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Tome premier. [A - BOU.]
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ARA

ctre faite d’un morceau de cette. Arche. On voir assezcombien tout cela est fabuleux. Voyez ce que Tourne-.. ° rt4 ht de cette montagne, t. z. p. 147.

Ast M* V ° ye ^ ARRAS ‘

AoE. f. £ Pi erres plus hautes ou plus basses que lesautres corps d’astìfe, pour parvenir à une certaine hau-teur. Telle est celle d’un cous de plinthe, ou cellesa A ^ cimaises d’un entablement.

ASEMENT. f. m. ÍCT Terme de maçonnerie & detuenuiferie, qui fe dit des pièces égales en hauteur,AR/\ ICS ^ ^ anS ^°y e 'i Araser.

R • v * a- En Architecture, c’est mettre des pierres,ou elever des murailles à une même hauteur, & con-*l Ire horizontalement les aísifes. Lapides ad eamdemtL tudïnem horizonti respondentem , ad libellam col-ocare, ordinare. On arase un mur qui est d’inégaleauteur en différens endroits. En menuiserie , c’esttuettre des pannaux, des pièces de bois de niveau,

■ ^ut aient une égale faillie, qui ne débordent pas plust ^ Ue v lle lautre. Ainsi on dit,une porte arasée ,quiAR A c.'î!’ 1ìC/J ^ également épaiíle.

an part. Ad libellam collocatus , ordinatus .

‘ AR ASSE. Ville maritime d’Italie, dans l’état de Gé-»es eSc dans l’Évêché d’Aibengue, à un mille de San-AR at * ost commerçante 8c fort peuplée.

, ATE. si m . Poids de Portugal, qui est auílì en usagea Goa & dans le Brésil. On le nomme assez souventslrcbe, qui e st le nom qu’il a en Espagne. L ’ Arate ,sur Arobe portugaise est de beaucoup plus forte que^robe espagnole; celle-ci ne pesant que vingt-cinq■ Sc celle-là trente deux; ce qui revient, poidsf J ar is, à près de vingt-neuf livres; celle de Lisbonnecelle de Madrid , seulement à vingt-trois & un■. stuart.

ATÉES. f. f. pi. Terme de Mythologie. Fêtes célé-brées en l’honneur d’ Aratus , célébré Capitaine, quicombattit long-temps pour la liberté de la Gréce con-11 e les Tyrans , & qui mérita de fa patrie des monu-■ mens héroïques, selon Plutarque.

UTICUPAN A. s. m. Arbre du Brésil de la grandeur"An oranger. Il porte un fruit odorant, & d’un goûtagréable. Il est dangereux d’en manger souvent.’JJAVA. Foye ? Arva.

^ r UCAIN, aine. s. m. Sc f. Habitant de la valléeArauco . Araucanus a. Les Araucaïns sont une na-r°n trè;-féroce, fort ennemie dés Espagnols. Ils fontle Chili, fous le 3 7 & 3 8 e degré de latitude.. e iont les plus belliqueux & les plus braves des peu-P es du Chili. Ils Iont tort adonnés à l’ivrognerie. Ilslj nt ries mœurs différentes de tous leurs voisins, ont1 Stand nombre de magiciens parmi eux, ont un chef,s> lotis lui des Caciques. Les principaux de la nationa Ppell en t Ulmans . Les armes qu’il leur a plu de se, t ouït tics l’enfance, font celles dont ils fe ferventLlte leur vie, asin d’exceller dans le maniement de^ es Mines, persuadés que la vie de l’homme ne suffitPour bien apprendre à fe servir de plusieurs fortesr ^‘Ocs. Quand il y a quelque sujet de guerre, il s’af-j soient pour examiner en commun s il est de leurj 1terct de faire la guerre. Ils fe régalent pendant troisAest 3 & délibèrent dans leurs festins. Après quoi il? as P cr ^is de rien changer à ce qui a ete ainsil-cur coutume de choisir le chef de la guerre,ttatf C £ mettLe fur les épaules des principaux de laJ a ou, une grande & grosse pièce de bois. Celui quiq tl „ o rt °it le plus loin, étoit leur Général. Les fre-f 0ri , es Suerres qu’ils ont avec les Espagnols , leur ont<7 A & m n d nombre de bons guerriers, &d’excellenslsslT ain , es - Voyez mjî. Soc. J es. L. XXIII. C. 24.r s 1 Cch o, Hs. Parag. L. I. C. 17. L. III. C. 14-

l y.

ìst)na^O' forteresse du Chili, dans l'Amérique méri-

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e * Àraucum. Il est entre là ville de la Conception

lan mPênal. Il est fur une colline dans une vallée àter)?' Adonne son nom. C’est la meilleure des for-q. ? es du pays. Elle est au 3 6 e . degré de latitude auf-'Sc peu éloignée de la côte.çOjl dallée TArAuco. Araucana vallis. Vallée duC près de celle qu’on appelle Purena vallis. On1 °me L

Á R B 4 5"7

y voit le château de Saint Iîdefonfe, & la forteresseà’Arauco qui lui donne son nom. Elle s’étend environvingt lieues en carré. Voyez le P. Del Techo dans ionHifi. du Paraguay , L. I• C. 2. L. III. C. 1 y. L. IF1C. r S.

ARAVI. Rivière de l’Amérique méridionale. Aravus.Elle est dans le Brésil, & fe jette dans la mer vis-à-visde Trie de Tamaraca.

ARAVIDA. Village de l’Estramadure de Portugal. Ara-vi da. Il est entre la ville de Lena Sc la côte de la mer.Quelques Géographes le prennent pour l’ancienne Ara-brigj ville de la Lusitanie; mais d’autres mettent cetteville à Callégo, village près- de Leira , & d’autres àCastanheira, villagesitueéfur le Tage, entre LisbonneSc Sautarein.

ARAW. Petite ville du canton de Berne, en Suisse. A ra-vi um. Elie est íur une petite colline , dont la rivièred’Aar baigne le pied.

ÁRAXAI. Rivière du Brésil, dans l’Amérique méridio-nale. Araxaíus. Elle coule dans le gouvernement deParaiba, Sc íe joint a la rivière de îvíongegauha.

ARAXE. Araxes. Fleuve d’Arménie , dont Eustathiusdit que le nom vient du' verbe ápuami , parce qu’ilrompt & emporte tout dans fes débordémens. Aulfiemporta-t-il les ponts qu Alexandre , 8c avant luiXerxès, y avoir voulu construire. Peut-être auílì a-t-iiété ainsi nommé , parce que, comme dit Mêla, Liv. III.C h. ï. il fe brise avec violence contre les rochers qu ilrencontre dans son lit. Mais quelle apparence qu unnom en usage avant l’empire des Grecs en Asie, soitgrec í Autant vaudroit-il peut-être le tirer de \i>ro,ra~cash, qui signifie bouillonner, parce qu’en íe brisantcontre ces rochers il bouillonne.

Les anciens parlent de la source & du cours de cefleuve si différemment, qu il faut nécessairement qu’ily eût plusieurs fleuves de ce nom. Certainement ce-lui qu Hérodote décrit Ions le nom d’ A taxe , Liv. VI.est FOxus. Voyez les Notes de Voisins fur Mêla ,p. 244. Il ne doute point que l’Oxus avant la con-quête d’Aléxandre ne s'appelât Araxe. Les Perses ap-pellent 1 ’ Araxe , Arass, disent quelques Ecrivains ;mais l’Auteur de l’Ambassade de D. Gardas de SilvaFiguéroa en Perse, dit qu ils l’appellent Cradamìr.

A R B.

I sr ARBALESTRILLE. f. f. Instrument qui sert àprendre en mer la hauteur des astus. Acad. Fr. Ellen’est presque plus en usage. Foye1 Arbalète, ter-me dc marine.

ARBALÈTE, f. f. Arcus scapo insruclus , Balisa. Plu-sieurs disent arbalètre, mais mal, l’ufage étant en-tièrement pour arbalète. C’est une forte d’arme quin’est pas à feu. Elle est composée d’un arc d’acier,mon-té fur un fût de bois , qu’on appelle monture , d’unecorde &, d’une fourchette. On la bande avec effort parle secours d’un fer propre à cet usage. Elle sert à tirerdes balles, & de gros traits appelés matras ; Sc alorson la nomme Ârbalète-à ~ jalet. Il est défendu auxecclésiastiques de tirer de l’arc , ou de l’ arbalète.Thiers , Traité des Jeux. Les Anciens avoient aulïïde grofles machines à jeter des traits , qu’on appe-loit arbalètes , ou balises. On dit proverbialementd une chose qui va vite Sc droit, qu’eîle va comme untrait d’arbaléte ; Sc d’une chose qui n’est pas éloignée ;qu’il n’y a qu’un trait d’arbalète.

Ce mot vient de arcubalisa. Menag. Ou plutôtà’Arbalisa, qui s’est dit pour arcubalisa. Arbalisa.fe trouve dans la vie du B. Charles le bon, Comte deFlandre : fur quoi Henfchénius dit Arbalisis , quafiarcubaliflis huic Gallicavox Arbalète , Arcus insruclusscapo, feu balisa. Acta. Sancl. Mart. Totn. I. p. 204.Borel le dérive A! arcus , Sc de B-Ma», ptfls il revient àl autre étymologie tirée d 'arcus Sc de balisa ,• elle esten ester plus naturelle & plus juste. On tient que l’in-vention de l ’arbalète Sc de la fronde est due aux Phé-niciens, quoique Végèce donne cette dernière à ceuxde Majorque.

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