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pièces de bois un peu courbes qui prennent d’un coté furTeilìeu de-devant, & quf aboutissent de l’autre au ti-mon. Elies fervent à íoiAt'ênir une cheville, íuriaquelle.le timon est mobile, pour le lever quand on veut. Cesdeux pièces Rappellent les armons ; & ce mot vient ap-paremment d 1 armus , à cause qu’ils font comme lesflancs du timon.
ARMONIAC. Voyeq Ammoniac.
ARMORIAL. f. m. quelquefois adjectif. Recueil de plu-sieurs armoiries. Livre qui contient les armoiries de lanoblesse du royaume, d’une province. Gentilitioruminfignium index. Le Mercure Armoriai de Segoin. L’In-dice Armoriai de Geliot. V Armoriai allemand dc Sib-macher, de Fursten, de Vappembourg, &c. VArmoriaide France , de Bretagne, &c.
ARMORICAIN , AINE. í. m. & f. Armoricus. Le P.Lobineau, dans l 'Histoire de Bretagne 3 & .peut-ctrequelques autres encore , appellent ainsi les anciens ha-bitans de VArmorique 3 ou de la Bretagne, que tous lesautres appellent Arm.oriques. Les Arbori ques de Pro-cope íont les mêmes que les Armoricains ; ce que ditProcope des Arboriques convient aux Armoricains. Ilest mieux de dire Armoriques 3 avec M. de Corde-nioy, & nos autres bons Auteurs ; car nous ne formonsen ai[i que les noms terminés en latin en anus ; Afri-canus j Africain; Germanus 3 Germain \Alanus , Alain,&c. & les noms en ìcus 3 comme Armoricus , iéchan-gent en ique j Asiaticus , Asiatique; Italicus, Italique,&c. Il est vrai que Jornandes les appelle Armoriciani jMais il faudroit donc dire Ar mondai 3 selon 1 analo-gie. Enfin, Armoricain feroit plutôt ce qui appartientau peuple Armenique , que le peuple Armenique même.
ARMORIER, v. a. Peindre ou graver des armoiries. Gen-tilitium insigne imprimere , inscribere , sgnare. Il afait armorier fa vaisselle, son carrosse. Ce parementd’autel est armorié des fes armes.
Ilst armorier au dos de son carrosse 3& sa mitre & sa crosse. Boit.
Les anciens Auteurs qui ont écrit du Blason ,difoientarmoyer. Un manteau ducal armoyé ; une cotte d ! ar-mes armoyée , & c.
ARMORIQUE. f. m. Sc f. Aremoricus , ou armoricus.Ancien peuple des Gaules qui habitoit 1 'Armorique.César fait mention des villes ou cités Armoriques.P. Craflus, un des lieutenans de César, avoit soumisles Armoriques c’est-à-dire, les peuples qui ont de-puis composé les provinces ecclésiastiques de Rouen& de Tours. Cordem. Clovis soumit le royaume desBretons avec plusieurs villes Armoriques 3 commeRouen & Coutances. Id. Le P. Lobineau prétend queles Arboriques de Procope font les Armoriques. VoyezArborique. Et ci-deffus Armoricain.
Armorique. Armorica , aremorica. Ancienne contréedes Gaules. Pendant plus de 8oo ans on a comprisíous ce nom tout ce qui étoit entre la Seine à l’o-rient, la Loire au midi, l’Océan au nord & au cou-ciiant ; c est-à-dire, ce que l’on a appelé la seconde 8cla troisième Lyon noise , ou ce que nous appelons au-jourd hui la Bretagne , la plus grande partie de la Nor-mandie , le Maine , le Perche , & la partie septen-trionale ae 1 Anjou & de la Touraine. L’Auteurde lavie'de S. Paterne, dit que ce Saint étoit originaire del’Armorique, étant de la ville de Coutances. Armori-canâ regione civitate Conflantia oriundus. On appelleArmorique toute la cote des Gaules depuis les Pyré-nées juíqu’au Rhin. Borel. Minage , orig. VoyezAquitaine ci-deffus.
Ce nom est celtique 8c bas-breton , & signifie unpays maritime ; car en breton, ou celtique, Ar 3 signi-gni fvtsuper 3 fur ; Sc mor veut dire mare 3 mer ; fur lamer, for l e bord de la mer, fur la côte. César a re-marque , Zib. EIJ de Bello Gcìll. c. ip 3 que les Gau-lois appeloient Armoriques toutes les villes situées forì Océan. C’est pour cela que Pline, Iiv. IV 3 ch. ij sdit que 1 Aquitaine a austì été appelée Armorique 3comme nous 1 avons remarqué fur le mot Aquitaine.Les Belges appeloient les Armoriques 3 Tranffequanì 3
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Les peuples situés au-delà de la Seine. Cenalstditstueles habitans de l ’Armorique appeloient autrefois c ipay s Lkidaw-Letavia 3 c’est-à-dire, Uttorahs s ,P a Lsitué for la côte. Aujourd hui ils l’appellent Breis.-l’on en croie d’Argenrré , Ar 3 & mor , font encore enusage en bas-breron. Le nom de Bretagne ne luété donné que depuis la fin du IV e siccle. , . ,ARMORISTE. f. m. qui le dit de ceux qui ont eefoBlason, qui pofledent cette science, ou qui l £slgnent. Gentilitii scuti desgnator 3 interpres 3 enufltor. On les appeloit autrefois Blasonneurs .ARMOSIE. f. f. Vieux mor. Harmonie. , ,,
ARMOT. île de la mer de Gascogne. Armoûa - Eh e £fur la côte de Saintonge. c
ARMOUCHIQUOIS. Peuples de l’Amérique le £
centrionale, les mêmes que les almouchiquois -1 °T~sce mot. Quoique Corneille en fasse un article a P al *ARMOYÉ, ÉE. adj. Vieux mot. Blafonné, quonp°sspour armoiries. On lit dans Froissard, " Et delez ^» étoit Mellire Jean de Barrois, a pennon armoy £fes armes. -
ARMURE, f. f. Armatura. Armes défensives C A.couvrent & joignent quelque partie du corps: ce stferr à défendre des atteintes ou des effets du coup- ■mot fe dit seulement dans le détail, en nommant euque partie du corps ; armure, de tête, armure de cim ^&c. mais on ne dit pas en général les armures.sert alors du mot armes. Le casque est une armuretête. Le brassard est F armure du bras. Le cuiíì att .’l ’armure de la cuiíle. Le gantelet, de la main. Larafle, l' armure du devant 8c du derrière du corps, cpuis la ceinture jufqu’aux épaules. Lacôte-de inai“ cS ’l ’armure de tout le tronc. Ce qu’il y a de plus F eal1dans Don Quichote, n’est pas de le voir revêtu de R*armes combattre contre des moulins à vent, 8c P Le11dre un balîìn à barbe pour une armure de tête.
On le dit aulsi des armes défensives, des aniiM^'Les écailles servent d ’armure aux crocodiles. <Armure , fe dit austì en parlant de la pierre d’ai m an ;deux morceaux de fer qu’on met aux poles de cepierre, 8c qu’on lie bien ferme avec une petite eewture de métal. Cette armure augmente considérât*ment la vertu de l’aiman. / ,
Armure, fe dit d’un carrelet à pêcher, compose d e .perche & de la gaule, qu’on appelle en larmes 3 & Cí. le tiennent tendu. ..
jfPP Armure , dans les manufactures de foie, fe dit ap r< rque le métier est monté , de l’ordre dans lequel oU‘ íJmouvoir les lisses, tant de chaîne que de poil, P° ula fabrication de l’étosse.
ïst Armure , fe dit aulsi en Serrurerie de la ferrure st 0 ^meta une poutre ou autre machine nécessaire p° ulconservation, ou pour en augmenter la force. iArmure, fe dir encore figurément de tout ce qui st 1nous fortifier, & à nous défendre contre les ten ^rions, les misères & les chagrins de cette vie- L ^en ce sens que l’Ecriture-Sainte parle de 1 ’*irmurfDieu, par le moyen de laquelle on peut résistée , ;mauvais jours. La patience est une armure imP eltrahie. Maug. .
ARMURIER, f. m. Marchand qui vend des armes-le dit aulsi de l’Artisan qui les travaille, soit estâ-mes défensives, soit des armes à feu. Armorum f at>e >opifex.
%AT Dans la rigueur on ne devroit entendre parrìer 3 que celui qui faifoit autrefois les armes a efsives dont les gens de guerre fe couvroient, c ° a f eille heaume, le casque , les cuissarts, &c. DistmS tt<î . teScela de l’Arquebusier qui fabrique ou vend les P'-starmes à feu ; arquebuses, fusils, pistolets , cN- lVl’ufage contraire a prévalu. u
ARMUYDEN. Ville des Provinces-Unies. Arnemf ^Elle est dans l’île de Walchaten, en Zélande, P reMiddelbourg.
ARN.
ARN, ou ARNE, ou ARNO, ou ARNON- RlVie[Cau-delà du Jourdain, à l’orient. Voye% u j
ARNABO. f. m. Grand arbre des Indes Orientales,