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Tome premier. [A - BOU.]
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AR D

que de sancien mot gaulois arien , qui íìgnìfioîtJoretj s est fait le nom d arde'me au ardeync , Abbayesfffiue de Caen. Car c'est 1 ’opinion commune queCaën etoit autrefois environné de forets, & hl’onexa-^ure bien l’ancien état des lieux de l’Europe Celtique,AR r\ tl0UVCla st u ^ s lont ou ont été des forêts.

RDEN. Contrée de Syrie. Árdena regio , autrefois Palm yrene , Palmyrena solitudines. Elle est dans le Bé-Snerbeglic de Tripoli, aux confins de f Arabie déserted^de la pétrée. La ville de Faydou Tomoz en est la

capitale.

Rden , est auffi le nom d’une forêt du comté dè Bar-" w ’ lc k, en Angleterre. Arduenna fy ha. Elie esta qua-

• i r ^ m dles au couchant de la ville de Barwick.^dOENBOURG , RODEN BOURG. Ville de Flandre.

Ardenburgum , Rodenburgum. Elle est à une lieue deARv\ U ^ e 5 côté de Gand.

EíENNE. La forêt d ’Ardenne , ou les Ardennes-. Ar-Ue nasylya } ou Ardenna. C'est le nom d’une grande0le C qui occupe tout le duché de Luxembourg , laP a itie méridionale de l’évêché de Liège, 6 c du comtéc Hainaut, 6 c la septentrionale de la Champagne.Oetar dit-que la forêt d ’Ardenne étoit la plus grandedes Gaules ; que commençant vers le Rhin elle pal loi ra u milieu du pays de Trè/cs, & pénétrait jufqu’auxManier de Reims & des Nerviens ; & qu elle occu-poit plus de yoo milles en longueur. Voye% César au• h j & au Liv. VI de ses Comment.

ARDENT , ENTE. adj. Qui est en feu , pénétrépar le feu. Ardens. Fournaise ardente. Brasier ardent.« er ardent. La tordre ardente à la main.

* Arcent , signifie auísi, qui brûle. On dit en ce sensque le soleil est ardent , qu’il fait une chaleur ardente.

*» ARroir ardent.

Ce mot vient de Lancier» verbe arder qui n’est pluseu usage.

Chaud, Brûlant, Ardent , Enflammé , Em-brasé dans une signification synonyme. Un objet estdit chmd tant quUn en peut supporter le touchersans douleur : brûlants quand on ne peut plus le tou-cher fans ressentir de la douleur : ardent , lorsqu’il estcn feu, & que les parties ignées dont il est pénétré sefont sentir au-dehors: enflammé , lorsque le feu dontd est pénétré s est rendu sensible aux yeux au-delà deH surface: embrasé , lorsque le feu a ceslé de s’élan-cer au delà de fa surface, & qu’il en paroït feulement„ pénétré dans toute fa substance.

^ ^AFELLE ARDENTE. 0 »r appelle ainsi certaines cha-pelles ou I on brûle de 1 huile ou de la cire. Elus com-munément , c'est le luminaire nombreux qui brûle au-r ° Ur *du cercueil ou de la représentation d’un corps

î^oir.

t ; íevre ardente, en Médecine , febris ardens.jpd 1 '- vr e très-vive & brûlante.

Ur -Oir Ardent , c'est un miroir concave , sphérique ,° u paraboli .me, qui ramasse tous les rayons du fcdeilCu un point, qu’on appelle foyer } où la chaleur de-jent st grande, qu'elle brûle. Speculum quod adver-* Urn foliis radas accenditur. On a vu de si bons mir ° l >'s ardens , qu’ils fondoient & calcinoient les mé-Asi.n UX Cn ^ eux minutes. Voye% Miroir.p Ent j se dit figurément en Morale, de tout ce qui seav cc chaleur, avec passion, avec véhémence. Ar-arcl J f ervens j acer. Une dévotion ardente. UnzeleV ìt ' L’amaur des gens qui font profession de la sa-

gesse ,aucun,

est d autant plus ardent , qu il ne se dissipe parsoif UneS m3rc i ues extérieures. Vill. Dispute ardente.ar dente.

Cfflicn de fois , sensible à tes ardens dés r s ,

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e fl-il en ta présence échappé de soupirs ?

se n R ‘ DENT 3 appliqué aux personnes, désigne celui qui0»r avec chaleur 8 c véhemenceà quelque chose,au q u Un homme est ardent à la chaste , à l’étude,^ combat, à la dispute. C'est un homme ardent &_ÍP l 'e au ~ •

- a \ 1 ^ a ' n * Lucri cupidine fervens.

dés ? C auísi des hommes & des animaux pour^ner une très-grande activité. On dit qu'un homme

'me I.

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fest extrêmement ardent. Vaientinien etoit naturelle-ment ardent 3 & alloit a ses sins fans beaucoup de mé-nagement FlÉch. U11 cheval trop ardent. Un chientrop ardent.

DCT.En fait de littérature , il annonce une très-gr.indevivacité. Lc style de l'Historien doit erre moins ardent >6 c plus tempéré que celui de l’Grateur. ValL.fseF Ardent, en parlant des couleurs, signifie la cou-leur roulse. Rufus , poil ardent. Ce cheval a le poilardent , c’est-à-dire roux , tirant fur la couleur de feu.En termes de Marine, on dit qu’un vaisseau est ar-dent ^ iorsqu’il approche aisément du vent, lorsqu’il serange au vent malgré ses voiles d’avant &c son gouver-nail j & qu il a beaucoup de disposition à venir aUvent. Navis qu& naturâ J'uâ vento fit proxima .fKP Ardent , en termes de Blason, se dit d un char-bon, d’un flambeau allumé. Candens , accensus.ífP Chambre ardente. Voye% Chambre.ifT En termes de Chimie, ou appelle esprits ardens ,ceux qui étant tirés, par 1a distillation d’un végétalfermenté, peuventprendre feu 6 c brûler. Tels sontl’es-prit de vin, l’eati-de-vie.

ARDENT, f. m. Est un certain météore, oil feu-follet,formé de quelques exhalaisons grasses , qui s’élevent& s’enflammcnt dans les lieux marécageux. Ignes noBeenantes. Les paysans disent que ce font des enfansmort-nés, oti de faux bournoyeurs, & en conçoiventdes terreurs paniques & ridicules. On les appelle en di-vers lieux, Puyrolles , Flammerolles , Ilambarts ouFollets. Les Anciens, quand ils en voyoient deux en--semble j les appeloient Cafior & Pollux 3 & ils leste-noienr pour un heureux présage. Quand il rien paroií-íoit qu’un, ils lc nommoient Hélène , & le préíageen étoit funeste , selon le témoignage de Pline.

O11 appelle auísi ardens , certains malades d’unefièvre ardente, qu’cn nomme auffi Feus acre. C'éroitune espèce d’érésipèle , § 3 ° accompagné d’une fièvreqniles brûloir. C’est de là qu’est venu le titre de SainteGeneviève des ardens , parce que ce fut, dit-on,parl’interceision de cette Sainte , que cesse cette maladiequi avoir fait de si grands ravages vers Lan 1130. Lamême maladie épidémique, ou une toute semblable,courut encore en France l’an 1374, 3 c fut nommé lemal des Ardens.

ARDENS. s. m. pi. Ardentes. C’est le nom des Acadé-miciens de Naples. Ce nom leur vient de leur devise,qui est un autel fut lequel est un bûcher, & fur le bû-cher un taureau en pièces pour être brûlé en holocauste 3& le feu du ciel descend pour l’embraser ; le mot estotk AAAO0EN ,Ce n efi que de-là ; c’est-à-dire, ce nestque du ciel que vient le feu qui nous embrase.

$CP ARDER. v. a. Vieux mot, synonyme de brûler, enusage seulement dans cette phrase populaire d'impré-cation. Le feu Saint Antoine vous arde. Voye £ Ar-dre. Autre ìnot hors d’ulage.

ICT ARDER. Ville & royaume. Voyei; Ardra.ARDES. Presqu’île de l’UIronie, en Irlande. Ardefia.Elle est dans le comté de Downes, entre le petit golfede Carikscrgus, celui de Strangíort, le lac de mêmenom, & la mer d’Irlande.

03 “ Ardes. Petite ville de France , dans la basse Au-vergne, aux confins de la haute , dans la montagne,j ches-lieu du duché de Mercosur, élection de Cler-j mont.

ARDESCEÎE. f. f. Rivière de France. Ârdefica . Elle a fasource près de celles du Lor, du Tarn & de l’Allier ,dans les montagnes des Cévènes. De-là par les confinsdu Languedoc & du Vivarais , elle va Aubenas ;-près quoi elle court sc jeter dans le Rhône , au-des-sus du Pont-Saint-Eserit.

ARDESTON. Ville de Perse, que les Géographesdu Pays mettent à 77 J . 10' de long. 6 cfa. 3 3 . f l at>elle est connue par les belles toiles qui s’y fabriquent.A? ARDEUR, f. f. Ce mot au propre signifie une cha-leur extrême, véhémente. Ardor. On le dit du feu ,du,soleil. Les ardeurs du soleil sous la ligne font tem-pérées par les vents frais de la nuit. Voyager pendantîes ardeurs de la canicule.

On le dit par extension de la chaleur acre & piquante

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