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Tome premier. [A - BOU.]
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4,6 z ARB

fCT Arbres en mannequin. Arbores in corbe , sont ceuxque l'on met à part, plantés'dans des mannequinspour les lever dans le beíoin, & les mettre en mottea la place de ceux qui íont morts dans un nouveauplan.

CCT Arbres fur franc , fur Coïgnaffier. V aye£ au motGreffer.

fi?' Arbres fatigués, sont ceux qui paroissent usés,soit de vieillesse, soit faute de culture, 8c qui sontchargés de mousse 8c de gale. Arbores vetuU, defectasenio j cariosa.

fCT Arbres bien aboutis , sont ceux qui ont beaucoupde boutons à fruit. Arbores gemmata.

fC? Arbres qui s’emportent, qui poussent trop de bran-ches i, nimiâ ramorum luxurie fefe efferentes.

fL? Arbres bien conditionnés. Benè composta , af-fecta.

Un arbre, pour mériter d'étre choisi, quand il estencore en pépinière, doit avoir fécorce nette & lui-sante, & les jets de l’année longs & vigoureux. Ets’il est hors de terre , il faut qu’il ait les racines bel-les, bien saines, & qu’à proportion de la tige ellessoient passablement grosses. Je ne prends jamais deces arbres qui n’ont que du chevelu. Les arbres lesplus droits, 8c qui n'ont qu’une tige , me parodientles plus beaux à choisir pour planter. La Quint. Entoutes sortes d 'arbres nains que l’on veut planter,excepté les pêchers & les pommiers fur paradis , lagroiíèur est celle de deux ou trois pouces par le bas.La grosseur des arbres de tige est celle de cinq à sixpouces par le bas , & la hauteur de six à sept pieds.La greffe des petits arbres doit être à deux ou troisdoigts de terre ; & quand elle est couverte , c’est unemarque de vigueur au pied, auísi-bien que de soin8c d'habileté au Jardinier qui l’a élevé. Id. Préparerun arbre pour le planter. Id.

La Quintinie traite de la connoissance des arbresfruitiers, part. ch. 3 , art. 6. De la manière de prépa-rer un arbre , tant par la tête que par la racine, avantque de le planter , au même endroit, art. 7 & part.III, ch. 19. De la manière de planter les arbres , part.III, ch. 20. Du temps qu’il faut choisir pour bien planter, art. 8. De la taille des arbres, art. 9 & part. IV ,entière. Des terres qui conviennent à chaque espèced ’arbres fruitiers, part. II, ch. 23. Du choix des ar-bres, part. III, ch. 37 & 38. Des greffes 8c pépiniè-res des arbres , part. V. ch. 11 & suiv.

On dit, abattre des arbres , c’est les couper par lepied, à fleur de terre. Arbores cadere , excidere. Ela-guer ou émender des arbres, quand on en coupequelques branches pour les faire mieux croître, 8c lesrendre plus agréables à la vue, & plus propres à l'u-íage auquel on les destine, comme à former des allées,&c. Arbores collucare. Déshonorer les arbres , quandon en coupe feulement la cime, ou le houppier. Ar-bores decacuminare. Préparer un arbre, tant par latete que par la racine, c’est en ôter tout ce qui estnuisible, ou íupeflu, 8c couper les branches 8c les ra-cines , comme elles doivent être, pour qu’on le plante.Planter un arbre , tailler un arbre, ébourgeonner lesarbres, pincer 8c repincer un arbre , accoler les ar-bres , palisser les arbres espaliers, greffer un arbre,enter un arbre, fumer un arbre, arrêter un arbre ,émonder les arbres , élaguer les arbres , élever un ar-bre , abaisser un arbre, pousser, fatiguer, épuiserun arbre, déchausser un arbre , espacer des arbres detant l’un de l’autre , étronçonner un arbre, encaisserun arbre , ragréer un arbre ; un arbre qui s’échappe ;un arbre qui s’évafe trop. Voye 3; tous cès verbes àleur place.

fssF Les arbres se multiplient par leurs semences, parleurs rejetons, par les provins ou marcottes, & debouture. Voye\ ces differens mots,

fC? La vie & la santé des arbres consistent dans la cir-culation du íuc nourricier. Tout ce qui peut empê-cher, la circulation de ce luc dans les differentes partiesde l’arbre, le rend malade. U languit; & si l e malcontinue, il meurt.

(fF Un suc trop abondant peut crever les vaisseaux.

ARB

Alors il se sait des épanchemens pernicieux, ou bso*il n’a pas aster d’eípace pour couler, il s’arréte. Leíuc qui monte continuellement des racines, occupepeu-a-peu les trachées , empeche faction de 1 331 •T arbre meurt suffoqué. .

ífJT Le manque de lues produit le même effet. Les W'bres destituées d'humeurs se rclïerrent, le dessèchent»& deviennent incapables de recevoir de nouveau*sucs.

éfJ“ La malignité des sucs altère les organes. Des íuccorrosifs déchirent le chevelu des racines. Un íuc tr°Pgluant s’épaiiiit, íe fige.

§Cr Les arbres trop fertiles durent moins que les au-tres. Ils donnent trop de socs à leurs fruits, 8c n estconservent pas allez pour le nourrir.fft La gelée en dilatant les socs, déchire les fibres, ctfait quelquefois éclater les arbres,ïfdt La chaleur atténué les socs, ouvre les ports, en eX 'prime ces lues. Les fibres se relâchent, l’arbre languiLes arbres augmentent en grosseur pat f addition descouches ligneuses qui íe forment sous f écorce, 6c ra-joutent au bois déja formé. Voyer^ Aubier.fCr Au printemps, lorsque les arbres iont en pleine ss ve ’j'enlevai, dit ivi. Duhamel, â un jeune arbre unmorceau d écorce qui découvroit le bois jusqu’à la

tié du diamètre du corps de l'arbre que j’a vois melui

avec un compas d’épaiífeur. Ayant conservé l’ouver-ture de ce compas, je posai une pièce d'étain battueimmédiatement fur le hors, & je remis ensuite le m 01 'ceau d'écorce à la place où je faffujettis avec une b 3 * 1delette chargée de térébenthine. Cette écorceso greffa,f arbre groííit en cet endroit comme ailleurs. Plusie arSannées après je sciai mon arbre à l’endroit de cett®greffe, je trouvai ma petite lame d’étain recouvert®d’une couche de bois assez épaisse ; mais- après avotmesuré la portion du corps ligneux qui avoir été reufermé parla lame d’étain, je trouvai qu’ellen’avoitp^sensiblement augmenté de grosseur. Ce qui prouve U eS 'bien que le bois qui étoir formé au commencernefde Inexpérience, n’avoit pas contribué à f augment-so 011de grosseur de cet arbre.

íssF Les bourgeons s’alongent dans toutes les partis 'tant qu’ils íont tendres 8c herbacées. L’alonge 11 '® 1 ^diminue à mesure que le bois se durcir. Il cesse, q uaI1k partie ligneuse est entièrement endurcie. ,

fer Tout le monde peut avoir remarqué qu’une bran CÍIqui sort d’un arbre a une certaine distance du rerra 1 * 1 ’reste toujours à cette même hauteur, quoique l’<Vy 'qui la porte, croisse beaucoup. De mime qua»ff *® £essieux des roues ont endommagé la tige d’un j^’ 1 ^arbre, on remarque que la cicatrice reste tcujoUi' s a j {hauteur des effîeux quoique l 'arbre croisse. Ai»* 1corps ligneux', une fois endurci, ne s’étend p^ aslongueur. . ^

ìfT Mais il est aisé de concevoir l’accroissement d £Sbres en hauteur, quand 011 fait que les boutons c® .tiennent les rudimens d’une nouvelle branche > alPque le mamelon, qui est à l’extrémité des cC $ces, renferme les rudimens d’une tige , 8c que “ e ^boutons sortent les jeunes branches, de la fflêr» e °nicre que -les tiges sortent des semences. Cesches naissantes s’élèvenr par la fuite de la même >■ ‘ni ère que les jeunes tiges. Voye ç Bouton, CoU cligneuses & Aubier. , f ,

{ 'fT II paroít que les couches ligneuses de cerraso.so ^ires, tels que lemaronnier d’inde , &c. s’endttf clbeaucoup plus lentement que d’autres, tels 4 U yelltbuis, &c. Celles qui s’endurciílent lentement,^ d° z

conserver plus long-temps la propriété de s eteP çç £lì iC’est peut-être ce qui fait que certains arbres Cl ° Jplus promptement que d’autres. , J’abri

ÌÇT Par la même raison un arbre qui se trouve 3du soleil, transpirant peu, conserve long-temp 5 j u smidité qu’il contient , fendurcisiement se £ 0 i c \l ;lentement que dans un arbre fort exposé 311 ^ rtS8c l’on remarque assez constamment que l eStenus à fabri poussent plus vigoureulemeut stqui Iont brûlés du soleil. ' , mcfl íC

CfT Un sarment de vigne, dit M. Baies, qui com