégale rend difficiles, raboteux. Asper. LaProvence, le Dauphiné font des pays âpres ìk rabo-teux. Nous passâmes par un chemin âpre & raboteux. •Apre , íe dit auffi au figuré , pour marquer l’excès•d’ardeur ou d’avidité que l’on a pour certaines cho-ies. Avidus , alícujus rei fiudío flagrans. Un Procu-reur est âpre à l’argent. On dit d’un joueur, qu’il est■âpre au gain, au jeu; & d’un chalíeur, qu’il est âpreà la chaste.
On le dit dans le même sens , pour marquer la tropgrande avidité de certains animaux. Un C bien estersa la curée. Un faucon âpre , trop âpre.
Apre, íe dit dans le même sens de certaines choses ,pour en marquer la violence, la rudeste , la sévérité.Durus y acerbus. Un combat âpre. Un esprit âpre.Une réprimande âpre. Mener une vie âpre & austère.
Dc mille âpres chagrins leur âme est tourmentée. Anon.
Jadis cheles mortels /’âpre PhilosophieOpposoit à mes loix ( l’ Amour)fa sevère manie.
VlLL.
Lui qui vécut paisible y £> toujours se tint coiLoin des aptes conflits de la poudreuse école.
IIsuit dés sa tendre jeunesse 3Z’âpre sentier de la Sagejje.
En Médecine on appelle l’Apre artère, le conduit paroù 1 mr passe dans Je poumon. Vrye% Trachée Ar-tère.
On appelle en Grammaire, un esprit âpre , asper,une marque faite en forme de c , qu’on met sur cer-taines lettres, pour montrer qu’il les faut prononceravec une forte aspiration, comme on fait en írançoisles h consonnes, & comme les Grecs faifoient plu-sieurs voyelles, &Ja lettre » • ce qui leur tenoitlieud’un h.
Apre. f. m. Monnoie turque. Quinze âpres valent en-viron xo fous de notre monnoie. Du Loir. p. çy.
APR
Âprs. Poisson. C’est un petit poiston de rivière qu ontrouve ordinairement dans le Rhône. Afper. Son nom,qui en latin lignifie rude, vient de la rudeste de íesmâchoires & de íes écailles. Sa tête est allez large Scpointue, fa gueule médiocre : il n’a point de dents-Sa couleur est rougeâtre , parsemée de taches noires,larges ; il est bon à manger & passe pour être apéri-tif. On dit auffi Apron. Voyez le Dict. de Jam £S *APRÈLE. s. t. Herbe dont les feuilles font fort rudes»qui sert aux ouvriers à polir le bois, à écurer Tairai»»lavaillelle. Equisetum. Cette herbe croît dans les liensaquatiques , dans les fossés. Elle jette des tiges creu-ses, nouées, rougeâtres, & rudes au toucher , auteurdeíquelles il y a quantité de feuilles menues,& mincescomme le jonc. Elle croît fort en hauteur, quand elletrouve des arbres pour s’y attacher ; & y étant entor-tillée , elle fait pendre une grande chevelure noirecomme une queue de cheval. Sa racine est dure commedu bois. Matthiole en décrit quatre espèces , dont »y en a une que les paysans mangent en carême. VoycsPrelle. C’est une forte de queue de cheval. Eq uL ~
' jsetum juncium.
APRÈMÉNT. adv. D’une manière âpre. Asperè , vehsmenter. Vous mangez trop âprement. Ce valet a ete. réprimandé âprement par son maître.tfA APREMONT. Petite ville de France, en Poitou, àonze lieues de Luçon.
Apremont , Seigneurie dans la Lorraine , avec ti-tre de Baronnie. Elle confine avec le territoire de S. M 1 'chel. C’est un ancien fief de Tévêché de Metz. Ce lie»a donné le nom à une maison illustre.
IsF APRES. Préposition qui marque postériorité detenlps, ou de lieu, ou d’ordre, & qui s’emploie éga-lement en parlant des choses & des personnes po » 1marquer celles qui suivent les autres. P os. Après I edéluge. Le temple de Salomon fut commencé 480 a»5après la sortie d’Egypte. Après Tanrichambre, est unmagnifique fallon, Après le Boulingrin est une grandepièce d’eau. Après Dieu , il saur aimer son prochain*Après Tor, Targent est Ie plus précieux de tous l cSmétaux.
Outre cette propriété de marquer ce triple rapP 0 ^de temps, de lieu , &c d’ordre, la proposition ap teSentre dans plusieurs phrases , où elle a un sens t° uCdisterent.
Courir après quelqu’un , au propre c’est le p oUÍsuivre. Les archers courent après les voleurs, les chip 1 *après les loups. Au figuré, courir après une chose, c ’ e ,la rechercher avec ardeur. Un ambitieux court afl eSles honneurs. C ct homme court âpres une iucceffi 00 ’est empressé de la recueillir.
On dir en termes de Peinture & de Sculpture, c . cportrait est fait d ’ après nature ; c’est-à-dire, fait f » 1 apersonne même qu’il représente. Imago ad naV ffffipsam , ad primarium aliquod exemplar exprqffa• si,près Raphaël; pour dire, c’est une copie de Rapha» ’copié sur T original sait par Raphaël. Il est destiné d»près satirique, d ’après la Boise. Il se dit auffi a »,guré ; j’avois copié mes personnages à’après le P ,grand Peintre de Tantiquité , je veux dire , d’apr eTacite. Racin. „
§CT Dans le style familier être après quelque chose, et ^après à faire quelque chose, c’est y travailler act» £ slenteur. Il est après mon procès, il est après à ■
net mes papiers. Il est après cet emploi. Il trava 1Tobtenir. Être après quelqu’un, s’en occuper »eacoup, ouïe fatiguer. Cette mere est toujours apfson enfant. Cet homme de mauvaise humeur eh c ^jours après ses valets. Se mettre après quelqu nn»chagriner, le maltraiter. C rie r après quelqu’un, I e 1relier, le réprimander. On a attendu long temps* 2 /,vous , en parlant à quelqu’un qui s’est fait atteu ^On n’attend 'plus qu ‘après cela , en parlantchose sans laquelle on ne peut faire ce qu’o» *
pose. \\ose-
ÏR7 - Après quoi , c’est-à-dire , après laque»» cNous allâmes à la promenade, après quoi nouspâmes. , aU i
Après tout. Manière de parier adverbiale,