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Tome premier. [A - BOU.]
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52.0 AR R

bataille donnée en ce lieu par Henri IV, au Duc deMayenne, qui y fut dé lait, quoiqu’il y eut plus detrente mille hommes avec lui, & que Henri rien eutpas la moitié.

La rivière d’Arques , est une petite rivière de Nor-mandie, qui fe jette dans la Manche, prés de Dieppe.

Arques , ou Arc , est encore un bourg du duché de Bar,en France. Arca. Il est près de la Meule : c est à cequ on dit, la patrie de la Pucelle d'Orléans, qui Rap-pela pour cela Jeanne d’Arc. D autres diíent JeanneDare j Joanna Darcia.

ffT Quoique la Pucelle portât le nom de Jeanne d’Ar-gues j ou d 'Arc 3 elle n’étoit point de ce lieu là, nide Vaucouleurs qui en est éloigné. Sa véritable patrieétoit Dam-Remy , village alors, aujourd'hui petiteville ou bourg qui en a pris le surnom de Dam-Remy-la-Pucelle. La Pucelle étoit une Paysanne ; on a cruqu’elle portoit le nom de son village. Le Commandantde Vaucouleurs 1 envoya au Roi : delà on a cru qu elleétoit de Vaucouleurs. Mais dansl’acte d’anoblissementde la Pucelle & de fa famille, où il étoit importantque son nom fût écrit exactement, on lit Jeanne D ay 3& non pas Jeanne d 3 Arc _, ou à’Arques. Une preuveconvaincante que Dam-Remy , ou Domp-Remy étoitfa patrie, c’est qu en faveur de la Pucelle , auffi-tôtaprès le sacre de Charles VII, en 142.9, il fut exemptéde mûtes tailles, aides , subventions : privilège con-firmée en 14J9 par le même Prince, & en 1610 parLouis XIII. Ce rie st pas quai n’y ait Arc , ou Arquesen Barrais ; mais ce lieu riest ni auprès de Vaucou-leurs, ni la patrie de la Pucelle. Voye\ Longuerue ,Daniel, &c.

fVF ARQUET. f. m. Terme dourdissage. Petit fil defer attaché le long de la brochette ou du pointicellequi retient les tuyaux dans les époulins ou espolins,où il forme une espèce de ressort. Encyc.

ARQUICO, ou ERCOCCO. Ville del’Ethiopie supé-rieure. Arquicum , Erquicum , Adalis , Adulitum. Elleest fur la côte d’Abex, près de l’île de Macua.

Le Golfe d’Arquïco, Sinus adulius , est la partie dela mer rouge , qui s’étendoit depuis le détroit de Ba-belmandel jusqu’à la ville d ’Arquico.

ARQUOI. s. m. Vieux mot. Parure, ajustement.

Quand ils voyent ces pucelettesEn admene £ & en arquoi.

ARR.

ARR. Foyer Aar.

ARRACAN. s. m. Ville de l’Inde, de-là le Gange. Arra-emum. Elle est sur la rivière de Martaban ou C habe-ris , à quinze lieues du golfe de Bengale. Elle est ca-pitale du royaume d ’Arracan.

Ce royaume a le golfe de Bengale au couchant,celui de Tipoura au nord, ceux de Canarane & deBrama au levant, & celui du Pégu au midi.

ARRACHEMENT, f. m. Action de la personne quiarrache quelque chose, de quelque nature qu’elle soit.Avuljìo , evulfio. Arrachement de dents. Arrache-ment de clous. Ce mot se dit peu.

Arrachement , est auffi un terme d’Architecture. Onappelle les arrachemens d’une voûte, les endroits paroù elle commence à fe former en cintre ; ce qui estau- dessus de l’imposte. On le dit aussi des pierres qu onarrache d’un mur, pour y en mettre d’autres en saillie,qui puistent servir de liaison avec un mur qrion veuty joindre.

A'rrache-persil. s. m. On nomme ainsi sur la rivièrede Loire, les mariniers qui tirent les équipes ou trains debateaux qui la remontent j usqu’à Roanne. On les nom-me communément des Halleurs. On appelle auffi parinjure ces gens qui remontent des bateaux avec unecorde attachée au cou, & qui font obligés de se cour-ber jusqu à terre, des arrache-persil.

D’ARR ACHE-PIED. adv. D’une manière continue, cons-tante , opiniâtre. Continuo . Un Basque fait volontiersdix lieues à’arracke-pieddtins se reposer. Cet hommeest st studieux, qu’il travaillé tous les matins six heu-

ARR

res d ’ arrache-pied fans intermiffion. C ela riest bon que

dans le style bas & familier. Lorsque quelqu un tra^vaille avec tant d’affiduité, qu on dit de 1m , c i l j^travaille d ’ arrache-pied 3 on veut dire par la ce 4 uelatins expriment par labor improbus , ajfiduus. .ARRACHER, v. a. Déraciner un arbre, une plante.

tirer avec force. Avellere 3 evellere > revellere 3

divel-

lere. Les Mahométans ont fait arracher la plûpattvignes de l’Asie. On donne des terres en C ana aceux qui veulent les défricher, en arracherJ& fi- ^& les racines. Il faut arracher les mauvaises h erd’un jardin.

Ménage dérivé ce mot de abradicare , latin ; les a ^

tres de ausreiífen , mot allemand, qui signifie la méin

chose. * p

Arracher , se dit auffi de tout ce qu’on tire avec e

fort, qrion ôte avec force ou violence du lieu ou 1

attaché, soit qu’il ait des racines, ou n-.n. i es ha.-

gères qui se battent, s'arrachent les cheveux, s fi ^

chent les yeux. On arrache la langue aux biasphein ^

teurs, les mamelles aux homicides des Rois. Ce. -

decin lui a fait arracher une loupe. U a fallu oX

cher son enfant du ventre pour 1 accoucher. ^

On dit en ce sens, arracher les dents. ^

clous, les gonds d’une porte. Arracher vlv\ cahier a

livre. Arracher les plumes d un oiseau. ,

Arracher , signifie dans le sens figuré, détacher, l e P

rer, éloigner. On ne peut arracher ce jeune ho w

d’auprès de fa maîtresse. On ne le peut arracha

l’étude, du jeu, du cabaret. On ne le sautoir

cher de Paris. Il fur arraché de fa patrie, je 1 ai a "

ché à ses délices. . .

tirer

fier-

B-

ARRACHER de l’argent de quelqu un. C’est e>ravec peine de celui à qui on a droit d’en deman

On ne sauroit arracher de i’argent de cet hcrnraeOn arrache ce qu’on peut d’un mauvais payeurArracher , se dit encore figurément de tout cene peut obtenir qu’avec beaucoup de peine &vail. Extorquere. C’est un homme fort terré fidiscret, il lui faut arracherìes paroles l une aptestre. La question a été inventée pour arracher la ve i[slpar la force des tourmens. On dit auffi, arraché ^secret à quelqu’un. Ablanc. Pour dire, oblig er, j 0 j i:forcer quelqu’un à révéler une chose qu’il ne v ° upas dire. ’’

Vous seul j vous m’aveç arrachée.

A cette obéissance oà sétois attachée. B

Les vraies louanges ne font pas celles qui s °^ f i.à nous ; ce font celles que nous arrachons. ^ oìí o(l a'Combien de gens font des aumônes, que l’hBP^ jgnité des pauvres arrache de leur main, & non P‘leur cœurì FlÉch. Les hommes ne soutìreri P e ,qu’on leur arrache leurs sentimens fans rel»ARN. 8. Hilaire arrache le consentement, &l’eíprit par la force de ses expreffions. Du Pri'

L’estime & le respect sont de justes tribus ’ uS ,Qu aux plus fiers ennemis arrachent U s

. ist eS>

fJCF Arracher, se dit dans le même sens, des 0 uriides opinions auxquelles ont est attaché. On l fis fie jjamais lui arracher cette opinion de l’esprit, d ec’est-à-dire, on ne pourra jamais l’en détacher e jj l£l icsment, la lui faire perdre. Peux-tu de mes lTia ststsni arracher la mémoire : S. Evr. Eradere /

corde 3

ex ammo.

Heureuse 3 st tu peux m 3 en croire P ar cf 0 rts sEt fi dès aujourd’hui faisant quelques euUn sentiment fi salutaire u ère }

T’anachc des plaisirs qui ne dureront ^

Pour t 3 épargner mille remords. W’

-r , eC I e P f<r

0 CP Dans cette acception il s’emploie auln avnom, s’ arracher à ses plaisirs

Arracher fa vie, signifie, être pauvre, trava.» e ^ vfei

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