Band 
Tome premier. [A - BOU.]
Seite
485
JPEG-Download
 

ARE

AMD

lust en grain. On en trouve de différentes couleurs.ARDOISÉ, ÉE. adj. Qui se dit des choses qui ti-. r * ent fur la couleur d’ardoiíc. Pierre ardoisée.^^OlSIERE. f. f. Lieu d’où Ton tire l’ardoife. Zapi-dicina ardojiarum. Les plus fameuses ardoisières font

ARn “ d ’ An S ers -

^■v“^N A . Village de la Capitanate, au Royaume deNaples. Ardonia , Erdonia, Herdonia. Il est entre lesvilles de Troïa & de S. Marco. C’étoit autrefois uneville épiscopale.

, ICONES. Selon Borel ce sont des eaux qui s’écou-« es prez fans qu’on le voie. Ce mot vient d’«K“-ÌD.RL)RA. Ville de Guinée, en Afrique. On la nommeaullì Andra, ou Arda. A r dr a, Andro , Arda. Elle estCa pttale d’un royaume qui porte son nom. Regnumyrdranum. On la trouve entre la rivière de Volta &'At>rv^ c ^e Curamo.

BDRAGH. s. m. Petite Ville de la Lagénie, en Irlande.Arda c a, Ardacum. Elle est au íud-ouest de Longfort,v ! , e capitale du comté de même nom. Il y a un év<c , a Ardragh : il est suffragant d’Armach, & uni à

. celui de Kilmore.^

i \ Dr Agh, est auili un bourg du comté d’East Meath,Cans la même île. Ardracum. Il est à POccident de laVilst d’Atherde.

^DRE. y. a> Vieux mot françois & hors d’ufage, quifgnifioit autrefois, brûler. Ardere. Il y a long-tempsRu'on fait ardre les hérétiques & les sorciers. Les An-glois condamnèrent la Pucelle d’Orléans à être arfe &brûlée.

Ardre. Rivière de France, en Bretagne. Voyer Er-

^■^rj^ES. Petite ville de France. Ardra , Arda , Ardea.Llle est dans le comté de Guines, en Picardie. Ar-ses est forte, & par ses fortifications, & par fa situa-«bon sur une colline environnée de marais,

Ardres. Rivière. Voye% Ardée.a RDROSSEN, ou ARDROSEN. Bourg de PE coste sep-tentrionale. Ardrosa. Il est fur la côte du comté de Cu-ningham, vis-à-vis l’ile d’Arren.

ARDSTIN. f m. Rivière nommée autrement Stinchar.Ardflinus. Elle coule dans le comté de Carrick, euEcosse, &fe décharge dans le golfe de Cluy, au bourgd’Ardstinfchar , vis-à-vis la pointe de la presqu'île deCantyr.

a HDSTINCHAR, ou ARDSTINSELL. Bourg donts on vient de parler. Il a un château.

Xn ^RDTULLY. Voye^ au mot Ardey.

OE , UE. adj. Pénible, difficile. Vieux mot. Arduus 3a j um. Question fort ardue.

Tes dits tous d’or, tes termes apures ,

Vdire Ji hauts , Ji ardus à tout prendre ,

Que mon esprit travaille à les comprendre.

Marot.

^EDIJRe. f. f. Vieux mot, qui veut dire colère. Borel.

Tant es Juno pleine csi ardure.

Borel ajoute qu’il signifie auffi amour, & il cite cesCCs âe Gautier d’Efpinois fur l’Echo.

Ne la daigna Narcissus regarder ,

Dont sécha toute de amure.

485

ARE.

coi ' 11 P°urroit dire que dans ces vers, ardute veut dire°Ue cí ■> indignation, dépit 3 amour. Enfin Borel ajouted<_7' 11S un troisième sens, ardure signifie quelquefois

lr j il cite ces vers du roman de la rose.

T t preflc par la grande ardureD*avoir conquerre & arrabler.

à ^pUSSON. ( 1 ’ ) Rivière de France, qui a fa sourcejet - j * 5 cn Champagne, passe au Parader, & va sele-R • ns lu seine , entre Pont-fur-Seine, &Nogent-

ARE. C on joncs. & adv. dont on se sert en Dauphine poursignifier enfin , & maintenant ; d’dpa, qui signifie lamême choie, & qui souventne signifie rien, & n’est qu unornement. Nos paysans s’en servent auffi comme fai-soient les Grecs, en des récits où ilnesignisioitrien. Cho-rier, Ris. de Dauph. Tom. 1 3 liv. II, p. 100. C’estce qu’on appelle une particule explétive. C’est auffiune interjection fort en usage dans la haute Norman-die , & fur-tout à Rouen, où les Juifs Pont portée :elle signifie vois 3 vois tu , voilà ; de Phébreu rabbi-nique lin, ecce. Huet.

Are. Petite rivière du comté d’Yorck, en Angleterre.Arus. Elle fort des confins du comté de Lancastre,

& fe décharge dans PHumbre , au-dessous de la villed’Yorck.

ARE A. f f. Terme de Médecine. C’est une forte de ma-ladie qui fait tomber les cheveux. Area est une dépi-lation générale, qui renferme deux espèces, Palopécie& Pophiasis. Degori.

AREB. f m. Monnoie de compte, dont on fe sert dansles états du grand Mogol, particulièrement à Amada-bath. Quatre arebs font un creu j un crou vaut centlaes; & un laes 100000 roupies.

AREBBA. Ville de la tribu de Juda, dans la Terre-Sainte.Arebba. Elle étoit dans la partie occidentale de cettetribu.

fCF AREBICO. Autrefois ville, présentement village deP Amérique septentrionale, dans l’ile de Portoricco.fKF AREC, ou ARECQ. Ville des Indes, au royaumede Decon, selon Mandello; au royaume de Viíapcur,selon Delifle , sur la route de Dabul à Visapour.

AREC , ARÉCA , ou FAUFEL. s. m. Palma arecifera.C’est une espèce de palmier commun dans les IndesOrientales. 11 ressemble au palmier cocotier, & s’é-leve de même fort haut. Ses feuilles font néanmoinsplus étroites ; d’entre ses feuilles fort une masse longue8 c qui termine fa tige. Les gaines qui renferment lesHeurs & les fruits font faites en forme de nacelle &naissent des aisselles des feuilles. Lorsque ces gainesfont parvenues à un certain degré de maturité, elless’ouvrent, & laissent appercevoir dans leur intérieur unbalai dont la plupart des brins, íur-tout ceux du mi-lieu, íont chargés de jeunes fruits : ceux d a-côté quifont les plus grêles, font garnis de deux rangs de fleursqui ressemblent à des épis. Chaque fleur est compoléede trois petits pétales blanchâtres, anguleux,pointus,& de six étamines jaunes. Trois filets d’un jaune pluspâle forment le pistil. Le fruit jeune est oblong, an-guleux blanchâtre & luisant ; il devient eníuite jau-nâtre ; & lorsqu’il a acquis une certaine maturité, iln’est plus si anguleux, ni si pointu à son extrémité. Sonécorce devient ferme, serrée & épaisse ; fa pulpe estd’un roux tirant fur le rouge , tendre & astringente augoût j son amande est blanche. C’est dans cet état qu’onla mange avec des feuilles de bétel ; car pour lors ilest plus plein de jus, & il teint en rouge la bouche& la salive. Rien n’est plus ordinaire'dans les Indes,que de mâcher de P aréca & du bétel. Les Indiens croientque cette feuille & ce fruit mêlés ensemble empêchentla puanteur de la bouche : quelquefois ils frottent lesfeuilles de bétel avec la chaux des coquilles. Ils compo-sent auffi des pastilles avec la noix d 'aréca 3 le suc de cate,le camphre, le bois d’aloès & l’ambre. Il y a beaucoupd apparence que ce que nous nommons cachou,, ca-techu 3 terra Japonica , est une préparation ou un mé-lange de noix d’ aréca, du suc de cate, ou lycium In-dicum, avec quelque chaux de coquille. Ce mélangecuit en morceaux de différente figure & grofleur,nous est apporté des Indes Orientales. On s’en serten Europe pour arrêter les diarrhées, les vomiflemens ,pour empêcher les progrès des fluxions commençantes.Voye% Acosta. Il y a dans 1 Hortus Malabaricus ,vol. I, une bonne figure de 1 aréca fous le nom deCaunga.

ARECIUM. si m. Plante propre contre la rétention d u-rine & le mal de dents. Cela ne nous apprend rien.